RUE
point barré. L'i du mot die se lie au trait inférieur de le; le haut de l'eest formé par un trait horizontal qui se termine en pointe. Le côté droitde l'o du mot octava se-confond avec la panse du c, dontle crochet sert à barrer le &. Il faut remarquer dans le mot mensis l'e composé de deux traits séparés et la première s dont le crochet s'unit avec l'i. — Deuxième ligne. Le mot juni se compose de sept jambages: le premier, qui est plusélevé que les autres, indique suffisamment un ‘ou un J initial; les deux derniers à sont aussi distingués par les deux accents placés au-dessus de la ligne : quoique ces deux accents soient réunis, on ne peut guère les confondre avec une abréviation, parce que dans cette écriture les signes abréviatifs sont presque toujours liés avec les lettres. Les mots personaliter constitutus sont représentés, l'un par l’abréviation de la syllabe per, l'autre par le signe 9 : c'est une formule qui se retrouve au commencement de la plupart des contrats; mais les deux abréviations sont tracées fort irrégulièrement, et le pen particulier ressemble à un æ.— Troisième ligne. Le mot adcommence par un a qui n'est pas moins irrégulier que celui du mot anno. Censum (censu) :le prolongement du crochet du c sert à former le bas de l’e, dont le trait supérieur s’unit avec le premier jambage de ln; le crochet de ls rejoint le haut de l’a, dont le second jambage se lie à abréviation circulaire qui tient lieu de l'm finale. Annuum (anuu) : le bas de l'a S'unit à l'abréviation qui remplace la première », et le dernier jambage du second u rejoint le signe qui est substitué à l’m finale. Le mot unius commence par un v et se termine par l's dérivée de la forme capitale. Cartarenchie (cartarechie) : le c initial présente l’aspect d'une r minuscule, et l’r de la première syllabe ressemble à un oméga mal formé; cette lettre est moins irrégulière dans la troisième syllabe, mais il est difficile de reconnaître si l'écrivain a voulu tracer une r arrondie comme celle du mot pour dansle quatrième fac-simule, ou l'espèce d'r qui était employée après lo dans l’ancienne minuscule. Le trait supérieur de le de la troïsième syllabe se recourbe pour s'unir à l'abréviation qui remplace ln : vientensuite une liaison du c et de l’h qui ne diffère de celle du mot choses, dans Îe fac-simile précédent, que par la boucle qui existe au-dessous de la ligne ; cette boucle donne naissance à une liaison qui rejoint li, et cette lettre s'unit elle-même avec le bas de le dont le trait supérieur se termine en pointe. Frumenti (frumet) : lr, qui est formée comme dans la troisième syllabe du mot précédent, est suivie de six jambages; les cinq premiers sont ceux de lu et de l’m ; le dernier forme le bas de le, dont le trait supérieur rejoint la barre’ du t qui, ellemême, s’'unit à li final ; ln est remplacée par le trait qui se rattache à l'extrémité supérieure de la haste du t.—Quairième ligne. Mensure (mesure): le bas de l'e est formé par ie quatrième jambage, et le haut de cette lettre sunit avec l’a-
PARTIE IIL — CHAPITRE IY. 651 bréviation qui remplace l’a; le crochet de Ts rejoint lu, qui est suivi d'uner semblable à celle de la troisième syllabe du mot cartarenchie. Le mot censualis ne présente pas de difficulté. (Voyez le mot censum.) Le d du motdicti s'unit avec un : presque horizonial, qui est lui-même lié au c; le {n'est pas barré; il rejoint lt final qui, selon l'usage, se prolonge au-dessous de la ligne. Capituli (capli) : on retrouve dans ce mot unp en forme d'x; le trait qui surmonte la fin du mot tient lieu des lettres tu. Le c du mot cum est formé par deux courbes concentriques , fermées presque entièrement vers la droite; l'm finale est remplacée par le trait qui se rattache au dernier jambage de lu. Le mot directo ne renferme que des lettres qui se sont déjà présentées sous la même forme. Dominio (dmio); le trait qui surmonte la fin du mot tient lieu des lettres omi. L'abréviation des mots ef cætera se compose 1° d'un trait qui représente la conjonction et; 2° d'un c semblable à celui de la quatrième syllabe du mot cartarenchie, et dont le crochet sunit à une abréviation en forme d’x : les mots et cætera se représenteront dans le reste du fac-simile sous un aspect peut-être bien différent ; mais cette abréviation renfermera toujours les mêmes éléments. Le mot ef, qui termine cette ligne, ne présente pas de difficulté. — Cinquième ligne. L'a du mot cum n'est indiqué que par le prolongement du crochet du c ; cette ligne irrégulière se relève ensuite pour indiquer la suppression de Tm finale. On retrouve dans le mot jure une r formée comme celle de la première syllabe du mot cartarenchie. Le premier e du mot vestiendi est formé par deux traits complétement isolés; le haut du second e s'unit à l’abréviation qui remplace l’r; la boucle du d rejoint li final. (Pour les mots et cætera, voyez ci-dessus.) Le haut de l'e du mot quem se rattache au trait qui tient lieu de l’m finale. Le mot censum s'est déjà présenté. La dernière syllabe du mot solvere est remplacée par l'abréviation qui se rattache au trait supérieur de l'e. Pronuserunt (pmisunt) : le trait qui tranche la queue du p représente assez régulièrement l’abréviation ordinaire de la syllabe pro; celui qui se rattache à la haste de Ÿs tient lieu des lettres er. — Sixième ligne. Le crochet de l's du mot sub s'unit avec l’u comme dans le mot censum [troisième ligne). Obligacione (oligac) : la suppression du b dans le mot obliqacione est un oubli de l'écrivain; Fr s’unit avec le g; qui va rejoindre le premier côté d’un « ouvert par le haut ; la panse du c est formée par un petit trait vertical, et le crochet par une barre allongée qui s’unit à une abréviation en forme d'æ. (Le mot dicti s'est déjà présenté.) Le second jambage de l'a du mot campt s'unit au signe abréviatif qui remplace l'm. Le trait supérieur de le du mot et se confond avec le haut de la haste d’un t sans barre. Les trois premieres lettres du mot /ructuum sont formées comme dans le mot frumenti; le cet le £ sont suivis de deux x et d’une abréviation qui se sont déjà rencontrés
dans le mot annuum. Le mot in ne présente pas de difficulté. La boucle du d du mot codem se prolonge au-dessous de la ligne pour indiquer la suppression des lettres em : le même trait tient lieu des quatre dernières lettres dans le mot suivant.—Septième ligne. L'abréviation des mots et cætera et la conjonction ef se sont déjà rencontrées. Juraverunt (jurt) : Vr se boucle avec une abréviation en forme d’x qui va rejoindre le t final, et qui remplace les lettres intermédiaires. Vient ensuite labréviation ordinaire des mots ef cætera, puis le mot solvere commençant par une s dérivée de l'alphabet capital : ce mot est terminé de même que dans la 5° ligne. L’a du mot anno se lie avecle trait qui tientlieu de la première n.La lettre {, dansle mot quolibet, s’unit à l'abréviation dérivée du pointvirgule : ce signe remplace les quatre dernières lettres. Le mot in s'est déjà rencontré. La barre de l’fdu mot festo sert à former le bas de le dont le haut se lie au corps de l's ; le crochet de ls se boucle avec le haut du t, etle bas de cette lettre s'unit avec lo. Li du mot beat est indiqué par une courbe qui s'unit avec le bas du t. —Huitième ligne. Les trois premiers mots ne présentent pas de difficulté : la suppression de ln dans le mot arcangeli et celle de lm dans le mot tantum sont indiquées comme dans le mot annuum (troisième ligne). La première syllabe du mot quantum renferme une double abréviation, c’est-à-dire l’a superposé et le trait qui tranche la queue de la lettre q; le trait qui se rattache au { sans barre tient lieu des lettres um. Vient ensuite l'abréviation ôrdinaire des mots et cetera. L'r du mot reddere se rattache au trait qui forme le bas de le; le haut de cet e s'unit au premier d, et le prolongement de la boucle du second d forme le bas de l'e de la seconde syllabe; le haut de cette dernière lettre s'unit avec le trait qui tient lieu de las yllabe finale. La suppression de l’m du mot dampna est indiquée par le trait qui se rattache au premier a.—Neuvième ligne. L'abréviation ordinaire des mots et cætera est répétée trois fois dans cette ligne, où des mots presque tous incomplets désignent les formules habituellement employées à la fin des contrats. Voici quelles sont les lettres réellement exprimées : elc., ren, vo, elc. sine, mo, et, li, etc., tes. Si l'on veut avoir une idée de l'obscurité incroyable de ces abréviations et de l'abus qu'en faisaient les écrivains, on peut consulter la citation qui termine la notice XCVI.
Le fac-simile n° 6 ! de la planche X reproduit une cursive peu élégante mais distincte, et en général régulière. Il faut remarquer le trait courbe ou le croissant qui forme la partie supérieure de presque tous les e, le mélange de différentes espèces d”, et l'emploi de l'h ou de l grec dans l’abréviation du mot Jesu : cette abréviation est traduite par le mot Jhesu dans plusieurs re-
1 La barre de l/du mot Contrefait a été oubliée; fait. (Voyez la sixième ligne de la première co-
ce trait devrait être marqué comme dans le mot lonne.)