PARTIE III — CHAPITRE IV
la planche IIT, on verra dans les mots die, indictione et sexta les trois modifications qui viennent d'être indiquées. Le mot diadematis renferme deux a ouverts par le haut, inclinés vers la droite et placés au-dessus de la ligne ; le premier se rattache à la panse du d qui est ouverte par le haut; le second à la barre d'un t renversé dont la haste se dirige obliquement vers la tête de Ir. La barre de le du mot sed va rejoindre la panse du d qui est ouverte par le haut. Les deux mots suivants ne présentent pas de difficulté. On trouve dans le mot discerneris deux e à panse brisée, dont la barre se rattache à la haste de Tr qui les suit : les crochets de ces deux r se bouclent de la même manière, et se lient en se prolongeant aux lettres n et 1.
Le fac-simile n° 3 de la planche IV commence par deux abréviations qui précèdent souvent les corrections marginales que lon rencontre dans les manuscrits, ce sont les initiales des mots hic lege, tranchées toutes deux par un signe abréviatif : quelquefois au lieu d'une { on trouve un d qui désigne le mot dic. La conjonction et est exprimée par la liaison bien connue de le cursif et du t renversé. Dans le mot quia, la lettre initiale dont la panse est ouverte par le haut, présente l'aspect d'un y; Va final, qui n'est pas complétement fermé, ressemble à deux c rapprochés. La syllabe quo se compose d’un q à panse ouverte et d'un o surmonté de deux traits excédants dont l’un se prolonge beaucoup plus que l'autre, et forme en se recourbant un signe abréviatif qui tient lieu de Tu. — Deuxième ligne. Dans la dernière partie du mot quotiens la barre du 1 se boucle avec la tête de l’r, et celle de l’e cursif forme en se prolongeant le premier jambage de ln. L’e du mot de touche à 1r du mot relegione. Le crochet de cette dernière lettre se boucle et se réunit à la panse de le suivant, dont la barre se lie à la haste de la lettre /. Le seconde, dont la panse repose dans sa partie inférieure sur la barre de la lettre /, va rejoindre la tête du g qui est lui-même joint avec li. Cette ligne se termine par un 0 à trait excédant. — Troisième ligne. La syllabe ne ne présente pas de difficulté. On remarque dans le mot agitur un 4 ouvert, incliné vers la droite et superposé au g, avec lequel il se réunit : ce g est à peu près semblable à ceux que lon rencontre dans l'écriture mixte; sa barre supérieure se rattache à la tête de li. La barre du { prend naissance au bas de la haste et va rejoindre le premier jembage d'un incliné, plus petit qu'à l'ordinaire , et dont le second jambage descend beaucoup plus bas que le premier. Le mot episcopus est représenté, selon l'usage, par les lettres eps; le signe abréviatif qui remplace les autres lettres longe le bas de la queue d’un g qui appartient à la ligne supérieure. En comparant lr du mot agitur et ls du mot episcopus, on ÿ trouvera la différence qui a été signalée plus haut. — Quatrième ligne. Le crochet supérieur du c du mot
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convenit s'unit en se prolongeant au côté droit de lo, dont le côté gauche va rejoindre le premier jambage de ln. L'e et ln sont liés comme dans le mot quotiens. Le t final, qui est séparé des lettres précédentes, va s'unir avec la lettre initiale du mot judicare. — Cinquième ligne. Le c bouclé qui commence cette ligne se distingue des e de même forme par l'absence de la barre !. On retrouve ici un a ouvert placé dans le haut de la ligne et dont le second jambage forme en se prolongeant la haste de Fr. Le mot st ne présente pas de difficulté. Dans la syllabe quan il faut remarquer un q à panse ouverte et un a fermé placé au-dessus de la ligne, et lié avec ln. — Sixième ligne. Lo de la syllabe do se termine par deux traits excédants, dont l’un touche la haste du d et l'autre va rejoindre ln du mot inter en traversant Tr. Le t et l'e sont liés à peu près de la même manière que dans le premier mot du quatrième Jac-simile de la même planche :.on peut se reporter aux explications qui ont été données sur la liaison de ces deux lettres. La haste de Fr finale se lie à la barre de l'e qui la précède, et le crochet se brise en angle aigu pour rejoindre la panse du d suivant : à cette panse, qui est ouverte par le haut, se rattache une haste qui monte obliquement de droite à gauche. À droite et au-dessus de Vu se trouve un a presque fermé dont le second jambage se rattache à la saillie de ls. — Septième ligne. La barre du premier e va rejoindre le bas de la panse du c; la barre de la lettre / s'unit de la même manière à l'e suivant, dont la barre se rattache à la saillie de ls. Lx est suivi d'un a et d’une s liés comme dans la ligne précédente. De la boucle de Tf du mot fuerit part un trait qui forme en se prolongeant le premier jambage de lu : ce trait constitue la barre de la lettre. En se reportant aux trois alphabets de la planche XI on verra que la barre des f n’y est pas indiquée; il aurait été difficile de la représenter exactement, parce que la direction de ce trait varie selon la forme de la lettre suivante à laquelle il se réunit toujours. C'est seulement lorsque la cursive est peu liée que la barre de V'f est placée comme dans la minuscule, mais en général ce trait part de la boucle formée par le crochet dans la partie supérieure de la lettre. — Huitième ligne. La syllabe rit ne présente pas de difficulté. Le côté droit de lo du mot orta se prolonge en trait excédant, et le côté gauche va rejoindre la haste de l'r dont le crochet se boucle et s'unit ensuite à la haste du t: la barre, qui prend naissance au pied de la haste, va se lier à un « ou-
1 Cetie barre doit toujours être considérée le suit. Ce trait n'appartient pas exclusivement à comme faisant partie de le, quand même elle lr; et si au lieu de ere il y avait cre, la haste de Pr entrerait dans la composition d’une autre lettre. ne serait pas en contact avec la boucle du e. Cette Ainsi, dans la seconde ligne, le du mot de n'a barre a été omise par erreur dans les e des alpha-
pas d'autre barre que la tête de la haste de Prqui bets qui portent lesn° 5 et 7 de la planche XI.
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PARMIE II CHAPITRE IV. 519 | vert et incliné dont le second jambage rencontre le bas du c du mot conten- | cio; le crochet supérieur de cette lettre s'unit à lo, et le côté gauche de lo va | rejoindre le premier jambage de ln. Le t et le de la syllabe ten sont liés | comme dans la sixième ligne. (Voy. le mot inter.) — Neuvième ligne. On retrouve | ici un c bouclé à panse brisée, uni à la lettre suivante par son crochet inférieur. Le q du mot usque est à panse ouverte, et sa queue, en se re pliant sur elle-même, | forme un signe abréviatif qui tient lieu des lettres we. Le second trait de l'a | ouvert du mot ad sert à former la panse du d : ces deux lettres ne sont donc pas seulement liées, mais conjointes. Les syllabes sino qui terminent cette ligne, | la syllabe dum qui commence la ligne suivante, et le mot vel qui vient ensuite, | ne présentent pas de difficulté. Quant au mot ante, il renferme des liaisons de lettres qui se sont déjà présentées. (Voy. dans la cinquième ligne la liaison des | lettres an, et dans la sixième celle des lettres te.) — Onzième ligne. L’m du mot metropolim se lie au bas de la panse de l'e, dont la barre va rejoindre la haste |
du t. La barre de cette dernière lettre part du pied de la haste et se lie au corps de lr, dont le crochet, après s'être bouclé, forme en se prolongeant le côté droit | de lo. Le côté gauche de lo s'élève obliquement vers la droite, se boucle et | redescend de gauche à droite pour former la panse du p, ouverte dans sa par- | tie supérieure et bouclée par le bas avec la queue qui complète la lettre. | Le reste du mot se lit sans difficulté, ainsi que le premier mot de la ligne suivante. Les cinq premières lettres du mot eclesiastica sont liées entre elles : la barre de l'e s'unit avec le c, dont le crochet supérieur se confond avec la baste de la lettre l; sur l'extrémité droite de la barre de cette Z, repose le
bas du second e dont la panse n'est pas arrondie dans sa partie inférieure, et LE dont la barre va rejoindre la saillie de Vs. Après un 1 qui est isolé des let- | tres voisines, on remarque un « et une s liés comme à la fin de la sixième ligne : le crochet de ls forme en se prolongeant la haste du t, dont la barre
va se boucler avec li. — Treizième ligne. Le c bouclé et à panse brisée est suivi JE d'un a ouvert et incliné qui complète le mot eclestastica. Le second trait de 12 cet a forme en se prolongeant la panse du premier d du mot deducatur ; la | | à panse du second se lie au prolongement de la barre de le. Les lettres uc | | qui sont isolées sont suivies d'un a incliné, et superposé au t dont il rejoint L [4
la haste; la barre du t{ va rencontrer le premier jambage d’un a incliné, à peu près semblable à celui du mot agttur, dans la troisième ligne. l
Le premier fac-simule de la planche XI reproduit une écriture cursive beau- | coup plus hardie dans ses liaisons que celles qui ont été examinées jusqu'à | présent. Comme elle se rapproche par ses formes des monuments les plus an- |
ciens qui aient été conservés jusqu'à nos jours, il est permis de supposer |
qu'elle reproduit assez fidèlement l'aspect de l'ancienne cursive romaine. Le crochet de [r du mot rogatus se boucle, et forme par son prolongement le côté droit de l'o, dont le côté gauche se lie au corps du g. Du sommet de la courbe qui unit lo et le g s'élève un trait convexe vers la gauche, et qui, s'il était interrompu un peu au-dessous de sa courbure supérieure, présenterait l'aspect d’un cou d'un cercle incomplet; cette portion de cercle, qu'il faut isoler par la pensée, constitue la panse du g°. Le mêmetrait, en descendant de gauche à droite, forme le premier côté d’un « ouvert, qu'il complète en se relevant vers la droite. Arrivé à ce point, il redescend obliquement en suivant la direction du côté droit de l’a dont il dépasse un peu la partie inférieure, et change de direction pour former un arc de cercle dont la base repose sur le bas de la ligne ; cet arc constitue la haste d’un t renversé, fortement penché vers la droite. La barre du t prend naissance un peu au-dessus du milieu de la courbe qui forme la haste, et après s'être arrondie en demi-cercle, elle vient traverser la partie droite de la haste dont l'extrémité la dépasse. À partir de sa courbure supérieure, la barre du t sert à former le jambage gauche de lu; le second jambage, qui est la continuation du même trait, se replie sur lui-même, et forme une boucle étroite et allongée dont l'extrémité inférieure dépasse un peu la base de la lettre. Dans son ensemble cette lettre ressemble plutôt à un » qu'à un u. L’'s qui termine le mot est complétement isolée des lettres précédentes et ne présente pas de difficulté. Elle est suivie d’un a ouvert tout à fait semblable à un w, et dont le second jambage donne naissance à une liaison qui va rejoindre dans le haut de la ligne la saillie de ls du mot suprascripto. Il n’y a d'exprimé dans ce mot que les lettres ssto. Le crochet de ls initiale se lie à la saillie de la seconde, qui s'élève beaucoup plus haut. Au-dessus du crochet de la première s commence une ligne courbe qui s’arrondit en demi-cercle, et qui se lie à la haste du dont la barre rejoint l'o final; ce demi-cercle lié à la haste du t est un signe abréviatif qui indique la suppression des lettres upra-crip. La panse du 4 du mot Gratiano s'unit à la haste de lr, dont le crochet va rejoindre le côté gauche d'un a ouvert et incliné vers la droite. Le bas du côté droit de cet « se prolonge horizontalement pour former la barre d'un t renversé. La haste de ce t s'élève obliquement vers la droite, et après avoir dépassé le corps de Ft revient sur
1 En se reportant au q du mot signum, on retrouvera la même courbe qui rejoint le premier jambage de ln; mais la panse de ce g est ouverte du côté droit comme dans le mot rogalus, et quoique sa position soit différente , sa forme est à peu près la même. La différence de ces deux g consiste donc en ce que dans le mot rogatus la
panse est superposée au trait qui, dans le mot sigrum, la longe obliquement, et qui arriverait à la fermer s'il était continué un peu plus loin. Cette panse est complétement fermée dans le g du mot Gratiano; par conséquent, ce dernier q s'éloigne ” P q 8 beaucoup moins que les deux autres de la forme
ordinaire.