‹ Eléments de pathologie chirurgicaleChapitre 34 sur 102 · FHACTURBS DES OS OV BASSIN · texte numérisé non relu

FHACTURBS DES OS OV BASSIN

Déln d'un troieiëme étage et fut conduite à TbApital Lariboisière dans le service de M. Péan.

L'oe force très-puissante est toujours nécessaire pour produire ces (raclures; aussi sont-elles ordinairement accompagnées d'une contusion Ifès-forte, de plaies extérieures, souvent de déchirures des parties contenues dans la cavité pelvienae, d'épanchements sanguins, de vastes abcès, etc., ce qui explique comment presque tous les sujets alTectés defractures multiples ont succombé.

l'ne fracture du bassin doit être considérée comme une affection Brave, car, outre les dangers qui résultent de la lésion des organes pel- 'lens, il faut encore ici, de même que dans les fractures de la colonne '■«rtébrale, signaler comme principale cause de mort la paralysie, ainsi poêles eschares, la dénudalion des os, etc., suite presque inévitable <''one pression prolongée.

FiG ttt. — Fracture incomplèlu de l'os iliaque gauche, chez un jeune h' de dix-huLl ans.

CtUt Inctire éUil •ttomi-enè iKendanle Je l'iEch

Fractarea de i'm iiiaqNe. — Parmi les OS du bitssin, ['os iliaque est «lui qui est le plus souvent fracturé. La solution de continuité peut intéresser ses portions iliaque, pubienne ou ischiatique; elle peut affecter toutes les direclions imaginables ; enDn, elle peut être compli-

56S IFFBCTIOÎIS DES OS.

qoée de plaie. Elle est linbiluellenient complAtp; Ir^s-ratcment elle*

incotnptète, comme on le voit sur lîi figurn cUdcssiis (Og. 8A) eljp'"

autre pièce t^gnlemcnl ili^po.sé(! au miu^e Dupuylren par M. I^ngi Elle peul Être simple, double, mulliple ou comminulive. Ia-s fractu

■impies sont rares. Le plus rouvciit elles se munirent n

l'épine ou de la crOle iliaque. Parfois elles occupent l'ischion, ainai q

FRACTïïnES DES OS DD BASSIN, !

Pffcy. Papavoîne, Mtirni, Jnbert cl M. H. Devalz en ont rapporte des «emples. Dan? rcs ras. la liibéro?it(; iscliialiqutt csl tiétacliée A la

^^- t?. — FndurM vertieulpi des deux ot iliaques au niveau de la catilé CDl^InVilo, ■ceompagnéet de fracturca de l'ime des brandliEs aiceiidanles de l'iiïliion et île l'une "*« bnnchfs liotiianlales du pubis.

Cb» rrKlmwtiinl taamsagvéet rjo Lt Ji'jnMliDn An dcii» ijrniphji» ncrc:-î1i(iinc( ri du irlle do piibii. (lliude IhiimyliD'i. Hiclicnnd.}

(■^issaDcc de la branche ascendante en bas, et près de la grande lichan- **"'*<« en hauL D'autres fois, enlin, elles portent sur la cavité colyiôïde.

"''^ Hi. Fncliira vcrlicalc d«s deux branches borizonbles du puliîs Et dot'^ ^T*nch»i asccndsittei de l'ischioii, accompagnée de rrjcture verlicnle du Mcmm.

*"**i tiufl Snnsnn et A. Cooper ont pu le constater. Dans trois cas sem- '''*ble*, Béraud, MM. Tyer (de Glascow) et llichet ont trouvé, à l'au-

266 AFFECTIONS DES Ofl.

topsîe, le rebord supérieur dùtaclié <]u reste de la cavité. M. HoQ obsen-é un exemple semblable, en 1865, pendant qu'il était cbl par intérim de mon service ù l'hdpitnl dos Cliniques. Parmi les fi tiires doubles, il en est une qui se distingue des autres par sa ri lariti^ : c'est une combinaison de deux fractures verticales, entre quelles se découpe, sur le cOté du bassin, un fragment moyeu, comprend l'articulation coxn-fémorale ; la fracture antMeure occ ordinairement la brancbc borizontale du pubis et la branche asc dantc de l'ischion; la fracture postérieure est située en arrière d< cavité cotylolde sur l'os iliaque ; elle peut même, ainsi que l'a ob« Hicherand, avoir pour siège le sacrum (ftg. 85). Au Heu de cette f

lure po-iti'rieurpj tieixly a vu ime diductinn de l;i synipliyse sa< iliai|ui' (flg. Rfi}, et A. Cooper a trouvé cette dîaslase compliquée de riiehemcnl li'rine partie du sacrum. Xous avi)ns obsené quel< fxomplos de li'sions do ce genre. Cher, qiielquis bles^^Os. des déson semblahli'ti i»nt éli'' prodnits en même temps sur les deux os iltat il sur la sympliy-c ihi pnbis (lïf;. 80 et 87j. Knfin, M. Voillemii il.'piisr an miiM-c Uiipiijlirn plu-ieurs pi.-co> dans lesqudles la fi lure verticale porte à la fuis sur le sacrum ■■! -iii- le- doux braiK pubienne et iM'llialii|UO (Voillemier, t'Hti, r/,iruri/., 1862).

FRACTUBER DES OS Bt BASSIN. 267

Le déplacement n'est pas ordinairement trâs-considérable : il est le plussouvent détermiDé par la cause fracturante qui continue à agir sur ^ftagmeots ; on conçoit cependant qu'il puisse être produit dans quelfiescas par la contraction îles muscles qui s'insèrent au bassin. Dans le preinier cas, un fragment peut être repoussé dans l'épaisseup des parais de l'abdomen jusqu'auprès de la base de la poitrine, ainsi que l'a raSïnsou dans une fracture de la crête iliaque; d'autres fois une portion •l'os détachée du fond de la cavité cotyloïde peut être repoussée dans le lussiii (lîg. 90), ainsi que Brcschet, MM. T. Holmes et Patridge l'ont

ViG. 90, — Fracture verticale des branches horizonlalc du pubît cL aicendanle de rUchion, accompagnée de diaitase tle l'arliculation sacro-iliaque cl d'une IVic-

observé chez trois malades dont ils eurent l'occasion de pratiquer l'iniopsie. Chez la malade de M. Patridgc, l'enfoncement était tellement pfinoncé, qu'il en résulta un rétrécissement du bassin, dont le siège '^'Tespondait au niveau de lu cavité cotyloïdo et qu'il fallut terminer 'f Iravail au moyen du forceps (Médical Times, t861). Dans un assez î^and nombre de cas on a eu l'occasion d'observer la suppuration au "i^eau de la fracture, ainsi que la lésion des organes pelviens par les ''agments déprimés; des déchirures de la vessie, de l'urtilbro, du vagin, <l'oii résultaient une pyohémie, une infiltralion urineuse dans le tissu Kllulaire du bassin, une hématurie, une mékrorrhagie, quelquefois la impression de l'urèthre et une rétention d'urine. Le déplaceriienl le plus constant dans la double fracture verticale du bassin consiste dans l'iscension du fragment, moyen qui entraîne avec lui le membre infé-

rieur (fig. 90). Les autres déplacements sont généralement moins pi nonces, et consistent dans une simple inclinaison ou dans un enfo cément latéral de ce fragment, qui peut aller jusqu'à produire i rétrécissement du détroit supérieur ou une lésion grave -des orgin internes. Ces fractures s'accompagnent toujours d'un épanchemc sanguin considérable.

Symptômes. — Dans certains cas^ il est absolument impossible diagnostiquer la fracture: c'est ce qui arrive lorsque celle-ci ne sépi pas complètement un fragment du reste de l'os. Je citerai pour exei pie une fracture unique de la branche horizontale du pubis, de branche descendante ou de la base de Tischion ; pour que le fragmi fût mobile et pût se déplacer, il faudrait que l'os fût rompu dans de des points que je viens de citer. Le diagnostic est encore très-obsc lorsque la solution de continuité siège dans un point profondément c ché sous les masses musculaires ; on peut alors soupçonner la \éA d'après la douleur que ressent le blessé lorsqu'il exécute certai mouvements^ lorsque l'on exerce une pression dans certains poini Mais lorsque la fracture occupe la portion iliaque, il est souvent faci de trouver l'ecchymose, de constater la mobilité anormale et la cr pitation, en saisissant l'épine antérieure ou la crête de cet os, eti lui imprimant quelques mouvements de latéralité, ce que Ton 6 aisément lorsque Ton a eu soin de mettre les parois abdominales dt le relAchement Dupuytren signale comme un phénomène consta de la fracture de la portion iliaque du cùté gauche une constipatii opiniâtre, dépendant de la compression de TS iliaque par les tiss indurés qui avoisinent la solution de continuité.

Pour reconnaître les fractures de la portion pubienne, on peut l'exploration extérieure joindre, chez les femmes, Texploration p rintérieur du vagin, et constater si quelque fragment ne vient poi blesser les organes urinaires ou génitaux. Si l'ischion, fracturé i base, était entraîné en bas par la contraction des muscles puissants q s y insèrent, cette disposition serait facilement reconnue à I aide < l'exploration, soit par le vagin, soit par le rectum.

Les signes qui caractérisent le mieux la fracture de Tischion son une douleur plus forte dans Tischion que partout ailleurs, exaspér par la pression sur cet os ; la mobilité anormale, une crépitation tri facile h entendre ou à reproduire, l'immobilité du membre inférie du coté malade, quelquefois des fourmillements sur le trajet du m sciatique; enfin, M. Devalz insiste sur l'impossibilité où se trouve malade de s'asseoir ou de se tenir assis, et il considère ce symplôi comme pathognomoniquc (Union inMicnle de In Gironde, 1866}.

La double fracture verticale du bassin a été souvent méconnue ùcao de sa nireté. — Pour la reconnaître, la recherche des lésions locale

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