‹ Éléments de paléographie (volume 3)Chapitre 52 sur 260 · ORNEMENTS, SYMBOLES ET ARMOIRIES · texte numérisé non relu

ORNEMENTS, SYMBOLES ET ARMOIRIES

Dès la plus haute antiquité on a représenté sur les boucliers, sur les étendards et sur les sceaux, des ornements purement arbitraires, ou des figures symboliques, de formes , de positions et de couleurs diverses. C'est à cet usage qu'il faut sans contredit rapporter l'origine des armoiries ; mais les premiers auteurs qui ont traité de cette matière ont confondu les ornements et les symboles dont la forme et la disposition n'avaient rien de fixe , que chacun pouvait prendre, quitter ou modifier selon sa fantaisie, et qui surtout ne se transmettaient pas de père en fils, avec les armoiries modernes qui sont des marques de noblesse dont l'arrangement, la couleur et la transmission héréditaire ont fini par se régler d'après des principes positifs, et par constituer une véritable science connue sous le nom de blason , et d'art héraldique. A l'exemple des Bénédictins, nous distinguerons les images qu'on rencontre sur les sceaux les plus anciens, de celles qui doivent être désignées sous le nom d'armoiries.

ARTICLE PREMIER

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