II. — Rét?'o flexion
Dans la rétrollexion, le corps de Tutérus s’infléchit en arrière, de manière à former avec le col un angle à sinus postérieur.
Le col en général conserve sa situation et sa direction normale; cependant, d’après certains auteurs, cette disposition n’est pas toujours constante. Ainsi Yalleix décrit les trois variétés suivantes :
Dans la première, le col n’est pas dévié de sa direction normale : mais le corps de l’utérus se repliant sur lui-même, son fond fait saillie derrière le col.
Dans la deuxième, plus commune, le col de l’utérus est un peu
DÉPLACEMENTS DE l’UTÉRUS.
porté en avant vers le col de la vessie ; le corps, infléchi en arrière, I semble avoir remplacé le col dans la position qu’il occupait.
Dans la troisième, le col se porte lui-même en arrière et en haut, et le corps, suivant la même direction par suite de la flexion, vient reposer sur lui et recouvrir sa face postérieure devenue supérieure.
I Souvent la rétroflexion coexiste, d’après Nonat (1), avec un certain I degré de rétroversion ou avec une antéversion.
Signes physiques. — A l’aide du toucher vaginal, on constate laposi- I lion normale du col; puis on sent en avant le cul-de-sac antérieur
i' vide et le sommet obtus de l’angle de flexion ; en arrière, le doigt rencontre la dépression formée par cet angle et le cul-de-sac postérieur rempli par une tumeur globuleuse arrondie, mobile et se lais- I sant repousser en haut, pour retomber dès qu’on cesse la propulsion, j Le toucher rectal fournit également le même résultat; car, en péné- I tranl profondément, le doigt arrive dans le rectum sur la saillie pro- I duite par le fond de Tulérus.
' Parle palper abdominal on ne trouve plus le corps utérin en arrière I du pubis.
Le cathétérisme utérin est plus difficile que dansl’antéflexion; lors- 1 que la sonde est introduite, il faut porter le bec en arrière et le man- ! che vers le pubis.