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parce (pi’il en place le siège clans les diverses espèces de follicules, et plus récemment par A. Guérin(l) et par Eustache(2). Citons encore les thèses inaugurales de Paris (sur le même sujet) de Dresch (1872), de Collardot (n“ 59, 1881), et la dissertation inaugurale de Schuhze (Gœttingue, 1878).
Étiologie. — Beaucoup moins fréquents que les kystes de la vulve et d’origine différente, ils sont en général uniques. — Kiwisch en a observé cinq profonds sur la même femme. — Dans un autre cas, Justus Schramm en a vu cinq ou six occupant la moitié inférieure du conduit, atteignant pour quelques-uns le volume d’une noisette et remplis d’un liquide crémeux, jaunâtre, chez une malade dont les papilles vaginales hypertrophiées faisaient des saillies en forme de villosités ; et qui, par une singulière coïncidence, offrait des productions kystiques au niveau du cuir chevelu.
Ils sont souvent de nature irritative, reconnaissent pour causes tous les traumatismes dits physiologiques dont le vagin est le siège, et ne se rencontrent que chez des femmes qui ont eu des grossesses antérieures. — Huguier cite la blessure par les seringues à injection,
Huguier, A . Guérin, Euslache, les divisent en superficiels eiprofonds.
Anatomie pathologique. — Pathogénie. — Variétés. — Selon Huguier, ils seraient de deux espèces. — Les uns, formés aux dépens des follicules superficiels, kystes folliculaires superficiels ; les autres, aux dépens des follicules profonds, kystes folliculaires profonds. — D’après Eustache au contraire, ces kystes ne seraient pas d’origine glandulaire, puisque l’existence des glandes du vagin est controuvée. Ils se développeraient, selon cet auteur, aux dépens des alvéoles de la tunique fibreuse ou du tissu conjonctif sous-jacent: ce no sont pas des kystes par rétention, mais bien de véritables tumeurs hygromateuses.
Kystes superficiels. — Ils sont situés au niveau de l’orifice du vagin, plus souvent sur la paroi antérieure, mais leur siège de prédilection est le voisinage de l’urèthre. Uniques ou multiples et agglomérés, sessiles et arrondis, ils varient de volume depuis celui d’un grain de chènevis ou d’une lentille jusqu’à celui d’une noisette.
Leur paroi externe, lisse, polie, luisanle, est constituée par la membrane muqueuse distendue. En général ils sont transparents et renferment un liquide incolore. D’autres fois ils ont une teinte légèrement opaline, rosée, ou d’un gris perle, ou bien encore leur contenu est brun jaunâtre ou d’un vert glauque. — Quelle qu’en soit la couleur.
(1) A. Gudrin, Traité des maladies des organes génitaux externes de la femme, kystes de la glande vulvo-vaginale, p. 430. Paris, 1864.
(2) G. Éustaclie, Mémoire sur les kystes du vagin (Arch. de tocologie, avril et mai 1878).