PARTIE IV. — CHAPITRE VII
t sigill. Mahivs de Bvires. Enguerrand de Coucy portait, en 1220 (J. 1 53) , un bouclier à trois fasces de vair ; l'écu du contre-sceau est aux. mêmes armoiries ; il est placé devant un château fortifié , et suspendu au créneau central d'une tour qui domine les remparts. On voit trois croissants posés deux, et un sur le bouclier d'Odon de Ham, en 1220 (J. 1 53) , et sur l'écu marqué au contre-sceau. Le sceau de Jean de Jante, damoisel, ne représente que ses armoiries, qui sont une fasce chargée de croisettes et brochant sur une large étoile à huit rais: t sigillvm Iohannis de Iante (J. 2 32, an 1220). Jean de Cisoing, sur un sceau équestre suspendu à un acte de 122 1 (J. 533) , porte un bouclier bandé de six pièces1: t sigillvm Iohannis de Gisonneo — i secretvm mevm michi. Daniel, avoué d'Arras et seigneur de Béthune en 12 23 (J. 229 ), porte un bouclier coticé de dix pièces 2 : t sigill. Daniel. Attb. (Âttrebatensis) advocat. et Bet. dni. — + secretvm mevm. Le revers du sceau équestre d'Amaury de Craon, en 1223 (J. 179), est de même grandeur que la face principale et porte un écii losange ; la légende est la même sur les deux côtés : t sigillvm Amavrici de Credone 5.
Un lion rampant, accolé d'un écu sur lequel on voit un chevron, occupe le premier côté du sceau de Jean de Axel, en 1226 (J. 534) : + sigill. Iohannis de Axle. Le second côté n'a pas de légende; on y voit un casque à visière chargé d'un chevron dans sa partie supérieure. Cette double empreinte fournit, comme on le voit, les éléments qui ont été combinés dans la suite pour former les armoiries à timbre et à supports. Thierry de Beveren , châtelain de Dixmude, porte un flanquis sur un fond fascé de huit pièces; ces armoiries sont répétées sur le bouclier, sur le caparaçon du cheval et sur l'écu du contre-sceau : s. Theoderici de Beverna castellani de Dixmvda — clavis sigilli (J. 534, an 1226). Le bouclier d'Arnolphe d'Oudenarde et le caparaçon de son cheval sont fascés de six pièces 4 : s. Arnvlphi de Avdenarde
1 Les mêmes armoiries se retrouvent sur le bouclier, sur le caparaçon du cheval , et au revers des sceaux d'Arnolphe de Cisoing, en 12 k h (J. 538), etd'Hellin de Cisoing, en 1275 (J. 54i); ce dernier seigneur prend le titre de baron de Flandre : i s. Hellinjni domini de Cisonio mili-
TIS ET BARONIS FlANDR.
2 On voit sur le bouclier de Guillaume de Béthune, son frère, seigneur de Meulebecke, une fasce bretessée, c'est-à-dire crénelée alternativement en haut et en bas : i s. Willmi. de Betvnia dni. de Mveleibecca (J. 536, an 1236). Ces armoiries se
voient aussi sur le sceau de Hugues de Cornehans, en 1237 (J. 536).
3 On trouve aussi de Creonio et de Credonio suides sceaux de 1226, de 1271 et de 1277. En i323 le mot Craon était écrit en langue vulgaire sur le sceau de Béatrix de Boucy (J. 175). Maurice de Craon employait, en 1277 (J. 179), un sceau équestre dont la légende lui donne le titre de sénéchal d'Anjou.
4 Les mêmes armoiries paraissent au revers du sceau d'Alix sa veuve, en 1244 (J. 538); on lit sur la face principale : + s. Aei.is dAvdenarde.
— clavis sigilli (J. 533, an 1226). Sur un sceau équestre, suspendu à un acte de 1226 (J. 731), Robert de Poissy porte un bouclier où l'on voit six merlettes posées trois, deux et une, avec un lambel de trois pendants brochant sur les trois merlettes du chef : t sigillvm Roberti de Pissiaco \. Un écu, dont les armoiries sont à trois tourteaux accompagnés de sept croisettes, occupe le premier côté du sceau de Geoffroy, seigneur d'Argenton , sénéchal de Thouars; au revers on voit un oiseau : sigillvm Gavfridi dni Argent. . . t s. Gavf. senescali Toarcensis (J. 190, an i23o). Le bouclier de Guillaume de Humeto, connétable de Normandie , paraît porter cinq besants mis en pal ; le champ du contre-sceau est occupé par l'empreinte d'une pierre gravée, d'un dessin fort incorrect, qui représente un cavalier: t sigill. Willi. de Hvmeto conestabvl. — VVillelimi de Hvmeto (J. 3 9 5, an i23o); deux V séparés se rencontrent rarement au xme siècle. André de Vitré en Bretagne est représenté à cheval, la lance en arrêt, et portant un bouclier sur lequel on voit un lion couronné contourné2 : + sigillvm Andrée de Vitreio. Cette légende est répétée sur le contre-sceau, qui a, comme la face principale, plus de deux pouces et demi de diamètre ; le champ est occupé par un écu aux mêmes armoiries (J. 24 1, an i2 3o). Gaucher de Joigny employait, en i23i (J. 266), un sceau équestre dont le champ est couvert d'arabesques ; c'est un exemple assez ancien d'une mode qui devint ordinaire au xive siècle. Son bouclier, le caparaçon du cheval et l'écu du contre-sceau sont aux secondes armes de Bourgogne-Comté : sigi — Galcheri de Iovigniacho — t secretvm Galcheri de Iovigniaco. Le sceau triangulaire de Guillaume de Mauvoisin porte un écu à deux fasces en devise, accompagnées de huit coquilles posées en orle (J. 731, an i23i). L'écu d'Odon de Monchi porte une fasce accompagnée de six canettes (J. 23 1, an 1232 ). On voit sur le bouclier de Jean, seigneur de Nesle, et sur l'écu du contre-sceau, un léopard lionne : t sigillvm Iohannis domini Nigelle (J. 234, an 1232). Roger Pêchevéron portait semé de France, brisé d'un bâton en bande : + s. Rogeri Pescheveron (J. 238 , an 1 234). En 1235 (J. 395), Robert de Maulévrier portait échiqueté de six tires: + s. Roberti de Mavlevrer. Alix, dame de Boleta, est assise sur un cheval au galop; les armoiries marquées au revers sont indistinctes : t s. Aelidis domine de Boleta — cecretvm mevm michi (J. 536, an 1237). L'écu qui occupe le champ du sceau de Hugue de Stenland [Ibid. an 1237), porte une fasce losangée ou
1 On retrouve cette légende sur un sceau éques- 2 L'écu qui occupe le champ d'un petit sceau
tre de i23o (J. 3g5); mais les armoiries ne sont suspendu à un acte de j 23a, (J. 2/u ) porte un
plus les mêmes : le bouclier porte six annelcts lion couronné placé dans la position ordinaire :
posés trois, deux et un, I s. Andrée, etc.