PARTIE IV. — CHAPITRE VII
France et brisés d'un bâton en bande1; il tient une lance dans la main droite :
Ludouicus comes Cl tis (Claivmontis) dominus Borbovnensis. Louis le Bon,
son petit-fils , duc de Bourbon , comte de Clermont et de Forez , pair et chambrier de France, est représenté debout, la tête nue, tenant une épée dans la main droite , la main gauche appuyée sur la hanche , vêtu d'une tunique à ses armes, dont les manches relevées au-dessus des coudes laissent apercevoir son armure; à sa droite est son bouclier (semé de France et brisé d'un bâton en bande) attaché à un pilier qui supporte aussi un casque orné de la couronne ducale , et dont le cimier est formé par un bouquet de plumes de paon : « s. Ludovici ducis Borbonen. coitis. Claromonten. 7. Foren. paris 7. camerarii « Fracie. » Le champ du contre-sceau est aux mêmes armoiries : t contrasi-
GILLUM MAGNI SIGILLI NOSTRI (J. 276, an l3o,4)-
Thibaut réunit, en 1 12 5, le comté de Champagne au comté de Blois, dont il avait hérité en 1102; mais il ne prit jamais, dit-on, le titre de comte de Champagne. Il est nommé comte de Blois dans une charte dont la date est comprise entre les années ii3o et 11 43 (S. 21 58); le sceau équestre suspendu à cet acte le représente tenant une pique de la main droite, et portant au bras gauche un long bouclier triangulaire , sur lequel on ne distingue pas d'armoiries, peut-être à cause de l'imperfection de l'empreinte: t sigil-
lvm Te a..tini comitis [sigillum Teobaldi palatini comitis). Thibaut III ne
prenait pas non plus le titre de comte de Champagne, mais celui de comte de Troyes, comme le prouve la suscription d'une charte de 1198 (J. 199) et la légende du sceau équestre attaché à cet acte : sigill. Theobaldi Trecn. comitis palatini; son bouclier est aux armes de Champagne, qui ne paraissent que fort confusément sur l'écu marqué au contre-sceau : t secretvm mev. michi. Son fils Thibaut IV, devenu depuis roi de Navarre, lui succéda en 1201, sous la tutelle de Blanche de Navarre, sa mère. Les Bénédictins annoncent que cette princesse eut un contre-sceau à ses armes depuis l'an 1206. Le sceau suspendu à un acte de 12 10 (J. 199) porte en effet au revers l'écu de Champagne avec cette légende : passavant le meillor; sur le premier côté, elle est représentée debout, la tête nue, tenant dans la main droite un rameau fleuri: sigillvm Blanche comitisse Trecensivm palatine. Thibaut IV, avant de monter sur le trône de Navarre, avait un sceau équestre, dans le champ duquel paraît, au-dessous du cheval, l'empreinte d'une pierre antique; le champ du contre-sceau porte aussi l'empreinte d'une pierre antique de forme ovale, représentant une femme ailée et demi-nue qui suspend une armure au-dessus
1 Le bâton est placé en barre sur le caparaçon du cheval.
de la tête de l'Amour : t sigill. Theobaldi comitis Campanie et Brie pala-
T1NI. + PASSAVANT LE MEILLOR (J. 199, mars 12 26) l.
Hugues II, comte de Rethel, est coiffé d'un casque à visière; il tient une épée de la main droite, et porte un petit bouclier, sur lequel on distingue deux râteaux posés en fasce, dont les dents triangulaires ressemblent aux pointes d'un émanché; l'écu marqué au contre-sceau est aux mêmes armoiries :
t SIGILLVM HVGONIS COMITIS ReGITESTENSIS. t S. HVGONIS COMITIS ReGITES-
tensis (J. 387, an 1201, v. s.). Voyez ci-après l'article des comtes de Nevers.
Henri V, comte de Grandpré, a eu deux sceaux équestres qui diffèrent par le diamètre, la légende et les armoiries. Le premier, suspendu à un acte de 12 i3 (J. 199), a deux pouces et demi de diamètre : + sigill. Henrici comitis de Grandi prato; l'écu du contre-sceau porte trois fasces : t secretvm est. En 12 17 et en 1220 (J. 1 53 et 168), on trouve un sceau de trois pouces de diamètre , dont la légende est ainsi conçue : t sigillvm comitis Henrici de Magno prato ; la légende du contre-sceau est la même que pour le contre-sceau précédent, mais l'écu porte six burelles; le bouclier du comte est aux mêmes armes.
Jean II, comte de Roucy et seigneur de Pierrepont, est monté sur un cheval galopant vers la gauche ; il porte un bouclier cantonné en chef à dextre , mais on ne distingue rien sur le canton ; les armoiries du champ de l'écu , qui
sont fort confuses, paraissent être de vair : ts. I de Rovci dni. de Pe-
treponte; le mot secretvm se lit sur le revers autour d'un écu dont les armoiries sont indistinctes (J. 38o, janvier 1227). Son petit-fils, Jean IV, porte un lion2 sur son bouclier et sur le caparaçon de son cheval (J. i65, an 1288) : t OMITIS DE ROVCEIO DNI. Q. PETREPONTIS. + 9TRAS. comitis de Rovceio.
Béatrix, veuve de Guillaume Ier, comte de Joigny, est représentée debout , coiffée d'une toque ronde, et tenant une fleur de lis de la main droite; l'écu du contre-sceau porte une aigle 3 : t sigillvm Beatricis comitisse Iovigniaci — t secretvm (J. 199, février 1222). Agnès de Brienne, femme de Jean II, est représentée debout, la tête nue, tenant une rose dans la main droite; on voit
1 Une empreinte du même type est suspendue à un acte du mois de novembre 1214 (J. 199); Thibaut ne devait pas encore avoir quatorze ans accomplis: il en résulte que les mineurs avaient, dans certains pays, le droit de sceller. Cet exemple est d'autant plus remarquable que Thibaut reconnaît, dans l'acte même, qu'il s'est engagé à rester sous la tutelle de sa mère jusqu'à ce qu'il ait atteint l'âge de vingt et un ans. Voici le passage
qui renferme cette déclaration : « Ego eidem do- « mino régi et domine matri mee concessi quod « antequam habeam viginti ununi annos non « exibo de ballio ma tris mee, nisihoc fecero per « ipsam et de voluntate etassensu ipsius. »
2 Ce sont les armoiries que le P. Anselme donne à Robert II, petit-ûls de Jean IV.
3 Ce sont probablement les armes des anciens comtes de Joigny.