‹ Éléments de paléographieChapitre 315 sur 492 · VIEN · texte numérisé non relu

VIEN

Son sceau présente d'un côté Pascnazis écrit en trois lignes, et de l’autre PaPAE écrit en deux lignes. On ce et une sur la se-

voit deux croix sur la première

conde,

«episcopus, imperialis aulæ cancellarius, vice domini «Theodorici Colonien. archiepiscopi et totius Italiæ «archicancellarii, recognovi. Acta sunt autem hæc «anno Dominicæ incarn. Mcaix, regnante domino « Othone quarto Romanorum imperatore glorioso, “annoregni ejus x11, imperii vero ejus primo. Datum «apud castrum S. Miniatis per manus Gualteri impe- «rialis protonotarii, tertio Kal. Novembr. indict. x111. » Quelquefois aussi il se contente du datum : « Datum «apud Spiram anno Domini mcarx, indiet. x, sexto «Kal. Juli. » — Les diplômes d'Otton IV antérieurs à la mort de Philippe sont munis seulement d’une empreinte de la croix : ce n'est qu'après sa seconde élection qu'il a commencé à se servir du sceau royal. 11 compte les années de son règne à partir de 1198, et

celles de son empire à partir de 1209 seulement, c'està-dire de son couronnement impérial.

Pascaz Il (Rainier), élu pape le 13 août 1099 et sacré le lendemain, meurt le 18 ou le 21 janvier 1118.— Pascal IT a employé l’invocation « In nomine « Domini Dei et salvatoris nostri J. C. Domini æter- «ni;» mais il débute presque toujours par son nom,

désigné quelquefois par la lettre initiale et suivi de la formule episcopus servus servorum Dei. La suscription se termine par salutem et apostolicam benedictionem

où par in perpeluum, et quelquefois par in posterum,

que l’on écrivait souvent imposterum. Nous avons eu occasion d’avertir que la formule salutem, etc., quoique préférée dans les bulles ordinaires, s'employait aussi dans les actes les plus solennels. On rencontre dans plusieurs bulles de Pascal II la formule : Ego Paschalis catholicæ ecclesiæ episcopus ss, c'est-à-dire subscripsi. Les Bénédictins ont donné un fac-simile dans lequel se trouve cette formule, et ils annoncent que la souscription paraît être de la main du pape. Sans aucun doute les caractères de cette souscription ne sont pas les mêmes que ceux de la pièce. Ainsi les a dans la pièce ont à peu près la forme d'un w, ce qui est dans les diplômes un des caractères auxquels on reconnaît l'écriture lombardique ; dans la souscription , au contraire, ils ont la forme suivante—a. Mais cette circonstance ne sufhit pas pour décider la ques tion. En effet, la seconde formule de date commençant par datum, présente les mêmes caractères que la souscription de Pascal IT: il serait donc possible que cette souscription füt de la main du bibliothécaire, qui était chargé d'écrire la seconde formule de date. Ce qu'il y a de sür, c’est que les papes se sont bornés

quelquefois à tracer la double ss qui signifie suseripsi, en y joignant une espèce de parafe, ou bien à former la croix qui accompagne la devise inscrite entre les deux cercles concentriques. La formule de souscripüion se trouve entre les deux dates dans le modèle fourni par les Bénédictins : c'est là sa place ordinaire. Mais on la rencontre aussi après la formule Datum , etc. A droite de la souscription est le monogramme du Benevalete ; à gauche est un cercle semblable à celui qui est reproduit sous le n° 7 dela planche XIT. Quand on consulte un recueil des bulles de ce pape, on ñe peut pas s'empêcher de reconnaître que la double formule Scriptum et Datum se rencontre beaucoup plus souvent que les Bénédictins ne l'annoncent. Il en est de même de la réunion des dates du pontificat el de l'Incarnation qui concourent dans un grand nombre de bulles importantes. On y trouve aussi quelquefois des signatures de témoins. Ces actes renferment des menaces et des bénédictions qui désormais furent exprimées dans les termes que Pascal IT avait adoptés : «Si qua sanè ecclesiastica sæcularisve persona, hanc «nostræ conslitulionis paginam sciens, contra eam «temerè venire tentaÿerit, secund tertiôve commo- «nita , si non satisfactione congruâ emendaverit, po- «testalis honorisque sui careat dignitate, reamque se «divino judicio existere de perpetratà iniquitate co- «gnoscat et à sacratissimo corpore ac sanguine Dei «ac Domini nostri J. C. aliena fiat, atque in extremo «examine districtæ ultioni subjaceat. Cunctis autem

«eidem loco justa servantibus sit pax Domini nostri « J.C. » Les bulles ordinaires de Pascal IT sontdatées du lieu, du jour du mois et de l'indiction ; cependant la date du lieu manque dans quelques-unes. On a déjà dit qu'il marquait en outre dans les bulles solennelles l'année del'Incarnation et celle du pontificat. L'année est comptée de temps en temps à partir du 25 décembre et du 1° janvier, mais le plus souvent à partir du 25 mars, selon le calcul pisan, et quelquefois aussi selon le calcul florentin. On trouve de plus un autre calcul d'après lequel Pascal IT anticipait d’une année entière sur la supputation ordinaire. «Ü y a «deux bulles de ce pape, disent les Bénédictins, par «lesquelles il demeure pour constant qu'en 1102, au «21 de mars, et même au 14 de février, son chanceher «datail déjà de 1103.» Or pour ceux même qui suivaient le calcul pisan, l'année 1103 n'aurait commencé qu'au 25 mars. Les Bénédictins supposent que le chancelier aura voulu, tout en adoptant le calcul pisan, reporter le commencement de l'année au 1° janvier ; cette anticipation ne faisait pas dans la réalité une différence de trois mois complets avec ce calcul, qui était alors le plus généralement suivi. Que cette

explication paraisse ou non satisfaisante, il n’en est pas moins vrai que l'indiction x et la troisième année du pontificat sont marquées dans ces deux chartes concurremment avec l’année 1103, et que ce double caractère convient seulement à l’année 1102. Mabillon déclare d’ailleurs avoir rencontré plusieurs autres bulles datées dans le même système. Selon Mabillon etles Bénédictins, Pascal IT a aussi varié pour le calcul de l'indiction, qu'il comptait ordinairement à partir du 1° septembre, mais quelquefois aussi à partir du 1" janvier, et même du 25 mars, selon le calcul pisan. Enfin il résulte d’une bulle datée du 18 avril 1100 et de la deuxième année du pontificat de Pascal IT, que ce pape a aussi compté comme une année complète les cinq derniers mois de l’année de son avénement.—Voyez le sceau de Pascal IT, planche U, na.

Pascar III (Gui de Crême), antipape, élu le 20 ou le 22 avril 1164, meurt le 20 septembre 1168.

S. Paur [®, ordonné pape le 29 mai 757, meurt le 28 juin 767. — Les lettres qu'il adresse à Pepin commencent ordinairement ainsi : « Domino excel- «lentissimo filio Pippino, regi Francorum et patricio « Romanorum, Paulus, etc.» Ces actes se terminent par Benevalete, et plus communément par la formule: Incolumem excellentiam vestram gratia superna custo- : excellentissime Jili. Parmi les épiîtres citées par dom Bouquet, on

diat, à laquelle il ajoute quelquefois

n’en trouve aucune qui soit datée ; mais d'autres actes marquent les années de l'empire de Constantin Copronyme et de son fils Léon. (Voy. Énenne II et Zacrarie.) Avant d'être sacré, il s’est intitulé : Paulus diaconus , et in Dei nomine electus sanctæ sedis apostolicæ ; dans la suite, il prit les titres de Paulus papa, Paulus servus servorum Dei, et Paulus episcopus , servus servorum Dei. I emploie cette dernière formule dans une bulle où son nom précède celui de Pepin. Un diplôme dont la suscription se termine par in perpetuum, renferme la formule suivante pour l'annonce de la signature : « Paulus episcopus sanctæ catholicæ «et apostolicæ Romanæ ecclesiæ huic constituto à no- « bis facto subscripsi.» Le pape S. Paul est le premier dont le sceau présente d’un côté les images de S. Pierre et de S. Paul. Une autre particularité qu'il faut aussi remarquer, c'est que le nom de ce pape est écrit en grec sur le côté opposé : ce nom est au génitif, selon l'usage qui était alors le plus généralement suivi.

Paur IT (Pierre Barbo), élu pape le 31 août 1464, et couronné le 16 septembre suivant, meurt le 28 juil-

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