INSCRIPTIONS DES SCEAUX ET DES CONTRE-SCEALX
On rencontre dans les temps anciens un petit nombre de sceaux qui n'ont pas d'inscription; tel est, par exemple, celui que Pépin le Bref employait comme maire du palais (PL A, n° 4 ) ; tel est encore celui qui représente Jupiter Sérapis (Pi. A, n° 9), et dont Charlemagne a fait usage avant et après son couronnement impérial. Mais ces deux princes ont eu d'autres sceaux sur lesquels étaient inscrits leurs noms et leurs titres; cet usage était sans contredit le plus ordinaire. L'importance des sceaux était trop grande pour qu'on négligeât de se les approprier par une légende toute personnelle. Il n'y avait pas le même inconvénient à négliger cette formalité pour les contre-sceaux, parce que la légende du sceau avec lequel on les réunissait leur était en quelque sorte commune. Aussi la plupart des rois de France, et, à leur exemple , un certain nombre de prélats et de seigneurs, n'ont- ils fait graver sur leurs contre-sceaux que des armoiries ou d'autres symboles. Cependant les contre-sceaux * qui portent une légende sont plus nombreux que les autres.
ARTICLE PREMIER