‹ Éléments de paléographie (volume 4)Chapitre 110 sur 282 · PARTIE IV. — CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

PARTIE IV. — CHAPITRE VIL

Alat'd de Croisillcs employait, en 1 2 i i (J. 3g4) , un sceau équestre , sur lequel il est représenté portant un bouclier losange : fsiGiLLVM Alardi de Crosilles — t CLiPEVS Alardi. La même année, Gui de Dampierre se servait aussi d'un sceau équestre; on ne distingue pas les armoiries de son bouclier, mais il y a un lion rampant^ sur l'écu du contre-sceau : t sicilevm Gvidonis de Donno Petro — i sECREïVM GviDOiNis (J. 3 0 4). L'écu représenté sur le sceau de Guillaume de Gailande, en 1211 (J. 894) , est parti d'un (à dextre, semé de France; à sénestre portant deux fasces "^) . Guillaume, châtelain de Saint-Omeret seigneur de Fauquemberg , est représenté à cheval, avec un bouclier portant deux fasces en devise; ces armoiries sont répétées sur l'écu du contre-sceau, qui porte pour légende : t et dni. de Falcorerco (J. 3 9 4, an 1 2 1 1 , v. s.). L'écu de Robert de Bommiers, en 1 2 1 2 (J. 39/i), est émanché en fasce de trois ^^ointes, au chef chargé de trois faucons, trois autres faucons en pointe posés deux et un : t siGiLLVM RoRERTi DE BoNNEz. Le sceau équestre d'Alard de Château- Gontier , en 121 4 (J. 39/i), a un contre-sceau de vingt-cinq lignes de diamètre comme la face principale , et sur lequel on voit un écu à trois chevrons^, avec cette légende : t sigillvm Aalardi de Castro Gont. Les deux côtés d'un sceau, susj^endu à une charte de 12 i4 (J- 890, o//a?i 838) , représentent Bernard Atton , vicomte de Nîmes , monté sur un cheval qui trotte vers la gauche, et portant un bouclier chevronné de six pièces. Les deux légendes sont exactement les mêmes : t sigillm. B. Atonis vicecomitis ; ce qui distingue ces deux empreintes , c'est que d'un côté Bernard tient une épée, et de l'autre un étendard. Jean de Beaugency employait, en 12 1 5 (J. 229), un sceau équestre de deux pouces et demi de diamètre ; l'écu marqué au revers porte une fasce brochant sur un fond échiqueté : t sigillvm Iohis. de Balgenciaco — t s. Iohis. DE Bavgenciaco. Le sccau de Thibaut de Cliâteauneuf en Champagne a la fonue d'un triangle arrondi à ses extrémités ; l'écu qui en occupe le champ porte une

^ Ces armoiries se retrouvent sur l'écu qui tique, avec cette légende: i sectv. Gvidois. de

occupe le champ du sceau de Guillaume de Dam- Dapetra. Une autre pierre antique était aussi in-

pierre : + sigillvm Gvillermi de Dampetra. Sur crustée sur la face principale du type , entre la

le sceau de Gui , frère de Guillaume , il y a deux tête du cheval et le bouclier, léopards passants, surmontés d'un lambel de cinq ^ Anseau et Jean, seigneurs de Tournan , de la

pendants : i s. Gvidonis de Dampetra. L'écu de famille de Garlande, portaient un lion (J. i65,

Jean, leur frère, porte un léopard coiffé d'un ans 1269,1287 et 1293).

casque couronné. Ces trois sceaux sont de l'an ^ Cet écu occupe le premier côté du sceau de

1245 (J. 538). Gui de Dampierre, sire de Saint- Jacques, seigneur de Château -Gontier en 1257

Just , employait en i2/i9 (J- 190) un sceau éques- (J. 228) : + sigillvm Iacobi domini Castri Gon-

tre, sur lequel il est représenté avec un bouclier teri. Un écu aux mêmes armoiries, mais beau-

bordé de fleurs de lis, et portant un lion; on coup plus petit, se voit au contre-sceau avec le

voit au contre-sceau l'empreinte d'une pierre an- mot veriias pour légende.

bande brochant sur un fond losange : i s. Theobaldi...ovo Castro (J. 198, an 12 15). Le créquier paraît sur le bouclier et sur l'écu marqué au revers du sceau de Baudouin de Gréqui , en 12 i5 (J. Sg/i) : t sigillvm Baldevi- Ni DE Greki ^ Bernard de la Ferté-Loupière porte un bouclier sur lequel on voit» deux loups passants : t sigillvm Bernardi de Firmitate " (J. Sg/i, an 1216). Regnaud, seigneur de Gharenton et de Montfaucon, est représenté à cheval , la tête nue , portant un faucon sur le poing gauche ; le même oiseau est marqué au contre-sceau : t sigill. Rainavdi dni. Gharentonii et Montis- FALCONIS — PiAGiNALDi de MoNTiSFALCONis (J. Sq^ , ail 12 17). Uii écu portant un flanquis cantonné de quatre canettes occupe le champ du sceau de Philippe de Fayel, en 1 2 18 (J. yS i) : t sigillvm Pilipi de Faiel ^. Guillaume de Sainte-Maure est monté sur un cheval au galop , et porte un bouclier, sur lequel on voit une fasce brochant sur un fond papelonné''; ces armoiries sont répétées surle caparaçon du cheval et sur l'écu marqué au contre-sceau, qui a, comme la face principale , près de deux pouces un quart de diamètre : t sigillvm WiLLMi. de sca. Mavra — tsECRETVM, ctc. (J. Sg/i , an 1218). L'écu qui occupe le champ du sceau de Geoffroy de Preuilly, en 1218 (J. Sg^), porte un dextrochère avec son fanon , accompagné de quatre alérions , deux en chef, deux en pointe : t s. Gavfridi de Prvleiaco. On voit un sautoir sur l'écu de Simon de Reims, en 1219 (J. 383) : t sigillvm Simonis de Piains. Bernard d'Anduze est représenté à cheval sur les deux faces d'un sceau suspendu à un acte de 1220 (J. 890, ohm 838); d'un côté il porte le casque, l'épéeetle bouclier ; de l'autre il est nu-tête, sonnant de la trompe et tenant un javelot de la main droite ; un chien de chasse est dans le bas du sceau ^. On voit sur le sceau de Mathieu de Buires, en 1220 (J. 282), trois cruches posées deux et une :

' Au lieu de Creki, il y a clans l'acte Querqui.

■^ Au lieu de Firmitate , il y a dans l'acte Feriiate.

5 Un acte sans date, qui doit être du commencement du xiii^ siècle, est scellé d'un sceau rond sur lequel Béatrix de Fayel est représentée debout, la tête nue, vêtue d'une robe traînante, et portant un faucon sur le poing droit : + sigillvm Bevtricis de Phaiel (J. 396). Les armoiries du sceau de Pbilippe de Fayel se retrouvent en 1266, mais brisées d'un lambel de cinq pendants , sur le sceau de Geraud de Fayel (J. 1 60) : is. Gera.tdi

CHEVAL AIEL.

^ Papelonné se dit d'un ouvrage formé d'écailles arrondies et superposées. En 1269, un

seigneur de Sainte-Maure , du nom de Guillaume, ne portait plus l'écu papelonné; mais il avait conservé la fasce (J. 192).

^ « Au XIII* siècle , disent les Bénédictins , les «jeunes princes eurent des sceaux équestres pro- « près à marquer leurs divertissements et leur «jeunesse. Au lieu de les figurer en armes, on les « représenta allant à la chasse, tantôt portant un «faucon, tantôt suivis d'un chien, et précédés « d'un oiseau voltigeant. » Ces sortes de types n'étaient pas employés seulement par les jeunes nobles; car, dans la famille de Thouars et dans celle de Lésignan, on trouve un grand nombre de sceaux équestres sur lesquels les seigneurs sont représentés en costume de chasse.

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