EDITOR RE
PARTIE IL — CHAPITRE IV. .b51 mots consideremus, dicit et popule diffèrent sensiblement de celles que l'on trouvera dans les manuscrits en minuscule gothique.
Le dernier fac-simile de la planche VI réunit tous les caractères que l'on rencontre ordinairement dans cette époque de transition qui touche à la période gothique. Le d est de forme tantôt onciale, tantôt minuscule; ls finale est tantôt minuscule, tantôt capitale; les titres sonten minuscule un peu plus forte que le corps du texte (voyez les mots de adventu, de bissexto); les m employées comme grandes lettres sont de forme onciale, et les deux premiers jambages se réunissent sous l'aspect d'un O; les doubles t sont accentués; la barre des £ est un peu dépassée par la haste; le cet le commencent à paraitre formés de la réunion de plusieurs lignes droites ; le prolongement de la panse de l’k descend plus bas que le pied de la haste; le signe & n'a plus son ancienne forme et présente l'aspect d’un æ; le haut des hastes est terminé par des fourches, et le bas des lettres f, m, n, r, s, par des traits fins qui montent vers la droite.
Dans le premier fac-simile de la planche VII Le d'est toujours de forme onciale; le v est quelquefois employé au lieu de lu au commencement des mots; les deux formes d’s concourent à la fin des mots; il en est de même de la plupart des caractères qui ont été signalés dans le modèle précédent. On doit remarquer cependant que les traits qui partent du pied des jambages de Tm, de ln, etc., forment à leur point de départ un angle plus aigu et qu'ils se prolongent beaucoup plus loin.
Le fac-simile n° 2 de la planche VIT n'emploie que ls minuscule à la fin des mots; mais il mélange le d minuscule et le d oncial, et substitue quelquefois le v à lu au commencement des mots; il donnerait lieu d’ailleurs à toutes les remarques que lon a déjà présentées plusieurs fois sur les traits qui partent du pied des lettres m, n, rets. Si l'on veut avoir une idée du développement que prennent ces traits accessoires, il faut examiner le mot permissum (sixième ligne), où ils remplissent les intervalles qui séparent les jambages de ln, puis Îm et lv, Tret ls, ete. En étudiant cette écriture on verra que les formes anguleuses dominent, que les lettres tendent à se rapprocher pour se confondre, et que les abréviations deviennent de plus en plus nombreuses. On peut remarquer dans le mot scientia (quatorzième ligne) un e qui se confondrait avec le t si le trait horizontal qui forme le crochet dépassait un peu la panse vers la gauche : cette forme de c devient ordinaire au xrrr° siècle, et concourt souvent avec des a dont le montant se termine moins par une courbure que par un trait droit qui est fortement indiqué dans le mot scientias (dix-septième ligne). Enfin le crochet de l'e présente souvent danssa partie extérieure une concavité