‹ Éléments de paléographie (volume 3)Chapitre 113 sur 260 · PARTIE IV. — CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

PARTIE IV. — CHAPITRE VIL

Alard de Croisilles employait, en 1 2 1 1 (J. 89/1) , un sceau équestre , sur lequel il est représenté portant un bouclier losange : t sigillvm Alardi de Crosilles — t clipevs Alardi. La même année, Gui de Dampierre se servait aussi d'un sceau équestre; on ne distingue pas les armoiries de son bouclier, mais il y a un lion rampant1 sur l'écu du contre-sceau : t sigillvm Gvidonis de Donno Petro — t secretvm Gvidonis (J. 3 9 4)- L'écu représenté sur le sceau de Guillaume de Garlande, en 1211 (J. 3 9 4) , est parti d'un (à dextre, semé de France; à sénestre portant deux fasces *2) . Guillaume, châtelain de Saint-Omeret seigneur de Fauquemberg , est représenté à cheval , avec un bouclier portant deux fasces en devise; ces armoiries sont répétées sur l'écu du contre-sceau, qui porte pour légende : t et dni. de Falcorerco (J. 3 9 4, an 1 2 1 1 , v. s.). L'écu de Piobert de Bommiers, en 1212 (J. 394), est émanché en fasce de trois pointes, au chef chargé de trois faucons, trois autres faucons en pointe posés deux et un : t sigillvm Rorerti de Bonnez. Le sceau équestre d' Alard de Château- Gontier , en 12 i4 (J- 3g/i) , a un contre-sceau de vingt-cinq lignes de diamètre comme la face principale , et sur lequel on voit un écu à trois chevrons5, avec cette légende : t sigillvm Aalardi de Castro Gont. Les deux côtés d'un sceau, suspendu aune charte de 1214 (J- 890 , olim 838) , représentent Bernard Atton , vicomte de Nîmes , monté sur un cheval qui trotte vers la gauche, et portant un bouclier chevronné de six pièces. Les deux légendes sont exactement les mêmes : t sigillm. B. Atonis vicecomitis ; ce qui distingue ces deux empreintes , c'est que d'un côté Bernard tient une épée, et de l'autre un étendard. Jean de Beaugency employait, en 12 1 5 (J. 229), un sceau équestre de deux pouces et demi de diamètre ; l'écu marqué au revers porte une fasce brochant sur un fond échiqueté : + sigillvm Iohis. de Balgenciaco — i s. Iohis. de Bavgenciaco. Le sceau de Thibaut de Châteauneuf en Champagne a la forme d'un triangle arrondi à ses extrémités ; l'écu qui en occupe le champ porte une

1 Ces armoiries se retrouvent sur l'écu qui occupe le champ du sceau de Guillaume de Dampierre : i SIGILLVM GviLLERMI DE D.VMPETRA. Sur

le sceau de Gui , frère de Guillaume , il y a deux léopards passants, surmontés d'un lambel de cinq pendants : + s. Gvidonis de Dampetra. L'écu de Jean , leur frère , porte un léopard coiffé d'un casque couronné. Ces trois sceaux sont de l'an 1245 (J. 538). Gui de Dampierre, sire de Saint- Jus t, employait en 12/19 (J- 190) un sceau équestre, sur lequel il est représenté avec un bouclier bordé de fleurs de lis , et portant un lion ; on voit au contre-sceau l'empreinte d'une pierre an-

tique , avec cette légende : i sectv. Gvidois. de Dapetra. Une autre pierre antique était aussi incrustée sur la face principale du type , entre la tête du cheval et le bouclier.

2 Anseau et Jean, seigneurs de Tournan, de la famille de Garlande, portaient un lion (J. i65, ans 1269, 1287 et i2g3).

3 Cet écu occupe le premier côté du sceau de Jacques, seigneur de Château -Gontier en 1267 (J. 228) : + sigillvm Iacobi domini Castri Gonteri. Un écu aux mêmes armoiries, mais beaucoup plus petit, se voit au contre-sceau avec le mot veritas pour légende.

bande brochant sur un fond losange : + s. Theobaldi...ovo Castro (J. 193, an 12 15). Le créquier paraît sur le bouclier et sur l'écu marqué au revers du sceau de Baudouin de Créqui , en 1 2 1 5 (J. 3o,4) : + sigillvm Baldevini de Creki l. Bernard de la Ferté-Loupière porte un bouclier sur lequel on voit deux loups passants : f sigillvm Bernardi de Firmitate2 (J. 3o,4\ an 1216). Regnaud, seigneur de Charenton et de Montfaucon, est représenté à cheval , la tête nue , portant un faucon sur le poing gauche ; le même oiseau est marqué au contre-sceau : t sigill. Rainavdi dni. Charentonii et Montisfalconis — Raginaldi de Montisfalconis (J. 3o,4 , an 12 17). Un écu portant un flanquis cantonné de quatre canettes occupe le champ du sceau de Philippe de Fayel, en 1 2 1 8 (J. 73 1) : t sigillvm Pilipi de Faiel 3. Guillaume de Sainte-Maure est monté sur un cheval au galop , et porte un bouclier, sur lequel on voit une fasce brochant sur un fond papelonné'1; ces armoiries sont répétées sur le caparaçon du cheval et sur l'écu marqué au contre-sceau , qui a, comme la face principale , près de deux pouces un quart de diamètre : t sigillvm Willmi. de sca. Mavra — t secretvm , etc. (J. 3 94 , an 1218). L'écu qui occupe le champ du sceau de Geoffroy de Preuilly, en 1218 (J. 394), porte un dextrochère avec son fanon , accompagné de quatre alérions , deux en chef, deux en pointe : t s. Gavfridi de Prvleiaco. On voit un sautoir sur l'écu de Simon de Pieims, en 1219 (J. 383) : t sigillvm Simonis de Rains. Bernard d'Anduze est représenté à cheval sur les deux faces d'un sceau suspendu à un acte de 1220 (J. 890, olim 838); d'un côté il porte le casque, l'épéeetle bouclier ; de l'autre il est nu-tête, sonnant de la trompe et tenant un javelot de la main droite; un chien de chasse est dans le bas du sceau 5. On voit sur le sceau de Mathieu de Buires, en 1220 (J. 232), trois cruches posées deux et une :

' Au lieu de Creki, il y a clans l'acte Qaerqui.

2 Au lieu de Firmitate , il y a dans l'acte Feriiate.

5 Un acte sans date , qui doit être du commencement du xiii0 siècle, est scellé d'un sceau rond sur lequel Béatrix de Fayel est représentée debout , la tête nue , vêtue d'une robe traînante , et portant un faucon sur le poing droit : i sigillvm Beatricis de Phaiel (J. 395). Les armoiries du sceau de Philippe de Fayel se retrouvent en 1266, mais brisées d'un lambel de cinq pendants, sur le sceau de Geraud de Fayel (J. 1 60) : +s. Geratdi

CHEVAL AIEL.

; Papelonné se dit d'un ouvrage formé d'écaillés arrondies et superposées. En 1269, an

seigneur de Sainte-Maure , du nom de Guillaume, ne portait plus l'écu papelonné; mais il avait conservé la fasce ( J. 192).

5 «Au xine siècle, disent les Bénédictins, les « jeunes princes eurent des sceaux équestres pro- « près à marquer leurs divertissements et leur «jeunesse. Au lieu de les figurer en armes, on les « représenta allant à la chasse, tantôt portant un « faucon , tantôt suivis d'un chien , et précédés « d'un oiseau voltigeant. » Ces sortes de types n'étaient pas employés seulement par les jeunes nobles; car, dans la famille de Thouars et dans celle do Lésignan, on trouve un grand nombre de sceaux équestres sur lesquels les seigneurs sont représentés en costume de chasse.

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