TUMEURS BLANCHES DES ARTICULATIONS CARPJENNE ET RADIO-CARPIENNE
Rust les décrit SOUS le nom de c/«>ûrM;Y)Cûc^; elles sont très-communes, ce qui s'explique par les mouvements nombreux auxquels sont destinées ces articulations, par leur position superficielle, et en dernier lieu à cause des chutes fréquentes sur la main. On a même vu, suivant M. Crocq, les deux]poignets atteints à la fois.
Elles présentent quelques symptômes curieux à noter, parce qu'ils leur sont particuliers. Lorsque le gonflement est survenu, il occupe spécialement la face dorsale, mais on l'observe aussi à la partie antérieure de Pavant-bras, où il soulève les tendons qui passent au devant de Turticulation. Il en résulte que, comme la main maigrit, tandis que le poignet augmente de volume circulairement, les doigts semblent s'être allongés, toute la main est comme effilée.
Les doigts sont ordinairement immobiles et rectilignes : ce n'est qu'avec difficulté, et toujours avec beaucoup de douleurs, que les malades peuvent leur faire exécuter quelques mouvements très-légers; ce qui se comprend très-bien lorsque l'on réfléchit que l'inflammation articulaire se propage rapidement aux gaines tendineuses qui passent au devant de la synoviale, dont ils ne sont séparés que par des lamelles fibreuses peu épaisses. Il existe aussi des douleurs qui s'irradient le long des doigts et de l'avant-bras sur le trajet des nerfs qui passent sur les articulations affectées.
La synoviale, lorsqu'elle est soulevée par un liquide, forme une sorte de bourrelet, plus sensible en arrière où Ton distingue la fluctuation. Les fongosités en imposent souvent par leur mollesse, alors qu'elles se développent en ce point, ce qui n'est pas rare.
La tète du cubitus est plus saillante que de coutume ; quant au radius, on ne distingue plus que son apophyse styloïde.
Lorsque les abcès se forment, ils éprouvent de la difficulté à s'ouvrir directement; ils fusent, soit du côté de l'avant-bras, soit à la face dorsale de la main, où les perforations fistuleuses s'établissent; rarement on en observe à la paume de la main, el, dans ce cas, le creux palmaire est effacé. Assez souvent encore ils s'ouvrent sur les côtés du poignet, au voisinage des apophyses styloïdes. Enfin, loi^quela maladie est avancée et surtout lorsque les abcès sont ouverts, il n'est pas rare de voir les ganglions de l'aisselle se tuméfier, et, comme les vaisseaux lymphatiques de l'avant-bras, devenir douloureux. Les déplacements consécutifs des os sont rares ; toutefois les auteurs
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mentinnnent ceux du cubitus en arrière ; nous avons dit, en effet, précédemment, qu'il était très-saillant. On voit quelquefois la main se luxer incomplètement, soit en avant, soit en arrière. Mais Bonnet dil qu'il n'a point connaissance de luxation complète. Cependant H. Hichet nous a montri^ une pièce trouvée sur un cadavre dans laquelle on voit que les os du carpe ont quitté leur rapport avec le radius, dont l'extrémité inférieure s'est portée dans la paume de la main, tandis que les os du carpe sont remontés en arrière d'un centimètre sur sa ftce dorsale. De nombreuses fistules, fournissant encore du pus, annonçaient que ta maladie n'était pas complètement guérie, quoique la luxation en arrière fût depuis longtemps effectuée, car les ligaments avaient repris de la solidité.
Le siège du gonflement, l'exaspération des douleurs pendant les mouvements imprimés à l'articulation radioK^rpienne, la suppression plus ou moins complète de la proiiation et de la supination, tels sont, avec les données fournies par l'exploratioD à l'aide du stylet, les signes sur lesquels doit être fondé le diagnostic qui, du reste, ne présente que rarement do sérieuses difficultés.
Rust pense que , lorsque la maladie stége dans les os du carpe qui fonneDi l'articulation radio-carpienne, il est rare que la seconde rangée ne devienne point malade consécutivement. Sanson pendit ™ raison de cette circonstance, qu'il ne fallait point tenter la résection de cette articulation. Cette tumeur blanche du poi- >{net, lorsqu'elle ne fait point périr te malade et qu'elle guérit, le prive à peu près constamment de l'usage de ses doigts, soit qm' l'ankylosc s'établisse complètement.
«oit,'cc qui est le plus commun, que l'inflammation qui s'est communiquée aux gaines tendineuses des fléchisseurs et extenseurs entraîne l'agglutination des tendons avec les coulisses synoviales. Un doit donc tendre, dans le traitement, tout en employant les moyens thérapeutiques précédemment énumérés. à éviter re<
dangereuses conséquences.
Un a publié ces dernières années \i