PARTIE IV. — CHAPITRE VII
«traînants qu'en 12^7. » Jeanne de Flandre a employé un sceau de deux pouces trois quarts de diamètre (J. 535, an 12 36); elle est représentée assise sur un cheval au trot, la main droite ramenée sur la poitrine, et portant un faucon sur le poing gauche : f s. Iohanne comitisse Flandrie et Hainoie ; au revers on voit le lion de Flandre avec cette inscription : secretvm mevm michi. Ferrand , son premier mari, fils de Sanche Ier, roi de Portugal, porte un bouclier aux armes de Flandre ; i'écu qui occupe le champ du contresceau est aux armes de Hainaut1 : sigill. Fernandi comitis Flandrie — f et comes Hainoie (J. 533, an 1226). Marguerite, sœur de Jeanne, a employé aussi un sceau équestre comme dame de Dampierre , avant son avènement au comté de Flandre 2 . Après avoir succédé à sa sœur elle se servit d'un sceau en ogive où elle est représentée debout entre deux lions, tenant une fleur de lis de la main droite: t s. Margarete comitisse Flandrie et Hainoie; le contre-sceau porte l'écu de Flandre : + secretvm mevm michi (J. 537 » an 1244)- Gui, successeur de Marguerite, ajoute au titre de comte de Flandre celui de marquis de Namur : t s. Gvidonis comitis Flandrie et marchionis Namvcen. — t secretvm Gvidon. comitis Flandrie (J. 53 1 , an 1290). Le titre de marquis de Namur est remplacé par celui de comte de Nevers sur le sceau de Louis Ier (J. 565, an 1322). Nous ne connaissons qu'une empreinte mutilée du sceau de Marguerite, sa femme (J. 1 5 1 , an 1 365) ; elle est représentée debout, entre deux anges soutenant un écusson parti aux armes d'Artois et de Flandre. Elle a continué à prendre le titre de comtesse de Flandre depuis la mort de son mari. Louis II (1 346-1 384) laissa le comté de Flandre à sa fille Marguerite, qui avait épousé en secondes noces Philippe le Hardi, duc de Bourgogne. (Voy. les sceaux de la planche N.)
Philippe I", marquis de Namur, monté sur un cheval au galop , porte un étendard de la main droite ; son bras gauche est caché par un bouclier sur lequel paraissent des chevrons ; au revers , on voit un lion contourné ° : f Philippvs marchio Namvci — f clavis (J. 53 1, an 12 10). Isabelle, femme de Gui de Dampierre, prenait le titre de comtesse de Namur, quoique son mari prît celui de marquis : + s. Elyzareth comitisse Namvcensis. Elle est représentée debout entre deux écussons, l'un aux armes de Flandre, l'autre portant un lion brochant sur des burelles; au revers on voit l 'écusson de Flandre :
1 Cetécu porte trois chevrons séparés par des (J. 53 A) ; il ne reste qu'une portion de ia léintervalles trop considérables pour qu'on puisse gende : s.MARGAR-(ete sororis co-) mitisse Flandire , avec les traités de blason , que c'est un écu dbensis filie comitis Flandrie.
chevronné de six pièces. 3 Contourné se dit des animaux qui regardent
2 Ce sceau est suspendu à un acte de 1236 le flanc sénestre de l'écu.
+ secret. E. comitisse namvcn. (J. 53 1 , an 1290). Sur le sceau de Jean Ie", son fils , on voit les armoiries régulières des comtes de Namur, c'est-à-dire le lion de Flandre brisé d'un bâton péri en bande. [Trésor de Numismatique.)
Un sceau en ogive représente Mahaut de Brabant , veuve de Robert Ier, comte d'Artois, debout entre deux lions, tenant de la main droite une fleur à trois branches, et la main gauche ramenée sur la poitrine : t sigill. Matildis comitisse Attrebaten.; le contre-sceau, qui est aux armes d'Artois, n'a pas de légende (J. 53o, an 12 65). Robert II, son fils, a employé un sceau équestre de trois pouces de diamètre ; son bouclier et le caparaçon de son cheval sont semés de France et chargés d'un lambel de trois pendants; les mêmes armes sont répétées sur le contre-sceau; il n'y a d'inscription que sur le premier côté : t sigillum Roberti comitis Attrebatensis (J. 726, an 1270). Voyez le sceau de la fille de Robert II, Pi. M, n° k-
Hugues V, comte de S. Paul ou S. Pol en Artois , avant de succéder à son frère Gui II, a employé un sceau équestre (J. 229, an 1221), sur lequel il est représenté portant un bouclier à trois pals de vair brisés d'un lambel de cinq ou six pendants. Devenu comte de Saint -Paul en 1226, il porta les mêmes armes brisées d'un lambel de quatre pendants (J. 174, an i2 3o). Sur le sceau de Gui III (J. 726, an 1270) le lambel est de cinq pendants. Ce n'est donc pas Gui III qui a introduit la brisure dans les armes des comtes de Saint-Paul, comme le disent les auteurs de l'Art de vérifier les dates : cette modification date de Hugues V; en effet, son prédécesseur Gui II portait à trois pals de vair surmontés d'un chef (J. 229, an 1221). Voici les légendes de ces différents sceaux : [Gui II) f s. Gvidonis p°geniti filii comitis sci. Pavli — Gvido de Castellione l; 20 [Hugues V, du vivant de son frère) f s. Hvgonis filii comitis sci. Pavli — + Hvgo de Castellione; 3° [Hugues, devenu comte) sigill. Hvgonis de Castellione comitis sci. Pavli, — + s. comitis sancti Pavli; k° [Gui III) s. Gvidonis de Castellione comitis sci. Pavli. Hugues VI supprima le lambel; il portait à trois pals de vair surmontés d'un chef; et sur le contre-sceau, trois gerbes posées deux et une: sigillvm Hvgonis de Castellione comitis sci. Pavli — secretvm sigilli mei (J. 226, an 1289). Le même acte fut scellé par ses deux frères Gui et Jacques, qui devinrent, l'un comte de Saint-Paul, et l'autre seigneur de Leuze, par la cession que leur fit Hugues VI qn 1292. Sur le sceau de Gui, on voit un écu à trois pals de vair brisés d'un lambel de cinq pendants; sur celui de Jacques, les trois pals de
1 Ce sceau est évidemment celui qu'il avait adopté un autre dans la suite. Il avait succédé a employé avant la mort de son père; quoiqu'il s'en son père en octobre 1219; il mourut au mois servit encore en 1221, il est possible qu'il en ait d'août 1226.