‹ Éléments de paléographie (volume 4)Chapitre 113 sur 282 · PARTIE IV. — CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

PARTIE IV. — CHAPITRE VII

le sceau de Guillaume Maingot, sire de Surgères; la légende lui donne le titre de valet: f s. W. Maingov valet sires de Svr.GEUEs. Gui de la Marche est représenté à cheval, la tête nue, portant une trompe suspendue à son cou et soutenant de la main droite un chien placé sur la croupe de son cheval; au contre-sceau est un écu portant un rais ^ sur un fond burelé : t s. Gvidonis de Marchia militis — i secretvm mevm (J. 192, an 12/^6). Le bouclier d'Archamhaud de Bourbon, en 1247 (J- 190), portait un lion accompagné de huit coquilles mises en orle; ces armes sont répétées sur le caparaçon du cheval, mais au contre-sceau on voit sur un étendard cinq mains en sautoir. Geoffroi de Chateaubriant avait, en 12^7 (J- 180) , un sceau équestre de près de trois pouces de diamètre, avec un contre-sceau de même grandeur portant un écu semé de France. Hugues l'Archevêque, seigneur de Parthenay, portait un bâton en bande sur un fond burelé^: ts. Hvgonis Archiepi. (J. i 92, an 1 248). Un écu portant un lion brisé d'un lambel de cinq pendants^ occupe le champ du sceau d'Aleaume de Roclie d'Agoux, damoisel : t s. Alelme de Rvpe dA- GVLFi DOMiGELLi (J. 192, au 1248). En i25o, Ccmard de la Pioche, valet, sire de Machegoz, employait un sceau de deux pouces un quart de diamètre, dont le champ est occupé par un écu portant une croix qui paraît être semée

de vair : t s. B. de Rocha ni [doniini) de Machegoz (J. 190).

Jean d'Arcis, sénéchal du comte de Toulouse, porte six annelets posés trois, deux et un, brisés d'un lambel de cinq pendants : t s. Iohannis de Arciz (J. 3i2, an i2 5i). Raimond Gaucelm, seigneur de Lunel, avait en 12 54 (J. 3 11) un sceau en losange avec un contre-sceau de même forme, mais un peu plus petit; dans le champ, on voit de chaque côté trois croissants accompagnant un écu à la bordure engrêlée portant un croissant : t s. Raimvndi Gavcelmi domini LvNELLi; ccttc légende est répétée sur le contre-sceau. Jean de Maisons portait une aigle au chef parti : t s. Iohannis de Domirvs militis (J. 162, an 12 54). Le sceau rond de Sibile, veuve de Robert Pelet en 1257 (J. 473), porte un écusson sur lequel on voit un lion : t s. Sibie vxoris.... R. Peleti. Jean Poilevilain, chambellan de S. Louis, est représenté à cheval.

contre-sceau : + sigillvm Willelmi M^ngo militis i SIGILLVM DOMINI SvRGERIARVM.

^ On nomme rais des bâtons pommelés et fleurdelisés , disposés comme les rayons d'une roue; le mot rais désigne simplement des rayons lumineux quand on dit, par exemple, une étoile à huit rais.

^ On retrouve les mêmes armoiries en 1272 (J. 727) sur le sceau équestre de Guillaume l'Ar-

chevêque, seigneur de Parthenay, de Vouvant, de Taillebourg et de Montfort : + s. Gvilli. Arepi.

DNI. PtH. VoLVETI. TaLLEBG. et MOTISFORTIS.

Jeanne, sa femme, s'intitule dame de Parthenay, de Castres et de Montfort.

^ On trouve deux pendants au lieu de cinq sur le sceau de Guillaume de Roche d'Agoux , en 1.261 (J. 192) : + s. W. DE Rvpe de Gvlfi do-

MISELI.

tenant un vilain par les cheveux^; ce sceau curieux a dix-sept lignes de diamètre: t ce est le seel Jehan Poilevilein (J. 473, an 12 67). En 12 09 (J. i5i), Etienne de Mont-Saint-Jean, écuyer {(irmixjer) ^ avait un sceau dont le champ était occupé par un écu portant trois écussons posés deux et un : t s. Stephani de Mote. SCI. loHis. On voit un lion et une bordure engrêlée sur le bouclier de Mathieu de Beauvoir, sur le caparaçon du cheval et sur l'écu du contre-sceau : i s. Mathei militis domini de Biavvoir (J. 229, an 1260). Piobert de Bommiers, seigneur de Montfaucon, porte un bouclier écartelé ; le caparaçon du cheval est aussi écartelé; mais l'écu du contre-sceau est émanché de trois pointes mouvantes du chef (chaque pointe chargée d'un faucon, trois faucons posés deux et un dans le bas de l'écu) : ... Robehti de Bomez. militis dni. Montisfalcon.. (J. 178, an 1260). L'écu de Simon de Valgontaud porte une étaie accompagnée de trois annelets:ts. Simonis de Valle Gvn- TAVDi (J. 211, an 126/i). Gaston VII, vicomte de Béarn, employait en 1266 (J, 620) un sceau de deux pouces de diamètre, sur lequel on \oit un écu aux armes de Béarn, qui sont deux vaches clarinées^ posées l'une sur l'autre; au-dessous de l'écu est un château, probablement le château d'Orthez qui fut bâti par Gaston; aux extrémités latérales du sceau, on voit de chaque côté

trois figures circulaires ^ posées en pal; la légende est incomplète: Gas-

Tois. Dei gra. vicecoitis. Bearn. DNI. Motis. Catani 7. Ga'' Marguerite, fille

de Gaston, épousa Pioger Bernard, comte de Foix, et le Béarn resta depuis lors dans la maison de Foix. Wiart de Ribercourt portait une fasce surmontée de trois étoiles en chef: t s. Wiart chr. de Ribercovrt (J. 229, an 1266). Odon le Turc de FaveroUes est monté sur un cheval au galop; il tien-t un arc bandé et se retourne pour décocher une flèche; au contre-sceau, on voit un écu échiqueté de sept tires : f sigillvm Odonis Tvrce — t secretvm Odo- Nis Tvrce (J. 160, an 1267). Marguerite, fille de Hugues IV, duc de Bourgogne, et femme de Gui VI, vicomte de Limoges, est représentée debout, la tête couronnée, tenant un faucon sur le poing gauche; à sa droite est un écusson aux armes de son mari, portant trois lions posés deux et un; à sa gauche, un écusson aux premières armes du duché de Bourgogne; le champ du contre-sceau est occupé par un écu parti à dextre aux armes de son mari, à sénestre aux armes

' Le sujet de ce sceau n est que la traduction les tourteaux, tels qu'on les figure ordinairement, du mot poilevilain; poiler, en vieux français, si- '* La syllabe Ga appartient sans doute au mot

gnifie arracher le poil. Gaharreti: lancienne ville de Cabaret était sous

^ Clarine se dit des animaux qui portent des la domination des vicomtes de Béarn. Quant aux

sonnettes. mots Montis - Catani, ils désignent la seigneurie

^ Cesdisques sont plus grands que lesbesants ou de Moncade , en Espagne.

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