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AFFECTIONS DE LA YL’LVE

VÜLVITES.

de la grande lèvre, au voisinage du clitoris, correspondant ainsi à la partie la plus élevée et la plus saillante de la région décrite par Dolbeau sous le nom de canal vulvaire.

Si la vulvo-vaginite peut être le résultat de défaut de soins, elle est dans d’autres cas diathésique, coïncidant avec l’eczéma, le pityriasis ■et compliquée cVaphthes vulvaires.

J. Parrot (1) a publié un mémoire sur la vulvite aphtheuse et la gangrène de la vulve chez les enfants de deux à quatre ans, âge auquel cette affection est très commune. Il insiste beaucoup sur le rôle étiologique que les aphllies vulvaires jouent dans la production de la gangrène : à l’hospice des Enfants assisiés, cetle dernière complication est bien moins fréquente depuis qu’on prend la précaution, une fois la présence des aphthes constatée, de recouvrir toutes les parties sans distinction d’une couche épaisse aHodoforme. — D’autres fois c’est le scrofulisme qui domine, et l’all'ection se termine aussi alors par ulcération, phagédénisme et même gangrène. Dans tons ces cas, elle est plus spécialement vulvaire, et souvent le vagin ne participe en rien aux phénomènes inflammatoires (P. Guersanl) (2). Le liquide est âcre, très irritant, et peut, s’il est porté aux yeux, déterminer des ophthalmies purulentes fort graves (3).

La vulvite catarrhale est caractérisée par la rougeur et le gonflenaentde la muqueuse vulvaire, Qi particulièrement du méat, qui est violacé; la surface est tapissée de muco-pus verdâtre : si elle est d’origine blennorrhagique, l’écoulement dure beaucoup plus longtemps (4). Sur divers points l’épithélium se détache en laissant le derme à nu, et l’affection peut se terminer par vulvite phlegmoneuse. La douleur est vive par suite du frottement et de la marche, et elle s’accompagne de prurit.

Le DIAGNOSTIC en est facile ; mais appelé comme expert, on doit toujours ne conclure qu’avec une extrême réserve et ne se prononcer que pour la cause spontanée ou traumatique.

Le TRAITEMENT Varie selon la cause, suivant l’état aigu ou ulcéreux des parties, et il faudra, dans tous les cas, allier la thérapeutique interne et externe. — Quand elle est aiguë, on la combat par les émollients, et ce n’est que lorsqu’elle affecte l’état chronique qu’on doit avoir recours aux astringents (eau blanche, tannin, alun, prépa-

(1) J. Parrot, in Revue de médecine, mars 1881.

(2) P. Guersant, Notices sur la chirurgie des enfants, XVII : De la vulvite chez les petites fdles, p. I4C. P. Asselin, 1865.

(3) C. Faille, De la vulvo-vaginite des petites filles, thèse de Paris, n“ 29, 1880.

U) 11. Ilaymoncl, Delà blennorrhagie chez la femme, thèse de Strasbourff, 2° série n“ 778, 180-i..

NÉLATON. — PATII. CIIIII.

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