PARTIE IV.— CHAPITRE V
appartenant à des personnes dont il n'est fait aucune mention dans la charte à laquelle ils sont attachés. On lit au revers d'un sceau de Hugues, abbé de la Chaise-Dieu en Auvergne: Si. Roberti. Ave Maria; cette empreinte avait sans doute été faite avec le contre-sceau d'un de ses prédécesseurs. Les Bénédictins citent d'après Leyser deux exemples analogues. Au revers d'un sceau en forme de triangle et portant pour légende : Si. Rodoïphi nobilis de Depholte, on lisait sur un contre-sceau oblong et en ogive : s. Henrici past. ecce. Berenstorp (sigillam Henrici pastons ecclesie Rerenstorp). Dans le second exemple signalé par Leyser, la légende du sceau était ainsi conçue : s. Conradi de Werberge. « Au « contre-scel, disent les Bénédictins, on voit un homme nu, la tête rasée, assis «sur une chaise, écrivant dans un livre posé sur un pupitre, avec cette lé- « gende : s. Iohis. pleb. in Westbaddel. Le titre de plebani ajouté au mot Johan- «nis montre que c'est encore ici le sceau d'un curé. Les nobles se servaient « souvent des sceaux ecclésiastiques pour contre-sceller, afin de donner plus « d'autorité à leurs propres sceaux, ou parce que les clercs dressaient les actes « quoique leurs noms n'y parussent pas. »