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PARTIE II — CHAPITRE VIL

partie de cet ouvrage le Glossaire des dates , aux mots Quindena et Tres septimanæ.

Hexar Ill, fils et successeur de Jean-sans-Terre, roi d'Angleterre , est couronné le 28 octobre 1216, et meurt le 16 novembre 1272.— 11 emploie les mêmes formules que Jean-sans-Terre. La suscription d'une lettre qu'il adressa en 1219 à Philippe-Auguste est ainsi conçue : « Venerabihi domino suo, si placet, «Philippo Dei gratià ilustri regi Franciæ, devotus “consanguineus suus Henricus eâdem gratià rex An- «gliæ, etc.» Il se sert quelquefois de la forme : Nos Henricus, etc. I] prend encore les titres de duc de Normandie et de comte d'Anjou, dans des lettres de 1258; mais il les supprime dans son traité de paix avec S. Louis en 1259 et dans ses actes postérieurs, où il conserve seulement les titres de roi d’Angleterre, seigneur d'Irlande et duc d'Aquitaine. H ne faut pas oublier toutefois qu’un grand nombre d'actes, soit antérieurs, soit postérieurs , commencent simplement par Rex universis, etc. Il ne fait presque jamais mention du sceau : « In cujus rei testimonium has «itteras vobis mittimus patentes. » Il l'annonce pourtant dans un traité de paix avec S. Louis : « Quod ut « perpetuæ firmitatis robur obtineat, sigillum nostrum «præsenti paginæ fecimus apponi. » Desletires de 1261 renferment en outre l'annonce du sceau de son fils Édouard, Les années de son règne se comptent du jour de son couronnement. On rencontre plusieurs actes ainsi datés et dans lesquels on a omis les mots regni nostri : « Data per manum prædicti Cicestr. epi- «scopi cancellarii nostri, apud Westm. decimo octayo «die Decembris, anno undecimo. » Ses lettres et ses mandements ne sont souvent datés que du lieu et du jour du mois : « Teste rege, apud Radying, xxx die Ja- «nuarii. » La formule Teste rege est souvent exprimée dans les lettres patentes des rois d'Angleterre par les deux sigles T. R. Henri III emploie aussi la formule Teste meipso. Mais la plupart du temps ses actes ne sont attestés que par son grand justicier : «Teste « Huberto de Burgo justiciario nostro, apud Westmo- «nasterium, octavo die Novembris, anno regni nostri «octavo, » ou «Teste, etc. apud Westm. 1x die Novem- «bris, anno septimo. » D'autres actes sont attestés par plusieurs témoins. Terminons par un exemple de l'emploi des années de J. C. qui se rencontrent trèsrarement dans les diplômes de Henri II : « Data apud «Westm. die Lunæ proximä post festum apostolorum « Petri et Pauli, mense Julii, anno millesimo ducente- «simo sexagesimo (lundi 5 juillet 1260). »

Have: VIT ne LuxemeourG, fils aîné de Henri II],

comte de Luxembourg, élu roi des Romains 1° à Rentz le 15 novembre 1308, 2° à Francfort le 27 du même mois, couronné le 6 janvier 1309, reçoit la couronne d'Italie à Milan le 6 janvier 1311, la couronne impé-

riale à Rome le 29 juin 1312, et meurt le 24 août

1313. — Voici l'une de ses formules de suscription

«Nos Heinricus Dei gratià Rom. rex semper augustus «ad universorum notitiam volumus pervenire quôd , wetc. » Quelquefois il supprime nos. Dans un diplôme de 1311, cité par les Bénédictins, d'après Ughelli, il s'intitule :« Heinricus septimus Dei gratià Romanorum «imperator semper augustus.» Nous avons déjà dit qu'il ne faut admettre ces formes exceptionnelles qu’avecune extrême réserve, et que le titre d'empereur pris avant le couronnement à Rome est en général suspect; dans un diplôme de 1310 il annonce l'appo- In cujus rei

sition du sceau par la formule suivante :

«testimonium presentes litteras .conscribi fecimus et Les « Dat.

« Spirænr Nonas Marti, an. Domini mcccix , regni vero

«majestatis nostræ sigillo jussimus communir

Bénédictins citent de lui les dates suivantes : 1°

« nostri anno primo. » 2° « Actum et datum Thuregi, in «domo fratrum Minorum , presentibus venerabilibus , «etc. (suit l'énumération d’un grand nombre de person- «nages présents), Kalendis Maïi, anno Domini mcccx, «regni vero nostri anno secundo. » 3° « Signum domini

« Henrici..…. gloriosissimi et invictissimi imperatori «Datum et actum, etc. anno Dominicæ nativitatis «mecox1, 1V Non. Februar. indict. 1x, regni vero nostri «anno 11.» Cette dernière date est celle du diplôme cité par Ughelli et dont la suscription donne à Henri VII le titre d'empereur, qui se retrouve également dans l'annonce du monogramme ; mais il paraît singulier qu'après avoir pris ce titre Henri VII date simplement des années de son règne. C’est un motif de plus pour suspecter l'authenticité d'une citation qui est d’ailleurs en opposition avec ceux des diplômes de ce prince dont le Corps diplomatique donne le

.texte. La distinction des années du règne et de l'em-

pire est au contraire établie dans la date suivante : « Actum Pisis in præsentià nostrorum principum et ba “ronum ac populi multitudine copiosä, vir Calend. «Maü, regni nostri anno quinto, imperii ver anno « primo. » Dans cet acte, qui serapporte à l'année 1313, Henri VII s'intitule : « Dei gratià Romanorum impe- «rator et semper augustus. »

Hem IV, petit-fils d'Édouard II (ou VI), par Jean, duc de Lancastre, troisième fils de ce prince, succède à RichardIT, roi d'Angleterre, le 30 septembre 1399, est sacré le 13 octobre suivant, et meurt le 20 mars 1413. — 1 commence ainsi une leitre

adressée à Jean, roi de Portugal : « Serenissimo ac «amantissimo in Christo principi Johanni Dei gratià «Portugalliæ et Algarbii regi, fratri nostro carissimo, « Henricus eâdem gratiä rex Angliæ et Franciæ ac do- «minus Hiberniæ, salutem in eo qui est omnium vera «salus, ac fraternæ dilectionis continuum incremen- «tum.» Une lettre qu'il écrivit en 1411 au roi de Navarre présente cette suscription : «A tres haut et «tres puissant prince Charles, par la grace de Dieu, «roy de Navarre et counte d'Evreux, nostre tres cher et «tres amé cousin, Henri, par ycelle mesme grace, roy «d’Engleterre et de France et seigneur d'Irlande, sa- «lut et encroissement de vraye dilection. » Une de ses lettres commence par ces mots : De par le roy, reverentz peres en Dieu, etc. Voici dans quels termes lui écrivait la reine de Castille: « Tres haut et tres puissant «prince syre Henry, par la grace de Dieu, roy d'An- « gleterre et de France et seigneur d'Irlande, mi tres «chier et tres amee et oveque tout mon coer tres «entierement voluz frere seigneur. Jeo sans fortuna «roigne de Castelle et de Leon, miere del roy et sa «tutora, etc.» Voici la formule finale de sa lettre à Charles, roi de Navarre : « En accomplissement de quele «chose, grant merit de Dieu et de nous especiau- «ment bon gree doit reporter vostre magnificence «royale, laquele nostre seigneur J. C. avoir vuille tous- «jours en sa seinte garde. Donné sous nostre privé seal «a nostre paloys de Westmonster, le xvi1 de decembre, « l'an de nostre regne treizisme. » Sa lettre au roi de Portugal se termine ainsi : « Serenissime princeps fraler- «que carissime, vobis ad vota succedant dies prosperi et «longævi. In cujus rei testimonium has litteras nostras « fecimus, nostrique nominis appositione roboravimus, «et sigilli nostri magni appensione muniri mandavi- «mus. Dat. in manerio nostro de Eltham, sub magnisi- « gilli nostri testimonio, vicesimo septimo die Decem- «bris, anno ab incarnatione Domini secundüm cursum «etstilum ecclesiæ Anglicanæ millesimo quadringente- «simo quinto, et regnorum nostrorum anno septimo. « Per ipsum regem.» Comme l'année commençait, en Portugal, au 25 décembre, ï fallait annoncer que la date avait été calculée selon l'usage d'Angleterre. (Pour les formules Per breve, etc. et Post conquestum, voyez Énouaro II et Hexrr VI.) Dans les actes ordinaires il suivait les formules de ses prédécesseurs, et le laconisme de la chancellerie d'Angleterre contrasle avec la proli

xité des formes suivies par les notaires apostoliques. Voici le commencement d’un de ces actes, qui est rapporté dans Rymer : «In Dei nomine, amen. Per «præsens publicum instrumentum cunctis appareat «evidenter quôd anno ab incarnatione Domini mille- « simo quadringentesimo secundo, indictione decimä,

«pontificatüs sanctissimi in Chrislo patris et domini «nostri domini Bonifacii divin providentià papæ noni «anno tertio decimo, et mensis Maïi die oclay, in ca- «merà serenissimi in Christo principis et domini nos- «tri domini Henrici Dei gratià regis Angliæ et Franciæ «illustris, infra castrum suum sive turrim civitalis suæ « Londoniæ situata, coram eodem domino nostro rege, «ibidem personaliter existente, constitutus personali- «ter, etc. » Les mêmes dates sont rappelées à la fin de l'acte, puis après la formule Dat. etc. qui renferme, outre la date du jour où l'acte fut terminé, celle du règne de Henri IV. Elles reparaissent pour la quatrième fois dans une sorte de posf-scriptum où le notaire atteste sa présence et celle des témoins; le tout se termine par l'approbation des interlignes, renvois, etc. Les années du règne de Henri IV se comptent du 30 septembre 1399. Voyez le second sceau de Henri IV, Pl innetia

Henri V (de Montmouth), fils et successeur de Henri IV, roi d'Angleterre, est proclamé roi le 21 mars 1413, couronné le 9 avril suivant, et meurt le 31 août 1422.— La lettre qu'il écrivit en 1417 à Charles de France porte la suscription suivante : «Henricus « Dei gratiârex Franciæ et Angliæe et dominus Hiberniæ «serenissimo principi et adyersario suo Karolo co- «gnato nostro de Franciä exhibitionem justitiæ et juris «in eo qui justitiam diligit. » [1 donna, au château de Rouen, des lettres patentes qui commencent ainsi : «Henricus Dei gratiä rex Angliæ, hæres et regens regni « Franciæ, et dominus Hiberniæ, omnibus ad quos præ- «sentes litteræ pervenerint salutem. » Cette suscription est ainsi conçue dans les actes français : « Henri , par la «grace de Dieu, roy d'Engleterre, heritier et regent du «royaulme de France et seigneur d'Irlande, as tresorer «et chamberleins de nostre eschequer saluz. » Dans ses vidimus des diplômes des rois de France, il emploie la formule suivante : « Inspeximus literas patentes in- «clitæ recordalionis domini N. quondam Francorum, » ou « Franciæ regis, progenitoris nostri, factas in hæc « verba, etc. » Ses lettres adressées au baïlli de Caen se terminent ainsi : « Car ainsi le voulons et nous plaist «estre fait, etle avons ordonné de grace especiale par «ces presentes, nonobstant quelconques autres mande- «mens, etc. Donné soubz nostre grand seal a nostre «cité de Bayeux, le xux jour d'avril, l'an de nostre régne «sixiesme. Par mesmele roy. » Voici une autre formule finale qui prouve que ces mols {este meipso tenaient lieu de signature et peut-être de sceau dans les lettres patentes des rois d'Angleterre : «In cujus rei testi- «monium has litteras nostras fieri fecimus patentes : «Teste meipso, apud castrum nostrum Rothomagi,

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