SUR LES SCEAUX REPRODUITS DANS LES PLANCHES PRÉCÉDENTES
I. (PL A, n° 1.) Dagobert I". Tous les critiques se sont accordés à rejeter ce prétendu sceau de Dagobert P"". En efï'et, la forme des lettres, les mots Dei (jraticiy la coiffure et les vêtements du roi, les dimensions du type, sont autant de caractères qui annoncent une maladroite falsification.
II. (PL A, n" 2.) Thierri III. Une tête vue de face, avec de longs cheveux. La légende est illisible; mais on peut en apercevoir quelques traces au-dessus de la tête du roi.
III. (PI. A, n° 3.) Clovis III. Cette empreinte, mutilée dans sa partie supérieure, représente une tête de face, avec de longs cheveux. La plus grande partie de la légende est détruite.
IV. (PL A, n° 4.) Pépin le Bref, maire du palais. Malgré Laltération de cette empreinte, on y distingue un buste de profd tourné vers la droite. Ce sceau n'a pas de légende.
\ . (PL A, n** 5,) Childebert IIL Une tête de face, avec de longs cheveux, accompagnée de deux croix. Il est probable qu'en appliquant le cachet on l'aura déplacé par mégarde : de là la répétition des deux dernières syllabes du mot Francoruni. Cette circonstance expliquerait aussi pourquoi Ton découvre deux croix au lieu d'une au commencement de la légende.
VI. (PL A, n° 6.) Chilpéric IL Une tête vue de face, avec de longs cheveux. L'empreinte, dont le côté droit est détruit, ne laisse apercevoir qu'une portion delà légende, qu'il faut renverser et présenter devant une glace pour en voir les lettres dans leur position naturelle.
VIL (PL A, n° 7.) Carloman, frère de Charlemagne. Buste de profd, tourné vers la gauche. Cette empreinte paraît avoir été faite avec une pierre antique. On n'y découvre aucune trace d'inscription; mais le cercle qui enferme l'image
est entouré d'un cordon assez large sur lequel la légende avait peut-être été
gravée.
VIII. (PI. A, n° 8.) Charlemagne. Buste de profd, tourné vers la droite; tôte barbue et couronnée de lauriers. Cette empreinte paraît avoir été faite avec une pierre antique enchâssée dans le cercle sur lequel est gravée la légende. Charlemagne a employé ce type au moins jusqu'en 790; mais auparavant il se servait aussi du sceau indiqué dans la notice suivante.
IX. (PL A, n° 9.) Charlemagne. Buste de Sérapis, tourné vers la gauche, la tête surmontée d'un boisseau. On ne peut pas douter que cette empreinte n'ait été faite avec une pierre antique que Charlemagne rapporta probablement d'Italie en 774. H se servait encore du même sceau en 812 , et l'on peut supposer qu'il La employé de préférence depuis son couronnement impérial , parce que la légende du sceau précédent ne lui donnait que le titre de roi; celui-ci, au contraire, qui ne porte pas d'inscription, pouvait également convenir à ses actes impériaux.
X. (PL A, n°' 10 et 11.) Louis le Débonnaire. Buste de profil, tourné vers la droite, la tête couronnée de lauriers. On remarque dans ces deux gravures quelques légères différences; nous pensons cependant qu'elles représentent deux empreintes produites par un seul et même type. La seconde empreinte, beaucoup plus nette que la première, laisse apercevoir un manteau attaché sur l'épaule droite.
XL (PL A, n° 12.) L0THAIRE, fils de Louis le Débonnaire. Buste de profil, tourné vers la droite, la tête couronnée de lauriers. Selon les auteurs du Trésor de Numismatique, la pierre antique qui a produit cette empreinte était gravée à l'effigie de Caracalla ou d'Alexandre Sévère.
XII. (PL B, 11° 1.) Charles le Chauve. Buste de profil, tourné vers la droite. Cette empreinte, fort confuse, ne laisse apercevoir que les deux dernières lettres de la légende.
XIIL (PL B, n° 2.) Louis le Bègue. Buste de profil, tourné vers la droite. La légende est entièrement effacée.
XIV. (PL B, n° 3.) Charles le Simple. Buste de profil, tourné vers la
droite, la tête couronnée de lauriers. La légende commence, contre l'ordinaire, dans le bas du sceau à gauche.
XV. (Pi. B, n° /i.) Robert II. Il est représenté en buste et de face, tenant de la main droite un sceptre fort court, terminé par un ornement qui offre quelques rapports avec la fleur de lis, et soutenant de la main gauche un globe. Sa couronne est surmontée de trois fleurs de lis.
XVI. (PL B, n*' 5.) Constance, seconde femme de Louis le Jeune. Elle est représentée debout, la tête couronnée, tenant de chaque main une fleur de lis à cinq branches, vêtue d'une robe et d'un long manteau qui se rattache par devant dans sa partie supérieure. Cette gravure a été reproduite d'après une empreinte moulée récemment sur le type original qui a été découvert, lors de la violation des sépultures de Saint-Denys , dans le tombeau de la reine Constance, et déposé ensuite à la Bibliothèque du Pioi.
XVII. (PL B, n° 6.) Henri I". I] est représenté assis sur un trône de forme triangulaire, la tête couronnée, tenant de la main droite un sceptre surmonté d'un ornement assez semblable à une fleur de lis, et de la main gauche, un bâton royal qui repose sur le trône.
XVIII. (PL B, n° 7.) Philippe P'. Même description que pour le sceau de Henri I".
XIX. (PL C, n° 1.) Louis VI. Il est représenté assis sur un trône orné de têtes et de pieds de lions ; sa couronne est surmontée de trois fleurs de lis ; il tient de la main gauche un bâton royal fleurdelisé, et de la droite, un sceptre terminé par une espèce de trident. A sa droite, dans le champ, un ornement en forme de croix.
XX. (PL C, n"' 2 et 3.) Louis VIL II est représenté, sur la face principale du sceau, vêtu d'un manteau royal, la couronne en tête, les cheveux tombant sur les épaules , assis sur un trône orné de têtes et de pieds de lions , tenant de la main droite une fleur de lis, et de la gauche, un bâton royal surmonté d'une fleur de lis encadrée dans une losange. — Au contre-sceau, on le voit, comme duc d'Aquitaine, monté sur un cheval au galop et tenant une épée de la main droite. Son écu est suspendu à son cou par une courroie. Voyez dans la Liste alphabétique des princes souverains les renseignements
qui peuvent servir à fixer le temps vers lequel Louis VII a cessé d'employer
ce contre-sceau.
XXI. (PL C, n° l[.) Adèle ou Alix, troisième femme de Louis le Jeune. Elle est représentée debout, la tête couronnée, vêtue d'une robe longue et serrée, par-dessus laquelle est un manteau qui se rattache par devant dans sa partie supérieure. Elle tient une fleur de lis de la main droite; sa main gauche est appuyée sur la hanche.
XXII. (PL C, n" 5.) Philippe IL Même description que pour le sceau de Louis VIL — Au contre-sceau , une fleur de lis épanouie.
XXIIL (PL D, n° 1.) Louis VIII. Il est représenté vêtu d'un manteau, la tête couronnée, les cheveux tombant sur les épaules, assis sur un trône orné de têtes et de pieds d'animaux; tenant de la main droite une fleur de lis, et de la gauche , un bâlon royal surmonté d'une fleur de lis encadrée dans une losange. — Au contre-sceau, un écusson semé de France, c'est-à-dire de fleurs de lis sans nombre.
XXIV. (PL D, n° 2.) Louis IX. Il est représenté la tête couronnée, les cheveux bouclés à la hauteur des oreilles, assis sur un trône orné de têtes et de pieds d'animaux, tenant de la main droite une fleur de lis, et de la gauche, un bâton surmonté d'une fleur de lis épanouie. Son manteau est garni d'une bordure fleurdelisée. — N. B. Ce sceau a servi au moins jusqu'en 1 2 48, année du départ de S. Louis pour la croisade. — Au contre -sceau , une fleur de lis épanouie.
XXV. (PL D, n" 3.) Louis IX. Ce sceau diffère peu de celui qui précède; mais on peut le distinguer : i" à la barre qui tranche la base de la fleur de lis que le roi tient dans la main droite; 2" à f élévation des étaraines de la fleur de lis qui surmonte le bâton royal; 3° à rallongement des têtes d'animaux qui servent d'ornement au trône; 4° à la forme de la lettre v dans la troisième syllabe du mot Ludovicus et à Vm finale du mot Francorum. — N. B. Ce sceau a servi au moins depuis le mois d'août 12 52 (J. 229] , et probablement depuis le départ de S. Louis pour la croisade, en 1248. — Au contre-sceau, une fleur de lis.
XXVI. (PL D, n" 4.) Louis IX. Une couronne ouverte, surmontée de fleurs
(le lis, et entourée d'une rosace à huit arcs. — Le conlrc-sceau, qui n'est pas représenté ici, porte un écu semé de France. — N. B. Ce type, gravé en l 'iyo, lut employé par les régents du royaume pendant la dernière croisade de S. Louis.
XXVII. (Pi. E, n'' 1.) Philippe III. Il est représenté la tête couronnée, les cheveux lomhant jusqu'au bas des joues, assis sur un trône orné de têtes et de pieds d'animaux , tenant de la main droite une fleur de lis, et de la gauche, un bâton royal surmonté d'une fleur de lis épanouie. — N. B. Ce sceau a servi au moins jusqu'au mois de mai 1271, et au plus tard jusqu'au mois de décembre de la même année. — Au contre-sceau, un écusson portant dix fleurs de lis posées quatre, trois, deux et une.
XXVIII. (PL E, n" 2.) Philippe III. Parmi les nombreuses dilTérences de détail qui distinguent ce sceau du précédent, on peut signaler le tapis sur lequel reposent les pieds du roi , la forme du trône et celle des deux fleurs de lis qui sont beaucoup plus petites. — N. B. Ce sceau a servi dès le mois de décembre 1271, et peut-être dès le milieu de la même année. — Le contresceau, qui n'est pas représenté ici, ressemble à celui du sceau précédent.
XXIX. (PL E, n" 3.) Marie de Brabant, seconde femme de Philij)pe 111. Elle est représentée debout sous une niche gothique, la tête couronnée, les cheveux tombant sur les épaules, la main gauche ramenée sur la poitrine, tenant de la main droite un sceptre fleurdelisé. Le champ du sceau est semé de fleurs de lis. — Le contre-sceau, qui n'a pas été reproduit, porte pour légende : ave Maria gra. [gracia) plena. Dans le cbamp est un écusson parti : à dextre, semé de France; à sénestie, aux armes de Brabant, c'est-à-dire portant un lion.
XXX. (PL E, 11° à') Philippe IV. Il est représenté la tête couronnée, les cheveux tombant jusqu'au bas des joues, assis sur un trône orné de têtes et de pieds de lions, tenant de la main droite un sceptre fort court, qui se termine par une fleur de lis comme le bâton royal qu'il tient dans la main gauche. — Au contre-sceau, un écu portant dix fleurs de lis posées quatre, trois, deux et une.
XXXI. (PL E, n" 5.) Jeanne de Navarre, femme de Philippe IV. Elle est représentée debout sous une niche gothique, la tête couronnée, les cheveux
toml)ant sur les épaules, Li main gauche ramenée sur la poitrine, et tenant un sceptre de la main droite. Aux colonnettes de la niche sont suspendus , d'un côté, un écu portant six fleurs de lis posées trois, deux et une; de l'autre, un écu aux armes de Navarre, qui sont des chaînes posées en orle, en croix et en sautoir. — Le contre- sceau, qui n'a pas été reproduit, porte un écu partira dextre, semé de France; à sénestre, mi-coupé (en chef, aux armes de Navarre; en pointe, aux armes de Champagne , représentées par une bande accompagnée de deux cotices). Les armes de Champagne ne sont pas exactement les mêmes que sur le contre-sceau d'Isabelle (Pi. S, n° 3) , où les cotices sont potencées et contre-potencées.
XXXII. (Pi. F, n° 1.) Louis X. Il est représenté la tête couronnée, assis sur un trône orné de lions drapés, tenant un long sceptre de la main droite, et de la gauche, un bâton royal surmonté d'une main de justice. Dans le champ, on voit des fleurs de lis qui se rattachent à des arceaux disposés en rosace. — N. B. Ce sceau n'a pas été employé avant le mois d'avril i3i5; il a servi au moins jusqu'au mois de juillet de la même année. — Au contre-sceau, un écusson semé de France , brochant sur les armes de Navarre (voyez la Notice XXXI) entourées d'une rosace à huit arcs.
XXXIII (PL F, n" 2.) Louis X. Quoique ce sceau olTre de grands rapports avec celui qui précède, il est facile de le reconnaître : i° à la position de la main gauche qui est ramenée près du corps; 2° à l'absence des arceaux et des fleurs de lis. Nous croyons, sans pouvoir l'aflirmer, que ce sceau est postérieur au précédent; en effet, nous ne l'avons pas rencontré avant le mois de janvier i3i6; mais le règne de Louis X est si court que cette question a peu d'importance. — Au revers, on retrouve les mêmes détails que sur le contre-sceau précédent, si ce n'est que l'orle formé par les chaînes de Navarre suit les contours des arcs de la rosace au lieu d'avoir la forme circulaire.
XXXIV. (PL F, n" 3.) Cli^mence de Hongrie, seconde femme de Louis X. Elle est représentée debout sous une niche gothique, la tête couronnée, les cheveux tombant sur les épaules, vêtue d'une robe à manches longues ouvertes à moitié du bi'as, la main gauche ramenée sur la poitrine, et tenant de la droite un sceptre surmonté d'une fleur de lis. Près d'elle sont suspendus, d'un côté un écu semé de France ; de l'autre, un écu aux armes de Hongrie, c'està-dire fascé de huit pièces. — Le contre -sceau, qui n'a pas été reproduit, porte pour légende : tcoNT.s. Clemcie. Dei gba. regine Franc, z. Navarre [contra-
sigiUiim Clcmcncic Dci gracia recjme Francic et Navarre). Dans le champ est une rosace entourant un écu parti : à dextrc, semé de France; à sénestre, aux armes de Hongrie.
XXXV. (Pi. G, n" 1.) Philippe VI. Il est représenté la tête couronnée, assis sur un trône orné de lions drapés, et derrière lequel est tendu un pavillon fleurdelisé. Il tient de la main droite un long sceptre, et de la gauche, un bâton royal surmonté d'une main de justice. — Le contre-sceau, qui n'a pas été reproduit, porte un écusson semé de France.
XXXVI. (Pi. G, n° 2.) Jeanne de Bourgogne, première femme de Philippe VI. Elle est représentée debout, la tête couronnée, les cheveux tombant sur les épaules, tenant de la main gauche un bâton royal terminé par un globe, et de la droite , un sceptre fleurdelisé. Autour du sceau règne une large rosace; dans le champ, on voit des figures de poses variées; puis, d'un côté, l'écusson semé de France; de l'autre, un écusson aux premières armes du duché de Bourgogne, c'est-à-dire bandé de six pièces et bordé. — N. B. Ce type, par sa forme ronde, se distingue de ceux des autres reines de France. — Le contre-sceau, qui n'a pas été reproduit, porte un écusson en forme de losange et parti : à dextre, semé de France; à sénestre, aux armes du duché de Bourgogne. Cet écusson est entouré d'une rosace enrichie d'ornements variés. Il est sans légende.
XXXVII. (Pi. G, n° 3.) Blanche d'Evreux, seconde femme de Philippe VI. Elle est représentée debout sous une niche gothique, la tête couronnée, les
\ cheveux tombant sur les épaules, tenant un sceptre de la main droite, et l'autre main ramenée sur la poitrine. Aux colonnettcs de la niche sont suspendus, d'un côté, un écusson semé de France; de l'autre, un écusson parti : à dextre, semé de France; à sénestre, mi-coupé, savoir: en chef, aux armes de Navarre (voyez la Notice XXXI); en pointe, aux armes d'Evreux , c'est-à-dire semé de France , brisé d'une cotice. — Le contre-sceau, qui n'a pas été reproduit, porte pour légende ; t gxRASiGiLLUM Blanche Dei gra. regine Francie [contrasujiUnm Blanche Dei gracia^ etc.). Dans le champ est une rosace entourant l'écusson parti et mi-coupé dont les armoiries viennent d'être décrites.
XXXVIIL (PI. G, n° 4.) Jean II. Il est représenté assis sur un trône orné de deux aigles drapées, la tête couronnée, tenant de la main droite un sceptre, et delà gauche, un bâton royal surmonté d'une main de justice; ses pieds reposent
sur deux lions. — Le contre-sceau , qui n'est pas représenté ici , porte un écus-
son semé de France.
XXXIX. (PL G, n° 5.) Sceau de l'exécution testamentaire de Jeanne de Bourgogne , femme de Philippe V. Un écu parti : à dextre , semé de France; à sénestre, aux secondes armes de Bourgogne- Comté , qui sont un lion dans un champ semé de billettes. Au-dessus de Pécusson un P, à dextre un T, à sénestre un 0 [per tcmjMs omne). — Pas de contre-sceau.
XL. (PL G, n" 6.) Jean IL Un écusson semé de France et entouré d'une rosace qui sert d'encadrement aux symboles des quatre évangélistes : on distingue en haut, l'aigle; en bas, le bœuf ailé; à dextre, Lange; à sénestre, le lion ailé. — A^. B. C'est un sceau secret qui n'a pas de contre-sceau.
XLL (PL H, n° 1.) Charles V. Il est représenté la tête couronnée, les cheveux tombant jusqu'au bas des joues, assis sur un trône orné de dragons, les pieds reposant sur deux lions, tenant d'une main le sceptre, et de l'autre, le bâton royal surmonté de la main de justice. — Au revers, un écu semé de France, timbré d'une couronne, et placé entre le sceptre et le bâton royal.
XLII. (PL H, n" 2.) Charles V. Un écusson aux armes de France (c'est-àdire à trois fleurs de lis posées deux et une) , derrière lequel paraît le roi tenant le sceptre et le bâton royal. De chaque côté de l'écusson, un dauphin; le tout entouré d'une rosace semée de fleurs de lis. — N. B. Il est probable que ce sceau ordonné en l'absence du grand a été employé pendant toute la durée du règne comme le sceau correspondant de Charles VI. Le contre-sceau, qui n'a pas été reproduit, porte quatre fleurs de lis posées en losange.
XLIIL (PL H, n° 3.) Jeanne d'Évreux, troisième femme de Charles IV'. Elle est représentée debout sous une niche gothique, la tête couronnée, tenant un sceptre de la main droite, et la main gauche ramenée sur la poitrine. A ses côtés sont placés deux écussons dontil est impossible de reconnaître les armoiries.— Le contre-sceau, qui n'a pas été reproduit, porte pour légende : "h qtra-
siG]LLi].^[contrasJgiUum) IohanneDeigra. [gracia) regineFracie. [Francie) arre
[et Navarre). Dans le champ est une rosace entourant un écusson parti: à dextre, semé de France : à sénestre, aux armes d'Évreux. (Voyez la Notice XXXVII.)
XLIV. (PL H, n° à.) Charles VL II est représenté la tête couronnée, assis
sur un trône dont chaque côté se termine par une fleur de lis; tenant un sceptre de la main droite, et de la gauche, le bâton royal surmonté d'une main de justice. Ses pieds reposent sur deux lions. — Au contre-sceau, un écusson aux armes de France, derrière lequel paraît un ange tenant le sceptre et le bâton royal.
XLV. (PL J, n° 1.) Charles VII. Il est représenté la tête couronnée, assis sur un trône placé dans une niche gothique et orné de quatre têtes de monstres. Ses pieds reposent sur deux lions. Il tient le sceptre de la main droite, et de la gauche, le bâton royal surmonté de la main de justice. Le champ du sceau est semé de fleurs de lis. — Au contre-sceau, deux anges agenouillés supportent, d'une main, l'écusson de France; de l'autre, ils tiennent le sceptre et le bâton royal.
XLVI. (Pi. J, n'' 2.) Charles VII. Il est représenté la tête couronnée, assis sur un trône placé dans une niche gothique et orné de têtes d'animaux, tenant le sceptre de la main droite, et de la gauche, le bâton royal surmonté de la main de justice. Le champ du sceau est semé de fleurs de lis. — N. B. Charles VII a eu un autre sceau ordonné en l'absence du grand, qui est probablement postérieur à son entrée dans Paris en i^Sy; c'est du moins ce qui semble résulter de la légende , qui se termine par les mots Parisius orclinatum. (Voyez l'article de Charles VII dans la Liste alphabétique des princes souverains. ) Le sceau n° 2 de cette planche peut au contraire dater du commencement du règne; en tout cas, il remonte probablement à l'an 1^27, date d'une ordonnance citée dans l'Histoire de Languedoc (tome IV, Preuves, col. 434), et qui .a été scellée du sceau ordonné en l'absence du grand. — Le champ du contre-sceau est semé de fleurs de lis sans nombre.
XLVII. (PI. K, n° 1.) Louis XII. Il est représenté la tête couronnée, assis sur un trône surmonté d'un dais ou pavillon soutenu par deux anges, et semé de fleurs de lis. Ses pieds reposent sur deux lions. Il tient de la main droite le sceptre, et de l'autre, le bâton royal surmonté de la main de justice. — Au contre -sceau, deux anges agenouillés soutiennent l'écusson de France couronné.
XLVIII. (Pi. K, n" 2.) Louis XII. Il est représenté la tête couronnée, assis sur un trône à dossier, portant le collier de l'ordre de Saint-Michel , vêtu d'un riche manteau fluerdelisé, tenant un sceptre de la main droite et un globe
de la main gauche. Dans le champ, on voit d'un côté des fleurs de lis; de l'autre, la croix de Jérusalem potencée et cantonnée de quatre croisettes; plus bas, les armes de Naples, qui sont : semé de France, brisé d'un lambel de trois pendants. — N. B. Cette gravure reproduit une bulle d'or dont le type doit avoir été créé à l'occasion du traité par lequel Louis XII s'était engagé à partager le royaume de Naples avec Ferdinand d'Aragon. — Au contre-sceau, deux écussons couronnés, l'un aux armes de France, et entouré du collier de Saint- Michel; l'autre écartelé (au i*" et au /i% de Naples; au 2" et au 3% de Jérusalem). Au-dessous de ce dernier écusson est un croissant sur lequel on lit la devise de l'ordre du Croissant, fondé en 1-448 par le roi Piené : los en croiss. [croissant).
XLIX. (PL L, n° 1.) Gautier, seigneur d'Avesnes et comte de Blois. Gautier d'Avesnes, monté sur un cheval au galop, tient de la main droite une épée nue, et porte au bras gauche un écu bandé de six pièces, rattaché à son cou par une courroie. — Le contre-sceau, qui n'est pas représenté ici, porte un écusson aux mêmes armoiries avec cette légende : + clavis sigilli.
L. (PL L, n° 2.) Marguerite, comtesse de Blois. Elle est représentée debout, vêtue d'un long manteau, et les mains jointes sur la poitrine. — Pas de contre-sceau.
LI. (PL L, n" 3.) Jean de Chatillon, comte de Blois, seigneur d'Avesnes. Jean de Chatillon, monté sur un cheval lancé au galop, tient une épée de la main droite, et porte, suspendu à son cou, un écu sur lequel paraissent les armes de Chatillon , que l'on retrouve également sur le caparaçon du cheval , et qui sont : à trois pals de vair surmontés d'un cheL — Au contre-sceau, un écusson semé de croisettes et portant une bande accompagnée de deux cotices.
LU. (PL L, n" 4.) Alice, comtesse de Blois et dame d'Avesnes. Elle est représentée debout, vêtue d'un long manteau, tenant une fleur de lis de la main droite, et l'autre main ramenée sur la poitrine. A sa gauche est un écusson dont les armoiries sont indistinctes. — Le contre-sceau , qui n'est pas représenté ici, porte pour légende : t sigillvm secreti mei. Dans le champ est un écusson sur lequel on distingue un franc canton d'hermines; le fond de Pécu paraît être échiqueté de neuf tires; ce sont les armoiries du père d'Alice, Jean I", duc de Bretagne.
LUI. (PI. L, n° 5.) Hugues de Chatillon, comte de Blois et seigneur d'Avcsnes. Il est représenté la tête couverte d'un casque fermé, tenant de la main droite une épée enchaînée à son armure, et portant un écu aux armes de Cliâlillon (voy. la Notice LI) ; son cheval, galopant vers la droite, est couvert d'un caparaçon aux mêmes armes, et porte sur la tête un ornement en forme d'éventail. — Le contre-sceau, qui n'est pas représenté ici, porte un écusson bandé de six pièces, avec cette légende : t cont. sigill. comit. Blesens. (contrasicjillum comitis Bîesensis).
LIV. (Pi. L, n° 6.) Gui de Chatillon, comte de Blois et seigneur d'Avesnes. Même description que pour le sceau précédent. La légende est détruite. — Le contre-sceau, qui n'est pas représenté ici, porte un écu barré de six pièces, avec cette légende : t contrasigillvm comitis Blesensis. Sur le contre-sceau de Hugues de Chatillon, Técu est bandé au lieu d'être barré (voyez la notice précédente).
LV. (Pi. L," n° 7.) Marguerite de Valois, femme de Gui de Chatillon. Elle est représentée debout sous une niche gothique, revêtue d'un long manteau, et tenant une branche de rosier dans la main droite. Dans le champ, d'un côté, l'écusson aux armes de Chatillon (voyez la Notice LI) ; de l'autre, un écusson aux armes de Valois, semé de France, brisé d'une bordure. La légende est détruite. — Pas de contre-sceau.
LVI. (PL L, n° 8.) Charles, duc d'Orléans et de Valois, comte d'Asti, de Blois, de Beaumont-sur-Oise et sire de Coucy. Il est représenté la tête couverte d'un casque fermé et surmonté d'une fleur de lis, tenant de la main droite une épée, et de la gauche, un écusson aux armes d'Orléans, c'est-à-dire de France, brisé d'un lambel de trois pendants. Les mêmes armes se retrouvent sur le caparaçon du cheval. Dans le champ du sceau, une couronne. — Sur le contre-sceau, qui n'est pas représenté ici, on voit l'écusson du duc d'Orléans soutenu par un ange. Il n'y a pas de légende.
LVII. (PI. M, n° 1.) Jean, comte de Bourgogne et seigneur de Salins. Il est monté sur un cheval galopant vers la gauche , tient de la main droite une lance ornée d'une banderole, et porte au bras gauche un écu aux premières armes de Bourgogne -Comté, qui sont une bande. Cette bande se retrouve sur le caparaçon du cheval. — N. B. C'est en 1209 au plus tard, selon l'Art de vérifier les dates, que Jean de Châlons s'est intitulé comte de Bourgogne
et seigneur de Salins; mais ces deux titres n'exprimaient que ses prétentions; il ne devint seigneur de Salins qu'en i 287, et ne posséda jamais le comté de Bourgogne. — Au contre-sceau , il tient une épée au lieu d'une lance ; son cheval galope vers la droite.
LVIII. (PL M, n° 2.) Othon , comte palatin de Bourgogne, seigneur de Salins. Otlion, monté sur un cheval galopant vers la gauche, tient de la main droite une épée , et porte au bras gauche un écu sur lequel on remarque , comme sur le caparaçon du cheval, les secondes armes de Bourgogne-Comté, c'est-à-dire un lion sur un champ semé de billettes. — Au contre-sceau, les mêmes armes, qui sont plus distinctes.
LIX. (PL M, n° 3.) Othon (le même ci -dessus). Une rosace entourant un écusson aux secondes armes de Bourgogne-Comté. (Voyez la notice précédente.) — N. B. C'est le sceau secret d'Othon de Bourgogne; il est sans contre-sceau.
LX. (PL M, n° à.) Mathilde, comtesse d'Artois, palatine de Bourgogne et dame de Salins. Elle est représentée debout sous une niche gothique , et revêtue d'un long manteau. A sa gauche est un écusson aux secondes armes de Bourgogne-Comté (voy. la Notice LVIII) ; à sa droite, un écusson aux armes d'Artois : semé de France, brisé d'un lambel de trois pendants. — N. B. D'après les traités de blason , il devrait y avoir quatre pendants chargés chacun de trois châteaux qu'il est impossible de distinguer ici. Ces châteaux ne paraissent pas non plus sur le sceau n*' /i de la planche Q. — Le contre-sceau, qui n'est pas représenté ici, porte l'écusson aux armes d'Artois, avec cette légende : t contrasigillvm M. [Matildis).
LXI. (PL M, n° 5.) Hugues, duc de Bourgogne. Le duc de Bourgogne, monté sur un cheval lancé au galop, tient une épée de la main droite, et porte, suspendu à son cou, un écu dont les armoiries sont indistinctes. — Le contre -sceau, qui n'est pas représenté ici, est de forme ovale; il porte l'empreinte de trois pierres antiques, avec cette légende: t secretvm dvcis. — N. B. Hugues IV n'avait que six ans lorsque son père mourut; on ne j^eut donc pas affirmer que le type dont il se servait en 1 2 34 ait été gravé en 1218. Cependant, comme les sceaux de Philippe I" et de S. Louis ont servi pendant leur minorité et dès la première année de leur règne, il est permis de supposer que le même usage était suivi dans la noblesse quand un enfant de-
venait propriétaire d'un fiel par héritage ou par donation : Thibaut IV, comte de Champagne, en est un exemple. (Voy. partie IV, chap. vu, S i. )
LXII. (PL M, n** 6.) Eudes, sire de Bourbon, fds de Hugues, duc de Bourgogne. Le sire de Bourl)on, la tête nue, monté sur un cheval galopant vers la gauche, tient de la main droite une épée, et porte au bras gauche un écu dont les armoiries sont indistinctes. — Pas de contre-sceau. — N. B. Nous avons fait remonter la date de ce sceau à l'an 12^9; Eudes n'avait alors que dix-neuf ans, mais il avait épousé l'année précédente Mahaut fdle aînée d'Archambaud X, sire de Bourbon. Or, du Cange annonce (t. VI, p. 490, col. 2) que le mariage donnait aux nobles mineurs le droit desceller. (Voyez d'ailleurs l'observation qui termine la notice précédente.)
LXIII. (PL M, n** 7.) Robert, duc de Bourgogne. Le duc de Bourgogne, la tête couverte d'un casque fermé, monté sur un cheval lancé au galop, tient de la main droite une épée , et porte , suspendu à son cou , un écu aux premières armes du duché de Bourgogne. (Voyez la Notice XXXVI.) Ces armes se retrouvent sur le caparaçon du cheval. — Pas de contre-sceau.
LXIV. (PL N, n° 1.) Jean, duc de Bourgogne, comte de Nevers et baron de Donzy. Il est représenté à cheval, tenant une épée de la main droite, et coiffé d'un casque surmonté d'une fleur de lis. 11 porte au bras gauche un écu écartelé : au l'^'^et au 4% de Bourgogne-Duché moderne, c'est-à-dire semé de France, et brisé d'une bordure; au 2'' et au 3% de Bourgogne-Duché ancien (voyez la Notice XXXVl); au centre est l'écu de Flandre brochant sur le tout. ( Le lion de Flandre devrait être armé et lampassé ; mais il est impossible de saisir ces détails.) Dans le champ , à droite et à gauche , une fleur de lis. — N. B. Le titre de comte de Nevers, qui se trouve dans la légende, prouve que ce sceau est antérieur à la mort de Philippe II, père de Jean-sans-Peur. On suppose que Jean-sans-Peur a commencé à l'employer lorsque son père l'établit comme lieutenant dans les deux Bourgognes, c'est-à-dire vers i38/i. Le 1 6 mars de la même année il avait reçu en donation de son père et de sa mère le comté de Nevers et la baronnie de Donzy. [Jrt de vérifier les dates, tome II, pages 672 et 673.) Le 1" février i385, il donna des lettres citées par Dom Plancher (t. III, p. LXXI); il est donc probable qu'il avait alors un sceau, quoiqu'il fût âgé seulement de treize ou quatorze ans. Enfin, son mariage avec Marguerite de Bavière, qu'il épousa en i385, lui donnait le droit d'avoir un sceau. (Voyez les Notices LXI et LXII.)
LXV. (PI. N, n° 2.) Jean, duc de Bourgogne, comte palatin de Flandre, d'Artois et de Bourgogne , seigneur de Salins et de Malines. Ce sceau , plus grand que le précédent, est sans doute celui que Jean-sans-Peur prit à la mort de son père. Indépendamment de Pécu qui fait partie de Parmure du prince, et qui est le même que sur le sceau précédent, on voit à gauche, dans le champ, deux écussons, Pun aux secondes armes de Bourgogne-Comté (voyez la Notice LVIII), Faulre aux armes d'Artois (voyez la Notice LX). Ces armes se retrouvent sur le caparaçon du cheval.
LXVI. (PI. N, n" 3.) Philippe, duc de Bourgogne, etc. Mêmes titres et même description que pour le sceau précédent. — N. B. Ce sceau a dû être employé par Philippe le Bon jusqu'au mois de mars 1429. (Voyez la notice suivante.) — Le contre-sceau, qui n'est pas représenté ici, porte les trois écussons de la face principale. L'écusson écartelé, qui est au centre, est timbré d'un casque qui a pour cimier une fleur de lis; il est accompagné, à dextre, de l'écusson aux armes d'Artois; le troisième écusson est placé à sénestre, mais plus bas que les deux autres. Ce contre-sceau, qui n'a pas de légende, est entouré d'un cordon de fleurs de lis.
LXVII. (PI. N, n" 4.) Philippe, duc de Bourgogne, de Lothier, de Brabant et de Limbourg, comte palatin de Flandre, d'Artois et de Bourgogne, comte de Hainaut, de Hollande, de Zélande et de Namur, marquis du Saint- Empire et seigneur de Frise, de Salins et de Namur. Ce sceau se distingue du précédent : 1° par la légende qui occupe une double circonférence; 2° par Pécusson de Brabant (voyez la Notice XXIX), ajouté dans le champ aux écussons d'Artois (voyez la Notice LX) et de Bourgogne-Comté moderne (voyez la Notice LVIII); 3° par les nouvelles armoiries que le duc de Bourgogne porte sur son écu, qui est écartelé, savoir: au i*"' et au 4% de Bourgogne-Duché moderne (voyez la Notice LXIV); au 2% parti de Bourgogne-Duché ancien (voyez la Notice XXXVI) et de Brabant; au 3% parti de Bourgogne-Duché ancien et de Luxembourg; sur le tout, de Flandre (voyez la Notice LXIV). On ne peut reconnaître, pour les armes de Brabant et de Luxembourg, qu'un lion qui, pour Luxembourg, devrait être armé, lampassé, couronné, la queue fourchée et passée en sautoir. — N. B. Ce sceau doit dater de i/i33, c'est-à-dire de Pannée où Jacqueline de HoHande céda ses droits à Philippe le Bon; cession qui fut confirmée par les états de Hainaut, de Hollande, de Zélande et de Frise. Philippe le Bon était devenu duc de Lothier et de Brabant, comme héritier de son cousin Philippe de Brabant, mort le i5 octobre 1^29 ou le -4
août 1 43o. D'un autre côté Elisabeth do Gorlitz lui avait cédé, vers i/i3o, ses droits sur le Luxembourg et le Limbourg. Enfin, il avait acheté en i42i le marquisat de Namur; mais comme Jean Thierri s'en était réservé l'usufruit, Philippe n'en devint possesseur qu'à la mort de ce seigneur, arrivée le i" mars 1429. A celte occasion il fit graver un sceau qui se distingue du sceau n° 3 par l'addition d'un troisième écusson et du titre de comte de Namur. — Il existe aux Archives du Royaume une empreinte mutilée du sceau n° 4 de la planche N, au revers de laquelle on distingue les traces d'un contre-sceau; mais le champ de ce contre-sceau est entièrement détruit.
LXVIII. (PI. N, n"* 5.) Philippe, duc de Bourgogne, etc. Mêmes titres que sur le sceau n** 3 de la même planche. Deux lions soutenant un casque qui a pour cimier une fleur de lis; au bas, un écusson aux mêmes armes que l'écusson principal du sceau n° 3 de la planche N. (Voyez, pour la description de ces armoiries, la Notice LXIV,) — N. B. C'est un sceau secret qui n'a pas de contre-sceau.
LXIX. (Pi. N, n° 6.) Elisabeth (Isabelle de Portugal) , troisième femme de Philippe le Bon, duchesse de Bourgogne, de Lothier, de Brabant et de Limbourg, comtesse de Flandre, d'Artois, de Bourgogne et de Namur. Un ange soutenant un écusson en forme de losange. Cet écusson est parti :on distingue à dextre quelques détails des armes du duc de Bourgogne; à sénestre, les pièces principales des armes de Portugal, c'est-à-dire cinq écussons mis en croix, et des châteaux dans la bordure. — N. B. Ce type doit dater de l'an 1 43 o, puisqu'il est question du Limbourg dans la légende, et que d'un autre côté le titre de duchesse de Hollande n'y est pas exprimé. (Voyez la Notice LXVII.) — Le contre-sceau, qui n'est pas représenté ici, porte le même écusson , avec cette légende : « Elisabeth duchesse de Bourg, et de Linbour. »
LXX. (PI. 0, n° 1.) Maurice, évêque de Paris. Maurice de Sully, la mitre en tête, vêtu des habits épiscopaux , est assis sur un siège orné de têtes d'animaux, et dont la forme se rapproche de celle des trônes que l'on voit sur plusieurs sceaux des rois de France. Il tient sa crosse de la main gauche ; de l'autre, il donne la bénédiction. — Pas de contre-sceau.
LXXI. (PI. 0, n° 2.) Abbaye de Saint-Victor de Paris. Saint Victor tient de la main gauche un bouclier long, et de la main droite, une épée nue. Ce sceau remonte sans doute au temps où fut nommé le premier abbé de Saint-
Victor. L'acte le plus ancien auquel nous l'ayons trouvé suspendu ne porte pas de date; mais comme il fut approuvé et scellé par Thibaut, évêque de Paris, il est compris entre les années ii43 et iiôy. — Dans le courant du xuf siècle, en 1275 au plus tard, on ajouta au sceau qui vient d'être décrit un contre-sceau dont le champ est occupé par l'inscription suivante : contrasiGiLL.sci. Vitori.Par. [contrcisigUlum sancti Fictoris Parisiensis). Ce contre-sceau n'existait pas en 12 35.
LXXII. (PL 0, n° 3.) Abbaye de Saint-Germain de Paris. Saint Germain, évêque de Paris, debout, la mitre en tête, tient sa crosse d^une main, et de l'autre, donne la bénédiction. — En 1248 on ajouta au sceau qui vient d'être décrit un contre-sceau portant pour inscription : t contras, s. Gm. ano. Dni. MCCXLViii [contrasigUhim sancli Germani anno Domini 1248). Les chifTres romains occupent le champ du contre-sceau.
LXXIIL (PI. 0, n*' 4.) Guillaume d'Auvergne, évêque de Paris. Même description que pour le sceau précédent. — Le contre-sceau , qui n'est pas représenté ici, porte pour légende : i ave Maria gracia plena. Dans le champ, on voit la Vierge et l'Enfant Jésus nimbés.
LXXIV. (PL 0, n° 5.) Guillaume de Garlande. Un écusson parti : à dextre, semé de France; à sénestre, portant deux fasces. — Sur le contre-sceau, qui n'est pas représenté ici , on voit un oiseau et une légende dont les dernières lettres sont effacées : t s. Gvillermi de Garl
LXXV. (PL 0, 11° 6.) On voit, d'un côté, le buste de Louis XII sur un champ semé de fleurs de lis sans nombre; de l'autre, le vaisseau de la ville de Paris, voguant et voilé, au chef semé de France. — N. B. L'épithète de clivus et le sens des légendes annoncent une médaille frappée à l'occasion de la mort de Louis XII. L'original en argent est déposé au cabinet des médailles de la Bibliothèque du Roi; si c'était une bulle, on devrait y trouver trace des attaches qui auraient servi à la suspendre.
LXXVI. (PL 0, n^ 7.) Marchands de l'eau de Paris. Le vaisseau de la ville de Paris. — N. B. Ce sceau était celui de la commune; les mots mercatorum acjiiœ doivent s'entendre des marchands faisant le commerce par eau, c'est-àdire de la réunion des bourgeois les plus influents. Félibien a publié un sceau du même genre que celui-ci, et que différents auteurs font remonter au règne
de S. Louis. On doit le regarder comme postérieur à celui-ci, parce que la légende est en français, que ]a nef est plus ornée et que le champ est semé de fleurs de lis. — Pas de contre-sceau.
LXXVII. (PI. 0, n" 8.) Prévôté de Paris. Dans le centre, une fleur de lis épanouie ; d'un côté , la représentation du Cbâtelet; de l'autre, un écu parti : à dextre , aux armes de Navarre (voyez la Notice XXXI); à sénestre, aux armes de Champagne (voyez la Notice CXIII). — N. B. Le sceau delà Prévôté ou du Châtelet de Paris a été souvent modifié, sinon dans son ensemble, du moins dans quelques détails accessoires. On trouve sous Philippe III la représentation du Châtelet; mais l'écusson n'existe pas, et la fleur de lis n'est pas épanouie; enfin, dans la légende, il y a 5?^/// au lieu àc sigillu pour l'abréviation du mot sigdlum. Sous Philippe IV, la légende reste la même; mais l'écusson parti est ajouté à gauche de la fleur de lis, qui est épanouie. Le même sceau servait encore en iSog, et c'est probablement à l'avènement de Louis X qu'on aura fait graver celui-ci, en ajoutant un ii à l'abréviation du mot sigiUiim. En 1 334, l'écusson était parti aux armes de France et de Champagne ; cet écusson , qu'on retrouve en i^og, a dû remplacer le précédent à l'avènement de Philippe de Valois, qui n'avait plus le titre de roi de Navarre. — Le contre-sceau de la Prévôté de Paris représentait en i33/4 l'écusson de France entouré de cette légende: t qtras. ppoitvre. Pars, .[contra si (jiUum prepositiire Parisiensis). En 1389, 0^ trouve prepositvre Parisien, au lieu de ppoitvre Pars. Ces modifications ne sont pas les seules que ce type ait subies; mais il serait trop long de les signaler ici.
LXXVIII. (PI. 0, n** 9.) Maîtres de la Faculté de Théologie. Le Christ assis et nimbé; à sa droite, un ange tenant d'une main la lance, et de l'autre, les trois clous; à sa gauche, un autre ange soutenant la croix de la main droite, et tenant la couronne d'épines dans la main gauche; aux quatre coins, les symboles des quatre évangélistes , savoir : en haut, l'ange et l'aigle; en bas, le lion et le bœuf ailés; sous les pieds du Christ, une ville. — N. B. La légende est trop altérée pour qu'on puisse en fixer l'âge; mais il est constaté que la Faculté de Théologie avait dès 1221 un sceau qui fut apposé à un acte de l'Université. — Pas de contre-sceau.
LXXIX. (PI. 0, n*» 10.) Maîtres de la Faculté de Médecine. Une femme
assise, tenant d'une main un livre, et de l'autre, un bouquet de plantes; à ses
côtés, des étudiants. — A^. B. La Faculté de Médecine n'a eu de sceau qu'à partir