PARTIE IV. — CHAPITRE VII
« miens , et les six fleurs de lis marquent leur autorité. » Le maire de Péronne est monté sur un cheval au galop, le casque en tête et l'épéeàla main ; derrière lui, un homme dehout le montre au doigt; au contre-sceau, on voit une fleur de lis : t s. maioris et commvme de perona — t cvstos sigilli (J. A21 , an 1 336). Le maire de Ponthoile est aussi à cheval, armé de toutes pièces; nous croyons distinguer sur son bouclier un château surmonté de deux croisettes; au revers, est un écu aux armes de Ponthieu, qui sont trois bandes : sigill. magoris de Pvvtoeles — tsECRETVM me vu. L'acte de i23o (J. 3q5) auquel tient cette empreinte est dressé au nom du maire , des échevins et de toute la commune de Pontoiles; le sceau est annoncé à la fin de l'acte comme un sceau commun, sigillum nostram ; par conséquent il ne faudrait pas le considérer comme le sceau particulier du maire, bien que ce titre soit seul exprimé dans la légende. Nous croyons que des sceaux de cette nature sont de véritables sceaux de communes; un maire qui aurait eu un type particulier n'aurait pas manqué d'v faire graver son nom. Le maire de Saint-Riquier est monté sur un cheval au galop et armé d'une massue ; au revers , on voit le buste de S. Puquier : sigillvm comvmoms. sci. Ricarii — "tcapvt sci. Richarii M. 2 3y, an 1291 ;. Le maire de Roye est monté sur un cheval au pas, tenant de la main droite un bâton armé de pointes de fer, et portant au bras gauche un bouclier; au contresceau, on voit un lion: t sigillvm maioris et ivratorvm Roie — t secretvm sigillvm comvkie. Roie 'J.627, an i228).On trouve au bas d'un acte de 1228 (J. 627) un sceau en ogive qui doit remonter à la formation de la commune de Laon, vers l'an 1112. Le maire est représenté debout, levant la main droite comme pour prêter serment, et appuvant la main gauche sur la lame d'une épée appliquée contre son corps; le contre-sceau, qui représente un oiseau, n'est pas aussi ancien t : sigillvm pagi Lavdvnexsis — t secretvm coxsilii. Nous ne connaissons pas d'autre exemple du mot pagus emplové dans l'inscription d'un sceau de commune. Le maire de Soissons est représenté debout, armé de toutes pièces et entouré des échevins ou des habitants : sigillvm Svessionensis commvme (J. 627, vers 1228). « Lesceaude la ville ou de l'échevinage « de Reims, ancien de près de quatre cents ans, exprime peut-être, disent les « Bénédictins, l'excellence et l'abondance des vins de Champagne, par le cep « de vigne qu'on voit dans l'aire. On lit autour : t seg. scarlnor. Remex. ; c'est-à- « dire sigillum scabinorum Remensium. » Le sceau de Rouen porte un léopard, et le contre-sceau une grande fleur de lis accompagnée de quatre petites :t sigillvm commvme vrris Piothomagi ( J. 2 1 2 , an 12 62). Selon les Bénédictins, la face principale du sceau servait au commencement du xme siècle. In léopard lionne occupe le champ du sceau de Verneuil : t sigill. commvme castelli
Vernolii (J. 627, an 1228). On voit sur le sceau de Pontoise un pont , et dans le fond, des bâtiments ; le contre-sceau représente le maire à cheval; il n'y a d'inscription que sur le premier côté : t sigillv. maioris et parivm commvnie Pontisaresiu. (S. 4i 96 , an 1 190). Le champ du sceau de la ville de Mantes est occupé par une plante à cinq feuilles : t sigillvm commvnie Medvnte — + Medonta (J. 392). On trouve au bas d'un acte de 1289 (J. 385), une empreinte un peu confuse du sceau d'Asnières; on y distingue un personnage debout entre deux ânes cabrés : t sigillvm commvnie de Asnieres. Le maire de Pomponne est représenté à cheval, armé d'une longue lance : t sigillvm maioris Pvmpvniensis comvnie ( J. 627, an 12 28). Au xme siècle, la ville de Strasbourg employait un sceau de trois pouces et demi de diamètre , représentant des bâtiments; on voit, sur le premier plan, la Vierge assise sous une niche à trois arceaux , qui portent pour inscription ce vers cité dans l'Alsace illustrée : Virçjo ro(ja prolem quod cives servet et urbem1 ; la légende du sceau est ainsi conçue : t sigillvm bvrgensivm Argentinensis civitatis [Très, de Numism..). Le champ du sceau de Mulhouse porte une roue de meule : t s. vniversitatis de Mvlhvsen (Ibid.). Le maire de Chaumont est représenté debout, l'épée à la main ; à ses côtés et derrière lui , on voit les remparts et les bâtiments de la ville : t sigillvm maioris et parivm commvnie Calvimontis (S. 2 160, an 1211). Le sceau de Nuits représente une croix placée au-dessus de deux étages de colonnes reposant sur un piédestal; de chaque côté s'élève un noyer; le nom de cet arbre rappelle celui de la ville : + sigillvm totivs vniversitatis opidi Noyensis (J. 5i5, an 1399). Le sceau et le contre-sceau de la Rochelle sont d'égale grandeur ; on voit d'un côté le maire à cheval , de l'autre un vaisseau : t SIGILLVM MAIORIS DE RoCHELLA tsiGILLVM COMVNIE. DE RoCHELLA (J. 1 83,
an 1437). Le sceau de Clermont, en Auvergne, représente la Sainte Vierge à mi-corps, tenant une fleur de lis de la main droite. On lit dans le champ : sca. M. (Sancta Maria), et dans le cercle : + sigillv. reipvblice Claromontensis (J. 273, an 12 55). Le sceau de Piiom porte , sur le premier côté, une grande fleur de lis; au revers, on voit la Sainte Vierge tenant l'Enfant Jésus : t sigillv. commvnie Riomii — + ave Maria ( J. 2 7 3 , an i 2 83 ). Une grande fleur de lis occupe aussi le champ du sceau de la commune d'Aurillac; le contre-sceau porte une coquille : + sigillvm comvnis. Avreliacensis (J. 271 , an 1284)- Lesceau de Mauriac représente, d'un côté, quatre consuls assis; de l'autre, on voit un saint que nous croyons être S. Benoît; les légendes sont en partie détruites:
. . .ILLV. . . .LVM VILLE DE MaVRECCIS SIGNVM SANCTI MaV . . . (J. 272,
1 Cette inscription renfermait plusieurs abré- l'altération de l'empreinte d'après laquelle lagravialions qu'il est impossible d'indiquer à cause de vure a été exécutée.