PARTIE IV. -CHAPITRE VII
main gauche et portant son bouclier au bras droit. Le caparaçon du cheval et le contre-sceau, qui na pas de légende, sont aux mêmes armes que le bouclier (J. 619, an i^ofi).
S. Louis donna , au mois de mars 1 269, les comtés d'Alençon et du Perche à Pierre , son cinquième fds. Le bouclier de ce prince porte trois fleurs de lis brisées d'une bordure; le caparaçon de son cheval est également bordé, mais semé de fleurs de lis sans nombre; Técu marqué au contre-sceau porte avec la bordure six fleurs de lis, posées trois, deux et une : t s. Pétri filii régis Francor. comitis Alenconis z. carnot. — CONTRAS. Pétri filii régis Francor. Jeanne de Châtillon , sa femme, est représentée debout, la tête couronnée, vêtue d'un manteau doublé de vair, et tenant une fleur de lis de la main droite ; à sa droite est l'écusson de France , brisé d'une bordure ; à sa gauche, l'écusson de Châtillon, à trois pals de vair surmontés d'un chef; le champ du contre-sceau est occupé par un écu échiqueté de six tires, cantonné d'hermines en chef à dextre : i s. Iohanne comitisse Alenconis et carnoten. — 9TS. Iohe. FiLiE comitis Blesen. Ccs dcux sceaux sont attachés à une même charte du mois de novembre 1271 (J. 727); c'est donc à tort que l'Art de vérifier les dates rapporte à l'an 1272 le mariage de Pierre d'Alençon. En 1290 (J. 176) Jeanne employait un autre sceau dont la légende ajoute à ses anciens titres celui de dame d'Avesnes ; l'écusson placé à sa droite porte six fleurs de lis au lieu de trois, et celui du contre-sceau est parti (à dextre, semé de France et bordé; à sénestre , aux armes de Châtillon). Charles II, frère de Philippe de Valois, portait semé de France et bordé; ces armes sont marquées sur son bouclier, sur le caparaçon de son-cheval et sur l'écu du contre-sceau : sigillum Karoli Ualesie comitis Alanconie.... — i contrasigillvm Karoli militis (J. 227, an i344^). Pierre II est représenté debout, tenant de la main droite une épée, et soutenant de la main gauche un écu semé de France et bordé; les draperies d'un large pavillon occupent le champ du sceau : « s. Pierre conte dA- « lencon et du Perche.... » Un écusson aux mêmes armoiries, supporté par deux lions léopardés , occupe le champ du contre-sceau : « i 9tres. Pierre cote. « dAlencon segn. de Fougieres z. vicote. de Beaumont. » (J. i5i, an iSSg.)
Philippe le Bel donna, en 1807 , le comté d'Evreux à Louis, son frère, fils de Philippe le Hardi. Le bouclier de ce prince et le caparaçon de son cheval sont semés de France, brisés d'un bâton en bande ; le sceau porte pour légende: siGiLLVM LvDOVici FILII REGIS Fran.... COMITIS Ebroicensis. [Trcsor de Numism.) Il résulte de cet exemple, et de plusieurs autres sceaux qui ont déjà été cités, que les princes conservaient le titre de^/5 de roi longtemps après la mort de leur père. Philippe le Bon , fils de Louis, réunit le comté d'Evreux au trône
de Navarre, dix ans après son mariage avec Jeanne, fille de Louis le Hutin. Eléonore, fille de Raoul le Vaillant, succéda, en 1 183, à sa sœur Isabelle, dans le comté de Valois; deux ans après, elle céda la propriété de ce comté à Philippe-Auguste, et s'en réserva seulement l'usufruit; elle continua donc à prendre le titre de comtesse de Valois; elle était en outre comtesse de Saint-Quentin. Un sceau suspendu à un acte de i 19/i ( J- i63 ) la représente debout, la main droite appuyée sur la hanche, et portant un faucon sur le poing gauche; au contre-sceau on voit un lion : sigillvm Elienor comitisse sci. QviNTiNi ET Valesie. — t SECRETVM Elienor. Charles, fds de Philippe le Hardi, fut investi du comté de Valois en i285. Il a employé deux sceaux équestres dont les armoiries sont les mêmes (semé de France et bordé). Le premier porte pour légende : s. Raroli régis Fracie. filii comitis Valesie z. Alesonis. — i coNTS. Karoli comitis Andegavie ^ (J. 171 et 16^, ans 1294 et 1296); on lit sur le second : t s. Karoli régis Francie filii comitis Valesie 7. AiNDEGAV. — t coNT. S. Karoli coMiT. Alenc. 7. Carnot. (J. 1 64, an 182 5). Il a employé aussi un sceau secret portant un écu à six fleurs de lis, brisé d'une bordure et entouré d'une rosace (J. i63, an i3o8). Marguerite d'Anjou, sa première femme, est représentée debout sous une niche gothique; aux colonnettes latérales est suspendu de chaque côté un écusson , fun aux armes de son mari, fautre à celles d'Anjou; f écusson du contre-sceau est parti aux mêmes armes: s. Margar. reg. Sicil. fil. Wal. Alenc. z. Adeg. comitisse. — ts. Margarete filie REGIS Cecil. (J. 171, an 1294). Catherine de Courtenai, seconde femme de Charles de Valois, porte une couronne, et tient un sceptre en qualité d'impératrice de Constantinople ; à sa droite sont les armes de son mari; à sa gauche, on voit un écusson portant une croix cantonnée de quatre annelets entourant un croisillon , et accompagnés chacun de quatre fleurs de lis; fécu du contre-sceau est parti aux mêmes armoiries: s. Katherine Dei gra. impa MiTissE Vales — S. Kath. Di. gra. ipate.
[imperatrisse) Constatin. ac Val. comitis. (J. 4io, an i3o3). Mahaut, fille de Gui de Châtillon, troisième femme de Charles de Valois, est aussi représentée debout entre deux écussons, fun aux armes de son mari, l'autre à celles de Châtillon : s. Mathildis comitisse Valesie et Carnoten. (J. 16/i, an i3i9). Philippe, cinquième fds de Philippe de Valois, brisait fécu semé de France d'un lambel de trois pendants; ces armoiries sont répétées sur le caparaçon du cheval et sur fécu du contre-sceau; le champ du sceau est semé de quartes-feuilles et de têtes de léopards; le casque du prince et la tête du
^ Avant son mariage avec Marguerite d'Anjou il devait avoir, sinon un autre sceau, du moins un autre contre-sceau.