‹ Éléments de paléographieChapitre 448 sur 492 · PARTIE III. — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

PARTIE III. — CHAPITRE IV

Von remarque dans le bas de fr arrondie du mot nostre, et de la boucle par laquelle ls s'unit au £ dans les mots feste et aoust. Ce dernier mot est suivi d'une / qui ne se rencontrerait probablement pas avant la seconde moitié du xv° siècle.

L'âge du fac-simile n° 6 est annoncé non-seulement par la prolongation et la finesse de la haste du £ dans les mots autres, autruy et toutes, mais encore par la forme du £ final du mot droit et de la conjonction et. Il faut aussi remarquer une nouvelle modification dans la panse du c, dont le côté convexe est tourné vers la droite. (Voyez le mot choses.) L'extrémité supérieure de Ps finale se recourbe vers la droite dans les mots autres et choses ; maïs dans le mot toutes cette lettre se rapproche davantage de la forme qu'elle avait dès la fin du x siècle. (Voyez par exemple le mot acquisitis, PI. XVI, fac-simile n° 4, deuxième ligne.) Cependant il existe une différence remarquable dans la manière dont ces deux lettres ont été tracées. En effet, dans l's finale du xmr° siècle, le côté gauche de la lettre est traversé par un trait horizontal qui se rattache aux deux panses dont se compose le côté droit; lon voit que ce trait n'existe pas ici, et que d’ailleurs la lettre a été commencée par le haut du trait qui forme le côté gauche: la même habitude existait déjà dans la dernière moitié du xiv° siècle; mais alors il n°y avait pas de liaison fine qui se rattachât comme ici à l'extrémité supérieure du côté droit. La forme de l'A dans le mot choses est altérée à cause de sa liaison avec le c. Cette suppression de la panse de l’h était ordinaire au xvr° siècle.

La panse de l'A est également supprimée dans le fac-simile suivant, lorsque cette lettre est précédée d'un c. (Voyez les mots cartarenchie et Michaelis.) Malgré l'irrégularité de cette écriture, on y remarquera plusieurs des caractères qui ont déjà été signalés : le prolongement de la haste du t, la boucle qui unit cette lettre avec l’s dans le mot festo, la convexité du côté droit de la panse de plusieurs c, la forme du t final (voyez par éxemple le mot promiserunt), l'angle qui existe dans le bas de lr arrondie (voyez le mot arcangeli), le prolongement du trait excédant de ls finale (voyez le mot Michaelis), la barre qui tranche la haste de Fr initiale, enfin la courbure du trait qui forme le haut de presque tous les e. Quant aux p des mots capituli, campi et dampna, on les rencontre sous cette forme dans des écritures négligées qui remontent à la première moitié du xv° siècle.

Le fac-simile n° 6 de la planche X ne donnera lieu à aucune observation nouvelle; cette cursive est un peu moins libre que celle des chartes, mais les caractères qui ont déjà été signalés peuvent servir à en fixer l'âge. Les trois lignes qui terminent la planche X s'éloignent au contraire de la cursive

Les

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