‹ Éléments de paléographie (volume 2)Chapitre 91 sur 283 · PARTIE IV.— CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

PARTIE IV.— CHAPITRE VII

dernière ligne. Cette-bulle a un peu plus de dix-sept lignes de diamètre (J. 933, olim 872). Les éditeurs du Trésor de Numismatique ont publié un sceau de deux pouces quatre lignes de diamètre, représentant une assemblée du clergé de France; la légende est en minuscule gothique et ainsi conçue : «s. concilii ecclesie Gallicane factum anno m° acc xx.» Nous ignorons à quelle occasion ce sceau a pu être employé; mais comme le P. Labbe n'indique pas de concile qui ait été tenu en France en 1423, il est possible que ce type ait servi à une réunion purement politique.

3° Sceaux des évêques.

« Dans les premiers siècles, disent les Bénédictins, les évêques ne scellaient «qu'avec des anneaux dont les représentations étaient arbitraires. J'ai envoyé, «dit S. Augustin écrivant à Victorin, cette lettre cachetée d'un anneau où est gravée «la tête d'un homme qui regarde à côté de lui. La lettre que Clovis écrivit aux «évêques des Gaules après son expédition contre les Goths fait mention de «leurs anneaux. Les évêques y faisaient quelquefois graver leurs noms ou leurs «monogrammes. » Ces anneaux représentaient aussi fort souvent les patrons des cathédrales. Quoique plusieurs évêques aient eu dès le 1x° siècle des sceaux proprement dits, cependant la plupart n'avaient alors que des anneaux. Au x° siècle on vit paraître sur plusieurs sceaux l'image et le nom des évêques. Cet usage, qui devint à peu près général dans la suite, ne fut complétement établi qu'à la fin du x1r' siècle. En effet, une bulle de plomb suspendue à une charte de 1064 par Quiriaque, évêque de Nantes, représentait les bustes de S. Pierre et de S. Paul séparés par une croix ; en 1076,on voyait, sur le sceau de Manassès, évêque de Reims, la Sainte Vierge portant l'Enfant Jésus; enfin, Arnoul, archidiacre de Séez, et depuis évêque de Lisieux, blâmait, en 1130, les prélats qui faisaient représenter leur image sur leurs sceaux. Toutefois il ne faut pas oublier que ce sont là des faits exceptionnels, et que depuis le xr° siècle jusqu'à la fin du xiv°, les types les plus ordinaires sont ceux qui représentent l’image des évêques. On les vit d’abord à mi-corps, ensuite assis, puis debout ; quelquefois aussi agenouillés, quand une partie du sceau représentait l'image de quelque saint. Au xv° siècle, la plupart des évêques avaient abandonné cet usage, et ne faisaient plus graver sur leurs sceaux que des armoiries. Une citation empruntée au Nouveau Traité de Diplomatique fera connaître les causes qui ont amené ce changement. « Ce fut principalement au xiv° siècle «qu'en Allemagne les évêques et les abbés, princes ou issus des grandes mai- «sons, ajoutérent à leurs effigies l’écu de leurs armes et celui de leurs églises,

«plaçant le premier à gauche et le second à droïte. Après le milieu de ce siècle «au plus tard, les évêques de France commencèrent à sceller avec des cachets «ou petits sceaux, et à distinguer le grand du petit. C'est ce qui paraît par les «lettres de l'évêque de Langres, qui commencent et finissent ainsi : Nous « Guillaumes par la grace de Dieu eveque et duc de Langres savoir faisons a touz ceulz «qui verront et orront ces presentes lettres, etc. En temoing de laquelle chose nous avons «mis nostre grant seel en ces presentes lettres faites et donnees a Bourt nostre chastel le «unzieme jour du mots d'aoust, l'an de grace mil trois cens cinquante huit : presens ve- «nerables persones maistre, etc. Quelquefois les prélats scellaient avec leur grand «sceau et leur signet ou cachet tout ensemble. C'est ainsi que Pierre de la «Jugie, archevêque de Narbonne, mit l'un et l'autre aux lettres qu'il dressa «pour la convocation de son concile provincial. Elles finissent ainsi : Datum «sub siqullo nostro impendente et signeto in castro nostro de Montllis die primé mensis « februaru, anno nativitatis Christi 1374. Il est difficile, dit Heineccius, de fixer «au juste le temps auquel les évêques ont cessé de se servir de grands sceaux «portant leur image. Ce savant donne pour certain qu'à peine voit-on en Al- «lemagne un seul évêque faire usage de ces sceaux majestueux au commence- «ment du xv° siècle. ‘Ajoutons que les uns les ont quittés plus tôt et les autres «plus tard. Le grand sceau de l'archevêque de Mayence, qu'on appelait autre- « fois sceau de la majesté, représente encore, aujourd'hui comme autrefois, un «archevêque en habits pontificaux, assis sur un trône; mais on ne sen sert «que pour sceller les lettres féodales. Depuis environ trois cent cinquante ans, «les petits sceaux ou cachets ont ordinairement pris la place des grands sceaux «des évêques, s'ils n’en ont pas entièrement aboli l'usage. Les petits sceaux «de diverses formes représentèrent d'abord des bustes d'évêques à demi-corps, «des saints patrons, des mitres, des crosses, des écussons surmontés de têtes «et de mitres, et des armoiries. Enfin, les seules armes des évêques ont banni «des sceaux toute autre représentation.» La description d'un certain nombre de sceaux servira de complément à ces règles générales.

Le plus ancien sceau reproduit par les Bénédictins est celui que Roricon, évêque de Laon, suspendit à un diplôme de 961; il était de forme ronde et représentait cet évêque à mi-corps, vêtu des habits pontificaux, la mitre en tête, tenant une crosse de la main gauche, et donnant la bénédiction de la main droite : si@rLLv. Roriconis DEr GRA....... Mabillon parle d'un sceau appliqué par Walbert, évêque de Noyon, à une charte de 933; cette empreinte, de forme ovale, représentait l'évêque en habits pontificaux ; l'inscription lui donnait le titre d'évêque de Noyon etde Tournay. « L'an 1076, disent

1 C'est-à-dire depuis le commencement du xv° siècle

PARIDME IN. CHAPITRE VIT. 2n «les Bénédictins, Manassès, archevêque de Reims, donna une charte en faveur «du monastère de Saint-Basle, et la fit sceller de son sceau en placard. Il re- «présentait la sainte Vierge portant l'Enfant Jésus sur son bras gauche, avec «cette inscription : Manasses Remorum archipræsul. Geoffroy, évêque d'Angers, «employa, l'an 1096, un sceau où S. Maurile, évêque de cette ville, était re- «présenté levant la main droite pour donner la bénédiction, et tenant la crosse «de la gauche, avec cette inscription : S. Maurilius Andeqavensis episcopus. On une manque pas de sceaux du xr° siècle où les images des évêques mêmes sont «représentées. Hugues 1°, évêque de Besançon, est figuré sur le sien, tenant sa «crosse de la main droite et un livre de la main gauche. On voyait sur le sceau «de Daïmbert, archevêque de Sens, son image, avec cette légende : + Damm- «BERT. Dr. Gra. ARGHIEP. Le prélat ÿ paraissait donnant la bénédiction et te- «nant la crosse de la main gauche. On a un diplôme de Heriman, évêque de «Metz, dont le sceau pendant porte son image. Odon ou Eudes, évêque de «Bayeux, au rapport de Hickes, était représenté, d'un côté de son sceau, en «habits pontificaux, et de l’autre, en habit de comte de Kent, dont son frère, «Guillaume le Conquérant, l'avait mis en possession. » Le sceau appliqué par Hilgot, évêque de Soissons, au bas d'une charte de 1085 (L. 1469), a la forme de logive; il représente ce prélat debout, tenant la crosse de la main gauche et bénissant de la main droite : + Hingorvs D..........:.. VM EPS. (Dei qratia Suessionum episcopus). Une charte non datée, que l’on rapporte à l'année 1088 (S. 2205 ), est scellée du sceau pendant de Richard, archevêque de Bourges, mort en 1092 ou 1093. Cette empreinte, en cire jaune et de forme circulaire, n'a pas tout à fait deux pouces de diamètre; l'archevêque, assis, tient la crosse de la main gauche et donne la bénédiction de la main droite : METROPOLITANVS Brrvris PRIMAx Aoviranvs. Le même archevêque a suspendu un sceau en ogive à une charte datée de la vingt-neuvième année du règne de Philippe ES" 2200), ce qui revient à l'année 1088 ou 1089; il est représenté sur ce type à peu près de la même manière que sur le sceau précédent, mais la légende n’est pas la même:........ XICARDI ARCHIEPISCOPI Br- TVRICENSIS. Cette charte se termine par un cercle à double circonférence; l'aire du cercle est traversée par des courbes irrégulières qui se croisent en tous sens; on lit entre la double circonférence les mots : metropolitanus Büturis primax Aquitanus. À la fin du x siècle, Fulcon, évêque de Beauvais, employait un sceau en ogive représentant un saint prélat nimbé, probablement S. Lucien : SIGILLUM FuLconis (epi) Bezuacewsis! (S. 2250). Le sceau de Hugues, évêque

1 La lettre U, au lieu du V, se rencontre rarement sur les sceaux antérieurs au xum° siècle.

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de Soissons, était également en ogive; on en trouve une empreinte mutilée suspendue au bas d'un acte de 1096 (L. 1196).

Un sceau de cire blanche, en ogive, suspendu par une lanière de cuir, représente S. Geoffroy, évêque d'Amiens, debout et les mains jointes : Ÿ sIGILLY. GopErRIDI AMBIANENSIV. EPL (S. 1419, an 1104, v. s.). Nous avons déjà eu occasion de signaler { chap. IV) la forme du sceau de Gualon, évèque de Paris ; on en trouve une empreinte plaquée au bas d’une charte de 1108 MSMSPTIE la légende commençait probablement par le mot sigillum (sieur); les mots suivants se lisent sans difficulté : Gvazonis ParistENsis Eriscopr. Gerbert, évêque de Paris, est représenté debout et les mains jointes, sur un sceau en ogive suspendu à une charte de 1122 (1. 1476): + sr@trn.......... ParisIENsIs Ep. Une empreinte mutilée, plaquée au bas d'une charte de 1126 (L. 1196), représente Henri, archevêque de Sens, debout, les mains ramenées sur la poitrine, et tenant sa crosse de la main gauche: .... cvs Di. cha. SENONENSIS ARC........ Barthélemy, évêque de Laon, est représenté de la même manière sur un sceau en ogive suspendu à une charte de 1134 (L. 1400): + siciLLvm Barrocomer LaypvNensis Eriscopr. Une lanière de cuir, du fil et des lacs de soie réunis servent d'attaches à un sceau d'Étienne, évêque de Paris, mort en 1140. Cette empreinte, d'un rouge brun, est suspendue à une charte non datée, qu'une note moderne rapporte à l'année 1133. Le type, en forme d'ogive, avait à peu près trente-deux lignes de hauteur sur seize lignes de

largeur ; mais la cire ajoutée aux deux extrémités donne à l'empreinte près

de quatre pouces de hauteur ; la couche de cire a plus d'un pouce d'épaisseur dans la partie centrale; la légende ne renferme pas d'abréviations (L. 1476). Samson, archevêque de Reims, et Goslin, archevêque de Soissons, sont représentés debout, tenant la crosse de la main gauche et donnant la bénédiction de la main droite. Samson porte une mitre terminée par deux cornes; Goslin est coiffé d'une simple calotte : siGzzv. Sansonis Dr. GRa. REMORVM AR. . .3— SIGILLVM GO08.... SVESSIONIS EPI. (L. 1400, an 1 145). Ces deux sceaux pendants sont en ogive; la cire est d’un rouge brun. Sur un sceau pendant de 1153 (S. 2199), Ansculfe, évêque de Soissons, est représenté avec une mitre semblable à celle de Samson: on remarque deux croix dans la légende : F sr- GILLVM ANSCVLFI Ÿ SVESSIONENSIS EP. Ce sceau est aussi en ogive. Celui de Nicolas, évêque de Cambray, est de forme ronde; il a un peu moins de deux pouces de diamètre ; ce prélat est représenté assis, comme Maurice de Sully, sur un pliant terminé par des têtes d'animaux : Ÿ sigizzvm Nicnorat DEr GRATIA CameracEns. EPr. (L. 1400, an 1 156). Le sceau de Manassès, évêque de

Meaüx, est de forme ronde; on le voit à mi-corps, coiffé d’une simple calotte,

PARTIE IV. — CHAPITRE VIT: 219 tenant la crosse et bénissant : Manasses Mezpor. Episcopvs. Thibaut, évêque de Paris, et Amaury, évêque de Senlis, avaient, au contraire, des sceaux en ogive sur lesquels on les voit coiffés d'une mitre, assis, tenant la crosse et bénissant : ? SIGILLVM TEOBALDI PARISIENSIS EPISC.— Ÿ SIGILLVM ÂMALRIGI SILVA- NECrENSIS EP. (S. 4185, an 1157). En 1159, Pierre, évêque de Paris (L. 1476), et Gautier, évêque de Laon (L. 1400), étaient représentés debout et coïffés d'une mitre cornue : T SIGILL. MAGISTRI PETRI PARISIENSIS EPISCOPI; — SIGILLVM Gazrerr Lavpynensis Episcopr. Rotrou, archevêque de Rouen (L. 1196, an 1165), et Guillaume, archevêque de Sens (Jbid. an 1176), portent la même coiffure; mais ils sont assis : Rorropvs DEI GR. ...... MAGENSIS AR- GHIEPC. ;—SIGILLVM WILLELMI SENONENSIS ARCHIEPISCOPI. Au revers du sceau de Guillaume, on voit un buste de femme, avec cette légende : + SECRETVM MEvM mir. Hugues, archevêque de Sens, est représenté debout, tenant sa crosse de la main droite et un livre de la main gauche : sicizzvm HvGonis SENONIS ARcrgpscopt {L. 1476, an 1168). Gui est aussi debout; mais il tient sa crosse de la main gauche et bénit de la main droïte; au contre-sceau, on voit un agneau et un étendard terminé par une croix : Ÿ SIGILLVM GVIDONIS SENONENSIS ARCHIEPISCOPI— Ÿ GoNFiRMA HOC Devs (L. 1476, an 1187). Henri et Geoffroy, évêques de Senlis, sont aussi représentés debout et bénissant : T siGILL. HENRICI SILVANEGTENSIVM EP1. (L. 1400, an 1179); — *Ÿ SIGILL. GAVFRIDI SILVANEGTENSIS EPisCOP1 (Jbid. an 1 199)’. :

A compter de la fin du xn° siècle, et pendant les deux siècles suivants, presque tous les sceaux d'évêques ont la forme de logive. La plupart de ces prélats sont représentés debout, en habits pontificaux, donnant la bénédiction de la main droite et tenant une crosse de la main gauche. Quelques-uns tiennent leur crosse d’une main et un livre de l'autre. Les Bénédictins regardent comme assez ordinaire cel usage, qui remonte, en eflet, à une haute antiquité”; mais nous présumons qu'il était tombé en désuétude dans la seconde moitié du x siècle ; le sceau qui nous en a fourni l'exemple le plus récent est celui de Gautier, évêque de Tournay (J. 332, an 1229). I ne faut pas confondre les évêques qui tiennent un livre et une crosse avec ceux qui tiennent un livre seulement; ces derniers sont des évêques élus qui n'ont pas encore été sacrés. C'est ainsi qu'étaient représentés, en 1207, en 1256 et en 1270, Renaud, Ar-

1 La plupart des sceaux d'évêques que nous ? Au x° siècle, S. Dunstan était représenté venons de décrire nous ont été communiqués assis, tenant de la main droite sa crosse, et de par M. Soilly, employé à la Section Domaniale, la main gauche un livre sur lequel étaient inset par M. Castelnau fils, employé à la Section crits les mots Paæ vobis. { Voy. Nouv. Traité de Historique. Diplom. tom. IV, p. 205.)

mand et Laurent, évêques élus de Laon, du Puÿ et de Metz (J. 206, 338 et 986) : sierzr. RenavDI LavDvN. ELECTI; À S. ARMANDI ELEC ANIGIENSIS ; À S. LAvR. APLICE. SED. NOT. M. . ... ELECTI PER GRAM. Iuv. Xp1. (sigillum Laurentit apostolice sedis notari Metensis electi per gratiam Jesu Christi). Au xn° siècle on trouve à peu près autant d'évêques que d'archevêques qui sont représentés assis; au xmr° et au x1v°, les prélats qu'on voit assis sont presque toujours des archevêques; mais il y a aussi des archevêques qui sont représentés debout. C'est vers le milieu du x siècle que l’on commence à trouver des évêques agenouillés devant les saints patrons de leur église; la partie supérieure du sceau d'Eudes, archevêque de Rouen, représente la Sainte Vierge assise, portant l'Enfant Jésus de la main gauche et tenant de la main droite un sceptre fleurdelisé ; de chaque côté on voit un ange portant un candélabre, et, dans le bas du sceau, l'archevêque agenouillé et les mains jointes : Ÿ s. Ononis Der isera- TONE. ROTHOMAGN. ARGHIEPI. (J. 213, an 1256). Ces sortes de types se rencontrent plus souvent au xiv° siècle; mais ceux qui représentent les évêques debout ou assis ont toujours été plus habituellement employés.

Les sceaux des évêques présentent, comme on le voit, peu de variété; cependant il en est quelques-uns qui méritent d'être signalés. Le surnom de Gautier de Coutances, archevêque de Rouen, est gravé sur son contre-sceau, qui représente l'Agneau et la Croix: s. Wazrerr DE Coxsrantirs (JMEUS an 1206). Les auteurs de la Gallia Christiana pensent que Robert Il, archevêque de Rouen, ne portait pas le surnom de Poulain, Pullus ou Pullanus; cependant un contre-sceau en ogive qui le représente debout, sans crosse et sans mitre, porte pour légende : RoBERT....OLEIN, et nous croyons distinguer avant lo du second mot la trace d'un p qui compléterait le mot Polein. Le surnom de Pierre de Colmieu, élu en 1236 archevêque de Rouen, se lit aussi au revers d’un sceau attaché à un acte de 1238 (J. 212); ce contre-sceau porte un cygne entouré d'une double légende circulaire : NOTAM FAG VIAM IN QVA ABVLE. (ambulem) De. —s. Pere pe CouLe menio. Voilà donc trois archevéques de Rouen qui, dans la première moitié du xm° siècle, ont fait graver leurs surnoms sur leurs contre-sceaux !. Le contre-sceau de Pierre, archevêque de Reims, représentait un roi joignant les mains devant un archevêque. Henri IT réunissait au titre d’archevêque de Mayence celui d'archichancelier du Saint-Empire: RG Der GR. sce. Macvwr: (sed. archiepi.) sac. Ipur. P. GER- MANIA... CHICANC... (sacri Imperit per Germaniam archicancellaru). On voit sur

cette empreinte un écu portant la roue que les archevêques de Mayence ont

1 REA A x Fe Te 5 La légende du contre-sceau de Guillaume an 1216), fournit un exemple analogue : sEcRE- ] 5

du Perche, évêque de Chälons-sur-Marne (J. 399, vu WaizeLMi D. Prico. (de Pertico).

PARTIE IV. — CHAPITRE VIL 2921 adoptée pour leurs armoiries (J. 622, an 1341). Le contre-sceau de Guillaume, archevêque de Sens, représente la lapidation de S. Étienne, et dans le bas, l'archevêque agenouillé : + scE.ProTHOMARTYR STEPHE. ORA PRO ME (J. 202, an 1261); la même image est reproduite sur les contre-sceaux de quelques autres archevêques de Sens; mais on y voit aussi l’Agneau et la Croix, la Sainte Vierge ou une main céleste bénissant l'archevêque. S. Maurice à cheval et armé d'une épée occupe le champ du contre-sceau de Pierre, archevêque de Tours (J. 176, an 1255): Ÿ ven sancre Srrmrvs *sancrvs Mavricivs; ces

deux légendes sont disposées sur deux cercles concentriques; la dernière se lit

seule sur le contre-sceau de Vincent, archevêque de Tours; S. Maurice y est représenté debout, tenant un étendard de la main droite, et la main gauche appuyée sur un bouclier. Le sceau de Guillaume, archevêque de Bourges, porte pour légende: + sierzzvm Wiccur. BirvricENSIS PATRIARGHE (J. 369, an 1201, v.s.); on trouve également sur les sceaux de plusieurs autres archevêques de Bourges le mot patriarcha au lieu d'archiepiscopus. Les mots prime Lugdunensis ecclesie archiepiscopus se lisent sur les sceaux de plusieurs archevêques de Lyon du xur° et du xiv° siècle. Les bustes de S. Just et de S. Pastor, accompagnés des mots s. Ivsrvs s. Pasronr, se voient sur les contre-sceaux de plusieurs archevêques de Narbonne. On lit au revers d'une bulle de plomb? de Michel, archevêque d'Arles, la légende suivante, divisée en cinq lignes horizontales : Ÿs.— so. Tro—prim Iuv.—Xri. nisc—pvui (J. 890, an 1211). La même légende occupe six lignes au revers d’un sceau en ogive de Jean?, l'un des successeurs de Michel : siciL—1vu sa—Norr Tr——oPnim—Inv. Xpr.—Diser—pvL (J. 311,an 1243). En 1479, Eustache s'intitulait archevêque et prince d'Arles : s.EvSrAGIt ARCHIEPISCOPI ET PRINCIPIS ARELATENSIS (J. 340). En 1269, le contresceau de Richard, évêque d'Avranches, représentait l'image de S. André sur la croix: iLexir Area. ( Andream) Dxs. (J. 224). Philippe, évêque de Beauvais, contre-scellait avec une pierre antique représentant un homme qui s'apprête à s'élancer sur un cheval au galop (J. 206, an 1207). On voit sur le contresceau de Milon, successeur de Philippe, un écu portant une croix cantonnée

! Les évêques du midi de la France scellaient souvent en plomb au xn° siècle; les Bénédictins citent, par exemple, une bulle de plomb de Pierre, archevêque de Narbonne en 1151. On possède aux Archives du Royaume celle d'Adelbert, évêque de Nimes; sur le premier côté on lit cette légende divisée en quatre lignes horizontales : Appro — NEMAv — sENsIS — gps. ; le

champ du revers est occupé par le buste de la

Sainte Vierge, entouré des mots Mater Xpisr1. Cette bulle de plomb est suspendue à un acte de 1174, qui est rédigé en langue vulgaire du Midi (3. 336).

? Quoique Jean soit indiqué comme troisième du nom dans la Gallia Christiana, son sceau porte pour légende : #s. Tomis. QvINTI ARELATN. ARCRIEPI.; peut-être ce mot quinti ne désigne-til qu'un surnom.

de quatre clefs : + arvx Dni. cLaves Pern (J. 168, an 1222). Sur celui de Guillaume, évêque de Cahors (J. 890, an 1211), la croix est cantonnée de quatre fleurs de lis: + sexes. Dws. Ds. ms. (benedictus Dominus Deus meus). Le contre-sceau de Guillaume, évêque de Carcassonne, représente les bustes de S. Nazaire et de S. Celse : Nazarivs CeLsvs (J. 335, an 1248). Le début de la Salutation angélique se lit sur le contre-sceau en ogive de Henri, évêque de Chartres : T AVE MARIA GRACIA PLENA (J. 172, an 1244). Le contre-sceau de Mathieu, .son successeur, est aussi en ogive; il représente la Sainte Vierge tenant l'Enfant Jésus, et porte la même légende, suivie de Ds. TEc., Dominus técum (Ibid. an 1248). Robert, évêque de Clermont-Ferrand, s'intitulait évêque d'Auvergne : Ÿ siGiLLVM ROBERTI ARVERNORVM Epi. | (J. 362, an 1201, v.s. ). Un ange tenant une croix parait au revers du sceau de Raoul, évêque d'Évreux, avec cette légende : T cvsros Rapvzr (J. 214, an 1239). On voit un évêque agenouillé sur le contre-sceau de Jordan, évêque de Lisieux : ME MANIBvS VOVEO FRONTE GENVQVE DEO (J. 210, an 1204). S. Étienne est représenté tantôt debout, tantôt agenouillé, sur le contre-sceau de plusieurs évêques de Meaux ; sur celui de Jean, on ne voit plus que son buste entouré de pierres, et la légende STEPHANVS PLENYS Gra. est remplacée par celle-ci: + grs. [. (contrasigillum Johannis) ser. Merpensis (J. 165, an 1299). Eudes, évêque de Mende, prenait le titre d'évêque de Gévaudan; son contre-sceau représente le buste de S. Privat, martyr: T s. Oponis Der GRA. GVABALLITANOR. EPI. — sGs. PRivarTvs MR. (J. 341, an 1266). Guillaume prenait à la fois le titre d'évêque et celui de comte; sur le contre-sceau, il est représenté à mi-corps, tenant une épée de la main droite et une crosse de la main gauche : + s. Gvizur. DEr GA. EPI....….. COMITIS GABALITANI — Ÿ s. G. EP. MiMATENSIS (de 204, an Sn). Jean avait deux sceaux différents, en sa double qualité d'évêque du Puy et de comte de Vélay; sur le premier, il est représenté tenant la crosse et bénissant; sur le second , il tient une épée de la main droite et une crosse de la main gauche: 1° Ts. lomannis Der GrA. EPI. ANICIENSIS;—2° 5. L. Dr. GRA. EPI. ANICIEN. ET CO... LAVIE (comitis Velavie). Le premier sceau est en ogive, le second est rond; un même contre-sceau, représentant le buste de l'évêque, servait pour ces deux types. En 1499, Henri de Lorraine, évêque de Metz, employait un sceau rond, de deux pouces de diamètre, sur lequel on voit deux anges supportant un écu aux armes de Lorraine : csigillum Henrici de ....…. ngia { Lotharing ta) Metensis cepiscopi. » (J. 985.) Gérard, évêque de Noyon, contre-scellait avec une pierre antique, représentant une aigle qui mange un serpent : GRA. (gratia) Der svm

1 En 1212 (J. 399), il employait un autre sceau sur lequel les deux dernières lettres des mots sigillum et Arvernorum étaient abrégées.

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