‹ Éléments de pathologie chirurgicale (volume 3)Chapitre 113 sur 170 · AFFECTIONS DU VAGIN. — TR \UMATISMES · texte numérisé non relu

AFFECTIONS DU VAGIN. — TR \UMATISMES

l'urine et laissé une sonde clans la vessie, on fait une petite incision audessous du méat urinai re, dans le point où le vagin doit s'ouvrir normalement; puis on agrandit lentement et avec précaution l'ouverture, en môme temps qu'on pénètre plus profondément et qu'on déchire les tissus à l'aide d'un instrument mousse, d'une spatule : l'index, introduit de temps en temps dans le rectum, s'assurera si l'on suit la bonne voie. Quelquefois il est possible d'isoler avec les doigts les parois rectale et vésicale en déchirant les brides cellulcuses qui les unissent : c'est du reste cette manœuvre qui est toujours préférable, et l'on devra agir le moins possible avec l'instrument tranchant. FI. Churchill, pour se bien rendre compte du trajet qu'on parcourt et voir dans une certaine étendue le chemin qu'on se fraye, fait usage d'un petit spéculum de cristal. Au moment où l'on arrive dans la cavité une quantité de sang noir s'écoule et indique que l'opération est terminée. On s'assurera alors par le cathétérisme si le col utérin est perméable. Le nouveau canal est maintenu dilaté.

A. Bérard (1) procédait par étape tous les deux ou trois jours en maintenant ouverte avec de la charpie ou l'éponge préparée la voie déjà faite. Nous avons vu A. Richard agir de la même façon par des cautérisations successives k l'aide de la pâte de Gantjuoin, puis par le taraudage avec le doigt. — Quoi qu'il en soit, les dangers inhérents à une pareille opération sont très grands, on le comprend sans peine, et même tels, que Scanzoni (2) ne propose rien moins que de la rejeter absolument et de la remplacer par la ponction de l'utérus à travers la paroi rectale.

§ II. — Affections traumatiques du vagin.

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