‹ Éléments de paléographieChapitre 415 sur 492 · PARTIE III — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

PARTIE III — CHAPITRE IV

la gauche, et se boucle avec la tête de cette lettre qui dépasse de beaucoup le haut de la ligne. Vient ensuite un « ouvert qui se lie avec ln, et un o isolé. Les mots viro religioso sont indiqués par les initiales ur surmontées d’un signe abréviatif qui leur est commun. Les cinq premières lettres du mot subdiacono sont détachées les unes des autres et faciles à distinguer. Li est suivi d'un a ouvert et incliné dont le côté droit se prolonge horizontalement à partir de son extrémité inférieure, et forme un long trait qui, après s'être bouclé, descend verticalement au-dessous de la ligne. La boucle et le trait vertical qui s'y rattache tiennent lieu des lettres ono. La lettre c se trouve entre l’a et cette abréviation finale; arrondie et terminée en crochet dans sa partie supérieure, elle rencontre dans le bas la ligne et dépasse un peu le prolongement horizontal de l'a ouvert; la partie de ce prolongement qui est comprise entre le point de rencontre et la boucle de l'abréviation finale, sert à compléter le e qui dans la cursive n’est pas toujours arrondi par le bas!. La haste du t initial du mot tutore présente l'aspect d'un o incliné vers la droite et tronqué. Le côté gauche de cette haste est un peu dépassé par une des extrémités de la barre qui, après s'être recourbée, redescend de gauche à droite, et sert à former le premier jambage d'un u semblable à celui du mot rogatus. La haste du second { forme à sa base un angle aigu dont l'ouverture ést tournée vers la droite; la barre se confond en se prolongeant avec le côté droit de l'o, dont le côté gauche va rejoindre la haste de Fr. Le crochet de cette lettre, après s'être bouclé, va traverser le bas d’un e à panse brisée par le bas, et à partir du point de rencontreil sert à compléter cete. La boucle supérieure de l’e est fort étroite, et se lie à la barre qui rejoint la saillie de ls initiale du mot suprascripti, abrégé de la même manière que le mot suprascripto. On Y retrouve en effet les deux ss et le signe abréviatif qui, après s'être arrondi en demi-cercle, se lie à la haste du t; mais la barre de cette lettre est formée d’une autre manière : elle repose à gauche sur le niveau inférieur de la ligne, s'élève en s'arrondissant jusqu'au niveau supérieur; puis, en Sabaissant vers la droite, elle traverse le corps de la haste, en rencontre l'extrémité inférieure, et, à partir de ce point, se prolonge au-dessous de la ligne pour former li final. Le mot popilli ne présente pas de difficulté; il faut remarquer seulement que le bas de la seconde [est un peu détaché du reste de la lettre, et qu'en se prolongeant ce trait va se boucler avec la tête de Ti, dont la partie inférieure dépasse de beaucoup le bas

1! Comme cette forme anguleuse de la partie nuellement dans les mêmes explications, de dési-

inférieure de la panse se représente assez fré- gner ces deux espèces de lettres par un nom parquemment, soit dans le c, soit dans le cursif, il ticulier; on les appellera donc à l'avenir des c ou est indispensable, pour ne pas retomber conti- des e à panse brisée par le bas.

de la ligne. La forme de la lettre initiale du mot qui est extraordinaire en ce que la panse est éloignée de la queue, à laquelle elle se rattache par un trait excédant prolongé vers la droite. Les lettres at et ?m du mot me sont isolées et faciles à reconnaître. La panse de le est tellement allongée, que cette lettre présente l'aspect d’une l; la boucle, au lieu de se trouver par devant, est rejetée en arrière de la panse qu'elle traverse pour former la barre dont le prolongement s'unit à la panse du p du mot praesente. Cette panse, qui reste ouverte par le haut, se boucle dans sa partie inférieure avec la queue de la lettre. Le crochet de Fr se brise pour rejoindre, par un prolongement horizontal, le haut du premier jambage d'un & ouvert et incliné vers la droite. Le second jambage, beaucoup plus court que le premier, se brise dans le bas de la ligne et se prolonge horizontalement. La panse de le, brisée par le bas, s'appuie sur cette ligne horizontale qui, à partir du point de rencontre, sert à le compléter. La boucle de le se lie à la barre qui rejoint la saillie de ls dont le crochet, après avoir traversé la panse du second e, qui est aussi brisée par le bas, atteint le niveau inférieur de la ligne et s'arrête près du premier jambage de ln. Ce prolongement contourné du crochet de l's est rencontré et dépassé par la panse de l'e. Il résulte de ce qui a été dit pour le précédent, que la partie du prolongement qui est comprise entre ce point de rencontre et le premier jambage de ln sert à compléter le bas de l'e. L'union de la boucle de l'e avec la barre, et celle de la barre avec le haut du premier jambage de ln, ne présentent pas de difficulté. L’e final, qui est de même forme que les deux autres, est complété par le prolongement de la barre du r. La boucle de l'e est fort étroite, et se lie à la barre qui va rejoindre la saillie de ls du mot siynum. La liaison du g et de ln de ce mot a déjà été expliquée; les autres lettres sont isolées et faciles à distinguer. Le mot fecit doit se lire sans peine; l'e et le c sont à panse brisée par le bas, et ces deux lettres sont complétées, l'une par la barre de l'f, l'autre par la barre de le qui est prolongée jusqu'à la tête de l'r. Quant au t final , il ressemble à celui du mot praesente, et il se lie de la même manière avec l’e suivant qui appartient ici au mot et. La barre de le en se prolongeant de gauche à droite, décrit un arc de cercle qui repose sur le bas de la ligne et forme la haste du . La barre de ce ts élève du milieu de l'arc de cercle; après s'être recourbée, elle en rencontre l'extrémité droite, puis elle traverse un € à panse brisée par le bas, et se prolonge un peu au delà d’une longue courbe liée à la boucle de cet e qui appartient au mot ei; cette longue courbe forme à la fois la barre de l'eet de li final. On voit par conséquent que la lettre finale du mot fectt, et celles qui composent les mots ete, sont unies entre elles par des liaisons successives. Le crochet de Pr du mot relectum se boucle, et par

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