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TUBERCULES DO TESTICULE

attentive a montré que ces productions morftides s'étaient formées dan* les vaisseaux lymphatiques, le cartilage s'était développé primitivement dans le corps d'Higmore. Ce malade succomba; on trouva dans les poumons des masses cartilagineuses tellement volumineuses et tellement abondantes, qu'elles pesaient 5650 grammes (voy. plus loin cancer).

III. Tumews calcaires. — Doit* on considérer les masses calcaires

trouvées autour du testicule comme développées indépendamment de toute autre affection de cet organe, ou comme le dernier degré de la transformation de la pseudo-membrane de l'hématocèle de la tunique vaginale? II est certain que dans la plupart des cas c'est à cette dernière cause qu'il faut attribuer l'existence de ce tissu ; nous reviendrons sur ces productions lorsque nous étudierons l'hématocèle.

Les dépôts calcaires dans l'intérieur du testicule et dans l'épididyme sont beaucoup plus rares, on les observe quelquefois dans les cas de transformation fibreuse du testicule. Ces dernières dégénérescences n'offrent en général d'intérêt qu'au point de vue anatomo-pathologique. On les a vues déterminer l'inflammation et la suppuration du testicule; il en résulte des fistules qui ne guérissent qu'après l'élimination de toute la matière calcaire.

§ VI. — Tubercules du testicule.

Pendant de longues années les tubercules du testicule ont été confondus avec les autres tumeurs de cet organe sous le nom de sarcocèle ; puis, lorsque Ton eut découvert l'existence delà matière tuberculeuse dans le testicule, on regarda comme telles des lésions qui en diffèrent essentiellement. C'est-à-dire que l'on a pris pour des tubercules, de la matière jaunâtre qui n'était autre chose qu'un produit de l'inflammation, qu'on a cru à l'existence de tubercules alors que le testicule recelait dans son intérieur de petits foyers purulents imparfaitement résorbés. L'affection tuberculeuse du testicule a été étudiée à nouveau avec soin dans ces derniers temps par M. Reclus (1).

ànàtomîe pathologique. — Les tubercules se montrent dans l'épididyme et dans le testicule; le premier de ces deuxorganes est plus souvent le siège de celte production que le second, et lorsque tout l'appareil spermatique est envahi, la maladie est beaucoup plus avancée dans l'épididyme que dans le parenchyme testiculairc. Si on cherche à préciser davantage le siège de prédilection des tubercules, on voit que

(1) Reclus, Du tubercule du tuticule. Th. Paris, 1876.

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c'est surtout dans la tète de répididyme que la maladie se montre de préférence.

Nous n'avons pas à insister sur révolution de la matière tuberculeuse dans le testicule, elle suit là exactement la môme marche que dans les autres organes. On observe d'abord des tubercules à l'état cru sous la forme de petits corps perlés grisâtres, disséminés d'une manière plus ou moins régulière dans les tissus, quelquefois très serrés, confluents. Plus tard ces petits corps s'épaississent, augmentent de volume et se changent en une matière casé use jaune friable; puis enfin, cette substance se ramollit, se transforme en un liquide séro-purulent, tenant en suspension des masses plus ou moins consistantes de matière tuberculeuse.

Il est fréquent de constater dans un même testicule ces différentes phases de la tuberculisation ; en général, c'est par la tète de répididyme que commence le travail de ramollissement, la tête de cet organe est envahie par la suppuration, tandis que la queue est encore remplie par de la matière caséeuse. Lorsque la maladie dure depuis quelque temps, la plus grande partie de la glande est envahie par le tissu morbide. En même temps que le tubercule se ramollit il s'établit, dans l'intérieur de l'organe, un travail inflammatoire, la suppuration a lieu, il en résulte un abcès qui s'ouvre bientôt au dehors. Et, quand le pus est évacué, il reste une caverne plus ou moins profonde, quelquefois même le testicule est sillonné dans tous les sens par des trajets fistuleuz. L'affection tuberculeuse n'est pas toujours limitée aux testicules, elle envahit le plus souvent le canal déférent et les vésicules séminales.

D'après Curling, les tubercules se développent d'abord dans les tubes séminifères. L'examen microscopique a confirmé cette appréciation. Le mal débute dans l'épaisseur du canalicule qui se remplit. On a pensé aussi en Allemagne et en Italie que l'affection débutait par une néoformation de l'épithelium des tubuli (Tissoni et Gaule). Autour des canaux malades rapprochés les uns des autres, pelotonnés, se trouvent d'autres canaux irrégulièrement dilatés ; ceux au contraire qui sont éloignés de la masse sont sains. La matière accumulée dans les canaux finit par les rompre et s'épanche dans les tissus ambiants.

On rencontre souvent dans le testicule des dépôts semblables à la matière crétacée et que l'on trouve dans les poumons et dans les ganglions bonchiques des sujets tuberculeux.

11 y a deux formes de tuberculose du testicule^une forme aiguë, correspondant à ce que les médecins appellent la phthisie galopante, et une forme chronique, qui est la plus commune. Cette forme chronique est divisée elle-même en deux variétés : une forme suppurative et une qui ne Test pas, au moins pendant longtemps.

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