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la feuille qui, probablement, terminait l'acte; mais on n'y trouve guère que la première moitié des quinze dernières lignes. C'est sur la sixième ligne de cette portion de l'original qu'a été gravé le prem ier /ac-s/mi7e de la planche XL Trompé à la fois, et par un faux titre inscrit au revers de ce diplôme, et par une citation incomplète, et par l'antiquité même de l'écriture, Mabillon, qui n'avait pas encore vu l'original, le désigna dans la première partie de son ouvrage comme renfermant le testament de Jules César. Depuis il reconnut son erreur, et il s'empressa de la signaler avec une sincérité qui l'honore. Voici l'histoire de cette méprise telle qu'il l'a racontée lui-même : « Quartum deni- « que spécimen est chartae Plenariae Securitatis in papyro œgyptiacâ itidem «scriptae, quae authentica in bibliothecâ regiâ Fontis-Blaudi olim asservata « erat. Ejus spécimen Petrus Hamo antiquarius, qui cujusvis aetatis varia spe- « cimina et alphabeta edere meditabatur, sub oculis Gosselini, Fontis-Blauden- « sis bibliothecae tum curatoris, calamo sat accuratè expressit anno MDLXVÏ « apposito hoc fallaci titulo : C Jiilii Cœs. testamentum L. Pisone recitatum in «( domo Idihii septembris. Quem titulum à tergo chartae apposilum fuisse idem « Hamo testatur. Qui banc epigraphen opistographam adscripsit , Hamo an « quivis alius, id eo animo fecisse videtur, ut monumento lectu difficillimo , «ejusve ectypo, sub falso Julii Caesaris nomine pretium conciliaret, apposito « ad fraudem ipso die quo Julius testamentum fecisse à Suetonio dicitur. Id «de industriâ factum esse non dubito; nam quisquis banc inscriptionem ap- « posuit, ipsius chartae contextum légère indubiè poterat, quippe qui ejus cha- « racteres haud imperitè imitatus est; et tamcn, si eam legiL, non Julii Caesa- « ris testamentum, sed Gratiani chartam esse facile intellexit, non idibu septemiibris, (ita enim ex Suetonio scripsit ille, et quidem more antiquorum, qui « litteram in fine vocis et initio eamdem non geminabant) sed pridie iduum
i^juliarum datam Istius porro chartae, quam in appendice integram
«referam, haec summa est quôd Gratianus, tutor cujusdam Stephani, profi- « tetur se à Germano accepisse tertiam partem hereditatis, quae Stephano « pupillo ex testamento competebat, in rébus tam mobilibus quàm immobili- « bus ; idque actis publicis mandari curât. Haec verô , quae Charta Plenariae « Securitatis à Brissonio aliisque dicta est, recitata memoratur imp. D. N. Jus- « tiniano PP. aiig. anno tricensimo octavo Rav. P. C. Basilii anno vicenswio tertio , <^ pnd. idiium juliar. ind. duodecimâ, Rav.; quae chronicae notae vulgaris aerae chri- « stianae anno DLXIV conveniunt. » [De re Diplom., Supplem. page 55.)
LIX. (PI. XI, n"' 2 et 5.) « Diplôme sur papier d'écorce, un peu endommagé, « d'un style barbare, donné à Glichy le X des calendes de juillet l'an XVP du
« règne de ClovisII, par lequel ce roi confirme à l'église de Saint -Denys les « libertés et les privilèges qui lui ont été accordés par Landri, évêque de Paris, «et ses coévêques. Après la souscription du roi, viennent en grand nombre « celles de plusieurs évêques et gens illustres. L'on voit au côté droit de cet « acte la place d'un sceau qui y était plaqué. Gravé dans Mabillon [De re Di- ^iplom. page 876), et transcrit [Ibid. page 1^66). Transcrit aussi dans Félibien « [Histoire de Saint-Denys , Preuves, page 5), et dans Doublet, page 682.« [Inventaire de la série K.) — Ce diplôme , qui est aujourd'hui encadré , a un pied et un demi-pouce de hauteur, sur deux pieds et près de dix pouces et demi de largeur. Il est collé sur parchemin; cette précaution a été prise depuis plusieurs siècles, comme l'atteste une note ancienne écrite au revers du parchemin, et qui se rapporte au diplôme de papyrus. L'acte sur parchemin qui a été employé pour cet usage paraît être une charte cari ovin gienne, autant qu'on peut en juger par quelques mots que laissent paraître les lacunes du papyrus. Le diplôme de Clovis II est un de ceux dont le P. Germon a contesté l'authenticité; mais les Bénédictins ont victorieusement réfuté toutes ses chicanes. Il serait difficile de rencontrer un acte qui réunît autant de caractères de vérité. Les nombreuses signatures dont il est revêtu sont toutes originales ; l'écriture de l'acte est conforme à celle des monuments contemporains qui se sont conservés jusqu'à nous; enfin la trace du sceau concorde parfaitement avec les dimensions habituelles des anneaux mérovingiens. Il serait inutile de rapporter ici la longue controverse par laquelle Mabillon et les Bénédictins ont établi l'authenticité de cet acte. (Voyez ce qui a été dit à l'occasion du monogramme de Clovis II, tome I, p. 5 67.) Nous croyons devoir seulement présenter une courte observation sur la date de ce diplôme. Mabillon l'a transcrite de la manière suivante : « Datum sub die X kal. julias an. XVI regni nos- « tri Clipiaco in Dei nomine fel. » Le chiffre XVI est douteux , parce qu'il existe une lacune dans l'original après le V. Il pouvait donc y avoir XVII aussi bien que XVI, puisqu'on n'est pas certain que l'assemblée de Clichy ait été tenue en 653 plutôt qu'en 65^. (Voyez Nouveau Traité de Diplomat. tome III , page 552 , note 1.) C'est à ce diplôme qu'a été emprunté l'alphabet n° 5 de la planche XI.
LX. (PI. XI, n" 3.) «Vers 690. Rôle sur papier d'écorce, collé sur toile, «d'un style barbare, sans vestige de sceau, contenant un fragment du testa- « ment d'un magnat français dont la femme est nommée Cliramnetrude, passé « à Artege, en Vexin, par lequel il lègue à l'église de Saint-Denys et à d'au4;res «églises plusieurs héritages situés en Vexin, au pays d'Evreux et ailleurs.
«Transcrit dans Félibien [Histoire de Saint-Denys, Preuves, page lo, n" i4). » [Inventaire delà série K.) — Ce diplôme est aujourd'hui placé dans un cadre. Il a quatre pieds neuf pouces de hauteur sur un pied et un demi -pouce de largeur. Il se termine par quelques souscriptions précédées d'une date ainsi conçue : Actum Jrtegiâ villa pacjo Velcassino suh die et anno cjuo supra. Malheureusement la première partie de l'acte , à laquelle se réfère cette date , n'existe plus aujourd'hui. Félibien n'a pas expliqué pourquoi il suppose que ce testament a été fait vers l'an 690; mais les caractères de l'écriture ne contredisent nullement cette appréciation, et nous croyons par conséquent pouvoir le ranger parmi les monuments de la fin du vii^ siècle.
LXI. (PL XI, n"' 4 et 6. ) «Diplôme sur parchemin, d'un style barbare, « ayant un reste de sceau plaqué, donné à Attigny, le 20 juin de la neuvième « année du règne de Childéric III , par lequel Pépin , maire du palais , occupé à «rendre la justice, prononce, au profit de Fulrad, abl^é de Saint-Denys, un « arrêt contre une abbesse nommée Piagane , qui s'était emparée d'une terre u dans le Talou , dont les propriétaires, Chairebault et Ailerte, son épouse, «avaient fait présent à l'église de Saint-Denys. (Félibien, Histoire de Saint- « Denys, page 43.) Transcrit [Ibid. Preuves, 11° 34) , et dans Mabillon [De re Dipl. « page 490, n° 39) . » [Inventaire de la série K.) — Ce diplôme , dont l'encre a beaucoup pâli, est écrit sur un vélin d'une finesse remarquable, mais d'une forme irrégulière. En effet, le haut de Pacte a dix pouces de largeur, et le bas n'en a guère que neuf; la hauteur est d'environ huit pouces et demi. H y a entre la dernière ligne de l'acte et la date un intervalle de plus d'un pouce et demi où se trouvent la signature et le parafe du notaire ( Uuineramnus recocjnovit). La date est remarquable par la double indication de la neuvième année du règne, qui est exprimée d'abord en toutes lettres, puis indiquée par des chiffres dans lesquels entre Vépisème (ictZ. C'est à ce diplôme qu'a été emprunté l'alphabet 11° 6 de la planche XI.
LXII. (Pi. XII, n° 1.) «Octobre 782. Diplôme sur parchemin, muni d'un « sceau plaqué à moitié endommagé , donné à Héristal , au mois d'octobre de « Pan XIV" du règne de Charlemagne sur les Français , et de Pan VHP sur les « Lombards, par lequel il confirme un échange de biens fait par Fulrade, abbé « ou archiprêtre de Saint-Denys, avec Euj)hémie, abbé de Saint-Pierre de Metz. «Copié dans Mabillon [De re Diplom. page 5oi , n° 54), et dans Félibien « [Histoire de Saint-Denys, Preuves, page 4o, n° 59). » [Inventaire de la série K.\ — Ce diplôme est écrit sur une feuille de vélin de forme irrégulière, dont la
hauteur varie entre neuf et dix pouces; la largeur est d'environ un pied dix pouces. Il y a près de deux pouces de distance entre la dernière ligne de l'acte et la date. C'est dans cet intervalle que se trouve le monogramme placé entre le mot signiim et les mots Caroli (jloriosissimi régis. Le corps des lettres de cette formule a environ neuf lignes de hauteur. A deux pouces à droite du mot rc(jis se trouve le fragment du sceau, et après le sceau vient la formule du notaire, Uuidolaicus ad vicem Radonis, accompagnée d'un parafe à droite duquel sont des notes de Tiron, dont l'inventaire donne la traduction suivante : « Uuidolaicus in vicem Radonis recognovi et subscripsi. Optulit Rado. »
LXIII. (PL XI, n" 7, et Pi. XII, n° 2.) « 2 3 janvier 889. Diplôme sur parti chemin , muni d'un sceau plaqué , donné à Attigny le X des kalendes de « février, l'an XXVI du règne de Louis le Débonnaire , par lequel cet empereur « confirme un échange de terreins au territoire de Meaux, fait entre Hilduin, «abbé de Saint- Denys, et Ermentrude, abbesse de Jouarre. Transcrit dans « Mabillon [De re Diplomat. page 02 0, n° 80), et dans Félibien [Histoire de « Saint-Denys , Preuves, page 69, n" 78). » [Inventaire de la série K.) — Ce diplôfne est écrit sur une feuille de vélin d'une finesse et d'une blancheur remarquables; la hauteur de cette feuille varie entre dix-neuf et vingt pouces; sa largeur est d'environ un pied dix pouces et demi. La ligne de la date est la seule dont la direction ne soit pas régulière; elle est séparée du corps de l'acte par un intervalle qui est d'abord de quatre pouces , et qui finit j)ar se réduire de près d'un pouce. C'est dans l'espace intermédiaire qu'a été écrite la formule du notaire : Glorius notarius ad vicem Hiigonis recognovi , etc. Après cette formule se trouve le sceau, dont la conservation est parfaite, quoique l'inscription manque en général de relief.
LXIV. (PI. XII, n" 3.) «21 juillet 877. Beau diplôme, muni d'un sceau « plaqué sain et entier, donné à Lan grès le XII des kalendes d'août, indict. X, « l'an XXXVIII du règne de Charles le Chauve en France, et II de son empire, « par lequel ce prince fait rendre au monastère de Saint-Denys le village de « Cellières ou Sopin-le-fort dans le Barrois, sur la rivière d'Aube , lequel, par 't la négligence des régisseurs, était tombé dans les mains du fisc royal. Trans- « crit dans Doublet, page 807. » [Inventaire de la série K.) — Ce diplôme a près de deux pieds et demi de hauteur sur un pied sept pouces et demi de largeur. Les lignes s'appuient sur des raies tracées à la pointe sèche , et séparées chacune par un intervalle d'un pouce et demi. L'intervalle entre la dernière ligne de l'acte et celle du monogramme est un peu plus grand que sur ]e fac-similé.
518 ÉLÉMENTS DE PALEOGPxAPHIE.
En tête de chaque ligne , il y a une marge de près de deux pouces ; la marge de la fin des lignes est moins grande et moins uniforme; la portion écrite de chaque ligne s'étend sur une longueur de seize pouces et demi environ. La raie sur laquelle s'appuie la formule du notaire est à trois pouces plus bas que l'annonce du monogramme; à la suite de cette formule se trouve le sceau, qui est entouré par des traits en forme de parafe, au milieu desquels on lit en pure minuscule : « Franco praepositus ambasciavit. » L'acte se termine par la date, qui est à près de deux pouces plus bas que la formule du notaire. Cette formule est écrite en lettres allongées, ainsi que la première ligne du diplôme; mais la hauteur de ces lettres est moindre que dans l'annonce du
monogramme.
LXV. (PI. Xll, n" 4) « 28 mai 917. Diplôme un peu maculé, muni d'un « sceau plaqué entier, donné à Attigny le V des kalendes de juin, indict, V, la « XXV *" année du règne de Charles le Simple , par lequel ce prince, à la prière « de Robert, son parent, abbé, et des anciens moines de Saint-Denys, restitue « à ce monastère la terre de Lagny-sur-Marne , qui lui avait été donnée par «le roi Dagobert. (Voyez Félibien, Histoire de Saint-Denys , page io3.) Trans- « crit [Ibid. Preuves, page 79, n" io4.), et dans Doublet, page 81 4.» [Inventaire de la série K.) — Ce diplôme a un pied six pouces de hauteur sur un pied cinq pouces et demi de largeur. Les lignes s'appuient sur des raies tracées à la pointe sèche, et séparées par un intervalle de près d'un pouce. Après le texte vient la ligne du monogramme, puis celle de la formule du notaire, et enfin celle de la date, que les dimensions de la planche ont forcé de partager en deux. Le sceau est placé à la fin de la ligne occupée par la formule du notaire. On remarque, dans ce diplôme, l'emploi très -fréquent de Ve à cédille pour remplacer Vœ.
LXVI. ( Pi. XII, n° 5.) « Sans date ; vers 986. Beau diplôme, un peu endom- «magé, ayant la place d'un sceau plaqué, donné à Compiègne, par lequel « le roi Lothaire et Louis, son fils, à la prière d'Eliziard, évêque de Paris, con- « firment les terres et possessions du chapitre de Péglise de Paris avec les au- « tels et les églises qui en dépendent, ainsi que le cloître, et autres privilèges « accordés au dit chapitre par les rois leurs prédécesseurs. Accompagné d'une « très-belle copie du x\f siècle, d'un vidimus du roi Philippe le Bel en 1809, de « trois copies collationnées, et d'une copie imprimée. Enregistré en la Chambre «des Comptes, le 10 décembre 17^40. » [Inventaire de la série K.) — Ce diplôme a près de deux pieds trois pouces de hauteur sur un pied neuf pouces de lar-
geur. Les lignes s'appuient sur des raies tracées à la pointe sèche , et distantes entre elles de trois quarts de pouce. Cet intervalle donne la mesure de l'écriture allongée qui a été employée i° pour la première ligne, 2° pour l'annonce du monogramme de Lotliaire et de celui de son fds, 3° pour la formule du chancelier, ^''pour la date du lieu, qui est seule énoncée. Dans le reste de l'acte, l'écriture est partout conforme à celle du fac-similé. La diphthongue œ est tantôt exprimée par l'a et Ye séparés ou par Ve à cédille , tantôt remplacée par Ve simple. Ce diplôme est nécessairement compris dans l'intervalle qui s'est écoulé entre l'association de Louis V à la royauté et la mort de son père, c'est-à-dire, suivant l'Art de vérifier les dates, entre le 8 juin 978 et le 2 mars 98G;maisil pourrait être considéré comme antérieur à l'année 988. En effet, Eliziardus obtint de Benoît VU la confirmation des privilèges qui avaient été accordés à son église; or Benoît VII est mort le 10 juillet 988 , et sa confirmation, qui est datée du III des kal. de janvier, est du 3o décembre 982 , au plus tard. Comme il est dit d'ailleurs dans cette confirmation qu'Eliziardus , arrivé à Rome, montra les donations faites par les rois pour assurer le repos de leurs âmes, il paraît probable que la donation de Lothaire et de son fils était du nombre de celles pour lesquelles l'évêque de Paris sollicitait fapprobation du souverain pontife. Ce diplôme serait donc compris entre les années 978 et 982.
LXVII. (PI. XII, n**' 6 et 6 lis.) «Bulle sur papyrus, collée sur parchemin. « Elle confirme à fabbaye de Saint-Denys ce qui avait été réglé et ordonné par M Louis le Débonnaire et Charles le Chauve, pour la conservation, amélio- « ration et augmentation des biens et revenus à l'usage des religieux de ladite « abbaye. -> [Inventaire de la série L.) — Cette bulle, munie d'un sceau en plomb pendant à une ficelle, est aujourd'hui placée dans un cadre. Elle a trois pieds sept pouces de hauteur sur onze pouces trois quarts de largeur. Les lettres de la première ligne ont près d'un pouce de hauteur. L'N du mot Nicolaiis est d'une forme singulière; c'est un U, accompagné d'un long trait vertical, qui part du haut de la branche gauche et qui descend de près de neuf lignes au-dessous de la lettre. L'I est enclavé dans TU, et fO dans le C. Les e présentent la forme de deux 0 superposés, mais lo inférieur est beaucoup plus fort que l'autre; ainsi , dans le initial du mot episcopus , qui est exprimé par les deux lettres ep, Yo inférieur a neuf lignes de hauteur, et Vo supérieur en a tout au plus deux. Ces formes extraordinaires ne se retrouvent pas du reste dans le corps de facte, qui a les caractères habituels de la cursive lombardique, comme on peut le voir (Y a^rès h fac-similé n° 6; mais la date commence par une conjonction de lettres
fort exlraorclinairo , qui a été représentée dans la planche XII, sous le n° 6 bis. Nous avons eu occasion de rapporter en entier, dans la liste alphabétique des princes souverains, à l'article de Nicolas P', le texte de la date, qui répond au 28 avril 863, Cette bulle a été publiée par Doublet, page ^S^ ; voyez aussi Mabillon [De re Diplom. page Mio).
LXVIII. (PL XII, n" 7.) « ]/" décembre 111/i. Bulle du pape Pascal II, « accordée à l'abbé et aux religieux du couvent de Saint-Victor-lès-Paris, portant « confirmation du pouvoir accordé aux dits religieux de nommer eux-mêmes « leur abbé, sans finterposition d'aucune puissance séculière, et de la donation «de leurs biens, faite par Louis VI, roi de France, leur fondateur, savoir: « 1° de la ville de Puiseaux, etc. » [Inventaire de la série L.) — Cette bulle a deux pieds un pouce et demi de hauteur sur un pied de largeur. L'écriture s'appuie sur des raies tracées à la pointe sèche, et distantes entre elles de sept lignes. L'intervalle des deux premières raies est rempli par le corps des lettres de la première ligne, qui est en écriture fine, étroite, et très-allongée. La fin de la suscription , qui occupe le premier tiers de la seconde ligne, présente un mélange de capitale, d'onciale et de cursive. Le reste de l'acte offre une minuscule qui se rapproche de la cursive dans quelques lettres à traits excédants. Le commencement et la fin des lignes sont limités par deux perpendiculaires tracées à la pointe sèche ; mais les dernières syllabes empiètent quelquefois sur la marge. Au reste , l'écriture de cette bulle ne s'écarte pas de celle que l'on rencontre dans les diplômes français delà même époque. On n'a donc reproduit, sous le n° 7 de la planche XII , que le cercle, la souscription du pape, et le monogramme du Benevalete. La souscription du pape a conservé, dans le fac-similé , les mêmes proportions que sur la bulle ; mais les dimensions de la planche ont forcé à réduire de moitié le diamètre du cercle et la hauteur du monogramme, en sorte que la superficie occupée ici par ces deux figures est quatre fois moindre que dans l'original. La souscription est à un pouce trois quarts environ de la dernière ligne du texte, et la date, qui occupe deux lignes, est placée trois pouces plus bas que la souscription. La bulle de plomb qui accompagnait cet acte a disparu; il ne reste plus que les lacs de soie jaune qui avaient servi à la suspendre.
LXIX. ( Pi. XIII, n° 1 .) Ce fac-similé a été reproduit d'après la planche LXVIII du Nouveau Traité de Diplomatique, tome III, page 67 1. Les Bénédictins annoncent que ce modèle d'écriture cursive est tiré d'un diplôme accordé en 988 par Hugues Capet, à l'église de Sainte-Colombe de Sens. Nous n'avons pas
FAC-SIMIl.E. — NOTICES. 521
cru pouvoir nous dispenser de reproduire un échantillon de cette écriture si différente de celles que l'on rencontre dans les diplômes de la fin du x*= siècle. Les Bénédictins, qui ont eu l'original entre les mains, disent qu'il avait vingt et un pouces de hauteur sur vingt- trois pouces de largeur. La date du jour [F nonas jiinii) renferme nécessairement une erreur : l'écrivain avait mis II ou IV, puisqu'il n'y a que quatre jours de nones.
LXX. (Pi. XIII, n° 2.) Voici la notice de Bréquigny sur ce diplôme. « Diploma « HugonisCapeti, quo potestatem quam vocant Everam, monasterio Floriacensi « olim concessam, ab omni exactione immunem déclarât, exceptis quibusdam « consuetudinibus Arnulfo, Arnulfi episcopi Aurelianensis nepoti, solvendis, « quamdiu viveret episcopus. Actum Parisius civitate publiée, anno dominicœ incar- <^ natwnis dccccxciii indictione VI, anno vu régnante (jloriosissimo recje Hucjone et i^ inclito fdio ejus Roberto. Mabill. acta SS. Benediet. sœciiliYi, part. I, p. 34; ex « autogr. z=:Rec. des Hist. de France , tome X, p. 56 1 ; ex Mabill. » (Bréquigny, Tab. chron. des dipl. tome I, p. ^92.) — Ce diplôme est écrit sur une feuille de parchemin qui a un pied dix pouces de hauteur , et dont la largeur , plus considérable dans le haut que dans le bas , varie entre quatorze pouces et demi et treize pouces et demi. Le parchemin est un peu déchiré dans deux endroits : il en résulte une lacune d'un demi-pouce dans la première ligne du diplôme, et une autre dans le mot sUjnuni, qui est en tête de l'annonce du monogramme de Robert. Le sceau qui accompagnait ce diplôme a disparu. L'écriture s'appuie sur des raies tracées à la pointe sèche. La première ligne est en lettres allongées, mais qui ne sont pas toutes de forme cursive; on y trouve aussi de la minuscule et de la capitale , ainsi que dans les annonces qui précèdent les deux monogrammes , et dont les caractères ont plus d'un pouce de hauteur. Quant à l'écriture du corps de l'acte, elle est reproduite dans \e fac - simile ; mais les dimensions de la planche ont forcé à scinder les lignes.
LXXI. (PI. XIII, n° 3.) « 26 janvier 998. Beau diplôme, muni d'un sceau « plaqué un peu rogné, donné au monastère de Saint-Denys, le VIII des kal. de « février, indict. XI, l'an P*" du règne du roi Piobert, par lequel ce prince, à la «prière de Vivien, abbé de Saint-Denys, confirme à ce monastère le don de «la ville et banlieue de Saint-Denys que lui a fait le roi Dagobert, et qui a «été ratifié parCharlemagne , Louis le Débonnaire et Charles le Chauve; de «plus, règle un différend important entre le dit monastère et Bouchard, sei- « gneur de Montmorency. Voyez Félibien, Histoire de Saint-Denys, page 117. «Transcrit, Ibid., Preuves, page 82, 11° 109; et dans Doublet, page 822.