PLANCHES DE SCEAUX
Les planches de sceaux sont accompagnées, comme les fac-similé, de quelcjues observations sommaires, d'une transcription destinée à faciliter le déchiffrement des légendes, et d'une série de notices.
Les observations qui précèdent chaque planche indiquent non-seulement la date des actes auxquels les empreintes sont attachées, mais encore celle que Ton a cru pouvoir assigner, d'une manière plus ou moins précise, à la création du type avec lequel ces empreintes ont été produites. Cette distinction est importante à observer, surtout pour les sceaux des communes, des •abbayes et des établissements publics. Il arrivait même quelquefois c|u'un prince employait le type de son prédécesseur. (Voyez, par exemple, la notice relative au sceau de la planche T.) D'un autre côté, une même personne pouvait successivement se servir de plusieurs types gravés à des dates fort éloignées. (Voyez, par exemple, les notices des sceaux n°' 2, 3 et 4 de la planche D.) 11 résulte de cette double circonstance que les sceaux des rois peuvent être quelc|uefois antérieurs ou postérieurs de plusieurs années à la date de leur avènement. Il ne faut pas oublier cependant que ce sont là de rares exceptions, et que les rois, les seigneurs, les évêques, etc., conservaient en général jusqu'à leur mort le type qu'ils avaient primitivement adopté. C'est d'après cette deinière hypothèse que nous avons indiqué la date probable de presc|ue tous les sceaux. Quand des motifs particuliers ne permettaient pas d'adopter cette règle, nous les avons exposés dans la série des notices faisant suite à la collection des planches. Le numéro renvoyant à chaque notice est marqué sur la page d'observations, qui indique aussi le caractère spécifique de l'écriture des légendes.
Quant au mode de transcription , nous nous bornerons à rappeler que les grandes capitales correspondent aux lettres qui existent sur la légende; les petites capitales, aux lettres abrégées; enfin les caractères ordinaires ou bas de casse, aux passages effacés ou détruits. Ainsi, pour indiquer que Vm du mot sicjillum est abrégée et que la dernière syllabe du mot secreti est effacée ou détruite, on imprimerait ces deux mots de la manière suivante : SIGILLVm SECPiEti.
Les notices renferment, outre findication des probabilités ou des preuves sur lesquelles repose la date assignée à certains sceaux, 1" l'explication des gravures; 2° le blason des armoiries; 3° l'indication des contre-sceaux qui
n'ont pas été gravés, et qui étaient appliqués au revers de l'empreinte principale. Enfin, quand il a été possible de reconnaître qu'un roi, un seigneur, une commune, etc., avaient employé des types autres que ceux dont on a reproduit la gravure, il a paru convenable d'en donner une courte description. Les vingt plancbes de sceaux, qui font partie de la collection du Trésor de Numismatique et de Glyptique, ont été exécutées par les procédés de M. A. Collas. Il ne s'agit point ici d'apprécier ces gravures sous le rapport de l'art, et de rechercher si l'on pourrait obtenir par les moyens ordinaires ces effets de relief qui produisent une illusion si complète. Ce qu'il importe de signaler, c'est la précision mathématique de ce procédé, qui transporte sur l'acier le portrait exact d'une empreinte nette ou confuse, intacte ou mutilée. Quand on compare avec les originaux les gravures reproduites dans certains ouvrages, tels que l'Histoire du Languedoc, l'Histoire de Lorraine, etc., on reconnaît au premier coup d'œil une foule d'inexactitudes qui dénaturent et l'aspect des personnages, et les formes de l'écriture; les gravures de M. Collas, au contraire, sont pour ainsi dire des fac-similé, parce que le burin, guidé par un mécanisme ingénieux, ne marque sur l'acier que ce qui existe sur l'empreinte.
NUMEROS des
SCEAUX
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