‹ Éléments de paléographie (volume 3)Chapitre 124 sur 260 · PARTIE IV. — CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

PARTIE IV. — CHAPITRE VII

an 1284). « Le sceau delà ville de Lyon, en 1208, disent les Bénédictins, « portait cette légende : sigillum commune universitatis et communitatis Lugd. » Un sceau de deux pouces et demi de diamètre, représentant un pont, des édifices et, dans le centre, une croix chargée d'une fleur de lis, servait en 1271 (J. 262) ; la légende est en partie détruite : s. vnivsitatis. . . .1 etppli. . .

vitatis Lvgd. [Sigillum universitatis et popuh civitatis Lngdunensis). Un

acte de i32o (J. 268) est scellé d'une autre empreinte de trois pouces de diamètre ; la croix qui surmonte le pont est placée entre une fleur de lis et un lion couronné; au contre-sceau, un lion couronné, tenant dans sa gueule une fleur de lis , est placé entre deux bâtiments au-dessous desquels coule une rivière :

t SIGILLVM COMVNE. VNIVSITATIS AT. LvGD. + S. SECRETI VN1VERSITATIS

Lvgd. Périgueux, comme beaucoup d'autres villes , a été longtemps divisé en deux parties distinctes : la cité et le bourg. Ces deux communes avaient leur sceau particulier. Le sceau de la cité porte une aigle au vol abaissé : t sigillvm maioris confratrie Petragoric. (J. 627, an 1 2o4). Le sceau du bourg représente le maire debout , armé d'une épée , et portant un bouclier sur lequel on voit une croix; au contre-sceau, un évêque (probablement S. Front) tient une crosse de la main gauche et donne la bénédiction de la main droite : t sigillvm

BVRGENSIVM DE PETRAG. . . . t SECRETVM DE PeTRAGORIS (J. 627, an 12 23). En

1 2 5o, la cité et le bourg réunis employaient un sceau commun dont il n'existe aux Archives du Pioyaume qu'une empreinte mutilée , représentant d'un côté les remparts de la ville, de l'autre S. Front, assis. On voit sur le sceau de Marmande des portes fortifiées placées en croix , et sur le contre-sceau, la croix de Toulouse : f sigillvm concilii de Marmanda (J. 3o6, an î a4»3 ). Le sceau et le contre-sceau de Bayonne sont de même grandeur; le premier côté représente des remparts et une église, au-dessous de laquelle on lit : sca. Maria ; le revers porte un léopard couronné1 brochant sur trois chênes: sigillum comunie. ciuitatis Baione — Benedictus qvi uenit in nomine Domini. [Trésor de Numism.). Le sceau et le contre-sceau d'Agen sont de même grandeur ; on voit d'un côté les remparts de la ville, de l'autre une aigle au vol abaissé : T sigi ..... civitatis

Agenni — t sigillvm comvnitatis. civ nni (J. i64, an i324). Le sceau

de la ville de Penne, près Àgen, représente des remparts surmontés de deux plumes (Pennci); le contre-sceau, qui est de même grandeur, porte la croix de Toulouse : t s. comvnis. Penne Agenencis — t sigillvm concilii Penne ave 2

1 La province de Guyenne avait pour armoi- mot Agenencis ; cependant on trouve quelquefois ries un léopard couronné. à la suite d'une légende principale une inscrip-

2 II est possible que le graveur ait rais par er- tion accessoire qui renferme le commencement reur ave au lieu des trois premières lettres du de la Salutation angélique.

(J. 3o5 , au 12 43). Il est très-ordinaire de rencontrer, dans le Midi, des sceaux de ville dont les deux faces sont de même grandeur, et dont l'une porte la croix de Toulouse, placée sur un écu ou sur le champ même du sceau. Nous citerons par exemple les villes de Moissac, Port-Sainte-Marie, Moncuq, Verdun, Mézin, Castel-Sarrasin et Lauzerte. Le premier côté du sceau de Moissac représente une vue de la ville : tsigill. de comvni. consilio Mo. . . .1. — t sigillvm de vico santi Pétri 1 ( J. 3o5 , an 1 2 4.3 ). C'est la croix de Toulouse qui occupe le premier côté du sceau de Port-Sainte-Marie; au revers, on voit la Sainte Vierge assise, tenant l'Enfant Jésus : + sigillvm concilii — + béate Marie del Port (J. 3o6, an 1 243). Une montagne placée entre deux fleurs de lis et surmontée d'un château forme le premier côté du sceau de Moncuq ; les deux côtés portent pour légende : t s. del comvnal. de Moncvc (J. 3o5, an 1243). On voit une porte flanquée de deux tours sur le sceau de Verdun; la même légende est aussi répétée sur les deux côtés : t sigillvm vniversitatis Verdvni (J. 3o5, an 1242 ). Le revers "du sceau de Mézin représente la tête de S. Jean- Baptiste et un bras armé d'une épée: t s. comvnitatis. Medicini — t s. santi Iohannis Baptiste ( J. 3o5, an 1243). Un château occupe le premier côté du sceau de Castel-Sarrasin : + sigillvm comvnis. consilii — "ÎCastri Sarraceni (J. 3o5,an 12 43). Enfin, le sceau de Lauzerte représente des remparts : t sigillvm CAPITVLI DE LAVZERTA t SIGNVM DOMINI COMITIS (J. 3o5, an

1 2 43). Nous ne connaissons qu'une empreinte mutilée du sceau de Toulouse; il représentait d'un côté des remparts, de l'autre l'Agneau et la Croix (J. 3o5, an 1242 ). Cet emblème paraissait aussi au revers de deux types employés par la ville de Narbonne, et dont il n'existe aux Archives du Pioyaume que des empreintes mutilées. On voit cependant que le premier côté représentait la Sainte Vierge assise , tenant l'Enfant Jésus. En 1219 ( J. 3 1 o) , la légende était ainsi conçue : t sigillvm pacis civivm Narbonencivm — Agnvs Dei qvi tollis peccata mvdi. dona nob. pacem. En 1 2 43 , on trouve un autre sceau qui ne devait présenter que des différences peu importantes. Le bourg de Narbonne a employé deux types à peu près semblables. Voici ce qui reste de la légende sur une empreinte mutilée suspendue à un acte de 1219 : ... .llvm pacis Narb . . . . — . . .qvi tollis peccata mondi dona .... En i 2 36 (J. 3 i i ), le mot burgi faisait partie de la légende du premier côté ; ce sceau peut donc être le même que celui dont les Bénédictins citent l'inscription d'après un acte de 1278 : Sigillum consulnm bargi Narbonœ. Le sceau de Pamiers représente, d'un côté, un château; de l'autre, le martyre de S. Antonin couché dans une barque : t si-

1 La légende de ce contre-sceau semble annoncer qu'autrefois il y avait à Moissac, comme à Périgueux, une cité et un boury.

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