‹ Éléments de paléographieChapitre 316 sur 492 · PARTIE IT. — CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

PARTIE IT. — CHAPITRE VII

let 1471. — Il avait pour devise : Benefac, Domine, boris et rectis corde. Selon les auteurs de l'Art de vérifier les dates, il commençait l'année tantôt au 1° janvier, tantôt au 25 mars. Une de ses bulles substitue la date de la naissance du Seigneur à celle de son incarnation. — Voyez le sceau de Paul IT, planche U, n°14.

Paux II (Alexandre Farnèse), élu pape le 13 octobre et couronné le 7 novembre 1534, meurt le 10 novembre 1549. — Il avait pour devise : Confirma hoc, Deus, quod operatus es in nobis. «Nous obser- «vons, disent les Bénédictins, dans un motus proprius «du temps de Paul IT, la formule visa, suivie des «signatures du doyen et d'un autre membre de la «chambre apostolique.» — Voyez la face du sceau de Paul III, planche U, n° 19. Pour l'inscription du nom des apôtres, il a repris l'arrangement adopté par Sixte IV, et que Clément VIT avait abandonné. (Voyez le revers du sceau de Sixte IV, planche U, n° 15.) Même dans ses bulles, Paul [TI commençait plus ordinairement l’année au 1% janvier qu'au 25 mars. On trouve l'indiction marquée dans les certificats de publication.

PéLaGe I", consacré pape le 16 avril 555, meurt le 1* mars 560.— En écrivant à un évêque, il emploie la suscription et la salutation ordinaires : « Dilectis- «simo fratri Sapaudo Pelagius. .... Deus te incolu- «mem custodiat, frater carissime. » La suscription est « Do-

«mino filio gloriosissimo atque præcellentissimo regi

ainsi conçue dans une épître à Childebert [° :

«Pelagius episcopus.» Cette épître, qui ne renferme pas de salutation, se termine par la date et la souscription suivantes : « Data 111 Idus Decembres, anno uxv P. C. Basilii V. C., per Rufinum legatum. Pe- «lagius, misericordià Dei episcopus ecclesiæ catho- «licæ urbis Romæ, exemplari epistolæ nostræ sus- «cripsi.» Une autre épître adressée au même roi, et qui ne renferme pas de date, se termine par une salutation ainsi conçue : « Perincolumem excellentiam «vestram Deus noster custodiat, domine fili glorio- «sissime atque præcellentissime. »

Pérace Il, consacré pape le 30 novembre 578, meurt le 8 février 59o.— En s'adressant au roi Childebert, il s’est servi de la formule : vestra Christianitas. Il date tantôt de l'année de l'empereur et de l'indiction réunies, tantôt de l’une ou de l’autre séparément. Une épiître citée par dom Bouquet présente la suscription suivante : «Dilectissimo fratri Aunario « Pelagius urbis Romæ episcopus. » Cet acte se termine

ainsi : « Deus te incolumem custodiat, earissime fra- «ter. Datum x Nonas Octobres, imperante domno « Tiberio Constantinopoli aug. anno vi. »

Perix pe Hérisrez, maire du palais en Austrasie, laisse le trône vacant depuis le 23 décembre 679 jusqu'à sa mort, arrivée le 16 décembre 714.— Un deses diplômes débute par un préambule sur la fragilité

des choses humaines et la nécessité de l'aumône. Vient ensuite la suscription, qui est ainsi conçue : «Idcirco ego in Dei nomine inluster vir Pippinus «filius Ansgisili quondam, necnon et illustris ma- «trona mea Plectrudis filia Hugoberti quondam, «cogitantes, etc.» Dans un autre diplôme, on retrouve la même suscriplion, mais le nom de Plectrude y est écrit Blittrudis. I date en général du jour du mois et de l’année du règne de Thierri IT, puis de Childebert III. Dom Bouquet n’a pas publié de diplôme de Pepin qui corresponde au règne de Clovis IIL. Ceux que renferme cette collection ne présentent pas l'annonce du sceau. Voici comment se termine un de ces actes : « Actum Gamundias pu- «blicè, sub die 1 Idus Maias, anno x11 regni domni «nostri Ghildeberti gloriosi regis. Pippinus et Ple- «ctrudis, Droda, etc.» Suivent les noms de neuf autres témoins,

uis la formule du notaire : « Ramin- «gius jussus à Pippino et Plectrude scripsi et Har- «doino.» On voit que la signature du notaire est la seule qui puisse être considérée comme originale.

Perix Le Brer, fils de Charles Martel, succède à son père, comme maire du palais en Neustrie, le 22 octobre 741 ; il laisse le trône vacant jusqu'à l'avénement de Chüldéric II, en 742 ; succède en 747 à son frère Carloman , comme maire du palais en Austrasie; fait déposer Childéric III, et se fait proclamer roi au mois de mars 752; est sacré peu de jours après son élection, par S. Boniface, archevêque de Mayence, puis le 28 juillet 754, par le pape Étienne IT, etmeurt le 24 septembre 768. — TN substitua la formule vir inluster, quand il monta sur le trône, à celle d'inluster vir, qu'il avait employée comme maire du palais. Cette règle n’est cependant pas sans exception, puisqu'on cite de lui un diplôme accordé la première année de son règne, et dont la suscription est ainsi conçue : «Dominis sanctis et apostolicis ac venerabilibus in «Christo patribus omnibus episcopis et abbatibus, «comitibus, domesticis, centenariis vel omnibus «agentis nostris tam presentis quàm futuris inluster « vir Pippinus. » (Voy. aussi Dacoerr IT.) Mais en général ses suscriplions sont ainsi conçues : Pippinus rex Francorum vir inluster; ou bien : Pippinus gratiâ

Dei rex Francorum vir inluster omnibus episcopis, abbatibus , etc. Quelquefois 11 supprime les mots vir inluster. La date du plaid qu'il donna comme maire du palais, la neuvième année du règne de Chipéric, est remarquable par la répétition du nombre neuf, qui, après avoir élé écrit en toutes lettres, est exprimé en chiffres romains. (Voy. le fuc-simile de cette date, planche XI, n° 4.) On trouve un exemple d'une répétition analogue dans une épître de Wademerus et de son épouse Ercamberta. La date en est ainsi conçue : « Hactum « Prisciniaco villâ publicè, quod fecit mensus Agustus «dies xx viginti in anno decimo x, regnante, etc. » Le privilége qu'il accorda en 743, comme maire du palais, à l'église de S. Vincent de Mâcon, commence ainsi : «in Dei nomine. Pippinus major-domûs regni nostri “augere credimus monimentum si beneficia oppor-

« tuna locis ecclesiarum benevolà deliberatione conc

«dimus. » Dans une donation à l’abbaye de S. Denys, l'annonce de sa signature est ainsi conçue: Quam præceptionem, ut firmior habeatur, subter eam decrevimus

adfirmare. À gauche et en dessous on lit : Signum +

Pippini glorissis ur la même ligne se trouve,

mu regis ; à plus de six pouces de distance, l'invocation in Christi nomine, sous forme de monogramme , suivie de la souscription : Hitherius recognovi et subscripsi. (Dans un autre diplôme l'invocation est écrite en toutes lettres

In Dei nomine Bradilo recognovit et subscripsit.) A près le parafe du chancelier est l'empreinte de l'anneau, qui n'est pas annoncée dans le texte, et quiest accompagnée de caractères signifiant: Benevaleas. Au bas de la charte on lit cette date, dont tous les mots sont séparés par un espace considérable : « Data in mense Septem- «brio, anno xvix regni nostri. Actum in monasterio S.

« Dyonisii feliciter. » Voici deux autres dates du même roi : 1° « Datum quod fecitmense Maio die xxur, anno «x regni ipsius gloriosi regis. Actum Virmerià pala- «üo publico, in Dei nomine feliciter. » 2° « Acta mense «Aug. die x11, anno xtregnante Pippino glorioso rege. «Actum Trisgodios villà publicä, in Dei nomine feli- «citer. » On cite aussi de lui deux autres formules de

signature : 1° « Signum + inlustris viri domni et glo-

«riosissimi Pippini regis. » 2° « Signum gloriosissimo

« domno Pippino rege. » Quoique en général les arrêts

ou plaids (placita) ne soient pas signés par les rois

Pepin en rendit un en 759, en faveur de l’abbaye de S. Denys, au bas duquel est le seing royal, c’est-à-dire la croix, placée après le mot signum. — Pepin a aussi employé pour l'annonce de la signature une formule qui reparait sous Charlemagne : Proprid manu annotatione, ou simplement proprid manu studuimus adumbrare. Ce qu'il y a de remarquable , c'est que les deux diplômes où se trouve cette annonce d’une forme nou-

velle sont datés du 23 septembre et de la dix

septième année de son règne, c'est-à-dire de la veille de sa mort. Cette circonstance suffirait pour expliquer l'emploi du mot studuimus, qui indique assez que Pepin ne pouvait tracer qu'avec peine la croix qui lui servait de signature. Les notaires de Charlemagne auront dans la suite copié cette formule sans discernement. Quoiqu'on ait des diplômes de Pepin qui sont revêtus du sceau sans en renfermer l'annonce, cependant l'empreinte de l’anneau est mentionnée dans plusieurs actes par l'une des formules suivantes : De anulo nostro sigillavimus , sigillare jussimus, impressione signari Jussimus , ou de anolo nostro subtersigillare decrevimus. — Suivant les auteurs de l'Art de vérifier les dates, les diplômes assignent plusieurs époques au commencement du règne de Pepin; celle de son élection en 7o2),et celle de son sacre en 754. Il y a aussi des chartes qui font remonter son règne à 750 et même à 749. Les auteurs du Nouveau Traité de Diplomatique n'admettent pas d'autre époque que celle de 752. — Sceau de Pepin maire du palais: Voyez planche À, n° 4.— Sceaux de Pepin roi : 1° Tête de Bacchus Indien , vue de face, barbue, couronnée de pampres ; sans inscription. 2° Buste de profil tourné vers la droite, tête sans barbe, cheveux courts, chlamyde attachée sur l'épaule droite; inscription : + Pippixvs 1mPERATOR. 3° Buste dé profil tourné vers la droite; cheveux courts ceints

d'un ruban, barbe apparente, chlamyde attachée sur l'épaule droite. Reste d'inscription : XpE (Christe) pno-

TEGE PIPPINVM REGEM FRANCORVM.

PErin, nommé CARLOMAN à sa naissance, fils de Charlemagne et d'Hildegarde, sacré roi d'Italie le 15 avril 781, meurt le 8 juillet 810.

Perix [°, fils de Louis le Débonnaire, commence à régner en Aquitaine l'an 814; il y est reconnu solennellement en 817, et meurt le 13 décembre 838. —Jusqu'en 831 il employa pour formule : Pippinus gratià Dei rex Aquitanorum. Dans la suite il y substitua presque toujours : Pippinus, ordinante, annuente ou præveniente divine majestatis gratià, Aquitanorum rex; mais les citations suivantes prouvent que cet usage était soumis à plus d’une exception : /n nomine sanctæ et individuæ Trinitatis, Pippinus gratià Dei rex Aquitanorum (diplôme de 836). In nomine sanctæ, etc, Pippinus divinä ordinante providentià rex universis fidelibus (diplôme de 838, accordé au monastère de Joncelle). Regnante Domino nostro Jesu Christo vero Deo et proprio Jilio Dei in perpetuum, ego Pippinus gratià Dei rex Aquitanorum (diplôme de 838, en faveur de l'abbaye de

Solignac). — I joint les années de l'empire de Louis

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