‹ Eléments de pathologie chirurgicaleChapitre 45 sur 102 · FRACTURES DBS OS DE L*AYANT-BRAS · texte numérisé non relu

FRACTURES DBS OS DE L*AYANT-BRAS

par le fait de la Gonstriction que la bande roulée exerce sur elles, doivent tendre à pousser les deux fragments en sens inverse, en les refoulant vers l'espace vide laissé entre la surface du membre et les attelles.

Lorsque le déplacement des fragments est très-prononcé et que Textrémité du cubitus forme une saillie très-marquée au côté interne du poignet, j'ajoute à Tappareil précédemment décrit Tattelle cubitale de Dupuytren, qui a pour effet de corriger l'abduction de la main, de ramener l'apophyse stylolde à son niveau naturel, et de remettre en contact les surfaces fracturées.

Dupuytren et Goyrand, imités en cela par d'autres chirurgiens, cherchaient, en inclinant et en fléchissant légèrement la main vers son bord cubital, à produire une extension permanente sur le fragment inférieur du radius, et à exercer une pression sur la surface dorsale de ce fragment au moyen des tendons extenseurs des doigts qui passent à ce nivoau.Mais cette extension, en supposant qu'il fût possible de l'obtenir, parait inutile; en effet, si Ton emploie l'appareil que nous avons nseillé, en remédiant au déplacement antéro-postérieur, on fait disraltre le raccourcissement, à moins qu'il n'y ait pénétration récipx-'oque : or, nous avons dit que le plus souvent la pénétration n'existe fl^Jk'k la partie postérieure de la surface de la solution de continuité. J'ai A^jà traité un assez grand nombre de fractures du radius à l'aide de l^^ppareil modifié que je viens de décrire, et dont j'ai donné la description dans la première édition de cet ouvrage : or, presque toujours j'ai ^^btenu une consolidation exempte de difformité. Dans plusieurs cas où t^ fracture avait été méconnue pendant un ou deux septénaires, Tap- P^reil, appliqué pendant vingt-quatre heures sans réduction préalable ^^s fragments, a toujours suffi pour rendre au membre sa conformation Normale : aussi ai-je renoncé, pour presque tous les cas, aux manœuvres ^e réduction ; l'application de l'appareil sufût pour replacer graduellement les fragments dans leurs rapports normaux. Chez un très-petit Nombre de blessés, il reste cependant une légère saillie du cubitus. Cela se présente dans des cas exceptionnels, où Textrémité inférieure du radius est brisée en plusieurs éclats ; alors, il faut l'avouer, quel que soit l'appareil que l'on emploie, il est impossible d'obtenir une consolidation parfaitement régulière.

Je dois indiquer ici quelques précautions utiles. Lorsque l'on fait usage de l'appareil que j'ai décrit: V 11 faut éviter que l'attelie postérieure ne presse sur la saillie que forment à la face dorsale du carpe le grand os et l'extrémité supérieure des second et troisième métacarpiens ; sans cette précaution, les malades éprouvent souvent une douleur très-vive dans le point comprimé.

V 11 est bon de pratiquer à ratteilc palmaire, qui descend jusque

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daus la paume de la inain^ une échancrure arrondie pour recevoir réininence thénar ; mais cela n'est point indispensable.

y On devra faire exécuter de bonne heure des mouvements de flexion et d'extension des doigts, afin de leur rendre promptement leur liberté d'action.

Est-il besoin de dire que, si le déplacement des fragments s'étail opéré dans le sens opposé à celui que nous avons décrit, le ménoie appareil conviendrait encore, mais qu'il faudrait l'appliquer en sens inverse, c'est-à-dire de manière qu'il existât un vide entre l'attelle dorsale et le fragment intérieur du radius, etc.?

M. M. Duval a plusieurs fois employé pour le traitement de ces fractures un appareil analogue à celui qu'il met en usage pour les fractures de Tavant-bras. Il se conforme entièrement d'ailleurs aux préceptes que je viens de formuler. Toutefois il remplace les compresses graduées par deux coussins dont l'un est transversal et l'autre longitudinal.

La disjonction de Tépiphyse inférieure du radius est peut-être la plus commune de toutes les disjonctions épiphysaires. Plusieurs chirurgiens, et en particulier M. J. Cloquet^ Rognetta, Ooyrand, M. Denonvilliers cl Johnston, l'ont constatée à l'autopsie sur des sujets âgés de douieet dix-huit ans. Elle est facile à produire sur le cadavre en forçant les mouvements de flexion et d'extension du poignet. Nous avons déjà dit (page 235), en parlant des décollements épiphysaires^ contrairement à l'opinion de quelques auteurs, que les symptômes et le traitement de ces sortes de lésions sont les mômes que ceux des fractures épiphysaires, et qu'il n'y a pas lieu de s'évertuer à faire le diagnostic. On pourra seulement présumer la disjonction lorsque les malades n'auront pas encore atteint la vingtième année.

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