C. V. Centumvir
Quant aux sigles des monnaies, il était impossible de songer à en aplanir les difficultés. Nous ne pouvons que renvoyer aux ouvrages spéciaux qui ont traité de cette matière. Une des principales difficultés résulte des lettres employées tantôt comme marque du monétaire, tantôt comme signe chronologique, et qui sont placées avant ou après le nom de la ville où la pièce a été
frappée. En voici quelques exemples :
ANTA. Antiochiæ. À, marque du monctaire, ou première année du règne.
ANTB. Antiochiæ. B, marque du monétaire, ou deuxième année du règne.
ANTT. Antiochiæ. T, marque du monétaire ou troisième (terlius) année du règne.
ANTE. Antiochiæ. E, marque du monctaire ou cinquième année du règne.
ANTH. Antiochiæ. H, marque du monétaire ou huitième année du règne.
ANTP. Antiochiæ. P, marque du monétaire ou percussa.
ANTPS. Antiochiæ pecunia signata.
ANTOB. Antiochiæ obsignata.
ARG. P. X. Argenti pondo decem.
KONOB. Constantinopoli obsignata.
KONSA. Constantinopoli. À , marque du monétaire.
KRTS. Carthagine signata.
KYZB. Cyzici. B, marque du monétaire.
LVGPS. Lugduni pecunia signata.
PEQ. Pequnia pour pecunia.
ROMB. Romæ percussa. B est mis pour P.
THEVP. Thessalonicä urbe percussa.
PAQ. Percussa Âquileiæ.
PAR. ou PARL. Percussa Arelate.
PCON. Percussa Constantinopoli.
PLN. Percussa Lugduni.
PROM. Percussa Romæ.
SA. Signata Antiochiæ.
SCON. Signata Constantinopoli.
SMAN. Signata moneta Antiochiæ.
SMANT. Signata monela Antiochiæ, T, marque du monétaire.
SMK. Signata moneta Carthagine.
SMKE. Signata moneta Carthagine. E, marque du monétaire.
SMNKAB. Signata moneta Carthagine. B, marque du
monétaire.
Enfin, nous avons transcrit d'après l'ouvrage de J. Nicolaï une liste de sigles tirés des épitaphes chrétiennes, parce que c'est le genre d'inscriptions qu'on peut avoir le plus souvent occasion de rencontrer. On verra, en parcourant cette liste, que si les inscriptions se composent souvent de sigles simples, il y en a aussi qui renferment des sigles composés, dans lesquels peu de lettres ont été supprimées, et dont l'interprétation ne présente plus de difficultés sérieuses. Quoiqu’on ne rencontre pas dans le recueil suivant des mots entiers insérés au milieu des sigles, cet usage était quelquefois suivi, comme dans
PARTIE IIL — CHAPITRE III. A21 cette légende, citée par les Bénédictins : TI. GAESAR. DIVI. AUG. Fr. Auc.
Tiberius Cæsar divi August filius augustus. Dans ces sortes d'inscriptions il arrive souvent qu'il ny a pas de point après les mots exprimés en toutes lettres.