PARTIE IV. — CHAPITRE VII
à sénestre de l'écu de Flandre; dans le champ les lettres initiales du nom de Philippe et de Marguerite, sa femme, se lisent trois fois (P. M. — M. P. — P. M.). Les sceaux de Jean-sans-Peur et de Philippe le Bon sont reproduits sur la planche N. Celui de Charles le Téméraire est à peu près semblable à celui de Philippe le Bon (Pi. N, n° 4); la légende occupe aussi deux cercles concentriques, et l'on voit de même trois écussons dans le champ; mais le bras droit du prince n'est pas recouvert d'un manteau. Marie , fille unique de Charles le Téméraire, a employé un sceau équestre de plus de quatre pouces de diamètre, dont la légende occupe deux cercles concentriques, et se termine par la date de 1476 en chiffres arabes; les trois écussons d'Artois, de Bourgogne-Comté et de Flandre sont rangés au-dessus de sa tête dans le cercle de l'inscription.
Béatrix, fille et héritière de Guillaume II, comte de Châlons-sur- Saône » est représentée debout et la tête nue, tenant une fleur de lis de la main gauche : sigill. Beatricis comitisse Cabilo. . . .; cette empreinte n'a pas de revers (J. 2 53, an 1223). Le sceau de Jean le Sage, son fils, est reproduit sous le n° 1 de la planche M.
Alix succéda, en 1224, à son aïeul Guillaume V, dans le comté de Vienne et de Mâcon, avec Jean de Braine, son époux. Un sceau suspendu à un acte du mois de février 12 38 v. s. (J. 2 69), la représente debout portant un faucon sur le poing gauche; au revers est un écu à deux chevrons: s. Aaleyscoitisse. Vienn. et Mastic. — secretvm Aales. Son mari, monté sur un cheval au galop, tient une épée de la main droite, et porte un bouclier sur lequel on voit quatre chevrons, comme sur l'écu du contre-sceau : s. Iohis. de Bra Viene. 7. de
MaSCON T SECRETVM IOHANNIS DE BrANA (J. 2 02, février 12 38 V. s.).
Béatrix, fille et unique héritière d'Otton II, comte de Bourgogne, épousa en 1208 Otton le Grand, duc de Méranie. Elle est représentée debout, et la tête couronnée, sur un sceau en ogive où elle s'intitule par la grâce de Dieu,
duchesse de Méranie, etc. : t s. B. Di. gra. dvcisse Me mitisse palatin
gvndie. Au contre-sceau , on voit une aigle ; la légende , qui est fort confuse , finit par le mot Devs (J. 198, an 1225). Otton le Jeune, son fils, est représenté monté sur un cheval qui galope vers la gauche, tenant de la main droite un étendard dont les armoiries sont indistinctes; son bouclier porte en chef un léopard, et en pointe une aigle au vol abaissé qui occupe tout le champ de l'écu marqué au contre-sceau; la légende du revers est illisible; celle de la face principale est ainsi conçue : f s. Ottonis dvcis Méranie palatini Burgvdie. (J. 2 59, an 1248). (Voyez les sceaux nos 2 , 3 et 4 de la planche M. )
En 1241, S. Louis donna le comté de Poitiers à son frère Alfonse, qui
devint en outre comte de Toulouse en 1249 à la mort de Raimond VII, dont il avait épousé la fille. Avant 1249 il employait un sceau équestre portant pour légende : Alfonsvs filivs régis Francie comes Pictaven. Le caparaçon de son cheval est semé de châteaux et de fleurs de lis ; son bouclier, dont il ne montre que le côté droit, porte deux châteaux; mais il est probable que l'autre côté était semé de France ; en effet , l'écu marqué au contre-sceau est parti , semé de fleurs de lis à dextre et de châteaux à sénestre ; ce contre-sceau n'a pas de légende ( J. 180, an 1242 ). On trouve au bas d'un acte de 12 54 (J. 191 ) , un autre sceau équestre sur lequel il prend les titres de comte de Poitiers et de Toulouse: s. Alfonsvs fili. reg. Franc, comes Pict. 7. Tholose t. Deux choses sont à remarquer dans cette légende : l'emploi du nominatif après l'abréviation ordinaire du mot sigillam, et la position de la croix, qui se rattache plutôt au dernier mot qu'au premier, parce qu'elle est placée derrière la tête du prince , et par conséquent séparée du sigle S. Le bouclier et le caparaçon du cheval sont aux mêmes armoiries que sur le sceau précédent; mais le champ du contre-sceau est occupé par la croix de Toulouse. En 12 45, Raimond VII avait élevé des prétentions sur la Provence à la mort de Raimond Bérenger, qui laissait pour héritière sa fille Béatrix. Quoique Béatrix eût épousé, en 1246, Charles d'Anjou, frère d'Alfonse, celui-ci continuait à prendre le titre de marquis de Provence dans les actes relatifs au comtat Venaissin. On trouve au bas d'une charte de 12 63 (J. 3o8), une bulle de plomb de dix-sept à dix-huit lignes de diamètre, qui représente d'un côté Alfonse monté sur un cheval galopant vers la gauche , et dont le caparaçon est aux mêmes armoiries que sur les sceaux précédents ; son bouclier est également parti aux armes de France et de Poitou; le champ du revers est occupé par la croix de Toulouse : Alfonsvs comes Pictavie et Thol. — t marchio Provincie. Enfin une sentence arbitrale rendue, en 1264 (J- 3o7 J par Alfonse et Charles d'Anjou, fut scellée d'une bulle de plomb commune à ces deux princes, et dont l'inscription occupe de chaque côté deux cercles concentriques : (ier côté)
S. A. FILII REGIS FRANCOR. COMITIS ET PlCTAVIE ET ThOLOSE ET MARCHIONIS
Provincie; (2e côté) s. K. filii régis Francor. comitis Andegavie et Provi — ncie marchionis et comitis FvLCALQVERii. D'un côté on voit dans le champ l'écusson du comte de Poitiers, et de l'autre celui du comte d'Anjou. Jeanne, femme d'Alfonse, est représentée debout, la tête couronnée, tenant une fleur de lis de la main droite; on voit d'un côté, dans le champ, un château placé audessus d'une fleur de lis, et de l'autre une fleur de lis placée au-dessus d'un château ; le champ du contre-sceau est occupé par la croix de Toulouse :
SIGILL. IOHANNE COMITISSE PlCTAVENSIS S. IOHANNE COMITISSE TlIOLOSANE.