SCEAUX DES NOBLES
Cet article se divise en deux paragraphes : le premier est relatif aux sceaux des ducs, des marquis et des comtes; le second renferme la description de
quelques-uns des types employés par les nobles qui ont porté les titres de vicomte, de seigneur, de chevalier, d'écuyer, etc. Il a paru préférable de suivre l'ordre des provinces dans le premier paragraphe , et l'ordre chronologique dans le second.
S I. SCEAUX DES NOBLES QUI ONT PORTÉ LES TITRES DE DUC, DE MARQUIS ET DE COMTE.
Les Bénédictins parlent d'un sceau plaqué au bas d'une charte de l'an 0,4 1, sur lequel Arnoul Ier, dit le Vieux, troisième comte ou marquis de Flandre, était représenté assis tenant de la main droite une épée nue, et portant un bouclier suspendu à son cou. L'emploi du mot signum dans la légende (signv. Arnvlfi Flandrensis marchisi) prouve, selon les Bénédictins, que ce type devait tenir lieu de signature. Baudouin le Pieux employait en io65 un sceau sur lequel il était représenté à cheval , sans selle , sans étriers et sans éperons, coiffé d'un casque pointu, tenant de la main droite une épée, et portant au bras gauche un bouclier : f sigillvm Baldvini comitis. C'est un des plus anciens sceaux équestres que l'on connaisse. Le P. Hergott en a cependant cité un d' Arnoul le Jeune, d'après une charte de l'an 980. En 1076, Robert le Frison était aussi représenté à cheval, sans selle et sans éperons, mais avec des étriers; tenant de la main droite une épée, et de la gauche un bouclier aux armes de Flandre. Les sceaux pendants furent employés pour la première fois par Baudouin VII, qui succéda à son. père à la fin de l'année 1 1 1 1 ; il est cité aussi comme ayant introduit dans les légendes la formule Dei gratiâ. Charles le Bon ( 1 1 19-1 127) est représenté à cheval avec une selle , mais sans étriers , coiffé d'une espèce de capuchon pointu , et revêtu d'une cotte de mailles : s. Caroli comitis Flandrie et filii régis Datie l. On connaît deux sceaux de Guillaume Cliton, son successeur (1127- 1128): sur l'un, on voit le comte achevai, portant un étendard de la main droite, un bouclier de la gauche, et vêtu d'un habit militaire qui descend jusqu'à la moitié des cuisses; sur le second sceau, le comte tient une épée au lieu d'un étendard : t sigillvm Willelmi comitis Flandrie. En 1 1 59 , à son retour de la Terre Sainte, Thierri fit graver un type qui portait pour légende : Theodericus Dci gratia Flandrensium cornes; Philippe d'Alsace ajouta en 11 63 et Viromandie. «Tous les comtes de Flandre postérieurs, disent les Bénédictins, se servent de contre-scels dont les inscriptions varient beaucoup. Les « chevaux sur lesquels ils sont montés n'ont des croupières et des caparaçons
'.Charles le Bon était fils de Canut IV, roi de Danemarck.