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La contentio7i est facile et non douloureuse

Cette affection a une marche plutôt progressive et n'a aucune tendance à diminuer par elle-même ; toutefois, si elle ne cause pas de

HYPERTROPHIE DE l' UTÉRUS. 761

gêne considérablfi cl n'épuise pas les malades par les douleurs et les hémorrhagies, on se contentera d'un traitement palliatif, puisqu'elle ne compromet, pas la vie.

Traitement. — On trouvera dans le traitement de Coiirty un exposé détaillé relatif au traitement médical (iodure de potassium, position, lavements, frictions, pessaires, plaque ovalaire suspendue par des courroies élastiques, etc.); mais malheureusement toute cette thérapeutique ne saurait avoir un grand effet sur l'amélioration des malades.

Le traitement chirurgical ne doit s'appliquer qu'aux cas sérieux, encore est-il des chirurgiens, comme A. Guérin, qui le repoussent complètement.

A. Richard (1) préférait les moyens qui rétrécissent la vulve ou le conduit vulvo-vaginal (vulvorrhaphie, épisiorrhaph!e);mais généralement ils sont inefficaces, et il faut recommencer l'opération plusieurs fois, le pont autoplastique cédant à la propulsion des viscères : aussi Courty, Gosselin et d'autres les rejettent comme procédés insuffisants.

L'amputation conoïde du col, opération plus radicale préconisée par Huguier, a donné sans contredit de bons résultats entre ses mains et entre celles de Courty, Gallard, Schrœder, etc., et doit être conservée dans la pratique chirurgicale ; mais il n'en est pas moins vrai qu'elle est grave par les accidents qu'elle peut entraîner, et que nous ne devons la considérer que comme méthode de nécessité et non de choix.

Hémorrhagie, lésion du cul-de-sac péritonéal recto-vaginal, lésion de la vessie, sont les trois accidents à craindre dans le cours de cette opération : il ne s'agit plus en effet ici d'enlever la portion sous-vaginale du col, mais bien une partie considérable de sa portion sus-vaginale, c'est-à-dire creuser ou sculpter dans la tumeur un cône plein à base inférieure, laissant après un cône creux à sommet situé plus ou moins près de la cavité utérine. — L'écraseur ne peut servir, c'est à l'instrument tranchant qu'on doit avoir recours.

L'opération comprend deux temps et offre deux écueils à éviter, le cul-de-sac recto-vaginal et la vessie. Voici comment Huguier conseille de procéder :

Décubitus dorsal. 1° Le col est saisi par une pince de Museux, l'indicateur est introduit dans le rectum et recourbé en avant. On fait alors en avant de la saillie de ce doigt une incision semi-lunaire à concavité dirigée en avant et en haut, embrassant la moitié postérieure du museau de tanche, tandis qu'un aide porte en haut et en avant la tumeur à l'aide des pinces de Museux : dans cette dissection, le bistouri se dirige toujours vers l'axe de l'utérus, c'est-à-dire en haut et en avant.

(1) A. Richard, Pratique journalière de la chirurgie, in-S", 1868, p. 341.

— 2° Pour le deuxième temps, une sonde d'homme est introduite dans la vessie et le bec en est dirigé vers la partie la plus déclive, de façon à faire saillir constamment le cul-de-sac vésical ; la lèvre antérieure du museau de tanche est abaissée, puis on pratique une incision semi-lunaire à concavité, postérieure à 1 centimètre environ au-dessous du bec de la sonde, embrassant la partie antérieure du col et rejoignant par ses extrémités celles de l'incision postérieure. — Le chirurgien sépare alors, par une dissection attentive, la vessie du col dans une étendue de A centimètres environ au milieu et de 40 à 50 millimètres sur les côtés, de crainte d'intéresser les uretères : cela fait, on dirige l'incision obliquement en haut et en arrière vers l'axe de la cavité utérine, et l'on achève Tablation du cône dont la base correspond à l'extrémité inférieure du col. —L'opération s'est effectuée avec les précautions antiseptiques ; l'écoulement sanguin, qui est toujours très abondant, est tari, soit par l'application de pinces hémostatiques qui est ici assez difficile, soit par des cautérisations à l'aide de tampons d'ouate imprégnés de perchlorure de fer et préalablement bien exprimés. Quant au pansement, il est simple et consiste, ou bien dans le maintien d'un tampon de gaze phéniquée au fond du cône creux, ou bien dans l'introduction d'une grosse mèche glycérinée et phéniquée au fond du vagin.

Outre les difficultés opératoires dont on peut se faire une idée par ce court exposé, et les dangers très grands inhérents à l'opération elle-même, on doit aussi compter avec les accidents consécutifs très sérieux et même mortels, qui ne sont pas moins à craindre et qu'on a vus survenir dans un grand nombre de cas.

§ VII. — Endométrite chronique hémorrhagique (fongosités utérines).

Vendôme trite chronique du corps de l'utérus, ou métrite interne chronique, revêt deux formes principales : 4° Vendométrite chronique hémorrhagique (fongosités utérines); —2" l'endométrite chronique catarrhale (catarrhe utérin).

Cette seconde forme appartient surtout à la pathologie interne et n'est pas de notre ressort. Nous ne décrirons donc que la première forme, qui est justiciable d'une intervention chirurgicale.

Cette affection a été signalée pour la première fois par Récamier (1). Nélaton a vu avec lui quelques-unes de ces malades, et il en a observé lui-même un grand nombre de cas, tant dans sa pratique particulière

(1) Récamier, Mémoire sur les productions fibreuses et fongueuses intra-utérines, in Union médic, 1850, p. 266 à 282.

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