CONCORDANCE ENTRE LES DATES DU MOIS SORTANT ET LES DATES ORDINAIRES
Dates du mois sortant... .....,,....... no Rene En oo 60 E7 0 NONIS RUN AS | MERE
Dates correspondantes des mois de 31 jours.| 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 28 | 29 | 30 | 31
Dates correspondantes des mois de 30 jours. | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 |.29 | 30
Dates correspon-{dans les annéesbissextiles. 16/17/18 | 19 | 0 | »1 | 22 | 23 [24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 dantes du mois de février dansles années communes. 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 28 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28
La troisième et la quatrième colonne du tableau P, qui renferment, l’une les jours du mois selon notre calendrier, l’autre les lettres dominicales, ne peuvent donner lieu à aucune difficulté. On remarquera seulement que pour appliquer ce calendrier à une année quelconque de l'ère chrétienne, il suffit de connaître la lettre dominicale de cette année; c’est ce que l'on trouve dans le tableau K, pour les années 874 à 1405. Nous avons dit d’ailleurs comment, à l'aide du tableau M, ces indications peuvent être appliquées aux années antérieures à 874 ou postérieures à 1405.
En traitant du cycle de dix-neuf ans, nous avons eu occasion d'expliquer l'usage de la cinquième colonne où se trouve indiqué le nombre d'or. Il nous reste à parler des épactes du calendrier Grégorien, qui sont marquées dans la sixième colonne. Les épactes du nouveau style servent à fixer les nouvelles lunes du calendrier Grégorien, de même qu'on déterminait, à l'aide du nombre d'or, les nouvelles lunes du calendrier Julien. On remarquera d'abord qu'il y a au moins une épacte correspondant à chaque jour de l'année, si l'on excepte toutefois le 29 février, qui augmente d’un jour, comme dans l'ancien style, le mois lunaire dans lequel il se trouve compris. Voici maintenant la manière
PARTIE I — CHAPITRE IV. 91 d'employer les épactes du nouveau style. L'année 1785, par exemple, a pour épacte 18 : pour vérifier les nouvelles lunes de cette année, il suffit de rechercher à quels jours des différents mois correspond lépacte 18; on voit alors que cette épacte concorde avec le 13 janvier, le 11 février, le 13 mars, le 11 avril, le 11 mai, le 9 juin, le 9 juillet, le 7 août, le 6 septembre, le 5 octobre, le 4 novembre etle 3 décembre. C'est par conséquent à ces différents jours que sont arrivées les nouvelles lunes, non pas selon la précision des calculs astronomiques, mais d'après le comput ecclésiastique : or la nouvelle lune arrive réellement un, deux ou même trois jours plus tôt que l’épacte ne l'indique ; mais les dates indiquées par l'épacte servent dans les actes maloré cette inexactitude. On se rappelle que les lunes appartiennent au mois dans lequel elles finissent; la lune de janvier en 1785 est donc celle qui a fini le 19 de ce mois, et qui avait commencé le 14 décembre précédent, jour auquel répond l'épacte 7, qui est celle de l'année 1784. Cela constaté, si l'on calcule le nombre des jours qui composent chaque mois lunaire en 1785, on trouve que les mois de trente jours ou mois pleins sont janvier, mars, mai, juillet, septembre et novembre, et que les mois de vingt-neuf jours ou mois caves, sont février, avril, juin, août, octobre et décembre. La lune de décembre qui finit le 2 décembre 1785 est suivie d'une autre lune qui appartient au même mois, parce que, tout en commençant le 3 décembre, elle doit finir le 31; en effet, l’année 1785 est la dernière du cycle de dix-neuf ans, et la dernière année du cycle doit se terminer par une lune de vingt-neuf jours.
Comme les épactes du nouveau style indiquent le quantième de la lune au 31 décembre, et qu'à cette date la dernière lune de 1785 avait vingt-neuf jours, l'épacte de 1786 devrait être 29; mais l'épacte 29 répond au 2 Janvier, et cependant la première lune de 1786 doit commencer le 1° de ce mois. De là vient que l'épacte répondant au 1* janvier est représentée par le signe conventionnel * qui, tout en indiquant habituellement l'épacte 30, correspond au besoin à une épacte 29 différente de celle qui est exprimée en chiffres vis-à-vis du 2 janvier, du 1° février, etc.
Les doubles épactes 25 et 24 marquées en chiffres arabes en regard du 5 février, du 5 avril, du 3 juin, du 1° août, du 29 septembre et du 27 novembre sont ainsi disposées pour que la série des trente épactes corresponde alternativement à trente jours et à vingt-neuf : ainsi de l'épacte 30 placée en regard du 1° janvier, à l'épacte 1 placée en regard du 30 du même mois, il ya trente jours. Au contraire, de l'épacte 30 placée en regard du 31 janvier, à l'épacte 1 placée en regard du 28 février, 11 n'y a que vingt-neuf jours. La même disposition se reproduit ainsi jusqu'à la fin de Tannée, à cause de la
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double épacte qui revient de deux mois en deux mois : on a donc assuré ainsi la succession alternative des mois pleins et des mois caves’.
On trouve aussi en regard du 4 février, du 4 avril, du 2 juin, du 31 juillet, du 28 septembre et du 26 novembre deux épactes qui sont indiquées de la manière suivante : 26 ou xxv. Cette double indication tient à ce que, dans le calendrier Grégorien, chaque année du cycle de dix-neuf ans ne correspond pas toujours, comme dans l’ancien calendrier, à la même épacte. L'épacte 26 correspondra jusqu'en 1899 à la dix-septième année du cycle de dixneuf ans. À partir de 1900 elle sera remplacée par lépacte xxv. Cette substitution a pour but de mieux accorder l'année lunaire avec l’année solaire. Il faut savoir toutefois que jusqu'en 1899 il y a une épacte 2 qui correspond à la sixième année du cycle de dix-neuf ans : c'est l'épacte marquée en chiffres arabes sur la même ligne que l'épacte 24, et en regard du 5 février, du 5avril, du 3 juin, du 1* août, du 29 septembre et du 27 novembre. Il en résulte que jusqu'en 1899, dans les années qui ont vingt-cinq d'épacte, on trouve six nouvelles lunes qui commencent le 5 février, le 5 avril, le 3 juin, le 1° août, le 29 septembre et le 27 novembre, et qu'à partir de 1900 ces nouvelles lunes commenceront la veille de ces différents jours. Mais le commencement des autres lunes reste fixé à la même date avant et après 1900, parce qu'il ny a qu'une épacte vingt-cinq le 6 janvier, le 6 mars, le 4 mai, le 2 juillet, le 30 août, le 28 octobre et le 26 décembre. On a donc marqué en chiffres arabes les épactes qui servent le plus ordinairement, et en chiffres romains celles qui doivent les remplacer momentanément. C'est par la même raison qu'on à marqué au 31 décembre les épactes 20 et xIx. En effet l'épacte xx du 31 décembre a servi jusqu'en 1699 pour la dix-neuvième année du cycle de dix-neuf ans. À partir de 1700 elle n’est plus en usage, etsuivant T'Art de vérifier les dates, on ne commencera à employer qu'à partir de 8500.
Les deux tableaux Q et R ont pour but de faciliter la concordance de l'ancien et du nouveau style. La réforme du calendrier Grégorien a altéré l'ancienne disposition des éléments chronologiques dépendant du cycle solaire et du cycle lunaire. Comme la table de V'Art de vérifier les dates est fort longue, et que les temps postérieurs à la réforme du calendrier ne se rattachent pas étroitement au plan de notre ouvrage, on a dû se borner à présenter les indications nécessaires pour faciliter la conversion des années du vieux style en années Grégoriennes. Ce calcul est d’ailleurs fort simple. Le tableau Q indique la concordance des lettres dominicales de l’ancien et du nouveau calendrier
1 Cet ordre alternatif des mois pleins et des embolismiques. Mais il est constant dans les an-
mois caves n'a pas toujours lieu dans les années nées communes.