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FRACTURES DES OS DU BASSIN

soilà Textérieur^ soit par le vagin et le rectum^ est indispensable. Souvent la mobilité anormale et la crépitation se perçoivent par la pression sur le grand trochanter ou par une traction forte exercée sur la caisse. On a pu quelquefois confondre cette fracture avec celle du col du fémur^ à cause du renversement du pied en dehors et du raccourcissement du membre ; mais une mensuration méthodique pourra lever tous les doutes, en permettant de déterminer si le raccourcissement porteou non sur la cuisse. Plus rarement, dans le cas de double fracture, on a cru avoir affaire à une luxation sacro-iliaque.

Dans les fractures du fond de la cavité cotyloïde, si le fémur ne suit point les fragments enfoncés^ le membre conserve sa longueur normale ; si au contraire la tête du fémur s^enfonce dans le bassin, le membre est raccourci. Un peu d'attention suffira toujours pour empêcher de confondre cette lésion avec une luxation, mais il ne sera pas toujours facile de la distinguer d'avec une fracture comminutive de Textrémité supérieure du fémur.

Sur les quatre cas de fracture du rebord de la cavité cotyloïde, rapportés par M. Tyer^ trois des malades seulement ont été observés après Taccident. Ils présentaient tous les trois, à des degrés différents, un raccourcissement du membre avec légère rotation en dedans et demiflexion; lorsque Ton imprimait quelques mouvements au fémur^ on produisait la crépitation : les deux premiers cas furent pris pour des fractures du col du fémur, et le troisième pour une luxation, à cause ^6 la difficulté que Ton éprouvait pour redonner au membre sa longueur normale par la traction. Suivant le docteur Tyer, on reconnaîtra la fracture du rebord cotyloïdien à la réunion des symptômes suivants :

« Le membre prend la position qu'il affecte dans les luxations sur ''lïUm, ou dans réchancrure sciatique ; on sent la crépitation avant de faire Tcxtension. Il est aisé de ramener le membre a sa position natu- '^^^e, mais difficile de l'y maintenir. Si Ton exerce une forte pression ^u^la fesse quand l'extension est faite, on n'observe plus de crépitation ; »* fesse est moins aplatie que dans la luxation. Après Textension, le Uï^ftibre a plus de mobilité qu'auparavant, et, si Ton opère des mouve- ^^^nts de rotation après la réduction, ils causent moins de douleur Çi'auparavant. »

Je laisse au jugement du lecteur le soin de discuter la valeur de chacun des symptômes que je viens de reproduire ; plusieurs d'entre eux nie paraissent plutôt déduits de vues théoriques que de Tobservation directe. Pour conclure, je répéterai ici ce que j'ai dit précédemnient^ que les luxations iliaques ne seront jamais confondues avec une fracture par un chirurgien exercé ; mais que nous ne possédons aucun moyen infaillible de distinguer une fracture du rebord cotyloï-

(lien cravec une fracture du col du fémur, ou même un enfoncemei du fond de la cavité cotyloïde. L'erreur d'ailleurs est de peu de coq» quence^ car le traitement est le môme.

Traitement. — Dans la plupîirt de ces fractures, il n'y a aucune nu nœuvre de réduction à exécuter. A quoi servirait, en effet, d'opén péniblement une réduction que Ton n'aurait aucun moyen de maint nir? On se borne à coucher le blessé commodément, à lui entourer I bassin avec un bandage de corps, afin d'assurer autant que possibi l'immobilité des fragments ; s'il arrivait que ceux-ci fussent déplacé ils se consolideraient, il est vrai, dans cet ét<it de déplacement, mai cela n'aurait aucun inconvénient. Pour éviter de leur imprimer aucu mouvement, on pourrait, dans le cas de fractures nmltiples, se servi avec avantage des appareils de M. Bonnet (voyez Fractures du col i fémur). On pratique une ou deux saignées abondantes pour prévenir I développement des accidents inflammatoires ; on prescrit pendaii quelques jours un régime sévère. Lorsque la douleur produite par I décubitus dorsal devient très-vive et s'accompagne de fièvre O' d'eschare au sacrum, on retire de grands avantages de l'emploi d matelas hydrostatique, vanté ajuste titre par M. Désormeaux depui plusieurs années.

Si l'un des fragments enfoncé vers l'excavation pelvienne pouvait étr senti à l'aide d'un doigt introduit dans le vagin ou le rectum, il fac (Irait, avec ce doigt, chercher à le replacer en le repoussant en dehors Cette manœuvre serait surtout utile s'il s'agissait d'une femme qui pu devenir enceinte, et chez laquelle une déformation du bassin pourrai apporter obstacle à l'accouchement. On lit, dans les Mémoires de l'Aca demie de Dijon, (|ue Maret lit avec succès rexlmclion de toute la poi lion droite du pubis, ainsi que de la branche descendante de cet oe qui compriiiiait l'urèthre et le vagin, et faisait saillie à travers la lèvr (Iroile de la vulve. Sa conduite serait à imiter dans un cas analogue. J rappellerai, à ce sujet, que Desault lit également l'extraction d'un esquille (jui, fixée depuis quatre ans dans l'urèthre, avait donné lieu une foule d'accidents dont la cau>e était ignorée; il guérit son nialad en peu de temps.

Lorsque j'étais chirurgien à rhôpilal Saint-Louis, j ai moi-môm extrait p;ir le vagin un fragment qui avait perforé \c canal en m<îni temps que la vessie, nuelques années plus tard, Lenoir, ayant extrai un calcul |)ar Turèthre de cette femme, trouva au centre un fragmei osseux qui lui avait servi de noyau.

Si l'on sou|)<.'onnait un enfoncement de la cavité c<»lyloïde, et s*i n'y avait pas de dephicement, t>n se bornerait à faire coucher le bl«*« sur le ilos, et on lui rtvominaïuierait Irès-inslannneiit de uVxécute aucun uiouveinenL S'il y avait un raccourcissement du membre, oi

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