‹ Éléments de paléographie (volume 4)Chapitre 112 sur 282 · PARTIE IV. -CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

PARTIE IV. -CHAPITRE VIL

chargée de trois sautoirs accolés ^ : f sigillvm Hvgonis de Stenland. Siger de Gourtrai, en 1287 (J. 536), portait chevronné de Imit pièces ^ : f sigillvm SiGERi DE CvRTRACO — CVS... [custos] siGiLLi SiGERi. On voit sur le bouclier de Jean, châtelain de Lille et de Péronne [Ibid.), quatre fasces crénelées, un dextrochère avec son fanon brochant sur le tout : f s. Iohis. Insvln. et Peronen. CASTLLi. — t CLAVis siGiLLi. Rassou de Gavre portait trois lions posés deux et un^; ces armoiries sont répétées sur l'écu marqué au revers d'un sceau équestre suspendu à un acte de 1287 (J. 536) : s. Rassonis domini de Gavere — t CLAVIS siGiLLi. Uii Hou accolé d'un écusson qui porte un sautoir brochant sur une fasce occupe le champ du sceau de Guillaume de Grimbergen [Ihid. an 1287) : fsiGiLL. Willmi. de Grimbgis. Le sceau de Derkein de Laken est aux armes de Flandre brisées d'un bâton en bande brochant sur le lion : f sigillvm Derkini de Lake [Ibid. an 1287). Pierre de Lambres portait trois fasces alezées, accompagnées de huit coquilles en orle; Jean de Hondschoote, d'hermine avec une bordure : ■\- s. Iohannis de Hvndiscote — f sigillvm secreti [Ibid.]. On voit sur un sceau équestre de Philippe de Hondschoote un bouclier portant une bande sur un fond d'hermine, tandis que le caparaçon du cheval porte une barre ^: fs. domini Philippi de Hondescote [Ibid.). Arnolphe de Landast employait aussi, en 1287, un sceau équestre sur lequel il est représenté portant un écu bordé. L'écu qui occupe le champ du sceau d'Amaury de Landast [Ibid.) est émanché de quatre pointes et deux demies, mouvantes du flanc sénestre.-f s. Amalrici de Landast. On voit sur le sceau de Gérard de Lens un écu écartelé avec une bordure engrêlée [Ibid.). Aubry Fiivart de Vendeuil portait sept burelles de vair, et un écusson losange, placé en cœur: fs. DNi. Avbri Rivart de Vendvell. (J. 229, an 1287). Raoul de Beaumont , seigneur de Bressuire, employait, en 12^2 (J. 190), un sceau équestre, sur lequel il est représenté ^ tenant un faucon de la main droite ; le champ du contre-sceau, qui a, comme la face principale, deux pouces et demi de diamètre, est occupé par un écu d'hermine portant une aigle au vol abaissé '^; la

' On retrouve les mêmes armoiries sur un sceau équestre de 12/1/1 (J. 538) qui porte pour légende : +s. DOMINI Hvgonis de Stenland.

- Un écu aux mêmes armes occupait le champ du sceau triangulaire de Daniel de Gourtrai , en

1275 (J. 5/11) : i s. MONSEGN DE CoVRTI.

CHR. [chevalier).

^ On voit également trois lions posés deux et un sur un sceau équeslre qui est suspendu à un acte de 1276 (J. 5/ii ) et qui porte pour légende :

SIGILLVM RasONIS DOMINI DE GaVERE ; OU lit en

outre dans le champ du sceau les lettres GA.

* En 1275 (J. 5/ii ), Pierre de Hondschoote portait d'hermine avec une bordure, et Gautier de Hondschoote , d'hermine avec une bande : + s. Wavtier de Hondeskote cevalier.

^ Il serait difficile de rencontrer un sceau d'un dessin plus incorrect.

^ Ces armoiries se retrouvent sur un petit sceau de Thibaut de Beaumont , seigneur de Bres-

légende du premier côté devait être ainsi conçue, autant qu'on peut en juger d'après une empreinte fort confuse et en partie mutilée : t sigillvm Radvlfi DNi. Bercorensis. On voit un lion sur le bouclier d'Hugues de Cardaillac, sur le caparaçon du cheval et sur l'écu du contre-sceau, qui a, comme la face principale, deux pouces de diamètre; les deux côtés portent la même légende: 7 siGiLL. Vgonis DE Cardaliaco (J. 3o6, an 1243). Un écu portant un canton d'attente brochant sur trois bandes occupe le champ du sceau de Bernard Chabos^ (J. 192, an i2/i3) : f s. Bernart Chabos. Le sceau de Gilles de la Croix (J. 538, an 12/i/i) porte un écusson sur lequel on voit une croix: t s. Egidii de Crvce. Gautier de Froidcastel avait également des armoiries parlantes; son écu porte un château crénelé de quatre pièces: f s. Walteri de Frigido Castello [IbicL). Jean d'Ypres portait cantonné en chef à dextre, avec une losange à sénestre en chef et une autre en pointe : f s. Iohanis. mili- Tis de Ipra [IbicL). On voit sur le sceau de Jean d'Avesnes un écu bandé de six pièces, et brisé d'un lambel de cinq pendants [Ibicl. an i2/i5); la même année celui de Baudouin , son frère, portait le lion de Flandre. Piaoul de Mauléon porte un lion couronné, accompagné de douze besants mis en orle^ : f sigillvm Radvlphi de Malleone (J. 190, an 124^5). Pierre de Maurice, seigneur de S. Bonnet-le-Bourg, porte trois besants posés deux et un : f s. Pétri Mav- Ricii DNi. SCI. BoNETi (J. 190, an 12^6). Le champ du sceau en ogive de Jeanne, dame de Luçon, fille d'Aimery, vicomte de Thouars, est occupé par un écu aux armes de son père; au contre-sceau on voit un poisson ^ : f sigillvm loHE. DNE. DE LvcvM [Ibicl.) ; les sccaux en ogive qui ne représentent que des armoiries sont assez rares. On voit (J. 190, an 12^6) un écu fretté'' sur

suire, en 1269 (J. 192) : Thi. de Biavmov. segn.

D. BcEVRES.

1 Ce Bernard Chabos était du Poitou , et appartenait probablement à la famille des Chabot , qui portait, comme on sait, trois chabots posés deux et un. Ces armoiries parlantes, brisées d'un lambel de trois pendants, se voient sur le sceau de Sebran on Secbron Chabot, sire de la Rochecervière en 1269 = "i" sigillvm Secbron Chaboz (J. 192).

- En 1 28 1 , Gui de Mauléon portait un léopardlionne : + s. GvvD. DE Moleleonis mil. DNI. de TopHO; sur le sceau d'Agnès, sa femme, on lit Tofo au lieu de Topho (J. 180).

^ Ce poisson pourrait être un brochet ( lacius] ; ce seraient des armoiries parlantes de Luçon. On

disait en langue vulgaire luz et lussel. ( Voy. le Supplément de du Cange, au mot Luceus.)

* En 1 2 43 , Sibille , dame de Surgères , portait les mêmes armoiries; elle employait un sceau de plus de deux pouces de diamètre. Sur le premier côté elle est représentée debout, faisant manger un faucon qu'elle porte sur le poing gauche; sur le contre-sceau, qui est de même grandeur que la face principale , on voit un écu à ses armes ; les deux côtés portent pour légende : i sigillvm

SiBILLE DOMINE SVRGEP.IARVM (J. I90). On trOUVC

au bas d'un acte de 1271 (J. 727) un sceau équestre , dont le revers est également de même grandeur que la face principale; le caparaçon du cheval est fretté , ainsi que le bouclier du seigneur de Surgères et l'écu qui occupe le champ du

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