‹ Éléments de paléographieChapitre 280 sur 492 · PARTIE II. — CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

PARTIE II. — CHAPITRE VII

dictins pensent qu'on peut faire remonter cet usage jusqu’à S. Grégoire I“. Sur la face du sceau de Deusdedit on voit l'image du bon pasteur et les lettres À Q; sur le revers on lit DEVSDEDIT PAPE. Les mêmes auteurs citent de lui la suscription suivante : « Deus- «dedit sanctæ Romanæ ecclesiæ episcopus Gordiano « Hispalensis ecclesiæ coepiscopo et frairi dilectis-

« simo. »

Epcar Le PacrriQuE, second fils d'Edmond [°, roi d'Angleterre, succède, en 959, à son frère Edwy qu'il venait de dépouiller du. royaume de Mercie, et meurt le 18 juillet 975. —11 s'intitule ainsi : « Ego « Edgarus totius Albionis basileus, necnon maritimo- «rum seu insulanorum regum circumhabitantium , «etc.» Dans un diplôme de 963 il prend le titre d'empereur; sa signature consiste dans une croix suivie d’une formule placée après la date et ainsi conçue : « + Ego Eadgar rex Anglorum sub sigillo sanctæ

«crucis corroboravi. » Voici une de ses dates : « Anno

« Dominicæ incarnationis DGGcczxir, scripla est carta «his testibus consentientibus quorum inferiüs nomina «notantur. + Edgard rex, etc. »

Epwoxo l”, second fils d'Édouard I‘ l'Ancien, roi d'Angleterre, succède à son frère Aldestan le 27 octobre 940, et meurt le 26 mai 946. Thoiras place sa mort en 948. — Ses diplômes commencent ainsi : « In nomine « Domini nostri Jesu Christi, ego Edmondus rex Anglo- «rum, cæterarumque gentium gubernator et rector.»

Epmoxp II Côrr-nr-Fer, fils aîné d'Éthelred IT, roi d'Angleterre, succède à son père en 1016, conclut avec Canut [* un traité qui assure à chacun d'eux la moitié du royaume, et meurt assassiné en 1017

Epouanp I L'AncteN, fils d'Alfred le Grand, roi d'Angleterre, succède à son père le 25 octobre 900, et meurt en 924.

Epouanop Il Le Marrve, fils aîné d'Edgar, roi d'Angleterre, succède à son père le 18 juillet 975, et périt en 978, assassiné par Elfride sa belle-mère.

Epouarp I ze Co EUR , fils d'Éthelred IE, roi d'Angleterre, et d'Emme , seconde femme de Canut [”,

succède à Canut II au mois de juin 1042, esl couronné le jour de Pâques, 3 avril 1043, et meurt le

Dioscore, antipape, élu et ordonné le 15 octobre 530, meurt le 12 novembre suivant.

Dowxus ou Doxus [°, ordonné pape le 2 novembre 676, meurt le 11 avril 678. Pagi avance de quelques mois l'élection de ce pape.

Douxus ou Doxus Il, élu pape après l'expulsion de Boniface VII, meurt avant le 25 décembre 974

5 janvier 1066. — On cite de lui les formules suivantes : 1° « In nomine sanctæ et individuæ Trimitatis, «ego Eadwardus Ethelredi regis filius , gratià Dei An- «glorum rex, futuris post me regibus, etc. » 2° « Ego « Edwardus Regis regum gratià rex et Anglorum prin- «ceps. » 3° « Regnante in perpetuo Ihesu Christo «<omnium regum principe, ego Eadwardus secundüum «voluntatem ejus monarcha totius Britanniæ. » 4° «In «onomate summi Kyrios omnia jura regnorum guber-

«nantis et ab alto cœli fastigio cuncta cernentis, ego

«Edowardus totius Albionis, Dei moderamine, guber- «natione basileus, archiepiscopis, episcopis, etc. » Plusieurs de ses diplômes sont scellés sans qu'ils renferment l'annonce du sceau. Souvent il annonce sa signature faite avec une croix. Son diplôme pour la restauration de l'abbaye de Westminster fait mention de la signature et du sceau : « Cartam istam conscribi «et sigillari jussi, et ipse manu meû signum sanclæ «crucis impressi et idoneos testes annotari præcepi. » Voici quelques-unes de ses formules de souscription : 1°« + Ego Edwardus rex, Deo largiente, Anglorum, si- «gnum venerandæ crucis impressi. » 2° « Ego Edwar- «dus rex totius Brithanniæ telluris hanc meam dona- «tionem sancto Dionysio concessi el signo agiæ crucis « condonavi. » 3° « Ego Eadwardus rex Anglorum præ- « fatam donationem cum titulo sanctæ crucis confir- «mavi et impressione sigilli mei consolidavi. » I commença par dater de l'année de l'Incarnation, en y ajoutant quelquefois l'indiction ; et dans la suite il marqua aussi les années de son règne, ainsi que la date du jour et du mois. Voici quelques exemples de ces différentes formules : 1° « Anno Dominicæ incar- «nationis MLIX scripta est hæc cartula his testibus con- «sentientibus quorum nomina inferius carraxari viden-

«tur. » 2° « Acta est hæc præfata libertas anno Domin.

«incarn. MExV, indict. 1v, his testibus consentientibus

«quorum inferius recilantur nomina. » à ie Acta apud «Westmonasterium, v. Kal. Januarii, die SS. Innocen-

ctium, anno Dominicæ incarnationis MLXVI, indictione

«tertià, anno regni serenissimi Edwardi regis vigesimo «quinto. Swithgarus notarius ad vicem Rembaldi regiæ «dignitatis cancellarii hanc cartam scripsi el subscripsi «in Dei nomine feliciter. Amen.» Dans cette dernière date le commencement de l'année est pris à Noël, et par conséquent l'indiction 11 peut convenir. Cependant, comme les Bénédictins ont marqué l'indiction 1v dans la date précédente, on peut supposer qu'ils ont transposé par erreur les chiffres de l'indiction , et l'on aurait alors l'indiction m1 pour l'an 1065, et l'indiction 1v comptée comme l'année à partir de Noël ; quant aux années de son règne, elles ne peuvent cadrer avec l'époque de son avénement qu’en comptant pour une année entière les six derniers mois de 1042, et en supposant qu'Édouard changeait au 25 décembre le chiffre des années de son règne. Dans cette hypothèse, la seconde année de son règne ayant commencé le 25 décembre 1042, la vingt-cinquième pouvait concourir avec la date qui vient d'être citée. Voyez le sceau d'Édouard le Confesseur, planche R, n° 1.

Énouaro l” (ou IV, si l'on tient compte des trois rois saxons du nom d’Édouard) , dit Aux LonGuEs-JAmRBEs, fils et successeur de Henri IT, roi d'Angleterre, fut reconnu roi le 20 novembre 1272, quoiqu'il ne fût pas alors en Angleterre. Il ne fut couronné que le 19 août 1274, et mourut le 7 juillet 1307. — Avant d’avoir succédé à son père, il fait usage de cette formule en écrivant au pape Alexandre IV: « Sanctissimo «in Christo patri ac domino A. Dei gratiâ summo pon-

«tifici, Edwardus primogenitus et hæres illustris regis «Anglie, cum reverentià debitä devota pedum oscula. » Son acte de confédération avec le roi des Romains commence ainsi : « Edwardus Dei gratià rex Angliæ, «dominus Hiberniæ et dux Aquitaniæ, præsentium «inspectoribus universis salutem. » Dans les actes français il s'intitule: « Edward par la grace de Dieu rey d'En- «gleterre et seigneur d'Irlaunde et duk de Guyenne, a «ses cheirs et feals les barons, etc. saluz. » Des lettres patentes données au Gard en 1279 portent cette suscription : « Edouard par la grace de Dieu roys d’Angle- «terre, seigneur d'Illande, duc d'Aquitaine, quens de « Pontieu et de Montreul, et nous Elienor royne d’An- «gleterre, dam duchesse et comtesse des lieux dessus «dits, a tous chiaux qui ches presentes lettres veront «et oiront salut. » Ses mandements commencent par : « Rex universis præsentes litteras inspecturis salutem. » Dans une lettre à Adolphe de Nassau il emploie la suscription suivante : « À tres haut et tres noble prince A. «par la grace de Dieu roy des Romains touzjours cres- «sant, saluz et tres chieres amitiez. » Celle qui suit se trouve dans une lettre à Charles d'Anjou, roi de Si-

cilé : « À tres excellent ettres puissant prince Challis,

par la grace de Deu, rey de Jerusalem et de Sezille, « du duché de Puille, du prince de Capes, princes de

a Muree, senatour de Rome ; d'Anjou, de Prouvence, «de Fontaquier, de Tonnoire quens, Edward, par icele “mesme grace, roy de Engleterre, etc. salutz et veraie “amour, ove aparaillie volenté a touz se bons pleisirs

ere.» Quand il fait mention du sceau, c'est par une

des formules suivantes : «In cujus rei testimonium

præsentem paginam sigilli nostri fecimus patrocinio

communiri, » ou « sigillum nostrum præsentibus est

“appensum ; in quorum omnium testimonium huic «scripto sigillum nostrum fecimus apponi. Dat. sub

rivato sigillo nostro, apud Burgum reginæ, etc. » Les années du règne d'Édouard [* se comptent non de son couronnement, mais du 20 novembre 1272. Dans la charte qui fut dressée en son absence pour la publication de la paix, on lit après la formule Testibus et les noms des trois régents du royaume, une date ainsi conçue : « Apud Westm. xxx die Novembris, anno «regni nostri primo. » Un autre acte, également dressé en son absence, est ainsi daté : « Dat. per manum W. « de Merton cancellarii nostri, apud Westm. vis die De- «cembris. » Les actes passés en sa présence finissent ainsi : Teste rege, apud Wyndesor x11 die Septembris, ou Teste meipso, apud Westm. xx v11 die Aprilis, anno regni nostri tertio. Il ajoute aussi quelquefois l'année de J. C. dans ses diplômes les plus importants. C’est dans les actes de ce genre que la suscription est quelquefois précédée d’une invocation. Pour les formules Per ipsum regem, etc. et Post conquestum , voyez Énouaro II et Henri VI. Le sceau d'Édouard [ est reproduit sous le n° 1 de la planche S.

ÉpouarD II (ou V, si l'on tient compte des trois rois saxons du nom d’Édouard ,) dit DE CAERNARVEN, quatrième fils et successeur d'Édouard I* (ou IV), roi d'Angleterre, est reconnu roi le 8 juillet 1307, couronné le 24 février 1308, déposé le 20 janvier 1827, et assassiné le 2 1 septembre suivant. Dans l'Art de vérifier les dates, la déposition d'Édouard II est rapportée au 13 janvier. Mais sir Harris Nicolas a trouvé des actes datés de son règne jusqu'au 20 du même mois. Les années du règne de ce prince se comptent du 8 juillet 1307. — Il s « Dei gratià rex Angliæ, dominus Hiberniæ et dux

intitule ordinairement : « Edwardus

«Aquitaniæ, omnibus ad quos præsentes litteræ perve- «nerint, salutem. » Une lettre qu'il écrit au pape commence ainsi : Papæ rex devota pedum oscula beatorum. Voici la suscription d’une autre lettre écrite en 1310 à Philippe le Bel : « Excellentissimo principi domino «et patri karissimo domino Philippo Dei gratiâ regi

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