IV. — Bydrocèle épididymaire
Il y a une espèce d 'bydrocèle décrite par Velpeau qui est improprement rangée au nombre des hydrocèles enkystées de l'épididyme, parce que les signes de l'bydrocèle épididymaire sont les mêmes que ceux des kystes épididymaires. La tumeur, en effet, coiffe le testicule et les bourses ont alors l'aspect d'une briocbe renversée, et c'est le testicule qui en forme la tête, l'bydrocèle formant le corps.
Pour Velpeau, cette bydrocèle se produirait dans un diverticule de la tunique vaginale, entre le corps du testicule et l'épididyme, et se développerait ainsi en arrière et au-dessus du testicule. D'autres auteurs ont décrit ces hydrocèles comme des kystes épididymaires.
En réalité les signes sont les mêmes et il faut appliquer le même traitement (voy. kystes épididymaires).
Néanmoins il faut être prévenu que l'on ne peut faire le diagnostic entre l'bydrocèle épididymaire et les kystes spermatiques volumineux qu'au moyen d'une ponction.
On rencontre quelquefois une bydrocèle épididymaire et une bydrocèle vaginale à la fois, et rien ne les fait reconnaître avant la ponction. J'ai observé un cas de ce genre, j'ai fait la ponction et l'injection iodée de la manière suivante : ponction de l'bydrocèle, ponction de l'hydrocèle épididymaire en réintroduisant le poinçon, injection iodée dans l'hydrocèle épididymaire, puis injection dans l'hydrocèle en retirant un peu la canule. Le malade a guéri sans récidives.
(1) J. Cloqnet, Recherchée fur le$ cau*e$ et VtmaUmie <tef hernie* aMomtucJ*, p. 144. io-4. Paris, 1819.
HÉMATOCÉLE. 567