AFFECTIONS DU CONDUIT AUDITIF EXTERNE
Nous étudierons successivement dans cet article : 1° les plaies, les fractures et les brûlures ; 2° les inflammations; 3° les polypes; U° les tumeurs sébacées ; 5° les exostoses; 6° les corps étrangers; 7° Y accumulation- de cérumen; 8° les vices de conformation.
1° Plaies, fractures et brûlures.
Plaies. — Elles sont très-rarement limitées à cette partie de l'oreille ; toutefois, les parois seules du conduit peuvent être blessées par suite de l'introduction forcée, ou trop souvent répétée, d'instruments, et particulièrement de crochets, de griffes de pinces destinées à extraire des corps étrangers, et même de spéculums. Nous nous contenterons de les mentionner.
Fractures. — Les fractures de la partie osseuse du conduit auditif succèdent le plus généralement à un coup ou une chute sur le menton, ce qui s'explique par le peu d'épaisseur de la paroi qui sépare le conduit auditif du condyle de la mâchoire inférieure. Chez certaines personnes, cette paroi est si mince qu'elle est transparente. Cette minceur, suivant quelques auteurs, constitue une sorte de prédisposition à ce genre de fracture. Voltolini, Morvan, Sonrier ont rapporté des observations à l'appui de cette manière de voir.
Cette fracture se reconnaît aux caractères suivants : déchirure de la peau qui recouvre la paroi antérieure et inférieure du conduit, hémorrhagie par l'oreille, douleur surtout exagérée par la mastication ou la pression sur le bord inférieur correspondant du maxillaire inférieur.
Ces signes ne sont pas tellement nets qu'il soit toujours possible de distinguer cette fracture de celle du rocher; mais, quand on constate que la membrane du tympan est intacte, que l'ouïe n'est nullement altérée, on peut être assuré que la fracture est limitée à la partie osseuse du conduit auditif. Cette fracture se complique souvent de l'existence d'une fissure à la base du crâne.
Le traitement consiste clans l'immobilisation du maxillaire inférieur, et s'il est nécessaire de faire des lavages pour faciliter les pansements, on se contente de pousser dans le conduit auditif des injections d'eau tiède.
Brûlures. — Elles ne présentent rien de particulier. Nous dirons