‹ Éléments de pathologie chirurgicale (volume 2)Chapitre 3 sur 118 · VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VIII INTRODUCTION

désormais des collaborateurs. On sait la part qu'a eue Jamain dans la publication des deux derniers volumes de la première édition et du premier volume de la seconde, et celle qui nous a été dévolue pour les volumes suivants.

Est-ce à dire que Nélaton , à dater de ce moment, soit resté étranger à la suite de la publication de l'œuvre qui continuait à porter son nom, et que, désormais inactif, il se soit reposé uniquement sur ses collaborateurs du soin de sa rédaction, se désintéressant aussi légèrement de la responsabilité que de l'honneur qui lui en revenait? Poursuivant activement dans son service de la clinique comme dans sa clientèle privée et dans son immense consultation son système d'observation toujours marquée au double cachet de la précision scientifique et de l'utilité pratique, ce qui a été comme l'habitude et le besoin de toute sa vie, Nélaton a enrichi depuis la pathologie chirurgicale et la médecine opératoire d'une foule d'idées, de faits et de procédés dont sa publication devait elle-même bénéficier plus tard.

Parmi les procédés nouveaux qu'il a introduits dans la pratique, il nous suffira de rappeler les suivants:

Le traitement des hémorrhagies artérielles consécutives par la ligature du vaisseau divisé à la surface des plaies en voie de suppuration, où, contrairement à la doctrine enseignée par Dupuytren et acceptée par tous les chirurgiens, il montre que la ligature des deux bouts de l'artère dans la plaie môme en suppuration doit être préférée à toute autre manœuvre opératoire.

Le traitement des anévrysmes rétro-pelviens par les injections coagulantes.

Ses recherches sur les collections sanguines du bassin, auxquelles il a donné le nom d'hématocôle rétro-utérine, et, ce qui est plus important, qu'il a appris à respecter, évitant ainsi les conséquences graves d'opérations presque toujours inutiles.

La première observation qu'il a faite d'un genre de tumeurs restées jusque-là méconnues, les tumeurs variqueuses des ganglions lymphatiques, dont il a déposé une pièce intéressante au musée Dupuytren.

Ses études sur les polypes naso-pharyngiens, leur insertion basilaire et leur ablation par la méthode palatine.

Le procédé de taille prérectale substitué à la taille latéralisée. La méthode de rhinoplastie basée sur le principe des cicatrices adhérentes.

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