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AFFECTIONS DE LA VULVE. — VULVITKS

ne peuvent guère laisser de doule; — avec VectJiyma, dont l'éruption n'est pas aussi confluenle, et ne se montre jamais sur les petites lèvres et sur la face interne des grandes.

C'est surtout avec les affections sypliilitiques que la foUiculile vulvaire peut être confondue. — Huguier a beaucoup insisté sur ce poinf, en montrant combien pouvait être funeste l'usage des préparations mercurielles chez les femmes aftaiblies atteintes de cette maladie. — Le plus souvent la folliculite s'observe chez les femmes enceintes, ce qui est le contraire pour la syphilis; les ulcérations vénériennes se rencontrent principalement à l'entrée du vagin, à la base et sur la face interne des petites lèvres; enfin, dans la folliculite, les pustules sont à divers états de développement, les unes cicatrisées, les autres à leur première période, et elles occupent la face externe des grandes lèvres. Au contraire, les ulcérations spécifiques s'étendent et se réunissent en un vaste ulcère, qui augmente peu à peu de profondeur. Malgré tout, il n'est pas très rare d'observer des cas oia des praticiens habiles se trouvent dans un grand embarras: on doit alors réserver son diagnostic (West) (1).

Pronostic. — La vulvite folliculaire n'est pas grave; cependant lorsqu'elle se montre avec une certaine intensité, elle devient assez sérieuse, à cause de la gêne et des douleurs qu'elle détermine, des abcès des grandes lèvres qu'elle peut occasionner, de la difficulté qu'on a à la guérir, enfin de ses récidives si fréquentes.

Traitement. — Le chirurgien déterminera d'abord la cause ; — il conseillera le repos, les grands bains, les bains de siège, les onctions et les applications émollientes et légèrement antiseptiques; les différents feuillets des parties génitales externes seront tenus séparés à l'aide d'un linge fin enduit de vaseline, de glycérine, etc. Si les ulcérations tardaient à se cicatriser, on les toucherait avec le nitrate d'argent (crayon ou solution de chlorure de zinc, etc.).

Nous conseillons aussi la médication alcaline, et nous proscrivons surtout les vinaigi'cs de toilette ei les cosmétiques acides, qui n'ont d'autre résultat que de prolonger cette affection qui déjà par ellemême est souvent très rebelle.

B. — Phlegmons et abcès de la glande vulvo-vaginale {baiHhoiinite).

Huguier considérait la glande vulvo-vaginale, glande de Bartholin ou de Duverney (analogue des glandes de Gooper, chez l'homme), comme formant un organe limité, entouré d'une enveloppe fibreuse.

(I) cil. West, Leçons sur les maladies des femmes, traduites do l'anglais par Maiiilar. Paris, 1870.

De Sinety (1) a démontré, an moyen de coupes comprenant toute la hauteur de la glande et des tissus ambiants, qu'elle était diffuse et comosée d'un grand nombre de grains glandulaires disséminés sans ordre régulier et souvent séparés les uns des autres par du tissu conjonctif et des faisceaux de muscles striés. Celte disposition anatomique explique la multiplicité et la ténacité de certains kystes et des fistules de cette région, malgré des opérations en apparence radicales.

Depuis la description si complète que nous en a laissée Huguier, les abcès de la glande de Barlholin ont été l'objet d'études nombreuses, parmi lesquelles nous citerons celles de Faguet (2), Aubenas (3), E. Breton (4), A. Guérin (5), Mareschal (6), Gallard (7), Martineau (8).

Ces abcès constituent, pour la grande majorité des cas, ce que tous les auteurs, jusqu'à Huguier, ont décrit simplement sous le nom d'abcès de la vulve, abcès des grandes lèvres. Après avoir succinctement passé en revue les généralités propres à ces collections purulentes, " nous verrons quelles sont les particularités spéciales à chacune des deux variétés reconnues par Huguier: abcès du conduit, abcès de la glande elle-même.

Étiologie. — Ces abcès se rencontrent principalement chez les jeunes femmes, et il est rare qu'on les observe au delà de quarante ans ; — ils résultent, le plus souvent, des premiers rapports conjugaux, alors qu'il existe une trop grande disproportion entre le pénis et l'orifice vulvaire, des excès de coït, des contusions, du froissement de la vulve et de toutes les violences mécaniques exercées sur cette région.

La malpropreté et des poussées fréquemment répétées de foUiculite simple peuvent finir par leur donner naissance, surtout si elles sont jointes à une vulvite catarrhale rebelle ; ces abcès ne sont en effet très souvent qu'un épiphénomène ou une complication de cette dernière affection, de l'érylhème invétéré ou de l'érysipèle vulvaire.

Symptomatologie. — La maladie débute souvent d'une manière assez brusque, par une douleur vive, de la chaleur, de la tension des parties

(1) De Sinety, Histologie de la glande vulvo-vaginale, in Soc. de biologie, 31 juillet 1880 et Gaz. méd. de Paris, n° 35.

(2) Faguet, Des abcès des grandes lèvres et de la glande vulvo-vaginale, thèse de Paris, 1857, n" 168.

(3) Aubenas, Tumeurs de la vulve, thèse d'agrégat, chir. Strasbourg, 1860.

(4) E. Breton, De la bartholinile, ou inflammation de la glande vulvo-vaginale, thèse de Strasbourg, 2» série, n° 562, 1861.

(5) A. Guérin, Malad. des organes génit. extér. de la femme, t. I. Paris, 186i.

(6) Mareschal, Des abcès des glandes vulvo-vaginales, thèse inaug. Paris, 1873.

(7) T. Gallard, Leçons de clin. méd. sur les maladies des femmes, etAnn. de gynéc, sept. 1878, p. 161.

(8) Martineau, De l'inflammation de la glande vulvo-vaginale, in France médicale, 21 juillet 1880.

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