‹ Éléments de paléographie (volume 4)Chapitre 184 sur 282 · II. ài · texte numérisé non relu

II. ài

<« Accompagné de quatre copies , une collationnée , et trois informes. Confirmé « et enregistré au Parlement, par arrêt du 8 février i Sôy, dont il y a une copie «informe. » [Inventaire de la série A.) — Ce diplôme a un peu plus de deux pieds de hauteur sur dix-huit pouces de largeur. Le vélin est d'une blancheur remarquable , un peu déchiré dans le bas et dans les plis. L'écriture s'appuie sur des raies tracées à la pointe sèche, et distantes entre elles d'environ neuf lignes. Les signatures ont été tracées toutes par l'écrivain de la pièce; elles sont, ainsi que la date, de la même écriture que le corps de la pièce, c'est-àdire conformes à l'échantillon que reproduit \ejac-simile. Le copiste n'a employé un autre corps d'écriture que pour le monogramme (qui n'est d'ailleurs accompagné d'aucune annonce) et pour la première ligne du diplôme , où l'on remarque un mélange de capitale et d'onciale étroite et allongée; la lettre n est peut-être la seule qui affecte de temps en temps le caractère cursif. En tête de cette première ligne est une invocation dont les traits sont aussi confus que multipliés. Quant à la date de ce diplôme, il semble que l'on doit plutôt la fixer au 2 5 janvier 997 qu'à l'année suivante. En effet, quand même l'indiction XI ne pourrait convenir à l'année 997, l'an P' du règne de Robert conviendrait encore moins à l'année 998; mais il est reconnu que, dans les dates des diplômes de Robert, l'indiction a été rarement marquée selon le calcul ordinaire; or, en supposant que Von a pris pour point de départ de Pindiction Tannée 3i2 au lieu de l'année 3i3, Pindiction s'accordera avec Pan 997.

LXXII. (Pi. XIII, n° /i.)« io58. Beau diplôme, muni d'un sceau plaqué sain « et entier, donné à Paris la XXVIIP année du règne de Henri P' , par lequel «ce prince, à la prière de Hubert, abbé de Saint-Germain-des-Prés, autorise « les hommes de corps de ce monastère à témoigner en jugement contre lesper- « sonnes libres. » [Inventaire de la série K.) — Ce diplôme a un pied neuf pouces de hauteur; sa largeur varie entre treize pouces et demi et douze pouces trois quarts. Le parchemin en est extrêmement épais. Quoiqu'il ait souffert de Phumidité , Pécriture s'est parfaitement conservée. Elle s'appuie sur des raies tracées à la pointe sèche, et distantes entre elles d'un pouce , comme Pindique le Jac-simile. La suscription qui occupe environ les deux tiers de la première ligne , est en caractères très-allongés, où l'on remarque un mélange de capitale, d'onciale et de cursive. Cette ligne est terminée par une écriture semblable à celle du corps de Pacte, c'est-à-dire conforme slu fac-similé. La même écriture règne dans la sou. cription du chancelier et dans la date, qui est placée trois pouces et demi plus bas que cette souscription. C'est au milieu de la souscription que se trouve le monogramjne dans lequel on remarque Pabréviation us exprimée

par le signe 9. Le sceau est plaqué dans l'intervalle qui sépare la souscription du chancelier et la date.

LXXIIL (PL XIV, n° 1.) «25 février 1100. Diplôme élégant, muni d'un «large sceau plaqué, donné à Paris le VI des kal. de mars, l'an XLIII du «règne de Philippe I", par lequel ce prince, du consentement de Louis son «fils et de la reine Bertrade, lait don d'une femme serve à l'église de Paris, «suivant la demande que lui en Ont faite Foulques, doyen, et Waltramme, « chantre de la dite église. » [Inventaire de la série K.) — Ce diplôme a dix-huit pouces de hauteur sur onze pouces et demi de largeur. L'écriture s'appuie sur des raies tracées à la pointe sèche et distantes entre elles de neuf lignes. L'invocation de la Sainte Trinité qui occupe le commencement de la première ligne piéscnle un mélange de capitale, d'onciale et de cursive ; le corps des caractères a neuf lignes de hauteur. Quant au reste de l'acte, il est semhlahle au modèle du Jac-simile ; il faut en excepter toutefois le monogramme, dont les éléments se rattachent à l'écriture capitale. Au lieu d'être placé après le texte de l'acte, il est inséré dans le milieu de l'annonce : prœcepiimis sigillo et caractère (monogramme) nostri nominis honestari. La souscription du chancelier se termine par le monogramme de J. C; elle est placée à trois pouces et demi plus has que l'annonce des témoins , qui fait suite au corps de l'acte. Le sceau, dont il n'existe que des fragments, avait été plaqué à droite et audessous de la souscription du chancelier. La date, qui vient immédiatement avant l'annonce des témoins, présente quelque difficulté pour la concordance des notes chronologiques. Nous pensons cependant que la date réelle de cet acte est plutôt le 2/i février 1101 que le 26 février 1100. (Voy. la Liste alphabétique des princes souverains, à l'article de Philippe I", tome I, page 35o, r" colonne. )

LXXIV. (PI. XIV, n° 2.) «1108. Très-beau diplôme, muni d'un large « sceau plaqué sain et entier , donné à Paris la première année du règne de «Louis VI, dit le Gros, par lequel ce prince autorise les serfs du chapitre « de l'église de Paris à témoigner et à se battre en justice envers et contre « toute sorte de personnes tant libres que serves. Enregistré en la Chambre «des Comptes le 10 décembre 17^0. » [Inventaire de la série K.) — Ce diplôme a un pied neuf pouces de hauteur ; sa largeur varie entre quatorze et quinze pouces. L'écriture s'appuie sur des raies tracées à la pointe sèche et distantes entre elles d'environ quatre lignes et demie. La minuscule reproduite par le fac-similé règne dans tout le corps de l'acte, excepté dans la suscription et l'an-

nonce du monogramme, où l'on trouve un mélange de capitale, d'onciale et de minuscule. Les caractères ont près de neuf lignes de hauteur dans la suscription, et six lignes seulement dans l'annonce du monogramme. Cette annonce est placée dans un intervalle ménagé entre la dernière ligne de l'acte et la date, qui a été écrite deux pouces et demi plus bas. Le sceau est plaqué audessous de la date, à plus de quatre pouces et demi de la dernière ligne de l'acte. Le texte de ce diplôme , en n'y comprenant pas la suscription , l'annonce des témoins et la date, ne renferme qu'une seule abréviation dans vingt-quatre lignes qui ont toutes plus d'un pied de longueur.

LXXV. (PI. XIV, n° 3.) « 1119. Diplôme muni d'un large sceau plaqué, donné « à Paris l'an XIP du règne de Louis le Gros, et le VP de la reine Adélaïde, par « lequel ce prince confirme les privilèges du cloître de Notre-Dame de Paris «et y ajoute les maisons de Hubert de Senlis et d'Allegrain d'Etampes, cha- « noines de ladite église. Enregistré en la Chambre des Comptes le 3o dé- « cembre 1740. » [Inventaire de la série K.) — Ce diplôme a plus de deux pieds deux pouces de hauteur sur un pied de largeur. L'écriture s'appuie sur des raies tracées à la pointe sèche. La première ligne présente comme à l'ordinaire un mélange de capitale , d'onciale et de minuscule dont les caractères étroits et allongés ont d'abord un pouce de hauteur et diminuent graduellement de près d'un demi-pouce. Dans le reste de Pacte Pécriture est semblable au fragment reproduit par le fac - simile , et les traits excédants des lettres s'y croisent de la même manière. Immédiatement après le corps du texte vient la date, qui occupe une ligne entière; les deux lignes suivantes sont remplies par la formule Asiantihm, etc., et les noms des grands officiers; puis, après le nom du grand chambrier, à la fin de la seconde ligne, se trouve le monogramme du roi. Ce n'est qu'au commencement de la ligne suivante qu'est la formule data per maniim Stephani cancellaiii. Le sceau est plaqué au bas du parchemin à gauche; mais Pempreinte a été faite à contre-sens, de sorte que le roi a la tête en bas et les pieds en fair.

LXXVI. (PI. XIV, n" 4.) 1124. Diplôme sur parchemin, dont le sceau est plaqué, et par lequel Louis VI confirme un ancien usage existant entre les serfs de trois villages [Villœ-Novœ, Moncii, Caloili) placés sous son autorité immédiate, et ceux de Pabbaye de Sainte-Geneviève. D'après cette coutume appelée befeht, les femmes serves épousant un homme serf suivent la servitude de leur mari, ainsi que les enfants qui naissent de ce mariage. Le texte de cet acte est transcrit presque en entier dans du Cange au mot Befeht. La date en est ainsi

conc^'ue: « Actuiii publicù Parisiusan noincarnati Vcrbi M. G. XXIV, regni nostri « XVI. » Ce diplôme a été réuni depuis peu à la série K. Il a près de dix-huit puuces de hauteur sur neuf pouces et demi de largeur. L'écriture s appuie sur des raies tracées à la pointe sèche et distantes entre elles de neuf lignes. L'invocation de la Sainte Trinité, qui précède le texte de l'acte, présente un mélange de capitale et de minuscule étroite et allongée, dont la hauteur atteint à près d'un pouce. Cette invocation et la croix qui la précède occupent la moitié de la première ligne; l'aulre moitié est restée en blanc. La seconde ligne, à l'exception des quatre derniers mots [iusticicun ego Dei gratiâ) , a été reproduite dans \e Jac-simile, qui est conforme à l'écriture du reste de l'acte. Le monogramme est tracé dans le corps même du texte, au milieu delà phrase qui lui sert d'annonce. La date est suivie de la formule Astantibus, etc. et de l'énumération des grands officiers. Un peu plus bas est la formule dat. per maniim Stlwpkani canccllarii, et immédiatement en dessous le sceau plaqué dont la partie gauche, n'existe plus.

LXXVII. (PI. XIV, n" 5.) . i i ^^. Diplôme donné à Paris l'an VIII du règne «de Louis VII, dit le Jeune, portant qu'à l'occasion de la translation des *< reliques de S. Denys, il a donné au monastère de ce nom plusieurs droits «et revenus qu'il possédait à Cergy, Cormeilles, Trappes et ailleurs, s'y ré- '< servant néanmoins le droit de gîte. Sceau pendant. Accompagné d'une copie « collationnée et de la copie d'un vidimus donné à Sens par S. Louis, en mars « 1269. Voyez Félibien, Hist. de S. Denys, page 178. Transcrit, Ibid., Preuves , «page 106, n° iSo; et dans Doublet, page 868. ^^ [Inventaire de la série K,) — Ce diplôme a un pied neuf pouces de largeur sur un pied quatre pouces de hauteur, non compris un repli d'un pouce et demi dans le bas de l'acte. L'écriture s'appuie sur des raies tracées à la pointe sèche et dont le fac-siinde indique la distance. Les mots Ego Ludouiciis, etc., sont précédés de l'invocation de la Sainte Trinité. Cette invocation présente un mélange de capitale et de minuscule étroite et allongée, dont les caractères ont neuf lignes de hauteur. La première ligne comprend outre cette invocation et le fragment reproduit par le fac-simile,\es mots manifesté cognouim\is siimma cura. Les lignes suivantes sont de la même longueur. La date et l'énumération des grands officiers font corps avec l'acte; mais la formule data per nianum Cadiirci cancellarii est à près de deux pouces et demi plus bas que la dernière ligne de l'acte , un peu au-dessus du repli. Les différentes syllabes de cette formule sont espacées de manière à occuper toute la largeur du parchemin. La première syllabe du nom du chancelier correspond à peu près au milieu de la ligne et se trouve

enclavée dans la partie inférieure du monogramme HLVDOVIGVS. La courroie à laquelle le sceau est suspendu traverse le repli du parchemin à droite du monogramme et un peu plus bas.

LXXVIII. (P]. XV, n"!.)" ii^V- Lettres du roi Louis VII, le Jeune, données à « Paris l'an XI de son règne, par lesquelles il ordonne que la taille qui se lèvera « en son nom sur les terres de l'évêché de Paris, le siège vacant, n'excédera pas « la somme de soixante livres. Le sceau, qui pendait à des lacs de soie jaune, a « disparu. » [Inventaire de la série K.) — Ce diplôme a plus de quatorze pouces de largeur sur un pied sept pouces de hauteur, sans compter le repli du parchemin dans le bas de l'acte. L'écriture s'appuie sur des raies tracées au crayon; la distance des lignes est la même que sur la gravure. Les passages reproduits dans ce fac-simile sont empruntés au corps de l'acte; mais la première ligne, ainsi que la formule du chancelier, présente un mélange de ca23itale, d'onciale et de minuscule étroite et allongée. Cette écriture a près d'un pouce de hauteur dans la première ligne et un peu plus d'un demi-pouce dans la formule du chancelier. Le monogramme (HLVDOVICVS) est placé entre la première et la seconde syllabe du nom du chancelier [Cadurci). La lettre H qui en forme pour ainsi dire le cadre a deux pouces de hauteur sur deux pouces un quart de largeur. Il suffit de jeter un coup d'œil sur le fac-similé pour reconnaître que ce diplôme a été écrit avec autant de soin que d'élégance. On remarquera aussi que la date, commençant par actiini, et l'énumération des grands officiers se rattachent au corps même du diplôme; la formule du chancelier en est au contraire séparée par un intervalle de deux pouces.

LXXIX. (PL XV, n" 2.) « 1 196. Lettres du roi Philippe-Auguste, données à « Paris l'an XVII de son règne , portant que Richard de Vernon , par ordre de «Richard, roi d'Angleterre, lui a donné en échange la châtellenie de Vernon «et la terre de Longueville, et qu'en contre-échange il a donné au dit Ri- « chard, en fief et à hommage lige par le service de cinq chevaliers, les seigneu- « ries de Montmeilland, Plailly, etc. » [Inventaire de la série K.) — Cette charte a sept pouces et demi de largeur sur dix pouces de hauteur, sans compter le repli du parchemin dans le bas de l'acte. L'écriture du Jac-sunile a été employée dans tout le corps de facte; mais la formule data vacante cancellariâ présente un mélange de lettres minuscules et de capitales à traits excédants dans le genre de f A du mot actum et de l'N du mot nonagesimo, qui font partie de la première ligne du fac-similé. Un sceau en cire verte pend à des lacs de

soie jauue et rouge. Le monogramme est placé entre le mot vacante et le mot canccUaria. On ne trouve pas sur le parchemin de raies tractes soit au crayon, soit à la pointe sèche.

LXXX. (PI. XV, n° 3.) « A Paris, 1207. Lettres du roi Philippe-Auguste, « de la XXVIP année de son règne, confirmatives de la manumission donnée «par Jean, ahhé, et le couvent de Saint-Germain, à Milon d'Emant, leur «maire, à sa femme et à ses enfants; lequel Milon s est démis de la mairie « d'Emant, moyennant que ceux de Saint-Germain lui ont donné la somme « de trois cent quarante livres provinoises. » [Note jointe à l'acte original.) — Cette charte, retirée depuis peu des cartons de Saint-Germain des Prés pour être réunie à la série K, a près de sept pouces un quart de largeur sur huit pouces un quart de hauteur, non compris le repli qui existe dans le bas du parchemin. Le corps de l'acte se compose de quatorze lignes semblables à celles que reproduit Icfac-simile. Un pouce plus bas que la dernière ligne est la formule data vacante cancellanâ, dont les caractères sont les mêmes, mais dont les syllabes sont espacées de manière à occuper avec le monogramme toute la longueur de la ligne. En tête de la ligne suivante, on lit: per manam fratris Ga~ nni. Le sceau, qui pendait à des lacs de soie verte et rouge, a été détaché.

LXXXI. (Pi. XV, n" 4-) «A Melun, i225. Lettres du roi Louis VIII conhr- « matives de l'acquisition faite par les religieux de Joyenval sur le juif Dieu- « donné du droit de tonlieu sur le pain à Paris. Le sceau a disparu. » [Inventaire de la série K. ) — Cette charte a un peu plus de neuf pouces de largeur sur dix pouces de hauteur, non compris le repli qui existe dans le bas du parchemin. La première ligne ne se distingue des autres que par les traits excédants de quelques lettres; mais la formule du chancelier est en lettres du genre de l'A initial du mot abbatie qui se trouve dans la seconde ligne du fac-similé. Cette formule est ainsi conçue : Data per manam Guarini Silvanectensis episcopi cancellarii. Le monogramme est placé entre les mots Guanni et Silvanectensis. Il est divisé en trois parties indépendantes : la première fournit les lettres LVD, la seconde l'O dans lequel est enclavé l'I , la troisième se compose d'un C carré conjoint avec les lettres VS.

LXXXII. (PI. XV, n° 5.) «Juillet 1237. Accord entre Jeanne, comtesse de « Flandre et de Hainault, et le châtelain de Lille, pour leurs droits respectifs. » [Inventaire de la série K.) — Cette charte a treize pouces de largeur sur neuf pouces de hauteur; mais elle a été mutilée dans le bas, et la dernière ligne de l'acte a

disjDarii en partie. Toutefois on peut encore rétablir presque en entier le texte de la date : « Ce fu lait l'an de l'incarnation nostre Segneur m*" cc° et trente « siet, el mois de... » L'inventaire indique en outre le nom du mois; mais le mot est trop incomplet pour qu'on puisse le déchiffrer exactement. Le sceau annoncé dans l'acte a disparu. L'écriture du fragment reproduit par \ejac-simile est conforme à celle de tout le reste de l'acte, si ce n'est que la première ligne se distingue par quelques traits excédants qui ont souvent près d'un pouce de hauteur.

LXXXIII. (PL XVI, n"* ] .) « A Longpont, janvier i238. Lettres du roi Saint « Louis conlirmatives d'un accord fait entre l'abbaye de Saint-Denys et Fas- «trede, avoué de la Flamangrie, sur les différends mus entre les parties au « sujet des droits prétendus par ledit Fastrede dans l'étendue des villages de « la Flamangrie, etc. Scellées. Très-élégant original. » [Inventaire de la série K.) — Ce diplôme a un pied neuf pouces de largeur sur dix-huit pouces trois quarts de hauteur, sans compter un repli de deux pouces et demi qui existe dans le bas du parchemin. L'écriture, qui s'appuie sur des raies tracées au crayon, est partout la même que dans le fac-similé. Cet acte se compose de cinquantesix lignes qui ont chacune un pied huit pouces de longueur. Le sceau qui tient à l'acte est assez bien conservé; il est suspendu à des lacs de soie rouge. Il est inutile de faire observer que la date de janvier 1288 doit être considérée comme appartenant à l'année 1289,

LXXXIV. (PI. XVI, n'' 2.) «A Melun, janvier 12 58. Lettres du roi Saint « Louis, par lesquelles il exempte de tout péage i'abbaye de Saint-Denys. Le «sceau a disparu. Transcrites dans Félibien, Hist. de Saint-Denys, Preuves, «page 124, n" 17 5, et dans Doublet, page 908. » [Inventaire de la série K.) — Cette charte a dix pouces trois quarts de largeur et onze pouces de hauteur, sans compter le repli qui existe au bas de l'acte. L'écriture s'appuie sur des raies tracées à la pointe sèche. Le corps de l'acte est en tout conforme au fac-sim le; mais l'invocation, qui remplit la première ligne presque en entier, et la formule data vacante cancellariâ présentent un mélange de capitale, d'onciale et de minuscule à gros traits d'un demi-pouce de hauteur; chaque mot est séparé par trois points en forme d'o disposés verticalement. Le monogramme placé au milieu de la formule data, etc., a près de trois pouces de largeur sur un pouce et demi de hauteur. Le sceau, qui n'existe plus, était attaché à des lacs de soie rouge. L'acte est daté du mois de janvier 1 2 58 et de la trentetroisième année du règne, ce qui répond à l'an 1259.

LXXXV. (PL XVI, n° 3.) «A Paris, septembre 1268. Sentence arbitrale « rendue par le roi Saint Louis entre Thibault, roi rie Navarre, comte de Gham- '« pagne et de Brie, et Henri, comte de Luxembourg, d'une part, et Thibault, « comte de Bar, d'autre part, au sujet de l'inféodation de ï^igny. Pareille pièce « datée de Paris en novembre 1 268. » (Inventaire de la série K.) — Le fac-similé est emprunté à la sentence de novend^re 1 268. Cette charte a sept pouces et demi de largeur sur huit pouces un quart de hauteur, sans compter le repli qui existe dans le bas du parchemin. L'écriture s'appuie sur des raies tracées au crayon. ]jC fac-si mile reproduit les trois premières lignes de la charte, dont l'écriture est partout la même. Le sceau est attaché à une bande de parchemin.

LXXXVI. (PL XVI, n° ^.) « 1 283. Testament de Renaud.de Nanteuil, évêque « de Beauvais, et inventaire de ses biens. Deux pièces. » [Inventaire de la série K.) — La pièce principale est le testament vidimé par l'ofTicial de Paris. Cet acte se compose de trois feuilles de parchemin cousues les unes à la suite des autres et scellées aux points de réunion. Ces trois feuilles ont ensemble près de cinq pieds de hauteur; leur largeur est de dix-neuf pouces et demi. L'écriture s'appuie sur des raies tracées au crayon. Cette écriture est partout la même que dans \c fac-simile. Le vidimiis est daté de l'an i283, le jeudi après la fête de saint Nicolas d'hiver, ce qui répond au 9 décembre.

LXXXVII. (PL XVI, n° 5.) «A Paris, janvier 1282. Copie vidimée par le «prévôt de Paris, le 2 5 février 1287, de lettres du roi Philippe III le Hardi « confirmatives de la donation faite aux religieuses de Longchamp, par Jean « d'Harcourt, de vingt livres de rente, à prendre en celle de quatre-vingts livres « sur la prévôté de Pont-Audemer; avec une autre copie vidimée par le même « en 1289, plus l'acte original en français de la dite donation par Jean d'LIar- « court, chevalier, en juillet 1281. Les sceaux ont disparu. » [Inventaire de la série K.) — Le fac-similé est emprunté au vidimus daté de l'an 1287, le mardi après les brandons, ce qui répondrait au 2 5 février s'il s'agissait de l'année

1287 et non de l'année 1288 avant Pâques. Or, comme cette seconde hypothèse est plus probable, la date du mardi après les brandons correspond en

1288 au 16 février. Cette charte a huit pouces de largeur et sept pouces trois quarts de hauteur, sans compter le repli qui existe au bas de l'acte. La direction de la première ligne est marquée, ainsi que la marge, par une raie tracée à la pointe sèche. Cette écriture est partout la même que dans le facsimilé.

LXXXVIIL (Pi. XVI, n^ 6.) «Registre des cens et rentes dus à la commu- « nauté de Saint-Samson de Douay, tant en la ville qu'à la campagne. » [Note inscrite sur la couverture du reçjistre.) — Ce registre a dix pouces de hauteur sur près de sept pouces de largeur. Le cadre destiné à l'écriture est marqué, ainsi que la direction des lignes, par des raies tracées au crayon. Le passage reproduit dans \e fac-similé est en encre rouge comme tous les titres du registre; mais les formes de l'écriture sont exactement les mêmes dans les titres que dans le corps du texte. Cette observation ne s'applique point à des additions postérieures que l'on rencontre à presque toutes les pages.

LXXXIX. (Pi. XVI, n" 7.) « 26 mai i342. Mandat donné par Jean de Saint- K Quentin, député par le roi pour les approvisionnements et garnisons des « frontières de Flandres et de Hainault, à Colart Cavesnel, garde des dits ap- « provisionnements au Cateau-Cambresis, de fournir au sieur Soyer de Gand, « chevalier, châtelain de la Malmaison en Cambresis, une certaine quantité de « blé , vin et avoine. » [Inventaire de la série K.) — Ce mandat est écrit sur un morceau de parchemin qui a trois pouces de hauteur sur dix pouces et demi de largeur. Un petit cachet en cire rouge a été appliqué sur une bande étroite découpée dans le bas de l'acte, auquel elle tient par une de ses extrémités. L'écriture reproduite dans le fac-similé règne dans toute l'étendue de la charte.

XC. (Pi. XVII, n" 1 .) « Lettre du roy enjoignant à Pierre Scatisse, son trésorier, « de payer au prince de Galles la somme de quinze mille doubles, faisant partie « de ce qu'il s'est obligé envers lui pour Bertrand du Guesclin. 5 mars. Au bas «< de cette lettre, il y a deux lignes escrites de la main du roy Charles V . » [Inventaire du Trésor des Chartes.) — Cette lettre est écrite sur un morceau de parchemin de six pouces de hauteur sur treize pouces de largeur. Elle est en écriture cursive, mais d'une autre main que celle du fac-similé, qui reproduit les deux lignes ajoutées par Charles V et sa signature autographe. Cet acte n'est daté que du jour et du mois, mais il appartient à l'année i368. En effet, c'est le 3 avril 1367 ^^^ ^^ Guesclin a été fait prisonnier par le prince de Galles, à la bataille de Navarette, et le premier terme du payement de sa rançon devait échoir le 17 avril i368. Cela résulte d'ailleurs de la pièce relatée à l'article suivant.

XCI. (PL XVII, n" 2.) «Quittance des procureurs du prince de Galles de « la somme de quinze mille doubles d'or fin, du coing, du poids et de l'alloy «qui ont cours au royaume d'Espagne, dont 54 pièces poisent le marc de

« Troye , payée par le roy pour ladicte rançon. i3()8, 2 5 avril. » [Inventaire du Trésor des Chartes.) — Cette quittance a un peu moins de cinq pouces de hauteur sur treize pouces trois quarts de largeur. Deux bandes étroites ont été découpées dans le bas de l'acte sur la moitié de la largeur du parchemin , pour recevoir les cachets en cire rouge d'Alexandre Dalby , connétable de Bordeaux, et de Richard de Draytonn , contrôleur du Châtelet, chargés de recevoir le payement au nom du prince de Galles. Dans cette pièce les x sont ordinairement surmontés d'un point. La finale eur, dans les mots contrôleur, receveur, est remplacée par our, contrerollour , receviour, etc. On trouve, so, do, hatailo , priso, taro, au lieu de se, de, bataile (bataille) , pnse, tare, etc.

XCII. (PL XVIÏ , n" 3.) « Edict perpétuel et irrévocable du roy Charles V, « par lequel , après avoir donné quelques exemples de roys jeunes et admis au «gouvernement en bas aage, et apporté l'exemple de S. Louis qui vint à la «couronne à l'aage de i4 ans, receut les hommages et sermens des evesques «et autres, ordonne qu'à l'advenir les roys de France ayant atteint l'aage de « ] 4 ans prendront le gouvernement de leur estât en main , recevront les foy et « hommages de leurs sujects et des arch evesques et evesques; bref seront res- « pectés pour majeurs comme s'ils avoient 2 5 ans, se pourront faire sacrer et « couronner audit aage. A Vincennes, aoust iSy^. Scellé. Imprimé dans Fon- « tainebleau. » [Inventaire du Trésor des Chartes.) — Ce diplôme a un pied onze pouces un quart de largeur, sur un pied dix pouces de hauteur, non compris un repli de trois pouces et demi qui existe dans le bas du parchemin. L'écriture s'appuie sur des raies tracées au crayon. Les marges sont indiquées à droite et à gauche par une double ligne verticale également tracée au crayon, et qui laisse aux lignes dix- huit pouces de longueur. Les caractères du corps de l'acte sont d'une élégance et d'une régularité remarquables, comme on peut le voir en jetant les yeux sur \e fac-similé. La première ligne, occupée en entier par la suscription, se compose de lettres ornées, dont les jambages ont un pouce et demi de hauteur et un quart de pouce de largeur. Le K initial du mot Karolus, qui excède cette proportion de plus du double, est peint en azur, parsemé de fleurs de lis d'or, et surmonté d'une couronne également en or. Les ornements employés dans le reste de la suscription sont d'une grande variété. On remarque dans la ligne suivante deux lettres ornées, et d'autres lettres dont les traits excédants remplissent l'intervalle qui sépare cette ligne de la suscription. Quelques traits du même genre descendent au-dessous de la dernière ligne. Ce diplôme porte un sceau en cire verte , suspendu à des lacs de soie rouge et verte.

XCIIL (PI. XVII, n° 4.) « 27 avril i4oo. Acte par lequel Regnault de Trie, «amiral de France, reconnaît avoir reçu du vicomte du Pont -de -l'Arche la « somme de 100 livres tournois, pour une demi-année de ses gages de la garde i< du château de Rouen. » [Inventaire de la série K. ) — Cette quittance a trois pouces trois quarts de hauteur, sur un pied de largeur. L'écriture est partout conforme au fragment reproduit par le fac-similé. La partie de la bande découpée dans le bas du parchemin sur laquelle le sceau avait été appliqué n'existe plus aujourd'hui.

XCIV. (PI. XVII, n° 5.) «Promesse du roy Louis XI à Marguerite de Gu- «lant, dame de Belleville, de lui payer la somme de 5, 000 escus, à cause de « la place de Montagu. L'an 1/47 3, le /i aoust. » [Inventaire du Trésor des Chartes.)

— Cet acte a quatre pouces de hauteur sur dix pouces trois quarts de largeur. Il n'a pas été scellé , mais simplement signé par Louis XI , et contre-signe Tilhait.

XCV. (PL XVII, n° 6.) «A Saint-Denys en France, juillet i5i3. Lettres «du roi Louis XII, donnant à l'abbaye de Saint-Denys une rente de 100 «livres sur la terre de Pont-sur-Seine, pour la fondation d'une messe quo- « tidienne. Scellées. L'objet de cette fondation était d'obtenir le secours du « Tout- Puissant pour chasser les Anglais qui venaient de faire une descente «en France. Transcrites dans Doublet, page 11/17. » [Inventaire de la série K.)

— Cet acte a un pied dix pouces et demi de largeur, sur dix-huit pouces trois quarts de hauteur, y compris un repli de plus de cinq pouces qui en recouvre la dernière ligne. L'écriture est en tout conforme au court fragment reproduit par le fac-similé. Le sceau de cire verte est suspendu à des lacs de soie rouge et verte. On lit sur la partie gauche du repli : « Par le roy, l'evesque de «Paris, les generaulx des hnances et autres presens. (Signé) Piobertet. » A droite on voit l'annonce en latin de la lecture et de l'enregistrement à la Cour des Comptes, puis les mentions ordinaires Visa, Contenter, Gratis.

XCVI. (Pi. XVII, n" 7.) «Terrier du chapitre de Langeac, Haute-Loire.» [Note inscrite sur la couverture du registre.) — Ce registre a près de onze pouces de hauteur sur sept pouces et demi de largeur. Il porte une double pagination marquée, l'une en chiffres romains sur le recto de chaque feuillet, l'autre en chiffres arabes sur le recto et le verso : la première pagination est de la date même du registre, he fac-simile , qui est emprunté an feuillet coté CXLV et 221, n'offre rien de remarquable que la grande difficulté d'une écriture fort

négligée , et remplie d'abréviations qu'il serait souvent impossible de décliillVer si l'on ne connaissait pas les formules employées ordinairement dans les actes de même nature. Nous croyons devoir donner le texte complet de ces formules , d'après un passage emprunté au même registre , pages 119-121 :

« ad censum annuum unius cartonis avene mensure censualis Arleti et

•< redditualis, cuni dirccto dominio; et illud directum dominium quod census «importât, scilicet cum jure vesliendi , deinvestiendi , habendi , levandi et « percipiendi vendas , subvendas, laudiminia et alia jura, tociens quociens « vendas et alios contractus de predictis contigerit evenire; solvendumque et « reddendum in dicto loco Arleti per dictum confitentem vel suos abliinc in «antliea, singulis annis et quolibet anno in festo beati Micbaelis arcliangeli , «et lioc, tantùm quantum idem confitcns erit tenenciarius sive sui dicti prati. « Quibus sic actis et concessis, proinisit jam dictus confitens sub obligatione « prati jam dicti et fructuum in eodem excrescencium, et juravit super sancta « Dei evvangelia per ipsum confitentem gratis manualiter tacta se soluturuju « et reddituruin censum jam dictum unius cartonis avene in dicto loco Arleti, «annis singulis, in quolibet festo predicto beati Micbaelis arcliangeli tamdiu « quamdiu tenenciarius aut sui dicti prati; contra quae eadem de cetero non «facere, dicere, nec venire jure aliquo seu aliquâ ratione, seque non fecisse, «dixisse, nec facturum aut dicturum aliquid amodo esse quominùs contracta « in presentibus litteris babeant et obtineant indissolubilem firmitatem ; red- « dereque et restituere refTundcreque et ressarcire dicto venerabili capitulo « oinnia dampna, sunqHus, missiones, decoustamenta , interesse et expensas « que, quos et quas dictum venerabile capitulum facere pati aut substinere « contigerit quoquomodo occasione premissorum aut alicujus eorumdem. Et « renunciavit dictus confitens in boc facto cum juramento suo super boc , ut «est dictum, prestito omnibus exceptionibus tam juris quàm facti per quas « dictus confitens contra premissa seu eorum aliqua venire posset aut se vel « suos in aliquo juvare deffendere seu tbueri. Et voluit et expresse concessit « confitens ipse se et suos posse et debere compelli à nobis, vel ab illo qui « fuerit pro tempore loco nostrî , per captionem , venditionem et festinam dis- « tractionem prati jam dicti et fructuum in eodem excrescendoriim quorum- « cunque et sine monitione et licencia dicte curie precedentis ad predicta «actendenda, tenenda, complenda firmiterque et inviolabiliter observanda, « quocunque privilegio non obstante. Acta fuerunt bec in dicto loco Arleti, « testibus hiis presentibus : Antlionio, etc. »

XCVII. (PI. XVII, n" 8.) «Traité de Londres, contenant alliance entre

«François I" et Henri VIII, du 18 septembre 1527, avec un sceau d'or mas- « sif, pesant 2 marcs 7 onces (7 hectogrammes). Ce traité est imprimé dans « Rymer et dans Dumont. Les variantes sont ci -jointes; je les ai relevées à « l'occasion du compte que j'ai rendu au sujet de ce sceau , à l'Institut , le « 2.3 frimaire an X. » [Note jointe au traité.) — La dernière partie de cette note a été écrite et signée par M. Camus, qui était alors Garde général des Archives. Ce traité est écrit sur un qiiatermon, dont les feuilles ont un peu plus d'un pied de hauteur, et près de dix pouces de largeur. L'écriture s'appuie sur des raies rouges comprises entre deux verticales qui limitent les marges. Ces deux verticales, ainsi que la première et la dernière horizontale, sont tracées dans toute l'étendue de la page, et forment ainsi l'encadrement dans lequel l'écriture est renfermée. Cet espace est de sept pouces sur cinq pouces et demi. Chaque page contient 3 1 lignes. Les marges de la première page sont ornées d'enluminures qui ont été altérées par le frottement. L'acte se termine à la quatorzième ligne du verso du dernier feuillet; il est revêtu de la signature de Henri VIII. Les feuillets sont attachés avec des lacs de soie et des fils métalliques tressés en cordonnet , et dont le prolongement sert à suspendre le sceau d'or massif. La face du sceau représente Henri VIII assis sur son trône, tenant un sceptre de la main droite, et appuyant la main gauche sur un globe qui est surmonté d'une croix et placé sur sa jambe gauche. L'inscription est ainsi conçue : <- Henricvs 8 Dei

« GRATIA AnGLIE ET FrANCIE REX , FIDEI DEFENSOR ET DOMINVS HiRERNIE. » A l'cx-

ception du chiffre 8, toute l'inscription est en lettres capitales, mais avec de nombreuses abréviations : le mot et est représenté par un signe tout à fait semblable à un Z; chaque mot est séparé par un point. Au revers, on voit les armes de France et d'Angleterre; la légende consiste dans le vers suivant, dont les mots séparés entre eux par une rosace ne renferment pas d'abréviation : or-

DINE IVNGVNTVR ET PERSTANT FEDERE CVNCTA.

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