PARTIE IV. — CHAPITRE VII
sceaux, mais il est placé dans la main gaucho, selon l'usage ordinaire. Sur un quatrième sceau, l'empereur tient une fleur de lis au lieu de globe; ce type porte pour légende: t Chvonradvs Di. gratia rex. Une de ses bulles de plomb le représente debout avec son fils. Dans le champ du sceau, entre les deux figures, on lit: Heinricvs rex; et sur le cercle : Chvonradvs d. g. Romano. iM. AVG. Au revers, au-dessus d'une ville, on lit : avrea Rom a; et dans le cercle : Roma caput mundi recjit orbis frcna rotundi. Une autre bulle représente d'un côté le père et de l'autre le fils, avec cette légende : Heinricvs spes imperit. On a un grand nombre de sceaux de Henri III, presque tous différents les uns des autres; deux surtout sont remarquables parles légendes suivantes, où il indique son rang parmi les princes qui ont porté le même nom que lui: Hefnricvs Dei gratia m rex Romanorvm; Heinricvs tercivs Di. gra. rex. L'exemple le plus ancien que l'on connaisse de l'emploi d'un sceau secret est fourni par un diplôme de ce prince, accordé à l'église de Sainte-Gertrude dé Nivelle. Il existe aux Archives du Royaume (K. 19) un sceau plaqué au bas d'un diplôme daté du vu des calendes de février de l'an ip56; Henri III est représenté assis, portant une couronne fermée en forme de bonnet, tenant de la main droite un globe surmonté d'une croix, et de la gauche un bâton royal qui repose à terre; cette empreinte a trois pouces de diamètre : t Heinricvs Di. gra. Romanor. iMpr. avg. Henri IV a employé plusieurs sceaux portant pour inscription : Heinricvs Di. gra. rex; deux de ces types se distinguent par l'aigle qui surmonte le sceptre. Heineccius attribue à ce prince un sceau métallique rejeté comme suspect par l'abbé de Godwic, qui n'admet sous son règne que les sceaux de cire. Henri V, au contraire, a scellé en cire (^t en métal. Les légendes : Henricvs Di. gra. qvintvs rex, et Heinricvs Di. gra. Romanorvm un imper, avg. \ empêchent de confondre les sceaux de cire de ce prince avec ceux de ses prédécesseurs du même nom. Les Bénédictins révoquent en doute l'authenticité d'un sceau où le mot imperator était, dit-on, suivi de semper augiistus.
Lothaire, élu en 1 128, est représenté portant une couronne à laquelle pendent de chaque côté trois bandelettes qui supportent autant de globules. Cet ornement se retrouve sur le sceau impérial. Les légendes de ces deux sceaux renferment le chiffre romain III, qui suit le moi gratia. Le sceau impérial gravé dans le Nouveau Traité de Diplomatique d'après Heineccius a trois pouces de diamètre; on remarque dans la légende une h minuscule et un e gothique. Lothaire a scellé aussi en or et en plomb; Ughelli parle d'un
' Nous avons expliqué dans la Liste alphabé- sait cinquième du nom comme roi , et quatrième tique des princes souverains pourquoi il se di- comme empereur.
sceau carré que les Bénédictins croient être une bulle de plomb. La couronne de Conrad lïl est aussi enrichie de deux pendants de globules. « On «lit autour du sceau, disent les Bénédictins : Cunradus Di. gra. Romanoru. « REX IL » Les mêmes auteurs ont fait graver un sceau sur lequel Frédéric Barberousse porte une couronne en forme de mitre , terminée par une croix et enrichie de perles; le dossier du trône est orné de fleurs de lis, et le globe surmonté d'une croix; cet ornement termine aussi le sceptre : Frédéric'. Dei grvtia PiOMANOR. iMPERATOR AVGs. Sur uu autre sceau, on voit un trône moins orné et un sceptre pommelé , terminé par une fleur de lis. On en cite un troisième qui porte le monogramme de son nom. La légende, Fridericus Dei (jratiâ Romanorum rex, citée par M. de Valbonnays, prouve que Frédéric I" a employé un sceau royal. Enfin ce prince a suspendu des bulles d'or à un grand nombre de diplômes. On ne connaît point de sceau de Henri VI, et l'on n'a cité qu'une bulle d'or de Philippe, son frère. Otton IV ajoute à la formule Dei gratia Romanorum rex les mots et semper augustus. Voici la légende de son sceau impérial citée par les Bénédictins : t Dei gratia Otto Romanorum IMPERATOR ET SEMPER AUGUSTE « L'impératrice Marie, disent les mêmes au- «teurs, avait aussi un grand sceau qui lui était particulier. Elle y est repré- « sentée assise sur un trône, portant une couronne radiale avec une longue «chevelure, tenant de la main droite une fleur de lis en guise de sceptre, « et delà gauche la pomme impériale sur sa poitrine. Aux côtés de sa tête se «montrent le soleil et la lune, comme dans le sceau de son mari. L'inscrip- « tion porte : t Maria Dei gracia Romanor. imperatrix semper augusta. »
On lit sur un sceau royal de Frédéric II : Fridericus Di. gra. Romanor. rex semper august' et rex Sicil. Ce prince employait en 1280 un sceau impérial qui servait encore en i2yi4 (J. 3o3); ce type a trois pouces de diamètre : tFRiDERicvs Di. gra. imperator Romanorv. semp. avgvst^ — 7. REX Ierlm; les mots et rex, etc., sont placés dans le champ à droite et à gauche du trône. Frédéric II a souvent scellé en or. Mabillon cite une bulle sur laquelle il est représenté assis, portant dans la main droite le sceptre terminé par une croix, et dans la gauche un globe également surmonté d'une croix; la légende lui donne les titres de roi des Romains toujours auguste et de roi de Sicile. Au revers, on voyait une ville avec cette épigraphe, aiirea Roma; et dans le cercle, Roma capiit miindi, etc. Frédéric II a scellé en or une donation faite en 1284 à Raimond, comte de Toulouse [Arch. du Royaume, Armoire de fer) ; cette bulle a près de dix-huit lignes de diamètre : t Frideric Di. gra. Romanor. impator. 7. sep. avgvst^ ^ 7. rex Ierlem. 7. SiciLiE. L'empereur y est représenté comme sur
^ Les leUres st du mot augus/us et les mots suivants sont placésdans le champ aux deux côtésdu trône.