‹ Eléments de pathologie chirurgicale (volume 5)Chapitre 99 sur 218 · TUMEURS DU PÉNIS · texte numérisé non relu

TUMEURS DU PÉNIS

val le des érections et des éjaculations. Par une dissection fort habile, Delpech parvint à isoler les deux testicules et le pénis, enleva tous lès tissus affectés, et reconstruisit avec des lambeaux de peau saine une enveloppe aux testicules et à la verge. De ces lambeaux, deux latéraux, empruntés à la partie interne des cuisses, furent rapprochés au-devant de la base des corps caverneux ; un troisième ou moyen, dont la base tenait au pubis, fut enroulé autour du pénis, et on fit en sorte de le fixer à la verge en passant des points de suture dans le tissu cellulaire qui le recouvrait. La réunion des trois lambeaux en arrière maintenait les testicules ; le neuvième jour on supprima tous les points de suture, et au bout de deux mois la guérison était parfaite, le fourreau de la verge était adhérent et la recouvrait jusqu'au gland.

Malheureusement l'extirpation de toute la partie affectée d'éléphantiasis ne met pas constamment à l'abri des récidives: chez un malade opéré par Goyrand (d'Aix) (1), pour un éléphantiasis du prépuce, la maladie s'étendit plus tard au scrotum.

S'il existait une hypertrophie de tous les corps caverneux comme chez le malade de Gibert, cité plus haut, l'affection serait au-dessus des ressources de l'art.

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