‹ Éléments de paléographie (volume 3)Chapitre 178 sur 260 · ào · texte numérisé non relu

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la feuille qui, probablement, terminait l'acte; mais on n'y trouve guère que la première moitié des quinze dernières lignes. C'est sur la sixième ligne de cette portion de l'original qu'a été gravé le premier fac-similé de la planche XI. Trompé à la fois, et par un faux titre inscrit au revers de ce diplôme, et par une citation incomplète , et par l'antiquité même de l'écriture , Mabillon , qui n'avait pas encore vu l'original , le désigna dans la première partie de son ouvrage comme renfermant le testament de Jules César. Depuis il reconnut son erreur, et il s'empressa de la signaler avec une sincérité qui l'honore. Voici l'histoire de cette méprise telle qu'il l'a racontée lui-même : « Quartum deni- « que spécimen est chartae Plenariae Securitatis in papyro aegyptiacâ itidem «scriptae, quae authentica in bibliothecâ regiâ Fontis - Blaudi olim asservata « erat. Ejus spécimen Petrus Hamo antiquarius, qui cujusvis œtatis varia spe- « cimina et alphabeta edere meditabatur, sub oculis Gosselini , Fontis-Blauden- « sis bibliothecœ tum curatoris , calamo sat accuratè expressit anno MDLXVI « apposito hoc fallaci titulo : C. Julii Cœs. testamentum L. Pisone recitatum in « clomo Idibu septembris. Quem titulum à tergo chartae appositum fuisse idem « Hamo testatur. Qui hanc epigraphen opistographam adscripsit , Hamo an « quivis alius , id eo animo fecisse videtur, ut monumento lectu difhcillimo , «ejusve ectypo, sub falso Julii Caesaris nomine pretium conciliaret, apposito « ad fraudem ipso die quo Julius testamentum fecisse à Suetonio dicitur. Id «de industriâ factum esse non dubito; nam quisquis hanc inscriptionem ap- « posuit, ipsius chartae contextum légère indubiè poterat, quippe qui ejus cha- «racteres haud imperitè imitatus est; et tamen, si eam legit, non Julii Caesa- « ris testamentum, sed Gratiani chartam esse facile intellexit, non idibu septem- «bris, (ita enim ex Suetonio scripsit ille, et quidem more antiquorum, qui « litteram in fine vocis et initio eamdem non geminabant ) sed pridie iduum

«juliarum datam Istius porro chartae, quam in appendice integram

«referam, haec summa est quôd Gratianus, tutor cujusdam Stephani, profi- «tetur se à Germano accepisse tertiam partem hereditatis, quae Stephano » pupillo ex testamento competebat, in rébus tam mobilibus quàm immobili- « bus ; idque actis publicis mandari curât. Haec verô , quae Charta Plenariae « Securitatis à Brissonio aliisque dicta est, recitata memoratur imp. D. N. Jus- « tiniano PP. aug. anno tricensimo octavo Rav. P. C. Basilii anno vicensimo tertio, «prid. iduum juliar. ind. duodecimâ, Rav.; quae chronicae notœ vulgaris œrae chri- «stianae anno DLXIV conveniunt. » [De re Diplom., Supplem. page 55.)

LIX. (PI. XI, n05 2 et 5.) « Diplôme sur papier d'écorce, un peu endommagé, « d'un style barbare, donné à Clichy le X des calendes de juillet l'an XVIe du

« règne de ClovisII, par lequel ce roi confirme à l'église de Saint -Denys les « libertés et les privilèges qui lui ont été accordés par Landri , évêque de Paris , «et ses coévêques. Après la souscription du roi, viennent en grand nombre « celles de plusieurs évêques et gens illustres. L'on voit au côté droit de cet « acte la place d'un sceau qui y était plaqué. Gravé dans Mabillon [De re Di- « plom. page 376) , et transcrit [Ibid. page 466). Transcrit aussi dans Félibien « [Histoire de Saint-Denys , Preuves, page 5), et dans Doublet, page 682.11 [Inventaire de la série K.) — Ce diplôme , qui est aujourd'hui encadré , a un pied et un demi-pouce de hauteur, sur deux pieds et près de dix pouces et demi de largeur. Il est collé sur parchemin; cette précaution a été prise depuis plusieurs siècles, comme l'atteste une note ancienne écrite au revers du parchemin , et qui se rapporte au diplôme de papyrus. L'acte sur parchemin qui a été employé pour cet usage paraît être une charte carlovingienne , autant qu'on peut en juger par quelques mots que laissent paraître les lacunes du papyrus. Le diplôme de Clovis II est un de ceux dont le P. Germon a contesté l'authenticité; mais les Bénédictins ont victorieusement réfuté toutes ses chicanes. Il serait difficile de rencontrer un acte qui réunît autant de caractères de vérité. Les nombreuses signatures dont il est revêtu sont toutes originales ; l'écriture de l'acte est conforme à celle des monuments contemporains qui se sont conservés jusqu'à nous; enfin la trace du sceau concorde parfaitement avec les dimensions habituelles des anneaux mérovingiens. Il serait inutile de rapporter ici la longue controverse par laquelle Mabillon et les Bénédictins ont établi l'authenticité de cet acte. (Voyez ce qui a été dit à l'occasion du monogramme de Clovis II, tome I, p. 55y.) Nous croyons devoir seulement présenter une courte observation sur la date de ce diplôme. Mabillon l'a transcrite de la manière suivante : « Datum sub die X kal. julias an. XVI regni nos- « tri Clipiaco in Dei nomine fel. » Le chiffre XVI est douteux , parce qu'il existe une lacune dans l'original après le V. Il pouvait donc y avoir XVII aussi bien que XVI, puisqu'on n'est pas certain que l'assemblée de Clichy ait été tenue en 653 plutôt qu'en 654- (Voyez Nouveau Traité de Diplomat. tome III , page 552 , note 1.) C'est à ce diplôme qu'a été emprunté l'alphabet n° 5 de la planche XI.

LX. (PI. XI, n° 3.) « Vers 690. Rôle sur papier d'écorce, collé sur toile, «d'un style barbare, sans vestige de sceau, contenant un fragment du testa- « ment d'un magnat français dont la femme est nommée Chramnetrude, passé « à Artege, en Vexin, par lequel il lègue à l'église de Saint-Denys et à d'autres «églises plusieurs héritages situés en Vexin, au pays d'Evreux et ailleurs.

ko.

«Transcrit dans Félibien [Histoire de Saint-Denys, Preuves, page 10, n° i4). » [Inventaire delà série K.) — Ce diplôme est aujourd'hui placé dans un cadre. Il a quatre pieds neuf pouces de hauteur sur un pied et un demi -pouce de largeur. Il se termine par quelques souscriptions précédées d'une date ainsi conçue : Actum Jrtegiâ villa pago Velcassino sub die et anno auo supra. Malheureusement la première partie de l'acte , à laquelle se réfère cette date , n'existe plus aujourd'hui. Félibien n'a pas expliqué pourquoi il suppose que ce testament a été fait vers l'an 690; mais les caractères de l'écriture ne contredisent nullement cette appréciation, et nous croyons par conséquent pouvoir le ranger parmi les monuments de la fin du voe siècle.

LXI. (Pi. XI, nos 4 et 6.) «Diplôme sur parchemin, d'un style barbare, « ayant un reste de sceau plaqué , donné à Attigny, le 20 juin de la neuvième « année du règne de Childéric III , par lequel Pépin , maire du palais , occupé à « rendre la justice, prononce, au profit de Fulrad, abbé de Saint-Denys , un « arrêt contre une abbesse nommée Ragane , qui s'était emparée d'une terre « dans le Talou , dont les propriétaires, Chairebault et Ailerte, son épouse, «avaient fait présent à l'église de Saint-Denys. (Félibien, Histoire de Saint- « Denys, page 43.) Transcrit [Ibid. Preuves, n° 34) , et dans Mabillon [De re Dipl. « page 490, n° 3 9) . » [Inventaire de la série K.) — Ce diplôme , dont l'encre a beaucoup pâli, est écrit sur un vélin d'une finesse remarquable, mais d'une forme irrégulière. En effet, le haut de l'acte a dix pouces de largeur, et le bas n'en a guère que neuf; la hauteur est d'environ huit pouces et demi. Il y a entre la dernière ligne de l'acte et la date un intervalle de plus d'un pouce et demi où se trouvent la signature et le parafe du notaire [Uuineramnus recognovit). La date est remarquable par la double indication de la neuvième année du règne, qui est exprimée d'abord en toutes lettres, puis indiquée par des chiffres dans lesquels entre l'épisème j3ouj. C'est à ce diplôme qu'a été emprunté l'alphabet n° 6 de la planche XL

LXII. (PI. XII, n° 1.) «Octobre 782. Diplôme sur parchemin , muni d'un « sceau plaqué à moitié endommagé , donné à Héristal , au mois d'octobre de « l'an XIVe du règne de Charlemagne sur les Français , et de l'an VIIIe sur les « Lombards, par lequel il confirme un échange de biens fait par Fulrade, abbé « ou archiprêtre de Saint-Denys, avec Euphémic , abbé de Saint-Pierre de Metz. «Copié dans Mabillon [De re Diplom. page 5oi , n° 54), et dans Félibien « [Histoire de Saint-Denys , Preuves, page 4o, n° 59). » [Inventaire de la série K.\ — Ce diplôme est écrit sur une feuille de vélin de forme irrégulière, dont la

hauteur varie entre neuf et dix pouces; la largeur est d'environ un pied dix pouces. H y a près de deux pouces de distance entre la dernière ligne de l'acte et la date. C'est dans cet intervalle que se trouve le monogramme placé entre le mot signum et les mots Caroli gloriosissimi régis. Le corps des lettres de cette formule a environ neuf lignes de hauteur. A deux pouces à droite du mot régis se trouve le fragment du sceau, et après le sceau vient la formule du notaire, Uuidolaicus ad vicem Radonis, accompagnée d'un parafe à droite duquel sont des notes de Tiron, dont l'inventaire donne la traduction suivante : « Uuidolaicus in vicem Radonis recognovi et subscripsi. Optulit Rado. »

LXIII. (PL XI, n° 7, et PL XII, n° 2.) « 23 janvier 83g. Diplôme sur parie chemin, muni d'un sceau plaqué, donné à Attigny le X des kalendes de « février, l'an XXVI du règne de Louis le Débonnaire , par lequel cet empereur « confirme un échange de terreins au territoire de Meaux, fait entre Hilduin, « abbé de Saint- Denys, et Ermentrude, abbesse de Jouarre. Transcrit dans « Mabillon [De re Diplomat. page 52 5, n° 80), et dans Félibien [Histoire de « Saint-Denjs , Preuves, page 59, n° 78). » [Inventaire de la série K.) — Ce diplôme est écrit sur une feuille de vélin d'une finesse et d'une blancheur remarquables; la hauteur de cette feuille varie entre dix-neuf et vingt pouces; sa largeur est d'environ un pied dix pouces et demi. La ligne de la date est la seule dont la direction ne soit pas régulière; elle est séparée du Corps de l'acte par un intervalle qui est d'abord de quatre pouces , et qui finit par se réduire de près d'un pouce. C'est dans l'espace intermédiaire qu'a été écrite la formule du notaire : Glorius nolarius ad vicem Hucjonis recognovi, etc. Après cette formule se trouve le sceau, dont la conservation est parfaite, quoique l'inscription manque en général de relief.

LXIV. (PL XII, n° 3.) «21 juillet 877. Beau diplôme, muni d'un sceau « plaqué sain et entier, donné à Langres le XII des kalendes d'août, indict. X, « l'an XXXVIII du règne de Charles le Chauve en France, et II de son empire, « par lequel ce prince fait rendre au monastère de Saint -Denys le village de « Cellières ou Sopin-le-fort dans le Barrois, sur la rivière d'Aube , lequel, par >( la négligence des régisseurs, était tombé dans les mains du fisc royal. Trans- « crit dans Doublet, page 807. » [Inventaire de la série K.) — Ce diplôme a près de deux pieds et demi de hauteur sur un pied sept pouces et demi de largeur. Les lignes s'appuient sur des raies tracées à la pointe sèche , et séparées chacune par un intervalle d'un pouce et demi. L'intervalle entre la dernière ligne de l'acte et celle du monogramme est un peu plus grand que sur ]efac-swule.

En tête de chaque ligne, il y a une marge de près de deux pouces; la marge de la fin des lignes est moins grande et moins uniforme ; la portion écrite de chaque ligne s'étend sur une longueur de seize pouces et demi environ. La raie sur laquelle s'appuie la formule du notaire est à trois pouces plus bas que l'annonce du monogramme; à la suite de cette formule se trouve le sceau, qui est entouré par des traits en forme de parafe, au milieu desquels on lit en pure minuscule : « Franco praepositus ambasciavit. » L'acte se termine par la date , qui est à près de deux pouces plus bas que la formule du notaire. Cette formule est écrite en lettres allongées, ainsi que la première ligne du diplôme; mais la hauteur de ces lettres est moindre que dans l'annonce du monogramme.

LXV. (PI. XII, n° l\.) « 28 mai 917. Diplôme un peu maculé, muni d'un « sceau plaqué entier, donné à Attigny le V des kalendes de juin, indict. V, la « XXVe année du règne de Charles le Simple, par lequel ce prince, à la prière « de Piobert, son parent, abbé, et des anciens moines de Saint-Denys, restitue «à ce monastère la terre de Lagny-sur-Marne , qui lui avait été donnée par «le roi Dagobert. (Voyez Félibien, Histoire de Saint-Denys , page io3.) Trans- « crit [Ibicl. Preuves, page 79, n° io4), et dans Doublet, page 8i4- » (Inventaire de la série K.) — Ce diplôme a un pied six pouces de hauteur sur un pied cinq pouces et demi de largeur. Les lignes s'appuient sur des raies tracées à la pointe sèche, et séparées par un intervalle de près d'un pouce. Après le texte vient la ligne du monogramme, puis celle de la formule du notaire, et enfin celle de la date, que les dimensions de la planche ont forcé de partager en deux. Le sceau est placé à la fin de la ligne occupée par la formule du notaire. On remarque, dans ce diplôme, l'emploi très -fréquent de Ye à cédille pour remplacer Yœ.

LXVI. ( PL XII, n° 5.) « Sans date ; vers 986. Beau diplôme, un peu endom- «magé, ayant la place d'un sceau plaqué, donné à Compiègne, par lequel « le roi Lothaire et Louis, son fils, à la prière d'Eliziard, évêque de Paris, con- « firment les terres et possessions du chapitre de l'église de Paris avec les au- « tels et les églises qui en dépendent , ainsi que le cloître , et autres privilèges « accordés au dit chapitre par les rois leurs prédécesseurs. Accompagné d'une « très-belle copie duxue siècle, d'un vidimus du roi Philippe le Bel en 1309, de « trois copies collationnées, et d'une copie imprimée. Enregistré en la Chambre « des Comptes, le 10 décembre 17^0. » [Inventaire de la série K.) — Ce diplôme a près de deux pieds trois pouces de hauteur sur un pied neuf pouces de lar-

geur. Les lignes s'appuient sur des raies tracées à la pointe sèche , et distantes entre elles de trois quarts de pouce. Cet intervalle donne la mesure de l'écriture allongée qui a été employée i° pour la première ligne, 2° pour l'annonce du monogramme de Lothaire et de celui de son fds, 3° pour la formule du chancelier, /t°pour la date du lieu, qui est seule énoncée. Dans le reste de l'acte, l'écriture est partout conforme à celle du fac-similé. La diphthongue œ est tantôt exprimée par l'a et Ye séparés ou par Ye à cédille , tantôt remplacée par Ye simple. Ce diplôme est nécessairement compris dans l'intervalle qui s'est écoulé entre l'association de Louis V à la royauté et la mort de son père, c'est-à-dire, suivant l'Art de vérifier les dates, entre le 8 juin 978 et le 2 mars 986; mais il pourrait être considéré comme antérieur à l'année g83. En effet, Éliziardus obtint de Benoît VII la confirmation des privilèges qui avaient été accordés à son église ; or Benoît VII est mort le 1 o juillet 983 , et sa confirmation, qui est datée du III des kal. de janvier, est du 3o décembre 982 , au plus tard. Comme il est dit d'ailleurs dans cette confirmation qu'Eliziardus , arrivé à Rome , montra les donations faites par les rois pour assurer le repos de leurs âmes, il paraît probable que la donation de Lothaire et de son fils était du nombre de celles pour lesquelles l'évêque de Paris sollicitait l'approbation du souverain pontife. Ce diplôme serait donc compris entre les années 978 et 982.

LXVII. (PL XII, nos 6 et 6 bis.) «Bulle sur papyrus, collée sur parchemin. « Elle confirme à l'abbaye de Saint-Denys ce qui avait été réglé et ordonné par «Louis le Débonnaire et Charles le Chauve, pour la conservation, amélio- « ration et augmentation des biens et revenus à l'usage des religieux de ladite « abbaye. » (Inventaire de la série L.) — Cette bulle, munie d'un sceau en plomb pendant à une ficelle, est aujourd'hui placée clans un cadre. Elle a trois pieds sept pouces de hauteur sur onze pouces trois quarts de largeur. Les lettres de la première ligne ont près d'un pouce de hauteur. L'N du mot Nicolaus est d'une forme singulière; c'est un U, accompagné d'un Ion g trait vertical, qui part du haut de la branche gauche et qui descend de près de neuf lignes au-dessous de la lettre. L'I est enclavé dans l'U, et 10 dans le C. Les e présentent la forme de deux 0 superposés , mais Yo inférieur est beaucoup plus fort que l'autre ; ainsi , dans le initial du mot episcopus , qui est exprimé par les deux lettrés ep, Yo inférieur a neuf lignes de hauteur, et Yo supérieur en a tout au plus deux. Ces formes extraordinaires ne se retrouvent pas du reste dans le corps de l'acte, qui a les caractères habituels de la cursive lombardique, comme on peut le voir d'après le fac-similé n° 6; mais la date commence par une conjonction de lettres

fort extraordinaire , qui a été représentée clans la planche XII , sous le n° 6 bis. Nous avons eu occasion de rapporter en entier, dans la liste alphabétique des princes souverains, à l'article de Nicolas Ier, le texte de la date, qui répond au 28 avril 863. Cette bulle a été publiée par Doublet, page 454 ; voyez aussi Mabillon [De re Diplom. page 44o).

LXVIII. (PI. XII, n° 7.) « ier décembre m4. Bulle du pape Pascal II, « accordée à l'abbé et aux religieux du couvent de Saint-Victor-lès-Paris, portant « confirmation du pouvoir accordé aux dits religieux de nommer eux-mêmes « leur abbé, sans l'interposition d'aucune puissance séculière, et de la donation «de leurs biens, faite par Louis VI, roi de France, leur fondateur, savoir: « i° de la ville de Puiseaux, etc. » [Inventaire de la série L. ) — Cette bulle a deux pieds un pouce et demi de hauteur sur un pied de largeur. L'écriture s'appuie sur des raies tracées à la pointe sèche, et distantes entre elles de sept lignes. L'intervalle des deux premières raies est rempli par le corps des lettres de la première ligne, qui est en écriture fine, étroite, et très-allongée. La fin de la suscription , qui occupe le premier tiers de la seconde ligne, présente un mélange de capitale , d'onciale et de cursive. Le reste de l'acte offre une minuscule qui se rapproche de la cursive dans quelques lettres à traits excédants. Le commencement et la fin des lignes sont limités par deux perpendiculaires tracées à la pointe sèche; mais les dernières syllabes empiètent quelquefois sur la marge. Au reste , l'écriture de cette bulle ne s'écarte pas de celle que l'on rencontre dans les diplômes français delà même époque. On n'a donc reproduit, sous le n° 7 de la planche XII, que le cercle, la souscription du pape, et le monogramme du Benevalete. La souscription du pape a conservé, dans le fac-similé, les mêmes proportions que sur la bulle ; mais les dimensions de la planche ont forcé à réduire de moitié le diamètre àxi cercle et la hauteur du monogramme, en sorte que la superficie occupée ici par ces deux figures est quatre fois moindre que dans l'original. La souscription est à un pouce trois quarts environ de la dernière ligne du texte, et la date, qui occupe deux lignes, est placée trois pouces plus bas que la souscription. La bulle de plomb qui accompagnait cet acte a disparu; il ne reste plus que les lacs de soie jaune qui avaient servi à la suspendre.

LXIX. ( Pi. XIII, n° 1 .) Ce fac-similé a été reproduit d'après la planche LXVIII du Nouveau Traité de Diplomatique, tome III, page G71. Les Bénédictins annoncent que ce modèle d'écriture cursive est tiré d'un diplôme accordé en 988 par Hugues Capet, à l'église de Sainte-Colombe de Sens. Nous n'avons pas

cru pouvoir nous dispenser de reproduire un échantillon de cette écriture si différente de celles que l'on rencontre dans les diplômes de la fin du xe siècle. Les Bénédictins, qui ont eu l'original entre les mains, disent qu'il avait vingt et un pouces de hauteur sur vingt- trois pouces de largeur. La date du jour [V nouas junii) renferme nécessairement une erreur : l'écrivain avait mis II ou IV, puisqu'il n'y a que quatre jours de nones.

LXX. (PL XIII , n° 2 .) Voici la notice de Bréquigny sur ce diplôme. « Diploma « HugonisCapeti, quo potestatem quam vocant Everam, monasterio Floriacensi « olim concessam, ab omni exactione immunem déclarât, exceptis quibusdam « consuetudinibus Arnulfo, Arnulfi episcopi Aurelianensis nepoti , solvendis , « quamdiu viveret episcopus. Actum Parisius civitate publiée, anno dominicœ incar- «■ nationis dccccxciii indictione VI, anno vu régnante gloriosissimo rege Hugone et « inclito fdio ejus Roberto. Mabill. acta SS. Benedict. sœculi\i, part. I, p. 34; ex « autogr. =Rec. des Hist. de France , tome X, p. 56 1 ; ex Mabill. » (Bréquigny, Tab. chron. des dipl. tome I, p. 492.) — Ce diplôme est écrit sur une feuille de parchemin qui a un pied dix pouces de hauteur , et dont la largeur , plus considérable dans le haut que dans le bas, varie entre quatorze pouces et demi et treize pouces et demi. Le parchemin est un peu déchiré dans deux endroits : il en résulte une lacune d'un demi-pouce dans la première ligne du diplôme, et une autre dans le mot signum, qui est en tête de l'annonce du monogramme de Robert. Le sceau qui accompagnait ce diplôme a disparu. L'écriture s'appuie sur des raies tracées à la pointe sèche. La première ligne est en lettres allongées, mais qui ne sont pas toutes de forme cursive; on y trouve aussi de la minuscule et de la capitale , ainsi que dans les annonces qui précèdent les deux monogrammes , et dont les caractères ont plus d'un pouce de hauteur. Quant à l'écriture du corps de l'acte, elle est reproduite dans le fac - simile ; mais les dimensions de la planche ont forcé à scinder les lignes.

LXXI. (PI. XIII, n° 3.) « 25 janvier 998. Beau diplôme, muni d'un sceau « plaqué un peu rogné , donné au monastère de Saint-Denys , le VIII des kal. de « février, indict. XI, l'an Ier du règne du roi Piobert, par lequel ce prince, à la «prière de Vivien, abbé de Saint-Denys, confirme à ce monastère le don de «la ville et banlieue de Saint-Denys que lui a fait le roi Dagobert, et qui a « été ratifié par Charlemagne , Louis le Débonnaire et Charles le Chauve ; de « plus , règle un différend important entre le dit monastère et Bouchard , sei- « gneur de Montmorency. Voyez Félibien, Histoire de Saint-Denys, page 117. «Transcrit, Ibid., Preuves, page 82, n° 109; et dans Doublet, page 822.

ii. â\

« Accompagné de quatre copies , une collationnée , et trois informes. Confirmé « et enregistré au Parlement , par arrêt du 8 février 1 3 57 , dont il y a une copie «informe. » [Inventait^ de la série K.) — Ce diplôme a un peu plus de deux pieds de hauteur sur dix-huit pouces de largeur. Le vélin est d'une blancheur remarquable , un peu déchiré dans le bas et dans les plis. L'écriture s'appuie sur des raies tracées à la pointe sèche , et distantes entre elles d'environ neuf lignes. Les signatures ont été tracées toutes par l'écrivain de la pièce; elles sont, ainsi que la date, de la même écriture que le corps de la pièce, c'est-àdire conformes à l'échantillon que reproduit le fac-similé. Le copiste n'a employé un autre corps d'écriture que pour le monogramme (qui n'est d'ailleurs accompagné d'aucune annonce) et pour la première ligne du diplôme , où l'on remarque un mélange de capitale et d'onciale étroite et allongée; la lettre n est peut-être la seule qui affecte de temps en temps le caractère cursif. En tête de cette première ligne est une invocation dont les traits sont aussi confus que multipliés. Quant à la date de ce diplôme, il semble que l'on doit plutôt la fixer au 2 5 janvier 997 qu'à l'année suivante. En effet, quand même l'indiction XI ne pourrait convenir à l'année 997, l'an Ier du règne de Robert conviendrait encore moins à l'année 998; mais il est reconnu que, dans les dates des diplômes de Piobert, l'indiction a été rarement marquée selon le calcul ordinaire; or, en supposant que l'on a pris pour point de départ de l'indiction l'année 3i2 au lieu de l'année 3 1 3 , l'indiction s'accordera avec l'an 997.

LXXII. (Pi. XIII, n° 4-)« io58. Beau diplôme, muni d'un sceau plaqué sain «et entier, donné à Paris la XXVIIIe année du règne de Henri Ie' , par lequel « ce prince, à la prière de Hubert, abbé de Saint-Germain-des-Prés, autorise « les hommes de corps de ce monastère à témoigner en jugement contre les per- « sonnes libres. » [Inventaire de la série K.) — Ce diplôme a un pied neuf pouces de hauteur; sa largeur varie entre treize pouces et demi et douze pouces trois quarts. Le parchemin en est extrêmement épais. Quoiqu'il ait souffert de l'humidité , l'écriture s'est parfaitement conservée. Elle s'appuie sur des raies tracées à la pointe sèche, et distantes entre elles d'un pouce , comme l'indique le fac-similé. La suscription qui occupe environ les deux tiers de la première ligne , est en caractères très-allongés, où l'on remarque un mélange de capitale, d'onciale et de cursive. Cette ligne est terminée par une écriture semblable à celle du corps de l'acte, c'est-à-dire conforme au fac-similé. La même écriture règne dans la souscription du chancelier et dans la date , qui est placée trois pouces et demi plus bas que cette souscription. C'est au milieu de la souscription que se trouve le monogramme dans lequel on remarque l'abréviation us exprimée

par le signe 9. Le sceau est plaqué dans l'intervalle qui sépare la souscription du chancelier et la date.

LXXIII. (PI. XIV, n° 1.) «25 février 1100. Diplôme élégant, muni d'un «large sceau plaqué, donné à Paris le VI des kal. de mars, l'an XLIII du «règne de Philippe Ier, par lequel ce prince, du consentement de Louis son « fils et de la reine Bertrade, fait don d'une femme serve à l'église de Paris, «suivant la demande que lui en ont faite Foulques, doyen, et Waltramme, « chantre de la dite église. » [Inventaire de la série À.) — Ce diplôme a dix-huit pouces de hauteur sur onze pouces et demi de largeur. L'écriture s'appuie sur des raies tracées à la pointe sèche et distantes entre elles de neuf lignes. L'invocation de la Sainte Trinité qui occupe le commencement de la première ligne présente un mélange de capitale, d'onciale et de cursive ; le corps des caractères a neuf lignes de hauteur. Quant au reste de l'acte, il est semblable au modèle du fac-similé ; il faut en excepter toutefois le monogramme, dont les éléments se rattachent à l'écriture capitale. Au lieu d'être placé après le texte de l'acte, il est inséré dans le milieu de l'annonce : prœcepimus sigillé- et caractère (monogramme) nostri nominis honestari. La souscription du chancelier se termine par le monogramme de J. C; elle est placée à trois pouces et demi plus bas que l'annonce des témoins , qui fait suite au corps de l'acte. Le sceau, dont il n'existe que des fragments, avait été plaqué à droite et audessous de la souscription du chancelier. La date , qui vient immédiatement avant l'annonce des témoins, présente quelque difficulté pour la concordance des notes chronologiques. Nous pensons cependant que la date réelle de cet acte est plutôt le 24. février 1101 que le 2 5 février 1100. (Voy. la Liste alphabétique des princes souverains, à l'article de Philippe Ier, tome I, page 35o, ire colonne. )

LXXIV. (PI. XIV, n° 2.) «1108. Très-beau diplôme, muni d'un large « sceau plaqué sain et entier , donné à Paris la première année du règne de «Louis VI, dit le Gros, par lequel ce prince autorise les serfs du chapitre « de l'église de Paris à témoigner et à se battre en justice envers et contre « toute sorte de personnes tant libres que serves. Enregistré en la Chambre « des Comptes le 10 décembre 1740. » [Inventaire de la série K.) — Ce diplôme a un pied neuf pouces de hauteur ; sa largeur varie entre quatorze et quinze pouces. L'écriture s'appuie sur des raies tracées à la pointe sèche et distantes entre elles d'environ quatre lignes et demie. La minuscule reproduite par le fac-similé règne dans tout le corps de l'acte, excepté dans la suscription et l'an-

nonce du monogramme, où l'on trouve un mélange de capitale, d'onciale et de minuscule. Les caractères ont près de neuf lignes de hauteur dans la suscription, et six lignes seulement dans l'annonce du monogramme. Cette annonce est placée dans un intervalle ménagé entre la dernière ligne de l'acte et la date, qui a été écrite deux pouces et demi plus bas. Le sceau est plaqué audessous de la date, à plus de quatre pouces et demi de la dernière ligne de l'acte. Le texte de ce diplôme, en n'y comprenant pas la suscription, l'annonce des témoins et la date, ne renferme qu'une seule abréviation dans vingt-quatre lignes qui ont toutes plus d'un pied de longueur.

LXXV. (PI. XIV, n° 3.) « 1 1 19. Diplôme muni d'un large sceau plaqué, donné « à Paris l'an XIIe du règne de Louis le Gros, et le VIe de la reine Adélaïde, par « lequel ce prince confirme les privilèges du cloître de Notre-Dame de Paris « et y ajoute les maisons de Hubert de Senlis et d'Allegrain d'Etampes, cha- « noines de ladite église. Enregistré en la Chambre des Comptes le 3o dé- « cembre 1740. » {Inventaire de la série K.) — Ce diplôme a plus de deux pieds deux pouces de hauteur sur un pied de largeur. L'écriture s'appuie sur des raies tracées à la pointe sèche. La première ligne présente comme à l'ordinaire un mélange de capitale , d'onciale et de minuscule dont les caractères étroits et allongés ont d'abord un pouce de hauteur et diminuent graduellement de près d'un demi-pouce. Dans le reste de l'acte l'écriture est semblable au fragment reproduit par le fac - simile , et les traits excédants des lettres s'y croisent de la même manière. Immédiatement après le corps du texte vient la date, qui occupe une ligne entière; les deux lignes suivantes sont remplies par la formule Astantibus, etc., et les noms des grands officiers; puis, après le nom du grand chambrier, à la fin de la seconde ligne, se trouve le monogramme du roi. Ce n'est qu'au commencement de la ligne suivante qu'est la formule data per manum Stephani cancellarii. Le sceau est plaqué au bas du parchemin à gauche; mais l'empreinte a été faite à contre-sens, de sorte que le roi a la tête en bas et les pieds en l'air.

LXXV1. (PL XIV, n° 4.) 112/i. Diplôme sur parchemin, dont le sceau est plaqué, et par lequel Louis VI confirme un ancien usage existant entre les serfs de trois villages (Vdlœ-Novœ, Moncii, Caloili) placés sous son autorité immédiate, et ceux de l'abbaye de Sainte-Geneviève. D'après cette coutume appelée befeht, les femmes serves épousant un homme serf suivent la servitude de leur mari, ainsi que les enfants qui naissent de ce mariage. Le texte de cet acte est transcrit presque en entier dans du Cange au mot Befeht. La date en est ainsi

conçue: « Actum publiée Parisiusan noincarnati Verbi M. C.XX1V, regni nostri « XVI. » Ce diplôme a été réuni depuis peu à la série K. Il a près de dix-huit pouces de hauteur sur neuf pouces et demi de largeur. L'écriture s'appuie sur des raies tracées à la pointe sèche et distantes entre elles de neuf lignes. L'invocation de la Sainte Trinité, qui précède le texte de l'acte, présente un mélange de capitale et de minuscule étroite et allongée, dont la hauteur atteint à près d'un pouce. Cette invocation et la croix qui la précède occupent la moitié de la première ligne; l'autre moitié est restée en blanc. La seconde ligne, à l'exception des quatre derniers mots [iusticiam ego Dei gralid) , a été reproduite dans le fac - simile , qui est conforme à l'écriture du reste de l'acte. Le monogramme est tracé dans le corps même du texte, au milieu delà phrase qui lui sert d'annonce. La date est suivie de la formule Astantibus, etc. et de l'énumération des grands officiers. Un peu plus bas est la formule dat. per manum Sthephani cancellarii, et immédiatement en dessous le sceau plaqué dont la partie gauche n'existe plus.

LXXVII. (PL XIV, n° 5.) « 1 1 kk. Diplôme donné à Paris l'an VIII du règne «de Louis VII, dit le Jeune, portant qu'à l'occasion de la translation des « reliques de S. Denys, il a donné au monastère de ce nom plusieurs droits «et revenus qu'il possédait à Cergy, Cormeilles, Trappes et ailleurs, s'y ré- « servant néanmoins le droit de gîte. Sceau pendant. Accompagné d'une copie « collationnée et de la copie d'un vidimus donné à Sens par S. Louis, en mars « 1269. Voyez Félibien, Hist. de S. Denys, page 173. Transcrit, Ibid., Preuves , «page 106, n° 1 35; et dans Doublet, page 868. » [Inventaire de la série K) — Ce diplôme a un pied neuf pouces de largeur sur un pied quatre pouces de hauteur, non compris un repli d'un pouce et demi dans le bas de l'acte. L'écriture s'appuie sur des raies tracées à la pointe sèche et dont le fac-sumle indique la distance. Les mots Ego Ludouicus, etc., sont précédés de l'invocation de la Sainte Trinité. Cette invocation présente un mélange de capitale et de minuscule étroite et allongée, dont les caractères ont neuf lignes de hauteur. La première ligne comprend outre cette invocation et le fragment reproduit par le fac-similé, les mots manifesté cognouimus summa cura. Les lignes suivantes sont de la même longueur. La date et l'énumération des grands officiers font corps avec l'acte; mais la formule data per manum Cadurci cancellarii est à près de deux pouces et demi plus bas que la dernière ligne de l'acte , un peu au-dessus du repli. Les différentes syllabes de cette formule sont espacées de manière à occuper toute la largeur du parchemin. La première syllabe du nom du chancelier correspond à peu près au milieu de la ligne et se trouve

enclavée dans la partie inférieure du monogramme HLVDOVICVS. La courroie à laquelle le sceau est suspendu traverse le repli du parchemin à droite du monogramme et un peu plus bas.

LXXVIII. (PI. XV, n° 1 .) « 1147. Lettres du roi Louis VII , le Jeune, données à « Paris l'an XI dé son règne, par lesquelles il ordonne que la taille qui se lèvera «en son nom sur les terres de l'évêché de Paris, le siège vacant, n'excédera pas « la somme de soixante livres. Le sceau, qui pendait à des lacs de soie jaune, a « disparu. » (Inventaire de la série K.) — Ce diplôme a plus de quatorze pouces de largeur sur un pied sept pouces de hauteur, sans compter le repli du parchemin dans le bas de l'acte. L'écriture s'appuie sur des raies tracées au crayon; la distance des lignes est la même que sur la gravure. Les passages reproduits dans ce fac-similé sont empruntés au corps de l'acte; mais la première ligne, ainsi que la formule du chancelier, présente un mélange de capitale, d'onciale et de minuscule étroite et allongée. Cette écriture a près d'un pouce de hauteur dans la première ligne et un peu plus d'un demi-pouce dans la formule du chancelier. Le monogramme (HLVDOVICVS) est placé entre la première et la seconde syllabe du nom du chancelier [Cadurcif La lettre H qui en forme pour ainsi dire le cadre a deux pouces de hauteur sur deux pouces un quart de largeur. Il suffit de jeter un coup d'œil sur le fac-similé pour reconnaître que ce diplôme a été écrit avec autant de soin que d'élégance. On remarquera aussi que la date, commençant par actum, et rémunération des grands officiers se rattachent au corps même du diplôme; la formule du chancelier en est au contraire séparée par un intervalle de deux pouces.

LXXIX. (PL XV, n° 2.) « 1 ig5. Lettres du roi Philippe-Auguste, données à «Paris l'an XVII de son règne, portant que Richard de Vernon, par ordre de «Richard, roi d'Angleterre, lui a donné en échange la châtellenie de Vernon «et la terre de Longueville, et qu'en contre-échange il a donné au dit Ri- « chard , en fief et à hommage lige par le service de cinq chevaliers , les seigneu- « ries de Montmeilland, Plailly, etc. » [Inventaire de la série K.) — Cette charte a sept pouces et demi de largeur sur dix pouces de hauteur, sans compter le repli du parchemin dans le bas de l'acte. L'écriture au fac-similé a été employée dans tout le corps de l'acte; mais la formule data vacante cancellartd présente un mélange de lettres minuscules et de capitales à traits excédants dans le genre de l'A du mot actum et de l'N du mot nonagesimo, qui font partie de la première ligne an fac-similé. Un sceau en cire verte pend à des lacs de

soie jaune et rouge. Le monogramme est placé entre le mot vacante et le mot cancellaria. On ne trouve pas sur le parchemin de raies tracées soit au crayon, soit à la pointe sèche.

LXXX. (PL XV, n° 3.) «A Paris, 1207. Lettres du roi Philippe-Auguste, « de la XXVIIe année de son règne, confirmatives de la manumission donnée «par Jean, abbé, et le couvent de Saint-Germain, à Milon d'Emant, leur «maire, à sa femme et à ses enfants; lequel Milon s'est démis de la mairie « d'Emant, moyennant que ceux de Saint-Germain lui ont donné la somme « de trois cent quarante livres provinoises. » [Note jointe à l'acte original.) — Cette charte, retirée depuis peu des cartons de Saint-Germain des Prés pour être réunie à la série K, a près de sept pouces un quart de largeur sur huit pouces un quart de hauteur, non compris le repli qui existe dans le bas du parchemin. Le corps de l'acte se compose de quatorze lignes semblables à celles que reproduit le fac-similé. Un pouce plus bas que la dernière ligne est la formule data vacante cancellaria, dont les caractères sont les mêmes, mais dont les syllabes sont espacées de manière à occuper avec le monogramme toute la longueur de la ligne. En tête de la ligne suivante, on lit: per manum fratris Garini. Le sceau, qui pendait à des lacs de soie verte et rouge, a été détaché.

LXXXI. (PL XV, n° 4.) « A Melun, 1225. Lettres du roi Louis VIII confir- « matives de l'acquisition faite par les religieux de Joyenval sur le juif Dieu- « donné du droit de tonlieu sur le pain à Paris. Le sceau a disparu. » [Inventaire de la série K. ) — Cette charte a un peu plus de neuf pouces de largeur sur dix pouces de hauteur, non compris le repli qui existe dans le bas du parchemin. La première ligne ne se distingue des autres que par les traits excédants de quelques lettres; mais la formule du chancelier est en lettres du genre de l'A initial du mot abbatie qui se trouve dans la seconde ligne du fac-similé. Cette formule est ainsi conçue : Data per manum Guanni Silvanectensis episcopi cancellarii. Le monogramme est placé entre les mots Guanni et Silvanectensis. Il est divisé en trois parties indépendantes : la première fournit les lettres LVD, la seconde l'O dans lequel est enclavé l'I, la troisième se compose d'un C carré conjoint avec les lettres VS.

LXXXII. (PL XV, n° 5.) «Juillet 1287. Accord entre Jeanne, comtesse de « Flandre et de Hainault, et le châtelain de Lille, pour leurs droits respectifs. » [Inventaire de la série K.) — Cette charte a treize pouces de largeur sur neuf pouces de hauteur; mais elle a été mutilée dans le bas, et la dernière ligne de l'acte a

disparu en partie. Toutefois on peut encore rétablir presque en entier le texte de la date : « Ce fu fait l'an de l'incarnation nostre Segneur m0 cc° et trente « siet, el mois de... » L'inventaire indique en outre le nom du mois; mais le mot est trop incomplet pour qu'on puisse le déchiffrer exactement. Le sceau annoncé dans l'acte a disparu. L'écriture du fragment reproduit par lefac-simile est conforme à celle de tout le reste de l'acte, si ce n'est que la première ligne se distingue par quelques traits excédants qui ont souvent près d'un pouce de hauteur.

LXXXIII. (PL XVI, n° 1.) «A Longpont, janvier 12 38. Lettres du roi Saint « Louis confirmatives d'un accord fait entre l'abbaye de Saint-Denys et Fas- «trede, avoué de la Flamangrie, sur les différends mus entre les parties au « sujet des droits prétendus par ledit Fastrede dans l'étendue des villages de «la Flamangrie, etc. Scellées. Très-élégant original. » [Inventaire de la série K.) — Ce diplôme a un pied neuf pouces de largeur sur dix-huit pouces trois quarts de hauteur, sans compter un repli de deux pouces et demi qui existe dans le bas du parchemin. L'écriture, qui s'appuie sur des raies tracées au crayon, est partout la même que dans le fac-similé. Cet acte se compose de cinquantesix lignes qui ont chacune un pied huit pouces de longueur. Le sceau qui tient à l'acte est assez bien conservé ; il est suspendu à des lacs de soie rouge.- Il est inutile de faire observer que la date de janvier 12 38 doit être considérée comme appartenant à l'année i23o,.

LXXXIV. (PL XVI, n° 2.) «A Melun, janvier 1268. Lettres du roi Saint « Louis , par lesquelles il exempte de tout péage l'abbaye de Saint-Denys. Le «sceau a disparu. Transcrites dans Félibien, Hist. de Saint-Denys, Preuves, «page ni, n° 175, et dans Doublet, page 908. » [Inventaire de la série A.) — Cette charte a dix pouces trois quarts de largeur et onze pouces de hauteur, £ans compter le repli qui existe au bas de l'acte. L'écriture s'appuie sur des raies tracées à la pointe sèche. Le corps de l'acte est en tout conforme au fac-sim le; mais l'invocation, qui remplit la première ligne presque en entier, et la formule data vacante cancellariâ présentent un mélange de capitale, d'onciale et de minuscule à gros traits d'un demi-pouce de hauteur; chaque mot est séparé par trois points en forme d'o disposés verticalement. Le monogramme placé au milieu de la formule data, etc., a près de trois pouces de largeur sur un pouce et demi de hauteur. Le sceau, qui n'existe plus, était attaché à des lacs de soie ronge. L'acte est daté du mois de janvier 12 58 et de la trenlotroisieme année du règne, ce qui répond à l'an 1269.

LXXXV. (PI. XVI, n° 3.) «A Paris, septembre 1268. Sentence arbitrale « rendue par le roi Saint Louis entre Tbibault, roi de Navarre, comte de Cham- « pagne et de Brie, et Henri, comte de Luxembourg, d'une part, et Thibault, « comte de Bar, d'autre part, au sujet de l'inféoda tion de Ligny. Pareille pièce « datée de Paris en novembre 1 268. » (Inventaire de la série K.) — Le fac-similé est emprunté à la sentence de novembre 1 268. Cette charte a sept pouces et demi de largeur sur huit pouces un quart de hauteur, sans compter le repli qui existe dans le bas du parchemin. L'écriture s'appuie sur des raies tracées au crayon. Le fac-similé reproduit les trois premières lignes de la charte, dont l'écriture est partout la même. Le sceau est attaché à une bande de parchemin.

LXXXVI. (PI. XVI, n° 4:) « 1^83. Testament de Renaud de Nanteuil, évêque « de Beauvais, et inventaire de ses biens. Deux pièces. » ( Inventaire de la série K.) — La pièce principale est le testament vidimé par l' officiai de Paris. Cet acte se compose de trois feuilles de parchemin cousues les unes à la suite des autres et scellées aux points de réunion. Ces trois feuilles ont ensemble près de cinq pieds de hauteur; leur largeur est de dix-neuf pouces et demi. L'écriture s'appuie sur des raies tracées au crayon. Cette écriture est partout la même que dans le fac-similé. Le vidimus est daté de l'an 12 83, le jeudi après la fête de saint Nicolas d'hiver, ce qui répond au 9 décembre.

LXXXVII. (PI. XVI, n° 5.) «A Paris, janvier 1282. Copie vidimée par le «prévôt de Paris, le 2 5 février 1287, de lettres du roi Philippe III le Hardi « confirmatives de la donation faite aux religieuses de Longchamp, par Jean « d'Harcourt, de vingt livres de rente, à prendre en celle de quatre-vingts livres « sur la prévôté de Pont-Audemer ; avec une autre copie vidimée par le même « en 1 289, plus l'acte original en français de la dite donation par Jean d'Har- « court, chevalier, en juillet 1281. Les sceaux ont disparu.» [Inventaire de la série K.) — Le fac-similé est emprunté au vidimus daté de l'an 1287, le mardi après les brandons, ce qui répondrait au 2 5 février s'il s'agissait de l'année,

1287 et non de l'année 1288 avant Pâques. Or, comme cette seconde hypothèse est plus probable, la date du mardi après les brandons correspond en

1288 au 16 février. Cette charte a huit pouces de largeur et sept pouces trois quarts de hauteur, sans compter le repli qui existe au bas de l'acte. La direction de la première ligne est marquée, ainsi que la marge, par une raie tracée à la pointe sèche. Cette écriture est partout la même que dans le facsimilé.

LXXXVIII. (PL XVI, n° 6.) « Piegistre des cens et rentes dus à la commu- « nauté de Saint-Samson de Douay, tant en la ville qu'à la campagne. » [Note inscrite sur la couverture du registre.) — Ce registre a dix pouces de hauteur sur près de sept pouces de largeur. Le cadre destiné à l'écriture est marqué, ainsi que la direction des lignes, par des raies tracées au crayon. Le passage reproduit dans le fac-similé est en encre rouge comme tous les titres du registre; mais les formes de l'écriture sont exactement les mêmes dans les titres que dans le corps du texte. Cette observation ne s'applique point à des additions postérieures que l'on rencontre à presque toutes les pages.

LXXXIX. (PL XVI, n° 7.) «26 mai 1 3^2. Mandat donné par Jean de Saint- « Quentin , député par le roi pour les approvisionnements et garnisons des « frontières de Flandres et de Hainault, à Colart Cavesnel, garde des dits ap- « provisionnements au Cateau-Cambresis, de fournir au sieur Soyer de Gand, « chevalier, châtelain de la Malmaison en Cambresis, une certaine quantité de « blé , vin et avoine. » [Inventaire de la série K.) — Ce mandat est écrit sur un morceau de parchemin qui a trois pouces de hauteur sur dix pouces et demi de largeur. Un petit cachet en cire rouge a été appliqué sur une bande étroite découpée dans le bas de l'acte, auquel elle tient par une de ses extrémités. L'écriture reproduite dans le fac-similé règne dans toute l'étendue de la charte.

XC. (PL XVII, n° 1 .) « Lettre du roy enjoignant à Pierre Scatisse, son trésorier, « de payer au prince de Galles la somme de quinze mille doubles, faisant partie « de ce qu'il s'est obligé envers lui pour Bertrand du Guesclin. 5 mars. Au bas « de cette lettre, il y a deux lignes escrites de la main du roy Charles V. » [Inventaire du Trésor des Chartes.) — Cette lettre est écrite sur un morceau de parchemin de six pouces de hauteur sur treize pouces de largeur. Elle est en écriture cursive, mais d'une autre main que celle du fac-similé, qui reproduit les deux lignes ajoutées par Charles V et sa signature autographe. Cet acte n'est daté que du jour et du mois, mais il appartient à l'année 1 368. En effet, c'est le 3 avril 1 367 que du Guesclin a été fait prisonnier par le prince de Galles, à la bataille de Navarette, et le premier terme du payement de sa rançon devait échoir le 17 avril 1 368. Cela résulte d'ailleurs de la pièce relatée à l'article suivant.

XCI. (PL XVII, n° 2.) «Quittance des procureurs du prince de Galles de «la somme de quinze mille doubles d'or fin, du coing, du poids et de l'alloy «qui ont cours au royaume d'Espagne, dont 54 pièces poisent le marc de

« Troye , payée par le roy pour ladicte rançon. i368, 2 5 avril. » [Inventaire du Trésor des Chartes.) — Cette quittance a un peu moins de cinq pouces de hauteur sur treize pouces trois quarts de largeur. Deux bandes étroites ont été découpées dans le bas de l'acte sur la moitié de la largeur du parchemin , pour recevoir les cachets en cire rouge d'Alexandre Dalby , connétable de Bordeaux, et de Richard de Draytonn , contrôleur du Châtelet, chargés de recevoir le payement au nom du prince de Galles. Dans cette pièce les x sont ordinairement surmontés d'un point. La finale eur, dans les mots contrôleur, receveur, est remplacée par our, contrerollour , receviour, etc. On trouve, so, do, batailo, priso, taro, au lieu de se, de, bataile (bataille) , prise, tare, etc.

XCII. (PI. XVII, n° 3.) «Edict perpétuel et irrévocable du roy Charles V, « par lequel , après avoir donné quelques exemples de roys jeunes et admis au «gouvernement en bas aage, et apporté l'exemple de S. Louis qui vint à la «couronne à l'aage de i& ans, receut les hommages et sermens des evesques «et autres, ordonne qu'à l'advenir les roys de France ayant atteint l'aage de « 1 4 ans prendront le gouvernement de leur estât en main , recevront les foy et « hommages de leurs sujects et des arch evesques et evesques; bref seront res- « pectés pour majeurs comme s'ils avoient 2 5 ans, se pourront faire sacrer et « couronner audit aage. A Vincennes, aoust i3-]h. Scellé. Imprimé dans Fon- « tainebleau. » [Inventaire du Trésor des Chartes.) — Ce diplôme a un pied onze pouces un quart de largeur, sur un pied dix pouces de hauteur, non compris un repli de trois pouces et demi qui existe dans le bas du parchemin. L'écriture s'appuie sur des raies tracées au crayon. Les marges sont indiquées à droite et à gauche par une double ligne verticale également tracée au crayon, et qui laisse aux lignes dix- huit pouces de longueur. Les caractères du corps de l'acte sont d'une élégance et d'une régularité remarquables, comme on peut le voir en jetant les yeux sur le fac-similé. La première ligne, occupée en entier par la suscription, se compose de lettres ornées, dont les jambages ont un pouce et demi de hauteur et un quart de pouce de largeur. Le K initial du mot Karolus, qui excède cette proportion de plus du double, est peint en azur, parsemé de fleurs de lis d'or, et surmonté d'une couronne également en or. Les ornements employés dans le reste de la suscription sont d'une grande variété. On remarque dans la ligne suivante deux lettres ornées, et d'autres lettres dont les traits excédants remplissent l'intervalle qui sépare cette ligne de la suscription. Quelques traits du même genre descendent au-dessous de la dernière ligne. Ce diplôme porte un sceau en cire verte , suspendu à des lacs de soie rouge et verte.

te.

XCIII. (PI. XVII, n° à.) «27 avril 1A00. Acte par lequel Regnault de Trie, «amiral de France, reconnaît avoir reçu du vicomte du Pont -de -l'Arche la « somme de 100 livres tournois, pour une demi-année de ses gages de la garde « du château de Rouen. » [Inventaire de la série K.) — Cette quittance a trois pouces trois quarts de hauteur, sur un pied de largeur. L'écriture est partout conforme au fragment reproduit par le fac-similé . La partie de la hande découpée dans le bas du parchemin sur laquelle le sceau avait été appliqué n'existe plus aujourd'hui.

XCIV. (PL XVII, n° 5.) «Promesse du roy Louis XI à Marguerite de Cu- «lant, dame de Belleville, de lui payer la somme de 5, 000 escus, à cause de «la place de Montagu. L'an i4y3, le k aoust. » [Inventaire du Trésor des Chartes.)

— Cet acte a quatre pouces de hauteur sur dix pouces trois quarts de largeur. Il n'a pas été scellé , mais simplement signé par Louis XI , et contre-signe Tilhart.

XCV. (PI. XVII, n° 6.) «A Saint-Denys en France, juillet i5i3. Lettres «du roi Louis XII, donnant à l'abbaye de Saint-Denys une rente de 100 « livres sur la terre de Pont-sur-Seine , pour la fondation d'une messe quo- « tidienne. Scellées. L'objet de cette fondation était d'obtenir le secours du « Tout -Puissant pour chasser les Anglais qui venaient de faire une descente «.en France. Transcrites dans Doublet, page 1 1 4 7 ■ » [Inventaire de la série À.)

— Cet acte a un pied dix pouces et demi de largeur, sur dix-huit pouces trois quarts de hauteur, y compris un repli de plus de cinq pouces qui en recouvre la dernière ligne. L'écriture est en tout conforme au court fragment reproduit par le fac-similé. Le sceau de cire verte est suspendu à des lacs de soie rouge et verte. On lit sur la partie gauche du repli : « Par le roy, l'evesque de «Paris, les generaulx des finances et autres presens. (Signé) Robertet. » A droite on voit l'annonce en latin de la lecture et de l'enregistrement à la Cour des Comptes, puis les mentions ordinaires Visa, Contentor, Gratis.

XCVI. (Pi. XVII, n° 7.) «Terrier du chapitre de Langeac, Haute-Loire. » [Note inscrite sur la couverture du registre.) — Ce registre a près de onze pouces de hauteur sur sept pouces et demi de largeur. Il porte une double pagination marquée, l'une en chiffres romains sur le recto de chaque feuillet, l'autre en chiffres arabes sur le recto et le verso : la première pagination est de la date même du registre. Le fac-similé , qui est emprunté au feuillet coté CXLV et 221, n'offre rien de remarquable que la grande difficulté d'une écriture fort

négligée , et remplie d'abréviations qu'il serait souvent impossible de déchiffrer si l'on ne connaissait pas les formules employées ordinairement dans les actes de même nature. Nous croyons devoir donner le texte complet de ces formules , d'après un passage emprunté au même registre , pages 119-121 :

« ad censum annuum unius cartonis avene mensure censualis Arleti et

« redditualis, cum directo dominio; et illud directum dominium quod census «importât, scilicet cum jure vestiendi , deinvestiendi , habendi , levandi et «percipiendi vendas , subvendas, laudiminia et alia jura, tociens quociens « vendas et alios contractus de predictis contigerit evenire; solvendumque et « reddendum in dicto loco Arleti per dictum confitentem vel suos abhinc in «antbea, singulis annis el quolibet anno in festo beati Michaelis archangeli , « et hoc, tantùm quantum idem confitens erit tenenciarius sive sui dicti prati. « Quibus sic actis et concessis, promisit jam dictus confitens sub obligatione « prati jam dicti et fructuum in eodem excrescencium , et juravit super sancta « Dei evvangelia per ipsum confitentem gratis manualiter tacta se soluturum « et redditurum censum jam dictum unius cartonis avene in dicto lqco Arleti, «annis singulis, in quolibet festo predicto beati Michaelis archangeli tamdiu « quamdiu tenenciarius aut sui dicti prati ; contra quae eadem de cetero non «facere, dicere, nec venire jure aliquo seu aliquâ ratione, seque non fecisse, « dixisse , nec facturum aut dicturum aliquid amodo esse quominùs contracta « in presentibus litteris habeant et obtineant indissolubilem firmitatem ; red- « dereque et restituere reffundereque et ressarcire dicto venerabili capitulo « omnia dampna, sumptus, missiones, decoustamenta , interesse et expensas « que, quos et quas dictum venerabile capituium facere pati aut substiuere « contigerit quoquomodo occasione premissorum aut alicujus eorumdem. Et « renunciavit dictus confitens in hoc facto cum juramento suo super hoc, ut «est dictum, prestito omnibus exceptionibus tam juris quàm facti per quas « dictus confitens contra premissa seu eorum aliqua venire posset aut se vel « suos in aliquo juvare deffendere seu thueri. Et voluit et expresse concessit «confitens ipse se et suos posse et debere compelli à nobis, vel ab illo qui « fuerit pro tempore loco nostrî , per captionem , venditionem et festinam dis- « tractionem prati jam dicti et fructuum in eodem excrescendorum quorum- « cunque et sine monitione et licencia dicte curie precedentis ad predicta «actendenda, tenenda, complenda firmiterque et inviolabiliter observanda, « quocunque privilegio non obstante. Acta fuerunt hec in dicto loco Arleti, « testibus hiis presentibus : Anthonio, etc. »

XCVII. (PI. XVII, n° 8.) «Traité de Londres, contenant alliance entre

«François Ier et Henri VIII, du 18 septembre 1827, avec un sceau d'or mas- «sif, pesant 2 marcs 7 onces (7 hectogrammes). Ce traité est imprimé dans « Piymer et dans Dumont. Les variantes sont ci -jointes; je les ai relevées à «l'occasion du compte que j'ai rendu au sujet de ce sceau, à l'Institut, le « 2 3 frimaire an X. » [Note jointe au traité.) — La dernière partie de cette note a été écrite et signée par M. Camus , qui était alors Garde général des Archives. Ce traité est écrit sur un quaternwn, dont les feuilles ont un peu plus d'un pied de hauteur , et près de dix pouces de largeur. L'écriture s'appuie sur des raies rouges comprises entre deux verticales qui limitent les marges. Ces deux verticales, ainsi que la première et la dernière horizontale, sont tracées dans toute l'étendue de la page, et forment ainsi l'encadrement dans lequel l'écriture est renfermée. Cet espace est de sept pouces sur cinq pouces et demi. Chaque page contient 3 1 lignes. Les marges de la première page sont ornées d'enluminures qui ont été altérées par le frottement. L'acte se termine à la quatorzième ligne du verso du dernier feuillet; il est revêtu de la signature de Henri VIII. Les feuillets sont attachés avec des lacs de soie et des fils métalliques tressés en cordonnet , et dont le prolongement sert à suspendre le sceau d'or massif. La face du sceau représente Henri VIII assis sur son trône , tenant un sceptre de la main droite , et appuyant la main gauche sur un globe qui est surmonté d'une croix et placé sur sa jambe gauche. L'inscription est ainsi conçue : « Henrigvs 8 Dei

« GRATIA AnGLIE ET FRANCIE REX , FIDEI DEFENSOR ET DOMINVS HlRERNIE. » A l'ex-

ception du chiffre 8, toute l'inscription est en lettres capitales, mais avec de nombreuses abréviations : le mot et est représenté par un signe tout à fait semblable à un Z; chaque mot est séparé par un point. Au revers, on voit les armes de France et d'Angleterre; la légende consiste dans le vers suivant, dont les mots séparés entre eux par une rosace ne renferment pas d'abréviation : or-

DINE IVNGVNTVR ET PERSTANT FEDERE CVNCTA.

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