‹ Éléments de paléographie (volume 3)Chapitre 100 sur 260 · PARTIE IV. — CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

PARTIE IV. — CHAPITRE VII

cheval sont surmontés d'un griffon : s. Philippi filii régis Fracoru. ducis

AURELIANESIS. COITIS. VALESIE ET BELLIMOTIS. COTRASIGILLV. PHILIPPI FILII REGIS

Fracorv. dvcis Avrelianen. (J. 358, an i353). Blanche, sa femme, fille de Charles le Bel, est représentée debout entre deux anges portant deux écussons, l'un aux armes d'Orléans, l'autre semé de France (J. 358, an 1376): s. Blanche filie régis Francie z. Nauarre ducisse Aurelianencis comitisse Ualesie z. Bellemontis. Le sceau de Louis , fils de Charles , est à peu près semblable au sceau n° 8 de la planche L; seulement on ne voit pas de couronne dans le champ du sceau , qui est semé d'alérions et de coquilles : « s. Lu- « douici régis Francorum filii ducis Aurelian. comitis Valesie et Bellimotis. «super Ysaram. » Le contre-sceau n'a pas de légende; on y voit l'écu d'Orléans supporté par deux aigles, et timbré d'un casque qui a pour cimier une fleur de lis (J. 222 , an i/ioi ).

Mathieu II, comte de Beaumont, mort avant 1177, avait un sceau équestre portant pour légende : tsiGiLLVM Mathei comitis de Monte. L'empreinte est trop confuse pour que l'on puisse distinguer si le bouclier porte des armoiries (J. 168, an 1170). Mathieu III, son fils, a employé au moins deux sceaux équestres. Le premier est suspendu à une charte de 1177 (J. 168), et porte au revers le sceau de sa femme Eléonore, depuis comtesse de Saint-Quentin et de Valois r; on ne distingue pas d'armoiries sur son bouclier. Sur le second sceau, qui est attaché à un acte de 1189 ( J- l^ ), son bouclier porte un lion, qui paraît également sur l'écu du contre-sceau : + sigill. Mathei comitis de Bellemontis. — t s. Mathei comit. Bellemont. Le contre-sceau de Jean, comte de Beaumont (J. 168 , an 1 2 1 7), est aux mêmes armoiries, mais il ne porte pas de légende; on lit sur le premier côté : t s. Iohis. comitis Bellimontis.

Les armoiries des comtes de Dreux paraissent avoir été fixées, dès l'origine, par Piobert Ier, tige de cette maison; les auteurs de l'Art de vérifier les dates affirment du moins qu'il prit pour ses armes l'échiquier d'or et d'azur. Il céda le comté de Dreux, en 1 1 84, à son fils aîné, Robert II, qui employait en 1202 (J. 218) un sceau équestre sur lequel on le voit portant un bouclier échiqueté de six tires et bordé ; l'écu marqué au contre-sceau est à seize points d'échiquier et bordé : sigill. comitis Piorerti Drocensis. — t confirma hoc Devs. Pierre, second fils de Robert II, employait, du vivant de son père

1 Nous avons déjà eu occasion de signaler ce alors comtesse de Valois ; ce sceau diffère donc de

fait remarquable. Quoique ces deux empreintes celui quelle a employé dans la suite. Quant à

soient trop confuses pour qu'on puisse en trans- Mathieu, il est possible qu'il ait eu , de 11 83 à

crire la légende, on reconnaît que Mathieu s'y n85, un sceau sur lequel il prenait le titre de

intitule comte de Beaumont. Eléonore n'était pas comte de Valois.

( J. 218, an 1212), un sceau équestre aux mêmes armoiries, mais brisées en chef à dextre d'un canton à trois fasces de vair (ce sont les armes de sa mère Yolande de Coucy). Dans la légende principale il prend le titre de fils du comte de Dreux et de Braine, quoique sur le sceau de son père il ne soit pas fait mention de ce dernier comté : t sigl. Pétri filii comitis Robti. Droc. 7. Bran. — t secretvm Pétri. Robert III portait aussi l'écu échiqueté et bordé, mais sur le caparaçon du cheval on voit un bâton en barre brochant sur un lion. Il avait épousé, en 1210, Eléonore, fille de Thomas, sire de Saint-Valery; il ajoutait donc ce nouveau titre à celui de comte de Dreux : s. Robti. comitis Droc. 7. dni sci. Walerici (J. 2 18, an 1225). Le contre-sceau ne porte pas de légende. Eléonore avait aussi un contre-sceau sans légende portant l'écu échiqueté, mais sans bordure; on lit sur le sceau : s. Aanor. coitisse. Droc. dne. sancti Walerici (J. 218, an 1225). Robert V était âgé à peu près de quinze ans, lorsqu'il succéda à son père, Jean II, en i3oc); l'année suivante il n'était pas encore chevalier, et n'avait pas de sceau équestre; l'empreinte suspendue à un acte de i3io (J. 2 36) porte l'écu échiqueté et bordé , entouré d'une rosace à douze feuilles : t ...l (seel) Robert conte de Dreves escvier; il n'v a pas de contre-sceau.

Simon IV de Montfort succéda en 1181 à son père, Simon III, dans la seigneurie ou baronnie de Montfort l'Amaury. En 1 195 il s'intitule seigneur de Montfort; le sceau suspendu à cet acte ( J. 216) porte pour légende : t sigillvm Simonis de Monteforti. Simon de Montfort y est représenté à cheval, sonnant de la trompe , et portant un bouclier sur lequel on voit un lion contourné à la queue fourchue; dans le champ, on distingue des arbrisseaux; deux lévriers courent près du cheval. Ce sceau n'a pas de revers. En 1211 et en 12 i5 (J. 890, olim 838), il s'intitule seigneur de Montfort, comte de Leycester, et vicomte de Béziers et de Carcassonne; mais ces titres ne paraissent pas dans la légende : t sigill. Simonis de Monteforti. Il est représenté nu-tête, sonnant de la trompe, monté sur un cheval qui galope vers la gauche; derrière le cheval on voit un arbrisseau, et dans le bas un chien de chasse; l'écu du contre-sceau porte un lion contourné. On trouve au bas d'un acte de i23o (J. 2^i ) le sceau de son fils Amauri VI : le bouclier, le caparaçon du cheval et l'écu du contre-sceau portent un lion à la queue fourchue : + sigill. Amalrici comitis.... is (Montis) fortis. Les Bénédictins parlent d'un contre-sceau sur lequel on voyait l'oriflamme avec l'inscription Veritas.

Louis le Boiteux, comte de Clermont en Beauvoisis et sire de Bourbon, employait, en 1 32 5 (J. 1 55), un sceau équestre dont le champ est losange; son bouclier, le caparaçon du cheval et le champ du contre-sceau sont semés de

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