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de Pan 1274. — Sur le contre-sceau, qui n'est pas représenté ici, on voit Hip-
pocrate assis et enseignant. La légende est ainsi conçue : t secret, [secretum)
GLORIOSISSIMI YpOCRATIS.
LXXX. (PI. 0, n° 11.) Nation Anglaise [Faculté des Arts). Le haut de Pempreinte est brisé; maison y distingue deux personnages assis. Au second plan, deux saintes debout sous des arceaux gothiques ; les attributs de la première sont indistincts; la seconde, qui est S"' Catherine, tient d'une main un glaive; de l'autre, la roue, instrument de son martyre. Au troisième plan, S. Martin, à cheval, partageant son manteau avec un pauvre ; en bas, un professeur instruisant des écoliers. — N. B. Dès 1876, il avait été question de remplacer dans la Faculté des arts la nation d'Angleterre par la nation d'Allemagne; mais ce n'est qu'à partir de i43i que'Pon rencontre dans les actes le nom de la nation d'Allemagne. Ce changement ne fut définitivement adopté qu'après Pentrée de Charles VII à Paris. — Sur le contre-sceau, qui n'est pas représenté ici, on voit un professeur debout. La légende est en minuscule gothique et ainsi conçue : « ts. receptor. nacois. Anglicane Par. » {sicjillum receptoris nacwnis Anglicane Parisius ] .
LXXXI. (PL 0, n° 12.) Faculté des Arts de Parls. La Sainte Vierge assise, couronnée et nimbée, tenant une branche de lis dans la main droite, soutient de l'autre main PEnfant Jésus. Près d'elle, les écussons des quatre nations composant la Faculté des Arts, savoir : à sa droite, 1° Pécusson de France; 2° Pécusson de Normandie, portant deux léopards; à sa gauche, 1" Pécusson de Picardie (écartelé au i*"'' de France, au 3" portant un lion , au 2" et au 4^ portant quatre lions posés deux et deux) ; 2" Pécusson d'Allemagne portant Paigle à deux têtes. — N. B. Ce sceau, dont la matrice originale est déposée au Cabinet des Médailles, a été gravé en i5i3, et a servi jusqu'en 1789. La nation d'Angleterre avait été remplacée par la nation d'Allemagne sous le règne de Charles VIL (Voyez la notice précédente.)
LXXXII. (PL P, n° 1.) Geoffroy, abbé de Saint-Magloire de Paris. L'abbé de Saint-Magloire, debout, vêtu des habits sacerdotaux, tient sa crosse de la main droite et un livre de la main gauche. — N. B. Les auteurs de la Gallia Cliristiana ne mentionnent cet abbé qu'à partir de 12 63.
LXXXIII. (Pi. P, n° 2.) Herbert, abbé de Sainte-Geneviève de Paris. Il est représenté debout, la tête tonsurée, vêtu des habits sacerdotaux, tenant sa
crosse de la main droite et un livre de la main gauche. — Sur le contre-sceau, qui n'a pas été reproduit, on voit deux têtes qui sont probablement celles de S'" Geneviève et de S. Pierre, premier patron de l'abbaye. Il n'y a pas de lécrende.
LXXXIV. (PI. P, n° 3.) Chapitre de Sainte- Marie de Paris. La Sainte Vierge assise, couronnée et nimbée, tient un sceptre de la main droite. — La date de MCCXXII occupe le champ du contre- sceau. En dessous, on voit un soleil. — N. B. Le chapitre de Notre-Dame de Paris se servait en 1 196 d'un autre sceau représentant aussi la Sainte Vierge, et portant pour légende : f congregatio sc^. [sanctœ) Mari^ Parisiensis. Ce sceau, qui n'avait pas de contresceau, fut remplacé ensuite par un type gravé en 1216 (Sect. Hist. J. 365), sur lequel on lit, d'un côté : t congregatio sancte Marie Parisiensis; de l'autre: + s. RENOVATV. [sigillum rcnovatum) anno gre. {(jraiie) mcc° xvi°. Le champ du contre-sceau est occupé par le monogramme des mots Ave Maria.
LXXXV. (PI. P, n° 4.) Abbaye de Saint-Denys de Paris. S. Denys, assis, la tête tonsurée, vêtu des habits épiscopaux, soutient sa crosse et donne la bénédiction de la main droite; sa main gauche est appuyée sur un livre. — N. B. Les Bénédictins disent qu'en 1 1 1^4 le sceau d'Adam, abbé de Saint-Denys, représentait, comme celui-ci, le titulaire de cette grande abbaye. Le sceau qui avait été appliqué sur le diplôme de 1 1 1 /i est aujourd'hui complètement détruit; mais, à en juger par les traces qui subsistent sur le parchemin, il devait être le même que celui qui est représenté ici, et que nous avons trouvé suspendu à différents actes du xii'' siècle , notamment à une charte de l'an 11 58 (L. i4oo), puis à un titre dont la date est comprise entre les années ii5i et 1169. La forme des caractères de l'inscription permet de faire remonter ce sceau au commencement du xf siècle. En 1 196, il était encore employé sans contre-sceau; en 12 10, il porte au revers l'image des deux compagnons de S. Denys , avec cette inscription en majuscule gothique : t Rvstici et Elevtherii. Le sceau et le contre-sceau servaient encore au xv" siècle.
LXXXVI. (PL P, n" 5.) Gilon de Versailles. Un écu portant sept besants posés trois, trois et un, au chef chargé de trois losanges.
LXXXVII. (PI. P, n° 6.) Bailliage de Vermandois. Une fleur de lis occupe le champ du sceau; au contre-sceau, est un écusson sur lequel on distingue
quatre pals, peut-être surmontés d'un chef. D'après les traités de blason cet écusson devrait être échiqueté, au chef de France. — N. B. Le sceau du Bailliage de Verniandois était encore le même en 1288; mais, en 1294, on en trouve un complètement différent. La face principale représente un édifice gothique au centre duquel se trouve un écusson portant six fleurs de lis; au revers, on voit trois fleurs de lis encadrées dans une rosace à trois arcs.
LXXXVIII. (PI. F, n° 7.) PiOGER, évoque de Laon. Pioger de Rosoy debout, tient sa crosse de la main gauche, et donne la bénédiction de la main droite. — En 1 177, ce sceau a été employé sans contre-sceau; en 1 185, il portait au revers l'empreinte d'une pierre antique, avec cette légende: t secretv. R. Lavd. EPI. [secretum Rogeri Laadiinensis cpiscopiy — N. B. Roger de Rosoy, élu l'an 1 1 7^ , ne fut consacré que l'année suivante.
LXXXIX. (Pi. P, n° 8.) Abbaye de Saint -Jean de Laon. Buste de S. Jean nimbé. — A^. i>. En 1282 cette abbaye avait un sceau tout à fait différent. On voit dans le champ l'ancienne patronne de la communauté, qui était dans l'origine sous l'invocation de la Sainte Vierge , et un autre personnage qui représente sans doute S. Jean, puisque l'on voit au contre -sceau la tête du saint précurseur dans un bassin. C'est en 1128 que l'abbaye de Saint- Jean de Laon devint une communauté d'hommes. — Le sceau représenté ici avait un contre-sceau sur lequel était reproduit, avec quelques différences de détail, le sujet de l'ancien contre-sceau; il portait pour légende : + capvt loHis. IN Disco i^cajml loJianms iii disco).
XC. (Pi. P, n" 9.) Philippe, évêque de Beauvais. Philippe de Dreux, debout, la mitre en tête, tient sa crosse d'une main, et de l'autre donne la bénédiction. — Sur le contre-sceau, qui n'a pas été reproduit, on voit l'empreinte d'une pierre antique , représentant un homme à cheval. — N. B. Philippe de Dreux, élu en 1175, ne fut consacré qu'en 1 180.
XCI. (PL P, n" 10.) Couvent de Saint-Just (diocèse de Beauvais). Le saint est agenouillé, les mains jointes; un bras armé d'une épée tranche sa tête, déjà ceinte de l'auréole des martyrs.
XCII. (PL P, n" 11.) Commune de Beauvais. Le sceau représente une vue de la ville de Beauvais; en dessus, on lit le motCiviTAs. — Pas de contre-sceau. — N.B. En 1 182, Philippe-Auguste confirma les privilèges que son père et ses
prédécesseurs avaient accordés à la ville de Bcauvais. Cette confirmation fut ratifiée en 1224, par Louis VIII (J. 167). Le sceau de Beauvais peut donc remonter au commencement du xii" siècle.
XCIII. (PI. P, n° 12.) Guillaume, cvêque de Scnlis. Guillaume de Béronne, debout, la mitre en tête, tient sa crosse d'une main, et de l'autre donne la bénédiction. Dans le cbamp, deux fleurs de lis. — Le contre-sceau, qui n'a pas été reproduit, porte pour légende : t qtras. G. epi. Silvan. [contrasujilliim Giiillelmi episcopi Silvanectensis) . Dans le cbamp, on voit la main de l'évêque tenant une crosse placée entre deux fleurs de lis.
XCIV. (PI. P, n" i3.) Jean de Sampi, bailli de Senlis. Dans un médaillon, entouré d'une rosace , le buste d'un roi de France couronné , et tenant le sceptre de la main droite. — Pas de contre-sceau.
XCV. (PI. P, n" l^.) Commune de Senlis. Le maire de Senlis est représenté debout, le casque en tête, portant un bouclier suspendu à son cou, une épée nue dans la main droite. — Sur le contre-sceau , qui n'est pas représenté ici, on voit une S suivie d'un monqgramme fort confus. — N. B. En 1200, Pbilippe-Auguste accorda aux habitants de Villeneuve en Beauvaisis les droits de commune dont jouissaient les habitants de Senlis. [Ordonn. des rois de France, t. XI, p. 278.)
XCVI. (PI. P, n" i5.) Maire et Jurés de Noyon. Le maire de Noyon, debout derrière des remparts , tient une épée d'une main , et de l'autre, une bannière échancrée. — Le contre-sceau , qui n'est pas représenté ici , porte pour légende : t secr. comm. Noviom. [secretum communiœ Noviomensis). Il est plus récent que le sceau. — N. B. En 1181, Philippe -Auguste confirma les droits de commune accordés par son aïeul Louis VI aux habitants de Noyon, [Ordonn. des rois de France, t. XI, p. 224).
XCVII. (PL Q, n° 1.) Jean, abbé de Saint-Sauve de Montreuil. Il est représenté debout, la tête tonsurée, tenant sa crosse de la main droite et un livre de la main gauche; dans le champ, d'un côté, deux fleurs de lis et le soleil; de l'autre, deux fleurs de lis et le croissant. — Le contre-sceau, qui n'est pas représenté ici , porte pour légende : t sigillvm secreti. On voit, dans la partie inférieure du champ, la mer et un poisson; un peu plus haut, une cloche; puis une fleur de lis, placée entre le soleil et la lune.
XCVIIL (PL Q, n° 2.) Enguerrand, évêque de Théroiianne. Enguerrand de Créquy, debout, la mitre en tête, tient sa crosse d'une main , et de l'autre donne la bénédiction. Dans le cbamp, à sa droite, un créquier, armoiries parlantes de la maison de Créquy; à sa gaucbe, un écu en losange portant une fasce retraite mouvante du flanc sénestre, et abaissée sous une pièce qui pourrait être un chapeau d'évêque. Marguerite de Saint-Omer, aïeule d'Enguerrand de Créquy, portait, selon les traités de blason, d'azur à la fasce d'or. — Le contre-sceau qui n'a pas été reproduit, porte pour légende : t contras, epi. Morinen. [contrasigillum episcopi Morinensis). Dans le champ, on voit deux crosses placées en pal entre les branches d'un créquier.
XCIX. (PL Q, n" 3.) Guillaume de Tiennes, chevalier. Il est coifîe d'un casque fermé, et tient une épée de la main droite. Un écu sur lequel on voit trois lions, posés deux et un, est suspendu à son cou. Le cheval, lancé au galop, est couvert d'un caparaçon aux mêmes armes et porte sur la tête un ornement en forme d'éventail. — N. B. On peut considérer ce sceau comme étant celui de Guillaume II de Fiennes ou Fienles. La maison de Fiennes, d'après les traités de blason, devrait avoir un seul lion au lieu de trois; mais on sait que les armoiries variaient souvent au xiif siècle.
G. (PL Q. n" 4.) Conseil du comté d'Artois. Un écusson aux armes du comté d'Artois. (Voyez la Notice LX.) — N. B. Ce sceau doit remonter à l'an 1288, date des lettres par lesquelles l'Artois fut érigé en comté.
CI. (PL Q, n** 5.) Maire et échevins de Hesdin. Le maire de Hesdin, monté sur un cheval au galop, tient une massue de la main droite. — Pas de contresceau.
CIL (PL Q, n" 6.) Commune de Saint-Omer. Six échevins assis sur un banc; dans le fond, vue de Lhôtcl de ville. — Au contre-sceau, S. Omer, debout, la mitre en tête, tient sa crosse d'une main, et de l'autre donne la bénédiction; dans le champ, quatre fleurs de lis. — N. B. En 1 199, la commune de Saint- Omer avait un autre sceau qui fut sans doute remplacé par celui-ci en 1211, lorsque cette ville fut réunie à la France, en vertu du traité conclu avec Jeanne, comtesse de Flandre. La même anqée, Louis, fils aîné de Philippe- Auguste, confirma les bourgeois de Saint-Omer dans les privilèges qui leur avaient été accordés par Philippe d'Alsace. [Très, des Ch. Pieg. LXI, f" 93.) Le sceau qui servait en 1 199 représentait aussi, d'un côté, le maire et les éche-
vins; de raulrc, saint Orner debout. Voici ce qu'il est possible de lire sur une empreinte fort confuse, déposée aux Arcbives du Royaume (J. 627) : t sigi. COMMVNiONi... MINORUM [sigiUum commuTiionis dominorum) sancti Avdmari — HEC EST FiGVRA SANCTI AvDOMARi. Le titre dc clominus était quelquefois donné à des écbevins. (Voy. du Cange, t. II, p. 1617.)
cm. (PI. Q, n" 7.) Chapitre de Saint-Paul de Metz. Saint Paul, debout et nimbé, tenant une banderole. — N. B. Quoique la catbédrale de Metz soit sous l'invocation de S. Etienne, ce sceau est celai du cbapitre de cette église. En effet, on lit dans D. Calmet que la manse de l'évêque était désignée sous le nom de ban de S. Elicnne, et celle des cbanoines, sous le nom de ban de S. Paul; il ajoute que, de son temps encore, l'image de S. Paul était représentée sur le sceau du cbapitre. — Le contre-sceau n'a pas été reproduit; on y voit la main qui bénit, brochant sur une croix cantonnée de douze besants. La légende, qui est fort confuse, devait être ainsi conçue :
s. MANVS DOCTORIS GENCIVM.
CIV. (Pi. Q, n" 8.) Conrad, évêque de Metz. Saint Etienne, patron de la cathédrale de Metz, debout et nimbé , tient un livre d'une main , et de l'autre, la palme des martyrs. Dans le bas, l'évêque à mi-corps, tenant la crosse, et placé entre deux écussons écartelés. Les armoiries du deuxième et du troisième quartier sont indistinctes; sur le premier et le cpatrième on voit un lion. — Pas de contre-sceau.
CV. (PL Q, n° 9.) Adémar, évêque de Metz. Adémar de Monteil, assis, la mitre en tête, tient sa crosse d'une main, et de l'autre donne la bénédiction. A droite, à gauche et en bas, on voit des écussons : celui qui est placé à la gauche de l'évêque est moins confus que les autres; on y distingue trois croix vidées, clécliées et pommelées. — Pas de contre-sceau.
CVI. (Pi. Q, n" 10.) Gobert\ seigneur d'Aspremont, chevalier. Le seigneur d'Aspremont, tenant une épée de la main droite, et portant un bouclier au bras gauche, est monté sur un cheval au galop. Son casque est orné de lambrequins, et d'un cimier en forme d'éventail. La croix qui entrait dans
1 Gobert V, seigneur d'Aspremont, étaitfils de mai 1822. (J. 91/I, olim 855.) Il résulte de son
Geoffroi III auquel il succéda, sinon en i3oi, du épitaphe, citée textuellement par D. Calmet
moins dans les premières années du xiv* siècle. Il (t. II, p. 5o3, n. u), qu'il est mort le 10 décem-
est fait mention de GoJjert V dans un acte du 22 bre i325.
ses armoiries paraît sur son écu, sur sa tunique et sur le caparaçon du chevaL
CVIL (PL Q, n° 11.) Commune de Toul. S. Etienne, patron de Toul, agenouillé et nimbé; en face de lui, un homme tenant des pierres dans son manteau, et s'apprêtant à le lapider; dans le champ, des étoiles. — Sur le contre-sceau, qui n'est pas reproduit ici, on voit un bâtiment, et pour légende : i CECRETVM [secretiim). — N. B. L'an i3oo, les habitants de Toul se placèrent sous la protection de Philippe IV, en déclarant qu'ils avaient toujours été de franche condition. [Ordonn. des rois de France, t. XI, p. 3 9 3.)
CVIII. (PL R, n° 1.) Edouard le Confesseur. Il est représenté avec des moustaches et de la barbe, assis sur son trône , tenant de la main gauche une épée, et de la droite, un sceptre surmonté d'un oiseau. Sur la seconde face du même sceau, on le voit tenant un globe au lieu d'une épée; son sceptre est surmonté d'un ornement assez semblable à une fleur de lis. — N. B. Il est impossible de reconnaître quelle est celle de ces deux faces qui doit être considérée comme la principale.
CIX. (Pi. R, 11° 2.) Guillaume le Conquérant. Il est représenté à cheval, portant un écu au bras gauche, et tenant de la main droite une lance ornée d'une bannière. — Au contre-sceau, il est assis sur son trône, la tête couronnée, tenant une épée de la main droite, et de l'autre, un globe surmonté d'une croix. — N. B. Quoique la face principale d'un sceau royal soit ordinairement celle où un roi est représenté assis sur son trône, les Bénédictins font remarquer avec raison qu'il ne peut pas en être ainsi pour ce type, dont la légende commence sur le côté où Guillaume est représenté à cheval, et se termine sur celui où on le voit assis et couronné.
ex. (PL R, n° 3.) Henri I". Ce type est à peu près semblable à celui qui précède; mais on doit considérer comme la face principale celle où le roi est représenté assis sur son trône. — N. B. Sur la face comme sur le revers de ce sceau, la légende ne donne à Henri I" que le titre de roi des Anglais; mais, à partir de 1106, lorsque ce prince eut dépouillé Robert, son frère aîné, du duché de Normandie, il employa un autre sceau dont le revers porte pour légende : t Henricvs Dei gratia dvx Normannorvm.
CXI. (PL S, n° 1.) Edouard I" ou IV. Le roi , la tête couronnée, tenant un sceptre de la main droite, et de l'autre, un globe surmonté d'une croix, est assis
sur un trône sculpté dont le siège est garni d'un coussin. Ses pieds reposent sur deux lions. Deux autres lions sont à droite et à gauche du trône. — Au contre-sceau, le roi, monté sur un cheval lancé au galop, la tête couverte d'un casque fermé et couronné, tient de la main droite une épée, et porte suspendu à son cou un écu aux armes d'Anglclcrre, qui sont trois léopards. Le caparaçon du cheval est aux mêmes armes que l'écu. — N. B. Avant le commencement de son règne, Edouard I" employa un autre sceau dont nous avons parlé dans le chapitre VII de la quatrième partie.
CXII. (Pi. S, n" 2.) Edouard II ou V. Ce sceau est évidemment le même que le précédent. On a seulement ajouté dans la partie du champ qui était libre deux châteaux composant les armes de Castille, qu'Edouard II tenait du chef de sa mère Eléonore.
CXIII. (PL S, n° 3.) Isabelle de France, femme d'Edouard IL [Contre-sceau.) Un écusson écartelé : au i", d'Angleterre (voyez la Notice CXI); au 2% semé de France; au S*", de Navarre (voyez la Notice XXXI); au li% de Champagne, c'est-à-dire portant une bande accompagnée de quatre cotices , deux de chaque côté, potencées et contre -potencées. — La face du sceau, dont il n'existe aux Archives du Fioyaume qu'une empreinte mutilée, représente la reine, debout, tenant un sceptre de la main droite, et la main gauche ramenée sur la poitrine. On voit dans le champ, d'un côté , un écusson aux armes d'Angleterre , de l'autre, un écusson parti: àdextre, semé de France; à sénestre, aux armes de Navarre. La légende est détruite.
CXIV. (PL S, n° ^.) Edouard (depuis Edouard III), fds aîné du roi d'Angleterre, duc d'Aquitaine, comte de Chester, de Ponthieu et de Montreuil. Edouard, la tête couverte d'un casque fermé, tient de la main droite une épée enchaînée à son armure, et porte au bras gauche l'écu d'Angleterre, brisé d'un lambel de cinq pendants brochant sur le premier léopard. Ces armes se retrouvent sur le caparaçon du cheval. — N. B. Ce sceau doit dater de l'année i325; en effet, c'est alors qu'Edouard II fit donation à son fils du duché de Guyenne et du comté de Ponthieu. — Sur le contre-sceau , on voit un écusson aux mêmes armes que l'écu du prince et le caparaçon du cheval. Le commencement et -la fin de la légende sont fort difficiles à déchiffrer sur la face comme sur le revers, parce que le déplacement du type a produit deux empreintes qui se confondent entre elles. Les arceaux de la rosace c[ui entoure le champ sont terminés par des fleurs de lis.